Le 1er Congrès international des écrivains et artistes noirs (Paris, Sorbonne, 19-22 septembre 1956) : replay
Résumé
Organisé en septembre 1956 à Paris à l’initiative de la revue Présence africaine, le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs réunit à l’université près d’une soixantaine de délégués originaires d’Afrique, de l’océan Indien, des Caraïbes et du continent américain. Lors de ce véritable Bandung de la culture, point de rassemblement des intellectuels du Tiers-monde, les participants questionnent notamment la part de la domination raciale et coloniale dans l’unité culturelle du monde noir.
Texte intégral
1En pleine guerre froide et sur fond de colonisation et de ségrégation, Alioune Diop réussit à rassembler pour la première fois des intellectuels noirs de divers continents et de toutes obédiences politiques. Il s’agissait de réaliser l’inventaire commun des cultures noires et d’analyser « les responsabilités de la culture occidentale dans la colonisation et le racisme ». Ce grand congrès fut précédé par des travaux préparatoires dans lesquels s’impliquèrent les intellectuels noirs francophones, anciennes et nouvelles générations, comme l’indique une note de la rédaction dans le numéro 7 (1956) de la revue Présence africaine :
« Le 27 avril dernier, Cheikh Anta Diop inaugurait salle D des Sociétés Savantes la série de conférences que nous organisons tous les vendredis (nos lecteurs sont priés de trouver chaque jeudi dans Le Monde la confirmation des dates de ces conférences) dans le cadre de la préparation du Congrès des Écrivains et Artistes Noirs. Son exposé portait sur les origines nègres de la civilisation égyptienne. D’autres conférenciers ont depuis pris la parole : G. Gratiant sur la place du créole dans l’expression antillaise ; É. Glissant sur l’avenir de la littérature noire. Au moment où nous mettons sous presse, L. S. Senghor a traité de la littérature orale négro-africaine pour être bientôt suivi par Aimé Césaire (colonialisme et culture), Habib Benglia, R. Wright, B. Traoré, K. Fodeba et René Depestre. Pour clore le cycle de conférences, une conférence de presse, sur le sens du Congrès, sera donnée le 6 juillet. »
2Ce congrès, qui a réuni les représentants de vingt-neuf pays africains et asiatiques et qui marqua l’entrée sur la scène internationale des pays du Tiers-monde, sera considéré comme le pendant culturel de la Conférence de Bandung (1955).
- 1 « Le Premier Congrès international des écrivains et artistes noirs : Paris, Sorbonne, 19-22 septemb (...)
3Alioune Diop ouvre le congrès dans l’amphithéâtre Descartes de l’université de la Sorbonne le 19 septembre à 10 heures avec ces mots1 :
« Ce jour sera marqué d’une pierre blanche. Si, depuis la fin de la guerre, la rencontre de Bandung constitue pour les consciences non européennes, l’événement le plus important, je crois pouvoir affirmer que ce congrès mondial des hommes de culture noirs, représentera le second événement de cette décade. »
4Il précise aussi les enjeux de cette rencontre inédite :
« Deux tâches primordiales quant à nous :
1/ Faire accéder à l’audience du monde l’expression de nos cultures originales, dans la mesure où celles-ci traduisent la vie actuelle de nos peuples et de nos personnalités ;
2/ Renvoyer à nos peuples l’image de leurs aspirations, de l’expérience ou de leurs joies, éclairées par les épreuves, les joies et notre personnalité.
Bref faire de notre culture une puissance de libération et de solidarité, en même temps que le chant de notre intime personnalité.
Il demeure cependant que nos souffrances n’ont rien d’imaginaire. Pendant des siècles l’événement dominant de notre histoire a été la traite des esclaves. C’est le premier lien entre nous congressistes, qui justifie notre réunion ici. »
5Les débats révélèrent clairement que l’unité culturelle des Noirs n’est pas une évidence. L’intervention d’Aimé Césaire intitulée « Culture et colonisation », dans laquelle il jugeait analogue la situation des Noirs américains et celle des Africains colonisés, fit scandale.
L’unité culturelle du monde noir en question
6La conférence d’Aimé Césaire a lieu le lendemain au même endroit. Le poète prend la parole vers 18 heures :
« Depuis quelques jours on s’est beaucoup interrogé sur le sens de ce congrès.
On s’est demandé en particulier quel est le commun dénominateur d’une assemblée qui unit des hommes aussi divers que des Africains de l’Afrique noire et des Américains du Nord, des Antillais et des Malgaches.
La réponse me paraît évidente : ce commun dénominateur, c’est la situation coloniale. »
7Il conclut vers 19 heures :
« Nous sommes aujourd’hui dans le chaos culturel. Notre rôle est de dire : libérez le démiurge qui seul peut organiser ce chaos en une synthèse nouvelle, une synthèse qui méritera elle le nom de culture, une synthèse qui sera réconciliation et dépassement de l’ancien et du nouveau monde. Nous sommes là pour dire et pour réclamer : donnez la parole aux peuples. Laissez entrer les peuples noirs sur la grande scène de l’histoire. »
- 2 Quand le Président John F. Kennedy voulut intégrer des Noirs dans le service diplomatique américain (...)
8Les débats reprennent vers 21 heures et révèlent un désaccord profond entre les propos d’Aimé Césaire et les Africains-Américains présents au congrès. Mercer Cook (1903-1987), ancien responsable du département français de l’université d’Atlanta et ancien diplomate américain2, réagit vivement aux propos d’Aimé Césaire :
« Monsieur le Président, je voudrais poser quelques petites questions – ou plutôt faire quelques remarques.
En arrivant ici, j’ai demandé à M. Diop si cette réunion était un culturel ou un congrès politique. Il m’a répondu : “C’est un congrès culturel purement.” Évidemment il n’est pas toujours facile de séparer le culturel du politique.
Dans ces conditions, il me semble que ce point, qui intéresse les auditeurs – surtout ceux qui sont venus à 6 heures aujourd’hui pour entendre mon ami Césaire – c’est justement cette politique. Et alors, je me demande en premier lieu ce que je fais dans cette galère ! M. Césaire a bien dit que nous autres, Noirs américains, avons un statut de semi-colonisés, certes : mais je me sens depuis 7 heures, de moins en moins solidaires avec mes congénères africains. […] Je voudrais demander à M. Césaire quelques précisions, est-ce que c’est justement pour discuter ce colonialisme et seulement ce colonialisme que nous sommes là. Nous discutons le colonialisme ; est-ce que les autres questions sur d’autres aspects de la culture ne sont-elles que prétextes pour ce congrès […]. »
9Après plusieurs interventions, dont une de Léopold Sédar Senghor qui allait dans les sens de son ami :
« Vous luttez contre la ségrégation, pour l’égalité. Nous aussi. Vous êtes citoyens américains. Nous sommes citoyens français »
10Aimé Césaire reprit la parole vers 23 heures pour s’expliquer :
« C’est un grand honneur pour moi d’avoir été mis sur la sellette ce soir par d’aussi nombreux orateurs […]. Autrement dit si vous n’êtes pas en situation coloniale, vous êtes dans une situation qui, comme l’a dit tout à l’heure très justement Senghor, est une séquelle de l’esclavage – donc, en définitive une séquelle du régime colonial. Et je crois que ceci est indéniable, et que ce n’est pas porter un jugement infamant sur la démocratie américaine, que de dire que l’esclavage a laissé des traces – que ces peuples essaient de faire disparaître – mais a néanmoins laissé des traces qui persistent encore actuellement, dans l’histoire des États-Unis.
« Il me semble que ce phénomène de ségrégation raciale est très typiquement une survivance, une séquelle de l’esclavagisme, donc du colonialisme du XVIIe et XVIIIe siècles. »
11Il faut préciser ici que l’on ne peut pas réduire la position africaine-américaine à la teneur de la discussion qui opposa les intellectuels francophones et anglophones lors du congrès. Durant ces trois jours, il manquait trois militants panafricains très actifs, mais communistes, contrairement à Cook. Le couple (Paul et Eslanda) Robeson et W. E. B. Du Bois, victimes de la « Chasse aux sorcières » contre les communistes du sénateur Joseph McCarthy, n’avaient pu venir en France – ni à Bandung en 1955 – suite à la confiscation de leurs passeports. Leurs engagements allaient clairement dans le sens des conclusions politiques de Césaire. En effet, ils étaient tous les trois membres depuis 1937 du Council on African Affairs (1937-1955). Cette organisation, qui au départ rassemblait des militants modérés et qui cherchait surtout à sensibiliser le public américain sur l’Afrique, devint plus politisée lorsqu’en 1942 Robeson en prend la présidence. L’association s’engagea notamment pour les décolonisations et commença à ressembler de plus en plus de militants communistes. En 1949, à 81 ans, Du Bois en devient vice-président. Dans le contexte de la guerre froide, le CCA dut faire face à de nombreuses accusations de subversions de la part du gouvernement, comme la plupart des structures affiliées au Parti communiste américain. En 1954, on demandera notamment au CAA de justifier ses liens avec l’African National Congress.
Causes communes
12Malgré les dissensions et les absences, tous les congressistes s’accordèrent pourtant pour déclarer :
« Nous estimons que l’épanouissement de la culture est conditionné par la fin de ces hontes du XXe siècle : le colonialisme, l’exploitation des peuples faibles, le racisme.
Nous avons examiné nos cultures elles-mêmes et en fonction des conditions sociales et générales qui les affectent : le racisme et le colonialisme.
« Nous, écrivains et artistes noirs, proclamons notre fraternité envers tous les autres hommes et attendons d’eux qu’ils manifestent envers nos peuples la même fraternité.
Notre congrès invite tous les intellectuels noirs à unir leurs efforts pour que devienne effectif le respect des droits de l’homme quelle que soit sa couleur, des peuples et des nations quels qu’ils soient. »
13Le réseau d’échanges et de diffusion d’idées imaginé par Alioune Diop, qu’il a entrepris depuis 1947 et qui permit d’organiser le congrès de 1956, va prendre une forme institutionnelle dès 1956 avec la création de la Société africaine de culture (SAC). Cette organisation devait permettre de réaliser certains des objectifs que s’étaient donnés les acteurs du premier Congrès des écrivains et artistes noirs :
- 3 Aujourd’hui, la SAC a été remplacée par la Communauté africaine de culture en 2005. Voir « Constitu (...)
« La création de la S.A.C satisfait à un des soucis majeurs du Congrès, celui de constituer un organisme permanent, chargé officiellement de le représenter dans ses diverses activités, de traduire et de faire traduire dans le concret ses vœux et ses décisions, de préparer enfin ses plans de campagne en vue d’autres manifestations3. »
14Il s’agissait de rassembler les intellectuels et artistes noirs du monde entier engagés dans le combat pour la reconnaissance des cultures noires et de la lutte antiraciste et anticoloniale Sa direction fut confiée à l’ethnologue haïtien Jean Price-Mars. Joséphine Baker appartenait au groupe des vice-présidents. On trouvait, par ailleurs, dans le conseil exécutif de 1956, plusieurs personnalités intellectuelles et artistiques noires de générations différentes : des Américains avec le musicien Louis Armstrong, le sociologue W. E. B. Du Bois, le chanteur Paul Robeson, le poète Langston Hughes, l’écrivain Richard Wright, la danseuse Catherine Dunham ; des Africains : l’acteur Habib Benglia, les écrivains Alexandre Biyidi (Mongo Beti), Amos Tutuola, Amadou Hampâté Bâ, le scientifique Cheikh Anta Diop ; des Antillais : le philosophe et psychiatre Frantz Fanon, les poètes Édouard Glissant et Aimé Césaire, l’écrivain René Maran, l’activiste George Padmore ; des Malgaches : le poète Jacques Rabemananjara… Alioune Diop en était le secrétaire général. La première action de la société fut l’organisation du second Congrès des artistes et écrivains noirs, accueilli officiellement par la ville de Rome en 1959.
15L’heure n’était plus à l’élaboration d’un inventaire des cultures noires ; il s’agissait désormais de penser ensemble une politique culturelle, scientifique et éducative commune autour du thème « Unité et responsabilités ». Plusieurs commissions furent mises en place : littérature, sciences humaines, arts, sciences mathématiques. À la veille des indépendances, les intellectuels proposaient ainsi de participer aux changements culturels et politiques à venir comme l’exprimèrent Aimé Césaire :
« Notre double devoir est là : il est de hâter la décolonisation, et il est, au sein même du présent, de préparer la bonne décolonisation, une décolonisation sans séquelle »,
16et Jacques Rabemananjara :
« L’Indépendance de l’Afrique, l’unité de l’Afrique avance à grande allure du fond de l’horizon et l’heure a sonné de “pousser d’une telle raideur le grand cri nègre que les assises du monde en seront ébranlées”. »
Liste et titres des interventions des délégués au 1er Congrès mondial des écrivains et artistes noirs.
Afrique équatoriale française
Regroupe les pays actuels suivants : Tchad, République centrafricaine, Gabon, République du Congo.
Paul Tchibamba (écrivain)
Afrique du Sud
Gérard Sekoto (artiste)
Angola
Abbé Joachim Pinto Andrade
M. Lima (étudiant)
Barbade
P. Blackman
George Lamming (écrivain) : « The Negro writer and his world » (L’écrivain noir et son monde)
Congo belge
L’actuelle République démocratique du Congo
Antoine-Roger Bolamba (écrivain et journaliste)
Côte d’Ivoire
Bernard Dadié (écrivain)
Brésil
Wilson Tiberio (peintre)
Cameroun
Pasteur Thomas Ekollo (philosophe) : « De l’importance de la culture pour l’assimilation du message chrétien en Afrique noire »
François Sengat Kuo (directeur du journal camerounais Kaso)
Benjamin Matip (économiste)
Nyunai (économiste)
Ferdinand Oyono (écrivain)
MeinradHebga (professeur)
Cuba
Walterio Carbonnel (journaliste)
Dahomey (actuel Bénin)
Nouro Bello Damz (écrivain et peintre)
Paulin Joachim (écrivain et journaliste)
Paul Hazoumé (écrivain et diplomate) : « La révolte des Prêtres »
États-Unis
Horace Mann Bond (universitaire) : « Reflections, comparative, on West African Nationalist Movements » (Réflexions comparatives sur les mouvements nationalistes ouest-africains)
Mercer Cook (universitaire)
J. A. Davis (universitaire)
William Fontaine (universitaire) : « Segregation and desegregation in the United States : A philosophical analysis » (Ségrégation et déségrégation aux États-Unis : analyse philosophique)
James Ivy (journaliste) : « The N.A.A.C.P. as an instrument of social change » (La NAACP comme instrument de changement social)
Richard Wright (écrivain) : « Tradition and industrialization. The plight of the tragic elite in Africa » (Tradition et industrialisation. Le fardeau de l’élite tragique en Afrique)
Guadeloupe
Pierre Mathieu (chercheur au CNRS)
Freddy Rival (peintre)
Moune de Rivel (chanteuse)
Haïti
Jacques-Stephen Alexis (médecin et écrivain) : « Du réalisme merveilleux des Haïtiens »
Gérard Bissainthe (religieux) : « Le christianisme face aux aspirations culturelles des peuples noirs »
René Depestre (poète)
Albert Mangones (sculpteur et architecte) : « L’art plastique en Haïti »
Emmanuel C. Paul (ethnologue et journaliste) : « L’ethnologie et les cultures noires »
René Piquion (médecin et poète)
Jean Price-Mars (ethnologue et homme politique) : « Survivances africaines et dynamisme de la culture noire outre-Atlantique »
Émile Saint-Lot (écrivain et homme politique)
Maurice Alcibiade Lubin (économiste)
Inde
Cedric Dover (professeur) : « Culture et créativité »
Jamaïque
Marcus James (philosophe) : « Christianity in the emergent Africa » (Le Christianisme dans la nouvelle Afrique)
J. Holness (architecte)
Ronald Moody (sculpteur)
Madagascar
Édouard Andriantsilaniarivo (universitaire) : « Le Malgache du XXe siècle »
Jacques Rabemananjara (poète et homme politique) : « L’Europe et nous »
Flavien Ranaivo (écrivain)
Ranivoson (peintre)
Martinique
Louis Thomas Achille (universitaire) : « Les “Negro Spirituals” et l’expansion de la culture noire »
Aimé Césaire (poète et homme politique) : « Culture et colonisation »
Frantz Fanon (psychiatre et philosophe) : « Racisme et culture »
Édouard Glissant (poète)
Gilbert Gratiant (poète)
Mozambique
Marcelino dos Santos (économiste et sociologue)
Niger
Boubou Hama (historien)
Nigeria
Ben Enwonwu (artiste) : « Problems of the african artist today » (Problèmes de l’artiste africain aujourd’hui)
L. A. Fabunmi (universitaire et diplomate)
Ebenezer Lasebikan (linguiste) : « The Tonal Structure of Yoruba Poetry » (Structure tonale de la poésie yoruba)
James Koyinde Vaughan (étudiant)
Sénégal
Mamadou Dia (économiste et homme politique)
Cheikh Anta Diop (historien) : « Apports et perspectives culturels de l’Afrique »
David Diop (poète)
Ousmane Socé Diop (écrivain et homme politique)
Assane Seck (géographe)
Léopold Sédar Senghor (poète et homme politique) : « L’esprit de la civilisation ou les lois de la culture négro-africaine »
Bachir Touré (comédien)
Abdoulaye Wade (universitaire) : « L’Afrique noire doit-elle élaborer un droit positif ? »
Bakary Traoré (étudiant)
Sierra Leone
Davidson Nicol (écrivain et diplomate) : « The Soft Pink Palms » (Les palmes douces roses)
Soudan (actuel Mali)
Amadou Hampaté Bâ (ethnologue et écrivain) : « Culture peulhe »
Doucoure Abdoul Wahab (universitaire)
Togo
François N’Sougan Agblemagnon (sociologue)
Notes
1 « Le Premier Congrès international des écrivains et artistes noirs : Paris, Sorbonne, 19-22 septembre 1956 : compte-rendu complet », in Présence africaine, n° 8-10 (numéro spécial), 1956.
2 Quand le Président John F. Kennedy voulut intégrer des Noirs dans le service diplomatique américain, il nomma le Dr Mercer Cook, en mai 1961, ambassadeur des États-Unis d’Amérique en République du Niger. Deux ans après, il alla diriger la mission diplomatique des États-Unis au Sénégal dont le président, Léopold Sédar Senghor, est son ami.
3 Aujourd’hui, la SAC a été remplacée par la Communauté africaine de culture en 2005. Voir « Constitution de la SAC », in Présence africaine, n° 24-25, 1959.
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Référence papier
Sarah Frioux-Salgas, « Le 1er Congrès international des écrivains et artistes noirs (Paris, Sorbonne, 19-22 septembre 1956) : replay », Hommes & migrations, 1332 | 2021, 143-149.
Référence électronique
Sarah Frioux-Salgas, « Le 1er Congrès international des écrivains et artistes noirs (Paris, Sorbonne, 19-22 septembre 1956) : replay », Hommes & migrations [En ligne], 1332 | 2021, mis en ligne le 01 janvier 2024, consulté le 14 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/hommesmigrations/12279 ; DOI : https://doi.org/10.4000/hommesmigrations.12279
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