Navigation – Plan du site

AccueilNuméros27EntretiensEntretien avec Matías Costa : Les...

Entretiens

Entretien avec Matías Costa : Les derniers Zonians, mémoire d’un territoire suspendu

Vincent Marcilhacy

Texte intégral

1Installé à Madrid, le photographe argentin Matías Costa s’est rendu au début des années 2010 dans l’ancienne Zone du canal, rétrocédée définitivement au Panama le 31 décembre 1999. Il s’intéresse aux zonians, ces milliers de ressortissants étatsuniens chargés de l’entretien du canal interocéanique qui vivaient confortablement dans des communautés tropicales paisibles au bord du canal. Depuis la disparition de la Zone, ils se réunissent chaque année en Floride pour évoquer leur paradis perdu. Le témoignage que Matías Costa nous livre combine mémoire, identité et territoire à travers une approche sensible qui s’intéresse aux traces laissées par la communauté zonian, ainsi qu’aux témoignages, souvent empreints de nostalgie, de ces anciens habitants, pour la plupart réinstallés aux États-Unis. Ce travail photographique, dont l’auteur nous propose quelques images, a été publié en 2015 sous le titre Zonians par la maison d’édition madrilène La Fábrica. L’entretien mené par Vincent Marcilhacy a été réalisé par courriel en novembre 2025.

2Matías Costa : hola[at]matiascosta.com

Vincent Marcilhacy : Qu’est-ce qui vous a conduit à vous intéresser aux Zonians, cette communauté à la fois méconnue et en voie de disparition, issue de l’histoire du canal de Panama ?

Matías Costa : Ce qui m’a interpellé dès le départ, c’est la notion d’appartenance floue, d’identité suspendue. J’ai découvert cette communauté un peu par hasard, en lisant un article qui parlait de ces Nord-Américains ayant grandi dans une enclave étrangère – la Zone du canal de Panama – un territoire qui n’existe plus aujourd’hui, mais qui continue de vivre dans la mémoire de ceux qui l’ont habité. Ce paradoxe m’a immédiatement fasciné : comment peut-on appartenir à un lieu qui a disparu ? Comment construit-on son identité quand on n’est ni tout à fait d’ici, ni complètement de là-bas ?
En creusant un peu, j’ai compris que cette communauté, bien qu’elle soit numériquement réduite, portait en elle les traces d’un projet historique inouï : celui d’un empire ayant imposé sa présence sur un territoire tropical pendant presque un siècle. J’ai voulu aller à la rencontre de ces individus, pour documenter cette mémoire en voie d’effacement, mais aussi pour explorer les résonances politiques, intimes et historiques qu’elle véhicule encore aujourd’hui.

  • 1 Texte original (de Matías Costa) : « Atlas en la pared de un antiguo gimnasio abandonado en Fort Sh (...)

Atlas sur le mur d’un ancien gymnase abandonné à Fort Sherman, une ancienne base militaire américaine située à l’extrémité atlantique du canal de Panama. Fort Sherman était la principale base défensive du secteur atlantique du canal et, pendant plusieurs années, il a également été le centre d’entraînement des États-Unis pour la guerre dans la jungle. C’est sur cette base que se trouvait Shimmey Beach, où les marines avaient l’habitude d’organiser des fêtes la veille de leur départ pour la guerre du Vietnam1.

© Matías Costa

V. M. : Vous parlez d’une « identité suspendue ». Pouvez-vous expliquer ce que cela signifie pour les Zonians, et en quoi leur histoire est particulière ?

M. C. : Les Zonians sont les enfants d’un monde à part. Leurs parents, souvent employés civils ou militaires, vivaient dans une enclave étatsunienne en plein cœur du Panama. La Zone du canal était à la fois un territoire sous souveraineté étrangère, un espace très réglementé et un microcosme où tout – des écoles aux clubs sociaux, jusqu’au paysage urbain – reflétait les codes et les valeurs des États-Unis. Mais, en même temps, c’était un lieu totalement artificiel, une sorte de bulle hors du temps, isolée de la réalité panaméenne et du reste du monde.
Après la rétrocession du canal au Panama entre 1979 et 1999, cette enclave a cessé d’exister juridiquement. Mais les
Zonians, eux, ont continué à porter en eux ce territoire. Ils sont devenus, en quelque sorte, des citoyens d’un lieu disparu. Ni pleinement Étatsuniens – car souvent perçus comme marginaux ou exotiques dans leur propre pays d’origine – ni reconnus comme Panaméens, ils vivent une forme d’exil intérieur. Une situation qui prend notamment chaque année la forme d’une grande réunion en Floride, une sorte de rassemblement commémoratif où anciens résidents, enfants et petits-enfants de la Zone se retrouvent pour partager leurs souvenirs – à la fois un moment de fête, de nostalgie, et un rituel de transmission intergénérationnelle qui maintient vivant le lien avec ce territoire disparu. C’est cette ambiguïté identitaire, à la fois douloureuse et poétique, qui m’a profondément touché.

  • 2 « Zonians disfrutando de la fiesta en la piscina durante la reunión de la Sociedad del Canal de Pan (...)

Un groupe de Zonians profitent de la fête dans la piscine en 2013, à l’occasion de la réunion de la Panama Canal Society qui se tient chaque année à l’hôtel Marriott d’Orlando, en Floride2.

© Matías Costa

V. M. : Comment avez-vous procédé pour entrer en contact avec cette communauté ? Quel accueil vous a-t-elle réservé ?

M. C. : Le projet a pris plusieurs années, car il a fallu tisser des liens, comprendre les codes, mériter une certaine forme de confiance. Beaucoup de Zonians sont aujourd’hui âgés et vivent en Floride ou dans d’autres régions des États-Unis. Ce sont des gens discrets, parfois méfiants, car ils portent en eux une histoire peu connue, parfois mal comprise ou mal interprétée. J’ai d’abord rencontré quelques personnes grâce à des groupes d’anciens sur Internet, puis de fil en aiguille, les contacts se sont multipliés.
Ce qui m’a surpris, c’est la richesse de leur mémoire. Même après des décennies, leur attachement à la Zone reste extrêmement fort. Certains conservent des albums photo parfaitement classés, des objets du quotidien, des uniformes scolaires, des drapeaux délavés. Pour eux, c’est un monde à la fois perdu et encore vivant. J’ai été accueilli avec une grande générosité par beaucoup d’entre eux. Je pense que mon regard extérieur – je ne suis ni Étatsunien, ni Panaméen – a joué un rôle : je venais sans agenda politique, sans jugement. Juste avec l’envie de comprendre.

V. M. : Vos photographies mêlent portraits, paysages, objets… Quel était votre parti-pris visuel pour raconter cette histoire ?

M. C. : J’ai très vite compris que je ne voulais pas faire un travail strictement documentaire ou journalistique. Ce projet ne se résume pas à un reportage sur une communauté. Il s’agissait pour moi de saisir une atmosphère, une sensation de flottement, d’absence-présence. J’ai donc choisi une approche plus contemplative, presque onirique.
Les portraits sont silencieux, souvent posés, empreints de retenue. Les paysages que je montre sont désertés, empreints de nostalgie, parfois de mélancolie. Les maisons sont vides, les drapeaux effilochés, les couleurs fanées. Ce sont les traces d’un monde qui a laissé son empreinte, mais dont les contours s’effacent. L’ensemble compose une archive sensible, une mémoire visuelle plus qu’un témoignage historique. Il y a une dimension presque fantomatique dans ce travail – comme si je photographiais les vestiges d’un rêve.

  • 3 « Un hombre de pie frente al Teatro Balboa, inaugurado en 1950 por la Compañía del Canal de Panamá, (...)

Un homme debout devant le théâtre Balboa, inauguré en 1950 par la Compagnie du canal de Panama afin d’offrir des divertissements à tous les résidents du versant pacifique de la Zone du canal. La ville de Balboa, comme la plupart des villes de la Zone du canal, disposait d’écoles, d’un bureau de poste, de commissariats, de casernes de pompiers, d’un magasin d’approvisionnement, d’une cafétéria, d’un club nautique, d’un centre de services et d’installations récréatives gérés par le Gouvernement de la Zone du canal3.

© Matías Costa

  • 4 « Albrook Mall, el centro comercial más grande de Panamá, está en la antigua base militar estadouni (...)

Albrook Mall, le plus grand centre commercial du Panama, se trouve sur l’ancienne base militaire américaine de Fort Clayton, au nord-ouest de Balboa, où les États-Unis avaient installé le siège du Commandement des États-Unis pour la région Sud. Cette base a fermé en 1999 conformément aux accords Torrijos-Carter4.

© Matías Costa

V. M. : Quel regard portez-vous, en tant qu’artiste européen, sur cette histoire profondément américaine ?

M. C. : C’est vrai que je suis un « outsider » dans cette histoire. Mais d’une certaine manière, cela m’a permis d’aborder le sujet avec plus de distance, et aussi avec une forme d’empathie particulière. Mon propre parcours est marqué par les questions d’exil, de perte de territoire. Ma famille a connu des migrations, des déplacements, des ruptures. Je pense que cela m’a permis de comprendre – émotionnellement, intuitivement – ce que peuvent ressentir ces personnes qui ont vu leur monde disparaître.
Je ne cherchais pas à dénoncer, ni à glorifier. J’ai essayé d’écouter, de transmettre, de rendre visible une mémoire en voie d’effacement. Il y a quelque chose d’universel dans cette histoire : le sentiment d’avoir appartenu à un lieu qui n’existe plus, la nostalgie, la transmission intergénérationnelle, la difficulté à se situer. C’est peut-être cela qui donne à ce projet une portée plus large.

V. M. : Votre travail prend une résonance particulière aujourd’hui, alors que le canal de Panama revient dans l’actualité. Comment percevez-vous ces enjeux géopolitiques actuels à la lumière de votre projet ?

M. C. : C’est fascinant – et troublant – de constater à quel point ce territoire reste stratégique. Même vidé de ses habitants originels, le canal continue d’être au cœur des enjeux économiques, politiques et climatiques. La récente réduction du trafic due à une sécheresse historique montre à quel point l’environnement influe sur la géopolitique. Et les tensions entre grandes puissances, notamment entre les États-Unis et la Chine, redonnent au canal une dimension presque explosive.
Dans ce contexte, le souvenir des
Zonians prend une autre forme. Il symbolise une époque où les États-Unis contrôlaient physiquement ce territoire, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui, même si leur influence reste très présente. Certains anciens Zonians suivent tout cela de loin, avec un mélange de fierté et d’amertume. D’autres ont coupé les ponts. Mais tous savent, au fond, que leur histoire s’inscrit dans quelque chose de plus grand : le long récit des puissances et de leurs territoires.

  • 5 « Tuberías de drenaje en el lago Gatún, dentro de la propiedad privada del Hotel Meliá Panamá Canal (...)

Canalisations d’évacuation dans le lac Gatún, sur la propriété privée de l’hôtel Meliá Panamá Canal, situé à Espinar, dans l’ancienne base militaire américaine Fort Gulick, près de la ville de Colón. L’hôtel est situé dans les anciens locaux de l’École des Amériques, implantée de 1946 à 1984 dans la Zone du canal de Panama. Plus de 60 000 soldats et policiers de 23 pays d’Amérique latine y ont obtenu leur diplôme, certains d’entre eux étant particulièrement connus pour leurs crimes contre l’humanité. C’est ici que les instructeurs américains ont formé des milliers d’officiers latino-américains aux méthodes de torture, d’assassinat et de répression. Leur mission principale était de servir d’instrument pour préparer les nations latino-américaines à coopérer avec les États-Unis et ainsi maintenir un équilibre politique qui contrebalancerait l’influence croissante des organisations politiques de gauche. Tout cela dans le nouveau contexte international de la Guerre froide5.

© Matías Costa

V. M. : Quel sens donnez-vous aujourd’hui à ce projet, terminé il y a plusieurs années mais toujours aussi actuel ?

M. C. : Zonians n’est pas un livre d’histoire. C’est un voyage à travers une mémoire. C’est une façon de rendre visibles des gens qui ont été oubliés, des lieux qui ont été effacés, mais qui continuent de vivre à travers ceux qui les ont aimés, habités, rêvés. Ce travail s’inscrit dans une démarche plus large qui traverse toute mon œuvre : que reste-t-il des lieux quand ils sont désertés ? Comment les mémoires s’enracinent-elles dans les absences, les silences, les souvenirs ?
Je crois que ce projet parle aussi de notre époque : de la fragilité des appartenances, des frontières mouvantes, du besoin de se souvenir pour ne pas se perdre. Les
Zonians ne sont peut-être plus là, mais leur histoire résonne encore – et nous dit quelque chose de notre propre rapport au passé, au territoire, à l’identité.

  • 6 « La sombra en el balcón de la habitación de hotel de un hombre que asistía a una fiesta privada or (...)

Sur le balcon de sa chambre d’hôtel, l’ombre d’un homme qui assistait à une fête privée organisée par les anciens élèves de la promotion 1968 du lycée Balboa (Zone du canal de Panama), en 2013 à l’occasion de la réunion de la Société du canal de Panama qui se tient chaque année à l’hôtel Marriott d’Orlando, en Floride6.

© Matías Costa

Haut de page

Notes

1 Texte original (de Matías Costa) : « Atlas en la pared de un antiguo gimnasio abandonado en Fort Sherman, una antigua base del ejército estadounidense situada en el extremo atlántico del canal de Panamá. Fort Sherman fue la principal base defensiva del sector atlántico del canal y, durante un tiempo, también fue el centro de entrenamiento de los Estados Unidos para la guerra en la selva. En esta base se encontraba Shimmey Beach, el lugar donde los marines solían celebrar fiestas la noche antes de partir hacia la guerra de Vietnam. » Légendes traduites en français par David Marcilhacy.

2 « Zonians disfrutando de la fiesta en la piscina durante la reunión de la Sociedad del Canal de Panamá de 2013, celebrada cada año en el hotel Marriott de Orlando, Florida. »

3 « Un hombre de pie frente al Teatro Balboa, inaugurado en 1950 por la Compañía del Canal de Panamá, con el fin de proporcionar entretenimiento a todos los residentes del lado pacífico de la Zona del Canal. La ciudad de Balboa, como la mayoría de las ciudades de la Zona del Canal, contaba con escuelas, oficina de correos, comisarías y parques de bomberos, economato, cafetería, club náutico, centro de servicios e instalaciones recreativas gestionadas por el Gobierno de la Zona del Canal. »

4 « Albrook Mall, el centro comercial más grande de Panamá, está en la antigua base militar estadounidense de Fort Clayton, al noroeste de Balboa, donde los EEUU tenían la sede de la Red del Comando Sur. Esta base cerró en 1999 según los Tratados Torrijos-Carter. »

5 « Tuberías de drenaje en el lago Gatún, dentro de la propiedad privada del Hotel Meliá Panamá Canal, situado en Espinar, en la antigua base militar estadounidense Fort Gulick, cerca de la ciudad de Colón. El hotel está localizado en las antiguas instalaciones de la Escuela de las Américas, ubicada desde 1946 hasta 1984 en la Zona del Canal de Panamá. Aquí se graduaron más de 60 000 soldados y policías de hasta 23 países de América Latina, algunos de ellos particularmente relevantes por sus crímenes contra la humanidad. Aquí, los instructores estadounidenses entrenaron en métodos de tortura, asesinato y represión a miles de oficiales de América Latina. Su misión principal era servir de instrumento para preparar a las naciones latinoamericanas a cooperar con Estados Unidos y así mantener un equilibrio político que contrarrestara la creciente influencia de las organizaciones políticas de izquierda. Todo ello en el nuevo contexto internacional de la Guerra Fría. »

6 « La sombra en el balcón de la habitación de hotel de un hombre que asistía a una fiesta privada organizada por los antiguos alumnos de la promoción de 1968 del instituto Balboa (Zona del Canal de Panamá), durante la reunión de la Sociedad del Canal de Panamá de 2013, celebrada cada año en el hotel Marriott de Orlando, Florida. »

Haut de page

Table des illustrations

Légende Atlas sur le mur d’un ancien gymnase abandonné à Fort Sherman, une ancienne base militaire américaine située à l’extrémité atlantique du canal de Panama. Fort Sherman était la principale base défensive du secteur atlantique du canal et, pendant plusieurs années, il a également été le centre d’entraînement des États-Unis pour la guerre dans la jungle. C’est sur cette base que se trouvait Shimmey Beach, où les marines avaient l’habitude d’organiser des fêtes la veille de leur départ pour la guerre du Vietnam1.
URL http://journals.openedition.org/ideas/docannexe/image/23660/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 332k
Légende Un groupe de Zonians profitent de la fête dans la piscine en 2013, à l’occasion de la réunion de la Panama Canal Society qui se tient chaque année à l’hôtel Marriott d’Orlando, en Floride2.
URL http://journals.openedition.org/ideas/docannexe/image/23660/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 411k
Légende Un homme debout devant le théâtre Balboa, inauguré en 1950 par la Compagnie du canal de Panama afin d’offrir des divertissements à tous les résidents du versant pacifique de la Zone du canal. La ville de Balboa, comme la plupart des villes de la Zone du canal, disposait d’écoles, d’un bureau de poste, de commissariats, de casernes de pompiers, d’un magasin d’approvisionnement, d’une cafétéria, d’un club nautique, d’un centre de services et d’installations récréatives gérés par le Gouvernement de la Zone du canal3.
URL http://journals.openedition.org/ideas/docannexe/image/23660/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 216k
Légende Albrook Mall, le plus grand centre commercial du Panama, se trouve sur l’ancienne base militaire américaine de Fort Clayton, au nord-ouest de Balboa, où les États-Unis avaient installé le siège du Commandement des États-Unis pour la région Sud. Cette base a fermé en 1999 conformément aux accords Torrijos-Carter4.
URL http://journals.openedition.org/ideas/docannexe/image/23660/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 261k
Légende Canalisations d’évacuation dans le lac Gatún, sur la propriété privée de l’hôtel Meliá Panamá Canal, situé à Espinar, dans l’ancienne base militaire américaine Fort Gulick, près de la ville de Colón. L’hôtel est situé dans les anciens locaux de l’École des Amériques, implantée de 1946 à 1984 dans la Zone du canal de Panama. Plus de 60 000 soldats et policiers de 23 pays d’Amérique latine y ont obtenu leur diplôme, certains d’entre eux étant particulièrement connus pour leurs crimes contre l’humanité. C’est ici que les instructeurs américains ont formé des milliers d’officiers latino-américains aux méthodes de torture, d’assassinat et de répression. Leur mission principale était de servir d’instrument pour préparer les nations latino-américaines à coopérer avec les États-Unis et ainsi maintenir un équilibre politique qui contrebalancerait l’influence croissante des organisations politiques de gauche. Tout cela dans le nouveau contexte international de la Guerre froide5.
URL http://journals.openedition.org/ideas/docannexe/image/23660/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 293k
Légende Sur le balcon de sa chambre d’hôtel, l’ombre d’un homme qui assistait à une fête privée organisée par les anciens élèves de la promotion 1968 du lycée Balboa (Zone du canal de Panama), en 2013 à l’occasion de la réunion de la Société du canal de Panama qui se tient chaque année à l’hôtel Marriott d’Orlando, en Floride6.
URL http://journals.openedition.org/ideas/docannexe/image/23660/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 258k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence électronique

Vincent Marcilhacy, « Entretien avec Matías Costa : Les derniers Zonians, mémoire d’un territoire suspendu »IdeAs [En ligne], 27 | 2026, mis en ligne le 01 mars 2026, consulté le 14 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/ideas/23660 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15ui9

Haut de page

Auteur

Vincent Marcilhacy

Vincent Marcilhacy, éditeur et directeur associé de The Eyes
vincent[at]theeyes.eu

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search