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Au Musée
Débat : le Musée part en live

Jeunesse et extrême droite : cinquante nuances de brun ?

Une web-émission du Musée part en live, animée par Nora Hamadi (journaliste, Arte, France Culture) le 26 mars 2021.
Emma Mangin
p. 170-177

Résumé

À l’occasion de la Semaine pour l’éducation et l’action contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBTQIA+, en partenariat avec la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), le débat du Musée part en live était consacré à l’extrême droite et à son rapport à la jeunesse. Les jeunes semblent plus en plus être attirés par l’extrême droite, en relation avec une véritable désaffection vis-à-vis du politique. Ce débat explore les raisons de cette évolution et la manière dont l’extrême droite, que ce soient les partis, les groupes identitaires, et une myriade de structures qui la composent, réussit à la recruter en investissant les nouveaux médias et les réseaux sociaux. Pour en débattre, le Musée a sollicité trois invités : Jean-Yves Camus, politologue spécialiste de l’extrême droite, Fiona Lazaar, députée et secrétaire de la mission d’information sur l’émergence et l’évolution des différentes formes de racisme et les réponses à y apporter à l’Assemblée nationale, et Paul Conge, journaliste.

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Texte intégral

Petite histoire du couple jeunesse et extrême droite

Nora Hamadi : Comment expliquer qu’aujourd’hui comme hier, au-delà de l’abstention, premier parti chez les jeunes, l’extrême droite ait toujours eu leur préférence ?

Jean-Yves Camus : En 2017, comme vous venez de le rappeler, seul un jeune sur cinq a voté aux deux tours. Pour ceux qui votent, Marine Le Pen a fait des progrès chez les 18-34 ans depuis les élections précédentes (25,7 % des voix en 2017, 18 % en 2012). Mais on ne peut généraliser ce phénomène à l’ensemble de la jeunesse, puisque des fractures essentielles, le niveau d’études et le niveau de revenus, dessinent au moins deux profils différents. Marine Le Pen n’a rassemblé en 2017 que 16,6 % des suffrages chez les lycéens et les étudiants, contre 30,4 % pour le candidat Emmanuel Macron, ce qui constitue un différentiel énorme. C’est chez les jeunes actifs que l’on trouve le maximum de votes pour ce qui était alors le Front national (FN). Ce n’est pas parce que ces gens sont des fascistes. Ce sont souvent ceux qui sont victimes de ces multiples fractures françaises : la difficulté à trouver un premier emploi quand on n’a pas ou peu de diplômes, la difficulté de se loger, la multiplication des CDD plutôt qu’un CDI. Ils ont aussi un sentiment d’aliénation et de perte de repères culturels dans le contexte d’une mondialisation qui va trop vite pour eux et qui bénéficie surtout à ceux qu’ils perçoivent comme les « gagnants », et beaucoup moins à ceux qui sont moins diplômés et moins mobiles. Dans leur vote, il y a une part d’adhésion au FN, mais il y a aussi une part de protestation, de désespérance, de volonté de voter pour la candidate de la seule formation politique qui n’ait pas participé au pouvoir depuis la création du mouvement.

N. H. : Paul Conge, Jean-Yves Camus évoque ces jeunes qui subissent les fractures françaises, c’est le sous-titre de votre livre. Vous les avez rencontrés, qu’est-ce qui les attire chez ces groupuscules d’extrême droite ?

Paul Conge : De nombreux groupuscules gagnent la faveur des jeunes par le biais d’influenceurs sur Internet. Transparaît aussi dans les discours des jeunes gens que j’ai interrogés leur appartenance à un milieu périurbain (banlieue, zones rurales) qui va de pair avec un sentiment d’insécurité, ressentie ou réelle, et qu’ils imputent à l’immigration. Les mouvements déploient des discours qui s’adaptent à ces situations-là. C’est un peu la rencontre entre une offre et une demande.

Fiona Lazaar : Il s’agit aussi d’un vote contestataire. La jeunesse est en défiance vis-à-vis de la démocratie. Une étude récente d’OpinionWay nous apprend que 62 % des jeunes de 18-30 ans estiment que la démocratie ne fonctionne pas très bien ou pas du tout, et que 87 % n’ont pas confiance dans la politique. Ce sont des chiffres qui doivent nous alerter, nous, classe politique dans son ensemble. Il faut qu’on arrive à redonner confiance dans la politique aux jeunes, leur redonner foi dans le politique et dans la démocratie.

J.-Y. C. : « Envie de rêver », c’est le nom de l’association qui servait de structure porteuse au bar de Serge Ayoub, fermé à la suite de l’affaire Clément Méric, un militant antifasciste tué dans une bagarre en 2013. Je fais partie de la génération vaccinée contre toutes les utopies de l’homme nouveau, contre cette tentation de se dire qu’il est possible de tout remettre à neuf. Il est certain pourtant qu’il y a une envie de retrouver une dimension de l’homme qui ne soit pas simplement celle du profit. Cela débouche sur une interrogation sur l’essence de la communauté nationale, interrogation qui donne lieu à des réponses dévoyées. Mais si cette question aujourd’hui taraude tant de Français, c’est bien qu’elle se pose, et on peut lui apporter des réponses qui ne sont pas celles des groupes dont nous parlons.

N. H. : Jean-Yves Camus, quelqu’un dans le public rappelle que le côté « déclassé social » des banlieues et du monde rural de l’électorat du Rassemblement national (RN) n’est pas propre aux jeunes. N’est-il pas commun aux vieux votants qui constituent cet électorat ?

J.-Y. C. : Les électeurs âgés du RN sont moins nombreux que les jeunes. C’est notamment vrai chez les plus de 70 ans, qui n’ont choisi Marine Le Pen que pour 10 % en 2017, et pour les 60-69 ans qui n’étaient que 19 %. Donc la courbe montre que, plus on avance en âge, moins on est disposé à voter pour le RN. Faut-il y voir la peur de l’inconnu, un attachement plus fort à la droite conservatrice traditionnelle, ou chez les plus politisés les souvenirs historiques de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre d’Algérie ? Ce qui m’intéresse dans cette catégorie des jeunes « déclassés », c’est qu’ils ont souvent été décrits avec condescendance et manque de perspicacité par nombre de médias et d’observateurs. Peu de diplômes impliquerait une mauvaise compréhension de la politique et donc un vote extrême.

N. H. : L’intitulé de notre débat emploie l’expression « cinquante nuances de brun ». De qui parle-t-on ici ?

J.-Y. C. : On ne parle pas du tout de brun, précisément. Si l’on entend par « brun » la triste saga du national-socialisme, comme les chemises noires étaient la couleur du fascisme, alors ces gens ne sont ni bruns ni noirs, à l’exception de toutes petites tribus militantes qui pratiquent une forme de national-socialisme assez éloignée du parti nazi ou de « fascistes » autoproclamés attirés par le romantisme de la notion. Mais, pour la plupart, les électeurs de Marine Le Pen ne militent dans aucun groupuscule. Selon une terminologie d’origine policière, l’« ultra-droite » décrit tout ce qui est à droite du RN. Laurent Nuñez, rejoignant les observations de la plupart des chercheurs, expliquait récemment que l’ultra-droite en France, c’était 3 000 personnes militant et sympathisant, un chiffre qui n’évolue pas depuis une quinzaine d’années. Nous sommes beaucoup moins touchés que l’Allemagne, où le nombre d’activistes d’ultra-droite dits « prompts à la violence » s’élève à 13 300 en 2021, au sein d’une extrême droite forte de 34 750 personnes. Génération identitaire n’était pas un mouvement néo-nazi, probablement même pas néo-fasciste. Il possédait une doctrine fondée sur l’ethno-différentialisme, c’est-à-dire l’idée que, sur un territoire donné, ne doit habiter que le peuple « souche ».

F. L. : La commission d’enquête parlementaire sur les groupuscules d’extrême droite ne s’inquiétait pas du nombre de ces groupuscules en effet, mais du risque de violence, de passage à l’acte et de terrorisme. Ce sont des risques qui sont à prendre au sérieux : leur petit nombre ne doit pas nous conduire à prendre les choses à la légère.

Accessibilité et nouveaux médias

N. H. : Paul Conge, un de nos auditeurs demande si « le succès du RN et plus largement des mouvements d’extrême droite n’est-il pas aussi dû à une forme simpliste de leurs discours, y compris sur des questions a priori complexes ? »

P. C. : Une autre crainte exprimée par l’enquête gouvernementale sur l’ultra-droite était la banalisation des idées de la droite extrême, pas seulement des passages à l’acte violents. Ses représentants mènent de manière très efficace une bataille culturelle et idéologique. Je ne sais pas s’ils proposent un discours simpliste mais, en tout cas, ils arrivent à véhiculer un certain imaginaire, par exemple à travers la théorie dite du « grand remplacement » développée par Renaud Camus, selon laquelle la population autochtone française serait en train d’être substituée petit à petit par une population étrangère. C’est une idée très facile à expliquer à quelqu’un, en présentant la construction d’une mosquée ou la présence de personnes en djellaba dans la rue comme des preuves. Elle fait fi d’une quantité de recherches qui montrent qu’il existe une mixité des unions et des origines qui est impossible à réduire à une simple substitution de population ; ce qui est un non-sens en démographie.

F. L. : Je crois que les attentats ont participé d’une certaine manière à cette banalisation des idées, même s’il ne faut pas tout mélanger. Les vagues d’attentats ont marqué notre pays à juste titre, et ont accentué cette défiance à l’endroit de nos concitoyens de confession musulmane et des personnes issues de l’immigration. Ce qui est très clair dans ces idéologies, c’est la question du coupable. Au départ, c’est l’islamiste, qui devient le musulman, puis la personne d’origine maghrébine, et enfin la personne d’origine étrangère. Une nouvelle vague se rajoute à cela, celle des « complices » des coupables, qui seraient les fameux « islamo-gauchistes » dont on ne cesse de parler depuis quelques années.

J.-Y. C. : Je suis un peu plus circonspect à ce propos. Le discours du RN n’est pas très élaboré aux yeux des économistes notamment, les constitutionnalistes ont des raisons de le trouver inapplicable et les démographes réfutent la substitution de peuple. Mais, d’une part, le discours du RN est devenu plus élaboré depuis 2017 et, d’autre part, il existe dans la société française une désaffection très profonde pour l’expertise des « sachants », des technocrates, de ce qui est perçu comme « le système ». Cette forme de savoir qui serait supérieure au « bon sens », auquel Marine Le Pen et un certain nombre de dirigeants de sa famille politique avant elle font appel. Je crois qu’il y a chez beaucoup de Français le sentiment que le décisionnaire a glissé, au fur et à mesure de l’histoire de la Ve République, du politique, c’est-à-dire de celui qui est choisi par le suffrage universel, vers une forme de technostructure qui a pratiquement pris en otages ceux qui sont chargés d’exprimer la volonté populaire.

N. H. : Je voudrais que l’on s’intéresse maintenant aux modalités de recrutement de cette jeunesse. La présence des mouvements d’extrême droite sur les réseaux sociaux est très importante. Paul Conge, n’y a-t-il pas un effet de bulle sur les réseaux sociaux qui conduit à concentrer l’attention des médias sur les thématiques d’extrême droite, ce qui permet à ces mouvements de largement recruter ?

P. C. : Je pense qu’effectivement les mouvances de droite radicale au sens large ont acquis, à travers leur énorme visibilité sur les réseaux sociaux, une forme de pouvoir de prescription sur les médias qui leur permet de faire porter leurs idées. À la fin des années 1990, ils se sentaient exclus des canaux médiatiques principaux et se sont reportés sur Internet : le FN est le premier parti politique à avoir adopté un site. En parallèle naît la « fachosphère », cette myriade de sites qui singent les sites d’actualités traditionnels pour y imposer leurs thématiques en ne parlant pratiquement que d’Islam, d’immigration et d’identité. Aujourd’hui, avec un article, un fait divers, ils peuvent s’imposer dans les tendances des réseaux sociaux en s’adressant à des communautés de gens très engagés. C’est là que se trouve leur pouvoir : ils ont plein de petites mains qui font une veille des faits divers et leur permettent de créer des articles où ils insistent, si possible, sur les origines étrangères des intéressés. Ils sont relayés en masse sur Twitter et finissent par atteindre les principaux médias. La fachosphère est devenue une sorte de rédacteur en chef du monde journalistique français.

J.-Y. C. : Ils ont bien pris en compte la révolution culturelle d’Internet et des réseaux sociaux. Auparavant, ils communiquaient à travers des petits bulletins papier, souvent confidentiels, comme Défense de l’Occident ou Rivarol qui, ceci étant, est toujours disponible en kiosques. Ils ne s’adressaient qu’à des personnes déjà convaincues. À un moment donné, cette génération a disparu et a laissé place à celle des réseaux sociaux. Mais l’ensemble du phénomène n’est pas pour autant réductible à la bulle Internet Twitter. Même Génération identitaire, avec ses maisons de l’identité ouvertes à Nice, puis à Lyon et à Rouen, crée des lieux de sociabilisation qui existent « pour de vrai » dans l’espace public.

Face à l’omniprésence des thématiques d’extrême droite dans les espaces publics

F. L. : Tout à l’heure, on évoquait le fait que, sur certaines chaînes d’information en continu, la parole est donnée, tous les soirs, à des heures de grande écoute, à des personnes qui ont été condamnées pour racisme. Le rôle du CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) est de s’assurer que les temps de parole soient équilibrés et que les différentes lois de notre pays, dont la liberté d’expression fait partie, soient respectées. En cela, un renforcement des pouvoirs du CSA peut s’avérer nécessaire.

P. C. : Ce politiquement incorrect est incarné par les nouveaux influenceurs de droite et d’extrême droite : Papacito, Raptor, Kroc Blanc. Ils proposent un discours anti-mainstream, mais ils ont surtout un talent formel, un humour ravageur qui leur permet de s’adresser de manière très efficace à ces audiences-là. Ils ont réussi à s’approprier à merveille des codes d’Internet, du milieu du jeu vidéo ; ils sont allés chercher des publics sur le site jeuxvidéos.com, fréquenté par des internautes adolescents sans forcément de culture politique au départ mais qui vont se la forger par ce biais. On retrouve cet apprentissage chez les influenceurs qui ne sont pas passés par des partis ou des mouvances que l’on connaît, mais se sont construits seuls.

N. H. : Jean-Yves Camus, vous notez qu’avant les journalistes décortiquaient, enquêtaient sur ce qu’il se passait à l’extrême droite. Aujourd’hui, on observe une forme de normalisation.

J.-Y. C. : Je ne sais pas si l’on peut parler de normalisation. Toutes les rédactions ont connu des coupes budgétaires ou en termes de personnel ; ce qui rend plus difficile les reportages au long cours. C’est vrai que les années 1980 et 1990 ont été jalonnées d’enquêtes qui ont eu une influence sur la manière dont les Français ont saisi ce qu’était à l’époque le FN. Ce journalisme a été remplacé aujourd’hui par des robinets à commentaires qui ne favorisent que celui qui parle le plus fort, quitte à asséner des contre-vérités en malmenant l’histoire de France. Pour ce qui est des conséquences de cette situation médiatique, je ne pense pas qu’il y ait un véritable risque de pouvoir néofasciste. Mais une montée du populisme, c’est possible.

P. C. : Les derniers sondages montrent que l’écart se resserre. On le voit aussi dans les scores du FN depuis 2002. Les scores sont de mauvais indicateurs, il faudrait regarder en réalité le nombre de personnes qui votent, et là, l’évolution du nombre d’électeurs du RN est considérable.

N. H. : Lutter contre ces discours de haine implique d’arrêter de mépriser ces personnes, ces jeunes, et de remettre la question sociale au centre des agendas. Fiona Lazaar, qu’avez-vous à préconiser ?

F. L. : L’une des préconisations serait d’augmenter le nombre de postes de professeurs et de maîtres de conférences qui sont dédiés aux questions des génocides, de l’esclavage, de la colonisation, sur toutes ces thématiques historiques qui doivent être enseignées par des professionnels.

Une autre proposition est d’avoir des politiques mémorielles qui permettent de traduire l’histoire de France dans toute sa richesse, en érigeant des statues ou des stèles, en choisissant des noms de rue, des noms de bâtiments, qui prennent en compte sa diversité en commémorant la résistance à l’esclavage ou à la colonisation. Je veux saluer l’initiative qui a été prise par le président de la république avec son recueil Portraits de France (2021), dont il a confié la sélection à l’historien Pascal Blanchard pour réaliser les 318 fiches de personnalités issues de la diversité qui ont marqué l’histoire, pour que les maires et les institutions puissent se saisir de ces fiches et donner une visibilité à toutes ces personnes qui ont aussi fait notre histoire. On parle beaucoup de la question du racisme dans la police, dont on a eu récemment un exemple malheureux. Une de nos propositions est de faire en sorte que le Défenseur des droits participe aux travaux de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). Il s’agit de mettre en place davantage de prévention, de contrôle, de sanction pour mieux combattre les comportements racistes au sein de la police, de la gendarmerie et plus largement d’ailleurs au sein de l’administration. Enfin, la question de la haine en ligne et du racisme sur les réseaux sociaux mérite aussi davantage d’attention. Il faut que nous arrivions à inscrire dans la loi des dispositions pour mieux lutter contre le racisme en ligne. On ne peut pas tenir la promesse républicaine sans lutter contre les discriminations. On peut et on doit mieux faire, dans le monde de l’entreprise par exemple, pour mieux former les cadres qui recrutent. Et puis, bien sûr, renforcer la lutte contre les préjugés à tous les niveaux.

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Bibliographie

P. C. : Sur la lutte contre les discours de haine en ligne, je pense qu’une contre-propagande serait une voie intéressante à explorer, même si elle sera très dure à mener. La nouvelle génération d’extrême droite, qui est très technophile et très drôle aussi, est compliquée à suivre, parce qu’elle a pris beaucoup d’avance. Étonnamment, la gauche et l’extrême gauche ont un mal fou à rattraper le retard et à proposer des contre-discours qui fonctionnent, qui sont aussi viraux et efficaces sur Internet.

Jean-Yves Camus, Nicolas Lebourg, Les Droites extrêmes en Europe, Paris, Seuil, 2015)

Paul Conge, Les grands remplacés. Enquête sur une fracture française, Paris, Arkhé éd., 2020.

Retrouvez l’enregistrement du débat sur le site Internet du MNHI.

Url : https://www.histoire-immigration.fr/programmation/le-musee-part-en-live/jeunesse-et-extreme-droite-cinquante-nuances-de-brun.

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Pour citer cet article

Référence papier

Emma Mangin, « Jeunesse et extrême droite : cinquante nuances de brun ? »Hommes & migrations, 1337 | 2022, 170-177.

Référence électronique

Emma Mangin, « Jeunesse et extrême droite : cinquante nuances de brun ? »Hommes & migrations [En ligne], 1337 | 2022, mis en ligne le 01 janvier 2024, consulté le 09 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/hommesmigrations/14052 ; DOI : https://doi.org/10.4000/hommesmigrations.14052

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Auteur

Emma Mangin

Étudiante UPEC Master Politiques publiques (retranscription du débat).

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