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AccueilNuméros160-161Chroniques de l'actualité scienti...In MemoriamRoger Boulay (1943-2024)

Chroniques de l'actualité scientifique et culturelle
In Memoriam

Roger Boulay (1943-2024)

Emmanuel Kasarhérou
p. 281-285

Texte intégral

1Roger Boulay nous a quittés le 2 juillet 2024, à l’approche de son 81e anniversaire. Avec lui disparaît une figure majeure de l’art océanien et tout particulièrement de l’art kanak. S’éteint aussi un découvreur infatigable d’œuvres oubliées dans les réserves des musées, qu’il savait croquer avec justesse et sensibilité, un découvreur de talents artistiques contemporains et un remarquable transmetteur, partageant ses passions avec générosité à travers ses publications, ses expositions et son enseignement. Roger était ce type d’homme, voué à plus grand que lui, à l’art, à la reconnaissance de cultures qu’il avait rencontrées au gré de sa vie, au partage de tout ce qu’il savait, de tout ce qu’il avait appris. Il est aujourd’hui incontestable que Roger a marqué l’étude des arts et des sociétés océaniennes. Il est peut-être plus vrai encore qu’il a marqué la trajectoire de toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de croiser son chemin.

2Roger est né le 6 août 1943 à Parigné-le-Pôlin, en Sarthe. Rien ne semblait le destiner à un engagement durable avec le monde océanien. De son propre aveu, il faisait remonter cette passion à ses années de jeunesse passées au collège catholique de La Flèche, où il se réfugiait à la bibliothèque pour dévorer les récits de voyage illustrés. Cet intérêt d’adolescent pour la littérature ne le quitta jamais vraiment, a nourri sa sensibilité toute sa vie jusqu’à trouver un prolongement, bien des années plus tard, dans un triptyque d’expositions érudites et pleines d’espièglerie : « Kannibals et vahinés : imageries des mers du Sud » (2001), « Tarzan ! Ou Rousseau chez les Waziri » (2009) et « Le magasin des petits explorateurs » (2018).

3Formé en sociologie à la Faculté libre d’Angers, il s’engage d’abord dans le champ social. Au milieu des années 1960, il rejoint l’association « Animation Jeunesse », fondée par Georges Dobbelaere, une figure importante du scoutisme. C’est dans ce cadre qu’il effectue, en 1966, son premier voyage hors de France : à la demande de l’association, il se rend au Sénégal, à Dakar, pour assister au premier Festival mondial des arts nègres, organisé par Léopold Sédar Senghor. Ce séjour africain, bien que sans lendemain, éveille en lui une attention durable aux formes artistiques non occidentales. De retour à Paris, il se forme à la peinture, à la sculpture et à la soudure pour animer les ateliers destinés aux jeunes. Il publie avec Michel Kieffer un premier ouvrage, Fer et cuivre (Bordas activités, 1972), qui se situe entre le manuel pratique et le manifeste pédagogique. Ce goût du geste, de la matière et de l’outil le lie durablement aux artistes et aux artisans. Installé à Marseille, il devient l’ami de jeunes créateurs, parmi lesquels Anne-Marie Pécheur et Jean-Baptiste Audat. Avec d’autres artistes, ils fondent en 1975 l’ADDA (Association pour la diffusion et le développement de l’art).

4Un tournant s’amorce en 1978, lorsqu’il rencontre, à Paris, Philippe Missotte, autre figure importante du scoutisme et, comme George Dobbelaere, ancien collaborateur de Jean-Marie Tjibaou pour le festival Mélanésia 2000. Ce festival, organisé à Nouméa en 1975, constitue un jalon essentiel dans l’histoire contemporaine du peuple kanak. Pour la première fois, les expressions artistiques kanak sont reconnues comme des formes vivantes, porteuses de mémoire, et non plus réduites à l’exotisme ou au folklore. Tjibaou y articule une parole politique inédite, fondée sur la reconnaissance de l’identité kanak à travers ses productions culturelles. L’événement contribue à reconfigurer en profondeur les représentations dominantes, dans un contexte marqué par les revendications croissantes d’autodétermination.

5Roger est sollicité pour établir un état des lieux de la sculpture kanak en vue du festival Caledonia 2000, conçu comme une suite et un moment fédérateur pour toutes les communautés de Nouvelle-Calédonie. En juillet 1979, Roger part en mission, parcourt la Grande Terre et les îles, et rencontre de nombreux sculpteurs. Il comprend vite que la sculpture kanak est indissociable de la grande case, de la parole, du lieu. Sa première véritable enquête se déroule au sein de la tribu de Traput, sur l’île de Lifou. Il s’intéresse à l’architecture et au langage symbolique de la case. Le rapport qu’il remet propose un programme clair : inventorier les savoirs, transmettre les techniques, former les jeunes, réhabiliter les gestes. Tjibaou lui confie alors une nouvelle mission : recenser les objets kanak conservés en Europe. Roger s’y consacre avec méthode, dans des conditions précaires, sans jamais renoncer.

  • 1 L'orthographe « canaque » est jusqu’alors la graphie officielle du terme, alors que depuis les anné (...)

6De retour en France métropolitaine, il entame son travail d’inventaire au musée de Pithiviers. Il suit les cours d’Hélène Balfet à l’École pratique des hautes études et se forme à une nouvelle discipline, l’ethnologie, sous la direction de Jean Guiart, qui le recrute en 1982 au musée national des Arts d’Afrique et d’Océanie (MNAAO). Cette même année 1982, l’Office scientifique et culturel canaque1 (OCSTC) est créé à Nouméa, sous la direction de Jacques Iékawé. Roger y est associé, tout en poursuivant depuis l’Europe ses travaux d’inventaire. Deux ouvrages en marquent une première étape en 1984 : Architectures kanak et Sculptures kanak, ce dernier réédité à plusieurs reprises par l’OCSTC et largement diffusé en Nouvelle-Calédonie. Pour de nombreux Kanak, ces images sont une révélation : le patrimoine ancien prend soudain visage.

7Roger est également associé à l’exposition « Le musée imaginaire des arts de l’Océanie », dont le commissariat général est confié à Victor Beyer. Prévue initialement à Nouméa pour le IVe Festival des arts du Pacifique, l’exposition est rapatriée à Paris à cause des troubles politiques de 1984 en Nouvelle-Calédonie. Les caisses n’auront même pas été ouvertes. Resté dans le Pacifique, Roger poursuit ses recherches sur la construction des grandes cases, notamment à Hienghène. Il y photographie Louis Tjibaou, frère de Jean-Marie, posant une sculpture de faîtage quelques jours avant d’être assassiné dans l’embuscade de Waan Yaat, le 5 décembre 1984 – une image tragique qui lui restera toujours en mémoire. Ces épisodes turbulents et la pugnacité sereine avec laquelle Roger les traverse disent beaucoup de sa personnalité. S’il avait une tâche à effectuer, il s’y consacrait avec la passion et l’imperméabilité des hommes dévoués à l’œuvre qu’ils accomplissent. Seuls importaient son attachement à l’art kanak, la valorisation de cette culture et la transmission de ces savoirs. L’exposition ouvre finalement en juin 1985 au MNAAO, à Paris. Roger y accueille Jean-Marie Tjibaou et Léopold Jorédié, malgré les manifestations d’opposants devant le musée.

8L’année suivante, Roger soutient, à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, sa thèse intitulée La grande case kanak de Nouvelle-Calédonie : les rapports entre architecture et sculpture (1986), sous la direction de Jean Guiart. Parallèlement, le contexte politique continue de se tendre en Nouvelle-Calédonie. La dissolution de l’Office scientifique et culturel canaque, remplacé en 1986 par un Office calédonien des cultures, entraîne la mise au pilon de nombreuses publications – y compris les siennes – où figurait le mot « kanak », orthographié avec un « k ». Tout est à recommencer…

9Dans les années 1990, alors qu’il enseigne à l’École du Louvre où il marque ses étudiants, encourageant notamment les recherches de Sylviane Jacquemin sur les collections océaniennes, il conçoit l’exposition « De jade et de nacre. Patrimoine artistique kanak », présentée à Nouméa puis à Paris. Fidèle à son engagement, et alors que l’orthographe « kanak » est proscrite en Nouvelle-Calédonie, Roger prend les devants et fait imprimer les catalogues de l’exposition – publiés par la Réunion des musés nationaux et préfacés par le ministre de la Culture Jack Lang – dans lesquels le mot est écrit avec un « k ». Loin d’être anecdotique, cette prise de position silencieuse est significative d’un courage et d’une fidélité, sinon à une cause, en tout cas à une conviction profonde.

10Roger était aussi un infatigable passeur. Les savoirs n’avaient, pour lui, pas vocation à s’accumuler indéfiniment, mais à s’enrichir par le partage. Sa soif de transmission, il l’a notamment étanchée par l’enseignement, ainsi que par un travail muséographique conséquent et la conception de nombreuses expositions.

11Il collabore ainsi avec Françoise Dussart à l’enrichissement des collections d’art aborigène du MNAAO, donnant lieu à une exposition en 1993. Ensemble, nous concevons le premier projet muséographique du Centre culturel Tjibaou. Avec Béalo Wedoye, nous élaborons aussi le projet d’aménagement paysager, appelé « Le chemin kanak ». Roger prend une part active aux expositions de préfiguration du centre. Depuis Nouméa, il coordonne, entre 1996 et 1998, la grande exposition « Vanuatu. Océanie », présentée à Port-Vila, à Nouméa, à Bâle et à Paris.

12En 2000, il conçoit l’exposition « Kannibals et vahinés », au Centre Tjibaou puis à Paris. Entre 2011 et 2015, il participe à l’« Inventaire du patrimoine kanak dispersé », projet soutenu par le gouvernement calédonien qui m’en a confié la coordination et auquel participent Étienne Bertrand et Renée Binosi. À Paris, ce travail est accueilli par la Maison de la Nouvelle-Calédonie, grâce à Joël Viratelle. Ce projet collaboratif couronne plus de trente ans de recherches souvent menées en solitaire et dans l’ombre par Roger : plus d’une centaine de musées visités à travers le monde, plus de 15 000 objets examinés, une base de données de 5 000 fiches objets et 900 fiches biographiques de collecteurs. C’est grâce à cette formidable banque de données dont il a été l’initiateur que nous avons pu concevoir ensemble l’exposition « Kanak, l’art est une parole », présentée au musée du quai Branly – Jacques Chirac, puis au centre culturel Tjibaou.

13Roger était un homme de regard. Il aimait les objets, pour leur esthétique, le geste qu’ils cristallisent, la parole qu’ils recèlent. Cette capacité de discernement, il l’a mise au service de l’enrichissement des collections publiques, avec une égale exigence, comme j’ai pu l’observer lors de missions d’acquisition en Australie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Vanuatu ou en Nouvelle-Calédonie. Sa passion pour la découverte se prolongeait dans sa fréquentation assidue des galeries d’art tout autant que des brocantes, avec le plaisir discret de l’inattendu : trouver, au milieu d’objets ordinaires, une forme rare, un fragment d’histoire.

14Fidèle en amitié, Roger considérait le travail comme une aventure humaine. Ce même élan généreux et curieux nourrissait son engagement en faveur de la création contemporaine. Il organise à Paris la première exposition de Micheline Neporon, pionnière de la peinture kanak contemporaine. Il suit le travail de son ami l’artiste tresseur de couleurs, Odon (Guy Houdouin), qu’il invite en résidence à Nouméa auprès des vannières kanak, débouchant sur une exposition au centre Tjibaou. Il accompagne aussi les projets d’Anne-Marie Pécheur et de Jean-Baptiste Audat, qui réalisent plusieurs œuvres pour la ville de Nouméa. Roger reconnaissait dans chaque démarche artistique une manière singulière de dire le monde, et aimait faire dialoguer formes, traditions et gestes d’aujourd’hui.

15Roger Boulay laisse derrière lui une œuvre à la fois scientifique et artistique, reflet d’un regard sensible porté sur les cultures océaniennes. Ses carnets de dessins et d’aquarelles, légués au centre culturel Tjibaou et au musée du quai Branly – Jacques Chirac, illustrent ce regard sensible : ils prolongent une démarche attentive aux objets, à leurs formes et à leur esthétique. Par ses recherches, il a ouvert de nouveaux questionnements devenus autant de sources d’inspiration pour les chercheurs à venir. Il a su conjuguer la liberté du regard de l’artiste avec la rigueur de l’anthropologue et de l’historien de l’art, dans une approche marquée par une curiosité sans préjugé et une fidélité profonde aux cultures qu’il avait choisi d’accompagner.

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Bibliographie

Œuvres de Roger Boulay

1972

avec Michel Kieffer, Fer et cuivre. Martelage, soudure et forge, Paris, Bordas.

1980

Objets kanaks dans les musées européens 1re sélection 1980-1982. Pacific 2000, Nouméa, Graphoprint.

1984

Architectures kanak. La grande case des Kanaks. Documents autour de l’’architecture traditionnelle, préface de Kamilo Ipéré, Nouméa, Officie culturel, scientifique et technique canaque.

Sculptures kanak, Nouméa, Office culturel, scientifique et technique kanak.

avec Patrice Godin et Jean-Pierre Lebars, Musée imaginaire des Arts de l’Océanie, Nouméa, Office culturel et scientifique canaque.

1985

avec Beyer Victor, Musée imaginaire des Arts de l’Océanie, Paris, Ministère de la Culture.

1986

Une collection de pièces sculptées liées au décor des grandes cases de Nouvelle-Calédonie. La collection Piroutet, Antiquités nationales 87 (18‑19) : 249‑255.

La Grande case kanak de Nouvelle-Calédonie: les rapports entre architecture et sculpture en Nouvelle-Calédonie, thèse de doctorat de 3e cycle, sous la direction de Jean Guiart, Paris, Paris I Panthéon-Sorbonne.

1988

Technique et rituel : l’exemple du poteau central de la grande case des Kanaks (centre-nord de la Nouvelle-Calédonie, Journal de la Société des Océanistes 86, p. 41‑51.

1990

Actualités d’un débat qui s’éternise : que faire des collections d’objets exotiques, La Lettre de l’OCIM 9, p. 18‑22.

De jade et nacre. Patrimoine artistique kanak, Paris, Réunion des musées nationaux.

De Jade et de Nacre : Patrimoine artistique kanak (exposition à Nouméa et à Paris), Journal de la Société des Océanistes 90, p. 57‑58. DOI : https://doi.org/10.3406/jso.1990.2870

Les collections océaniennes du musée de Boulogne-sur-Mer, Journal de la Société des Océanistes 90 (1), p. 29‑34. DOI : https://doi.org/10.3406/jso.1990.2864.

Les sculptures à planter, in Roger Boulay, De jade et de nacre. Patrimoine artistique kanak, Paris, Réunion des musées nationaux, p. 155‑158.

avec Alban Bensa, Alain Saussol et Christian Seignobos, La maison kanak, Marseille / Nouméa / Paris, Parenthèses / Agence pour le développement de la culture kanak / ORSTOM.

1993

Le bambou gravé kanak. Arts témoins, Marseille / Nouméa, Éditions Parenthèses / A.D.C.K.

L’Océanie / De l’Indonésie au sud du Pacifique : les « grandes maisons » / Entre la Mélanésie et la Polynésie : les dieux changent de visage / Le masque en Océanie : une diffusion contrariée, Le grand atlas de l’art. Encyclopaedia Universalis 2 : 508‑517.

avec Sylviane Jacquemin, Inventaire des collections océaniennes du château-musée de Boulogne-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer, Château-Musée.

1995

Portraits kanak, paroles kanak 1911-1912 / 1995, Auckland, Nouvelle-Zélande, ADCK / Centre culturel Jean-Marie Tjibaou.

1996

Portraits kanak – paroles kanak : Historische Fotografien von Fritz Sarasin – Zeitgenössische Texte aus Neukaledonien, Basel, Christoph Merian Verlag.

Lettre d’Ambrym, Fantan, août 1995, in J. Bonnemaison, K. Huffman, C. Kaufmann, D. Tryon, J.-C. Galipaud, D. Roe, D. Guillaud, C. Eichenberger et F. Dios (éd.), Vanuatu Océanie : arts des îles de cendre et de corail, Paris, Réunion des musées nationaux, p. 13‑18.

1997

Le chevalier Leroy de Barde et les cabinets de curiosités anglais, in Océanie. La découverte du paradis. Curieux, navigateurs et savants, Paris, Somogy Éditions d’Art, p. 33‑35.

2000

Kannibals et vahinés : imagerie des mers du Sud, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube.

2001

Kannibals et vahinés : imagerie des mers du Sud [exposition], Paris, Musée national des arts d’Afrique et d’Océanie, 23 octobre 2001-18 février 2002, Paris, Réunion des musées nationaux.

2005

Arts du Vanuatu. Les objets racontent, Nouméa, Grain de sable.

Hula hula, pilou pilou, cannibales et vahinés, Paris, Éditions du Chêne.

2006

avec Étienne Féau et Pascal Mongne, Arts d’Afrique, des Amériques et d’Océanie, Paris, Larousse.

2007

Base Joconde. Annuaire des collections océaniennes françaises, avril 2007. En ligne : www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/decouvrir/expositions/oceanie/oceanie_frames.html.

La peinture des Papous [exposition, Rochefort, Musée d'Art et d'Histoire, du 2 mai au 2 septembre 2007, Lyon, Musée des Confluences, du 20 septembre au 24 novembre 2007], Marseille, Éditions Parenthèses, coll. Arts témoins.

avec Antoni Judit, L’aristocrate et ses cannibales : le voyage en Océanie du comte Festetics de Tolna, 1893-1896, Arles / Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac.

2008

À y regarder de près. Le bambou gravé kanak comme source d’information, in Roberta Colombo Dougoud, Bambous kanak. Une passion de Marguerite Lobsiger-Dellenbach, Genève, Infolio Éditions, p. 81‑83.

Et si les bambous gravés racontaient l’Histoire ? Un bambou inédit de la collection Gustave Glaumont au musée d’histoire de Nantes, in Roberta Colombo Dougoud, Bambous kanak. Une passion de Marguerite Lobsiger-Dellenbach, Genève, Infolio Éditions, p. 85‑89.

Les bambous gravés kanak dans les collections publiques françaises et à l’étranger, Journal de la Société des Océanistes 126‑127, p. 318-319. DOI : https://doi.org/10.4000/jso.491.

2009

Le vaste monde de Tarzan : de A à Z, Verrières, L’Étrave.

Rousseau chez les Waziri in « Tarzan ! », in Pascal Dibie, Tarzan! exposition, Paris, Musée du quai Branly, 16 juin-27 septembre 2009, Paris, Musée du quai Branly & Somogy.

2012

L’initiative du Muséum d’histoire naturelle de Rouen : le contexte local, Journal de la Société des Océanistes 134 (juin), p. 25‑27. DOI : https://doi.org/10.4000/jso.6637.

2013

Érotik kanak : dessins fidèlement réalisés d’après des bambous gravés kanak, Igé, L’Étrave.

La sculpture faîtière de la grande case : archétypes, styles régionaux ou variations ?, in Roger Boulay et Emmanuel Kasarhérou, Kanak : l’art est une parole, Arles, Actes Sud, p. 100‑118.

Statuettes et statues à planter anthropomorphes, in Roger Boulay et Emmanuel Kasarhérou, Kanak : l’art est une parole, Arles, Arles Sud, p. 199.

avec Emmanuel Kasarhérou, Kanak l’art est une parole [exposition, Paris, Musée du quai Branly, 15 octobre 2013-26 janvier 2014], Arles / Paris, Actes Sud / musée du quai Branly.

2014

De l’inventaire du patrimoine dispersé à l’exposition “Kanak. L’art est une parole”, Mwà Véé [revue culturelle kanak] 84, p. 59‑62.

Formes et sens de la culture kanak ancienne, Mwà Véé [revue culturelle kanak] 84, p. 73‑75.

La sculpture faîtière de la Grande case : archétypes, styles régionaux ou variations ?, Mwà Véé [revue culturelle kanak] 84, p. 63‑72.

2015

Casse-tête et massues kanak, Igé, L’Étrave.

Les collections extra-européennes : 25 ans après, La Lettre de l’OCIM  158, p. 31‑34. DOI : https://doi.org/10.4000/ocim.1502.

avec Emmanuel Kasarhérou, Art kanak : savoir-faire traditionnels. Inventaire du patrimoine kanak dispersé, Igé, L’Étrave.

2016

Girasol Nigredo et le basilic : nouveaux contes sarthois, Igé, L’Étrave.

avec Stefani Claude et Emmanuel Kasarhérou, Le retour du masque : Pierre Loti et son masque, Igé, L’Étrave.

Kimuntu, annuaire des collections extra-européennes françaises et des professionnels associés, musée d’Angoulême.

2017

Cherbourg et l’au-delà des mers : voyage dans les collections océaniennes du Muséum Emmanuel Liais, Igé, L’Étrave.

Odon, la beauté des origines [exposition, Le Mans, Collégiale Saint-Pierre-la-Cour, du 30 septembre au 14 janvier 2018], Le Mans, Musée du Mans.

2018

Broussenard : Friquet et les voyages de son temps, in Julien Bondaz, Le magasin des petits explorateurs, Arles / Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac, p. 102‑105.

Atterrissage forcé chez les cannibales : Arnoud Galopin et Henri de La Vaux, in Julien Bondaz, Le magasin des petits explorateurs, Arles / Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac, p. 106‑109.

Le gorille enlève le petit explorateur, in Julien Bondaz, Le magasin des petits explorateurs, Arles / Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac, p. 136‑141.

Le cannibal, fonds de commerce du petit aventurier, in Julien Bondaz, Le magasin des petits explorateurs, Arles / Paris, Actes Sud / Musée du quai Branly – Jacques Chirac, p. 192‑195.

2020

Carnets kanak : voyage en inventaire de Roger Boulay, Paris, musée du Quai Branly – Jacques Chirac.

2021

L’inventaire du patrimoine kanak dispersé, La Lettre de l’OCIM 196, p. 50‑55. DOI : https://doi.org/10.4000/ocim.4465.

2022

Hùp : ethnologie et esthétique de la statuaire de la Grande case kanak, Igé, L’Étrave.

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Notes

1 L'orthographe « canaque » est jusqu’alors la graphie officielle du terme, alors que depuis les années 1970, ce terme a été réapproprié par les militants indépendantistes qui l’écrivent avec des « k ». Le terme s’impose sous cette forme avec la création du Front de libération kanak et socialiste (FLNKS) en 1984.

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Pour citer cet article

Référence papier

Emmanuel Kasarhérou, « Roger Boulay (1943-2024) »Journal de la Société des Océanistes, 160-161 | 2025, 281-285.

Référence électronique

Emmanuel Kasarhérou, « Roger Boulay (1943-2024) »Journal de la Société des Océanistes [En ligne], 160-161 | 2025, mis en ligne le 15 septembre 2025, consulté le 07 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/jso/17232 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14pfh

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Auteur

Emmanuel Kasarhérou

Conservateur général du patrimoine, président du musée du quai Branly – Jacques Chirac

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