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    <title>Gradhiva</title>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva</link>
    <description>Fondée en 1986 par Michel Leiris et Jean Jamin, Gradhiva est publiée par le musée du quai Branly pour sa nouvelle série. La revue se veut un lieu de débats sur l'histoire et les développements actuels de l'anthropologie fondés sur des études originales et la publication d'archives ou de témoignages. Gradhiva privilégie aussi l'étude et l'analyse d'objets réels ou symboliques ainsi que des problématiques muséologiques et anthropologiques. Surtout, elle est ouverte à de multiples disciplines : l'ethnologie, l'esthétique, l'histoire, la sociologie, la littérature ou encore la musique. Elle s'attache enfin à développer par une iconographie souvent inédite et singulière une interaction entre le texte et l'image.</description>        
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  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10218">
    <title>Exposer le faux à la maison d’Osman. Symbolisations ottomanes du procès en inauthenticité</title>
    <description><![CDATA[
      <h1 class="texte">Préambule. Le palais dépaysé</h1>
      <p class="texte">Les documents présentés dans ces pages sont issus d’un terrain d’enquête particulier : celui de l’expérience ottomane du gouvernement. Nous élisons domicile au sein de la « maison d’Osman », siège de la dynastie régnante ottomane fondée par le souverain éponyme à la fin du <span style="font-variant:small-caps;">xiii</span><sup>e</sup> siècle. Sous son égide se développa un système impérial qui a légué aux historien·nes un large spectre de sources historiques (Bouquet 2022 ; Eldem 2022 ; Aymes et Markiewicz 2025). Nombreuses sont les imaginations auxquelles il a donné cours.</p>
      <p class="texte">Voici une enluminure de la fin du xv<sup>e</sup> siècle (Fig. 1). Attribuée au Maître du cardinal de Bourbon, elle orne un manuscrit des « Commentaires sur le siège de Rhodes » (<em>Gestorum Rhodie obsidionis commentarii</em>) composés par le vice-chancelier de l’ordre des Hospitaliers, Guillaume Caoursin (Hermant 2016 [2011] ; Vaivre et Vissière 2014 : 319‑28). Sa datation est immédiatement postérieure au siège en question, en 1480. Au premier regard, nous y di...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Marc Aymes</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10218</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10130">
    <title>Sur les traces des faux-monnayeurs antiques</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="resume">Cet article entend documenter les modalités et les enjeux liés aux activités de falsification monétaire antiques, du <span style="font-variant:small-caps;">i</span><sup>er</sup> siècle av. n. è. au <span style="font-variant:small-caps;">iii</span><sup>e</sup> siècle de n. è. Il s’agit de dévoiler les contours d’un artisanat essentiellement clandestin qui connut un essor exceptionnel à la période romaine et qui n’est plus perceptible que par ses seules traces matérielles : les fausses monnaies elles-mêmes et les structures, outils, déchets et semi-produits associés aux opérations métallurgiques, en particulier les coins et les moules monétaires. L’enquête archéologique porte essentiellement sur les provinces occidentales et danubiennes de l’Empire romain. Elle est complétée par des analyses de laboratoire et par des expérimentations paléométallurgiques visant à mieux comprendre les modes de fabrication et les propriétés physico-chimiques des trouvailles archéologiques.</p>]]></description> 
    <dc:creator>Charles Parisot-Sillon</dc:creator> 
    <dc:creator>Guillaume Blanchet</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10130</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/9860">
    <title>Des broderies agissantes. Le pouvoir des fleurs et de leur image brodée dans un village nahua au Mexique</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="resume">L’omniprésence des fleurs et des broderies aux motifs floraux dans tous les rituels d’offrandes au village indien nahua de La Esperanza, situé au nord-est du Mexique, invite à en sonder non seulement la symbolique, mais aussi la relation entretenue dans ces rituels entre les fleurs naturelles et brodées. Une plongée dans la pensée autour des fleurs dans l’univers mésoaméricain précolombien et le suivi des processus de sa translation-transition dans le monde mésoaméricain christianisé permet de suggérer qu’un principe fleur ordonne les rituels d’offrandes contemporains. Les broderies florales, en miroir des fleurs naturelles, sont ainsi investies d’une valeur spécifique et de qualités sensibles liées à la régénération et à la médiation qui en font des actrices majeures dans les pratiques rituelles observées à l’époque contemporaine.</p>]]></description> 
    <dc:creator>Anath Ariel de Vidas</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/9860</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10339">
    <title>« Naming Natures ». Exposition au Muséum d’histoire naturelle de Neuchâtel (MhnN)</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Entre le 15 décembre 2024 et le 18 août 2025, le MhnN et le Centre d’art de Neuchâtel (CAN) ont consacré une exposition multisite à une expédition scientifique entreprise par le naturaliste suisse Johann Jakob von Tschudi en Amérique latine entre 1838 et 1842. Financé par l’outil Agora<em> </em>du Fonds national suisse de la recherche scientifique et soutenu par la Ville de Neuchâtel et l’ETH Zurich, le projet d’exposition est le produit d’une collaboration originale entre institutions scientifiques (ETH Zurich et Collegium Helveticum) et muséales (CAN et MhnN).</p>
      <p class="texte">Au MhnN, l’exposition, conçue conjointement par l’historien Tomás Bartoletti, l’artiste plasticienne Denise Bertschi, la biologiste Celia Bueno et l’entomologiste Jessica Litman, a été mise en scène par la talentueuse Elissa Bier, dont on avait déjà pu admirer le travail dans « Émotions patrimoniales » au Laténium : le parcours examinait l’expédition naturaliste de Tschudi et sa postérité à travers cinq sections (Héritage d’une expédi...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Serge Reubi</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10339</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/9847">
    <title>Des enfants dessinateurs à Ensérune au iie siècle avant notre ère</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="resume">Nous présentons trois dessins tracés par des enfants avec une pointe, sur le vernis noir de poteries trouvées sur le site archéologique d’Ensérune (Hérault). Leur datation, -2200 ans, en fait, à notre connaissance, les dessins les plus anciens sur support mobile connus à ce jour. Deux dessins de bonshommes, trouvés en 1931 au même endroit, ont été réalisés par deux enfants différents. Celui d’un cheval et d’un oiseau, trouvé en 1961, est la copie du motif figuré sur une pièce de monnaie. La qualité de ces dessins autorise une analyse de leurs propriétés et une notation permettant une estimation de l’âge de l’enfant. Les dessinateurs étaient probablement âgés de 7 à 10 ans et droitiers. La valeur patrimoniale de ces vestiges présentés au musée de l’Oppidum d’Ensérune est unique.</p>]]></description> 
    <dc:creator>Sophie Izac</dc:creator> 
    <dc:creator>René Baldy</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/9847</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10386">
    <title>Isabelle Thireau, Des lieux en commun : une ethnographie des rassemblements publics en Chine</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte"><img src="docannexe/image/10386/img-1-small200.jpg" alt="Image 100000000000028B000003CE8EA4067915B8EC7F.jpg" /></p>
      <p class="texte">Isabelle Thireau a publié des travaux importants sur les formes de justification dans la Chine contemporaine à partir d’enquêtes ethnographiques qu’elle a menées dans les villages puis dans les villes. Dans son dernier livre, issu d’une enquête dans la ville de Tianjin à partir de 2011, elle montre comment la défense du patrimoine en Chine se manifeste dans des rassemblements publics qui suivent des règles contraignantes pour les individus dans lesquelles ils exercent leur agentivité. Alors que la sociologie du patrimoine en Chine adopte habituellement plutôt une approche descendante, depuis les cadres juridiques et les politiques étatiques, cet ouvrage est novateur car il s’intéresse à la manière dont des « émotions patrimoniales » rassemblent des publics dans des formes ascendantes de mobilisation sociale.</p>
      <p class="texte">Isabelle Thireau se réclame à la fois du sociologue Isaac Joseph, pour lequel le rassemblement public est « une configuration de positions et de mouvements dont le modèle est plu...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Frédéric Keck</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10386</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10372">
    <title>Gaetano Ciarcia, Le Dahomey cérémoniel : le cinéma de Francis Aupiais</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte"><img src="docannexe/image/10372/img-1-small200.jpg" alt="Image 10000000000001FF000003209A6DD83A07C588E4.jpg" /></p>
      <p class="texte">Le livre de Gaetano Ciarcia s’inscrit dans le prolongement de ses précédentes publications consacrées au cinéma de Francis Aupiais, missionnaire ethnographe de la Société des missions africaines, auquel il a consacré un film d’archives réalisé en 2022, <em>Le Dahomey cérémoniel</em> de Francis Aupiais. L’ouvrage accorde une place centrale à la mission documentaire (photographique et cinématographique) menée au Dahomey (actuel Bénin) conduite par Francis Aupiais avec Frédéric Gadmer, un des opérateurs parmi les plus expérimentés des Archives de la Planète d’Albert Kahn. Plus de six heures de rushs muets en 35 mm noir et blanc ont été tournées entre janvier et juin 1930, soit cent quarante bobines. Deux films ont finalement été montés : <em>Dahomey chrétien</em>, souvent qualifié de « film missionnaire », et <em>Dahomey religieux</em>, également désigné comme « film ethnographique » ou « film documentaire ». Il convient toutefois de rappeler que le père Aupiais ne leur avait pas donné de titre (p. 33), point qu...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Véronique Duchesne</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10372</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10344">
    <title>Sous la direction d’Emmanuel Désveaux, avec la collaboration de Costantino Nicolizas, Camille Riverti, Paolo Gioga, Aux sources de « Tristes tropiques » : les carnets de terrain de Claude et Dina Lévi-Strauss (1935-1939)</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte"><img src="docannexe/image/10344/img-1-small200.jpg" alt="Image 1000000000000228000003044460FD6828E0CC14.jpg" /></p>
      <h1 class="texte">La Mission Claude et Dina Lévi-Strauss au Brésil : origine manquée de l’ethnographie française</h1>
      <p class="texte">Les carnets de terrain de Claude et Dina Lévi-Strauss publiés par Emmanuel Désveaux et une équipe de chercheurs et chercheuses de différentes nationalités permettent de répondre à l’accusation souvent entendue en Grande-Bretagne selon laquelle Claude Lévi-Strauss était un bon anthropologue dans la théorie, mais un mauvais ethnographe sur le terrain – ou à sa version brésilienne selon laquelle, dans les missions qu’ils ont menées au Mato Grosso entre 1935 et 1939, Claude Lévi-Strauss était le théoricien et sa femme Dina l’ethnographe. Ces carnets montrent une attention minutieuse des deux époux aux formes linguistiques, géographiques, architecturales et esthétiques des sociétés qu’ils traversent, et un effort soutenu pour entrer dans la vie de ces sociétés malgré tous les obstacles qui les en éloignent. Ils confirment ainsi l’impression qu’avait faite le jeune Claude Lévi-Strauss auprès de L...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Frédéric Keck</dc:creator> 
    <dc:creator>Anne-Christine Taylor</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10344</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10343">
    <title>Octave Debary, Retourner le monde : arts, anthropologies, ressemblances</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte"><img src="docannexe/image/10343/img-1-small200.jpg" alt="Image 10000000000003200000046B2BA543C5AA5060A9.jpg" /></p>
      <p class="texte">L’anthropologie s’entend comme un art de la rencontre, un art de faire que les rencontres en soient vraiment. Celles d’Octave Debary avec des artistes, un historien, un anthropologue et un écrivain lui sont prétexte à questionner leur vision de ce qui subsiste d’un temps passé ou qui, après disparition, revient obstinément hanter le monde.</p>
      <p class="texte">Musées d’ethnographie pétrifiant des survivances culturelles, monuments célébrant des absences, commémorations invitant aux émotions normalisées ou récits voués par leur auteur à se raconter : autant de dispositifs censés mettre en mémoire ce qui n’est plus et prescrire ce qu’il faut consigner. Mais analyser ce qu’une société tient à reconnaître et conserver, c’est aussi prêter attention à ce qu’elle relègue et supporte de perdre pour exister et nourrir sa fiction patrimoniale : l’indésirable, l’inconvenant, le déclassé, le souillé, le périmé, le banni, l’attentatoire…, soit tout ce qu’elle se propose d’oublier et rejette à ses marges, tout ce que ...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Monique Jeudy-Ballini</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10343</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/gradhiva/10230">
    <title>Entretien avec Adam Lowe. Copies, matérialités et expériences de l’authenticité à l’ère du numérique</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">En 2011, Adam Lowe et Bruno Latour publient l’article « The Migration of the Aura or How to Explore the Original Through Its Fac similes », devenu aujourd’hui un texte de référence. Ils y proposent une relecture critique de la thèse de Walter Benjamin sur l’« aura », en montrant que, loin d’annuler l’original, les (bonnes) copies participent à sa reconfiguration et à sa réactualisation. </p>
      <p class="texte">Depuis 2009, date à laquelle Adam Lowe crée la Factum Foundation, son équipe pluridisciplinaire, basée à Madrid, mène des projets aussi bien avec des communautés autochtones qu’avec les institutions patrimoniales en Europe. Ces travaux ne cessent de remettre en question certaines idées reçues sur l’authenticité, la valeur et la circulation des œuvres à l’ère numérique.</p>
      <p class="texte">Dès lors, il nous a paru nécessaire de comprendre ce que les nouvelles technologies numériques font aux objets, aux musées ainsi qu’aux actrices et acteurs sociaux qui les produisent, les manipulent et les mettent en circulation. En quo...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Adam Lowe</dc:creator> 
    <dc:creator>Emanuela Canghiari</dc:creator> 
    <dc:creator>Marian Nur Goni</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/gradhiva/10230</link>
    <dc:date>2026-05-06</dc:date>
  </item>
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