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Chroniques de l'actualité scientifique et culturelle
Comptes rendus

Wallis Joanne, Henrietta McNeill, Michael Rose et Alan Tidwell, Power and Influence in the Pacific Islands: Understanding Statecraftiness

Élise Barandon
p. 269-272
Référence(s) :

Wallis Joanne, Henrietta McNeill, Michael Rose et Alan Tidwell, 2025. Power and Influence in the Pacific Islands: Understanding Statecraftiness, 1re éd., Oxford, Taylor & Francis Group, 236 p.

Texte intégral

1À un moment où la rivalité politique, économique et militaire entre les puissances semble être à son comble en Océanie, Power and Influence in the Pacific Islands: Understanding Statecraftiness paraît à point nommé. Dans une région souvent qualifiée de contestée, convoitée, militarisée, complexe, et souvent dépossédée de sa proactivité, Power and Influence in the Pacific Islands entend mettre en lumière les (en)jeux de puissance à l’œuvre en Océanie.

2Notons ici que l’ouvrage est l’aboutissement du projet « Statecraftiness: Mapping Competition, Cooperation, and Coercion in the Pacific Islands », mené par l’université d’Adelaïde (Australie). Le projet a été soutenu par le gouvernement australien, par le biais d’une subvention du ministère de la Défense, et coordonné par Joanne Wallis (University of Adelaide), Henrietta McNeill (Australian National University, ANU), Michael Rose (ANU), et Alan Tidwell (Georgetown University), chercheurs de premier plan dans les études stratégiques océaniennes, implantés en Australie et aux États-Unis. L’ouvrage a pour ambition de proposer un cadre analytique fondé sur la notion de statecraftiness (litt. « habileté étatique », un concept dont la traduction en français est peu évidente), permettant de mieux saisir les dynamiques de puissance, d’influence et de pouvoir à l’œuvre en Océanie. Comment ces trois domaines, qui ne sont pas l’apanage des grandes puissances, sont-ils concrètement éprouvés et déployés sur le terrain, et par qui ? Quelles sont les réactions des États insulaires eux-mêmes face à l’engagement renouvelé de partenaires traditionnels, et à l’intérêt accru d’autres acteurs (extra)régionaux ? Telles sont les questions que pose l’ouvrage : il cherche en cela à combler les lacunes d’un sujet d’actualité sur lequel la paucité des travaux étonne au regard du traitement médiatique important dont la région fait l’objet en raison de la compétition sino-américaine.

3Les coordinateurs du volume appellent ainsi de leurs vœux une « réimagination » et une « plus grande empathie » dans la façon d’appréhender l’Océanie (p. 136). Si les engagements australien, néo-zélandais, chinois ou américain dans la région sont particulièrement bien documentés dans la littérature, l’ouvrage entend présenter « les deux côtés de l’histoire », telle une histoire à parts égales, qui s’intéresse aussi aux actions et perceptions des États insulaires, bien trop souvent invisibilisées (p. 23) : cette vision erronée dépeignant les États insulaires comme des acteurs « passifs et incapables » relèverait d’une « mentalité coloniale dépassée » (p. 51), d’une « cartographie racialiste » (p. 52), et d’un « patronage impérial » (p. 53), contre lesquels les contributeurs s’insurgent ouvertement. Cette posture critique (ancrée dans un héritage postcolonial qui n’est pas explicitement revendiqué) plaide habilement pour qu’un second regard soit porté sur les événements internationaux, de manière à donner voix à des sujets ou objets d’études parfois ignorés.

  • 1 Les coordinateurs de l’ouvrage reconnaissent que, sur le plan conceptuel, la notion de statecraft s (...)
  • 2 Définie à la page 12 de l’ouvrage comme « les efforts visant à manipuler le domaine de l’informatio (...)
  • 3 Définie à la page 4 comme un ensemble d’activités incluant notamment « l’assassinat politique et le (...)

4L’ouvrage est composé de treize chapitres thématiques, d’une longueur inégale, qui dialoguent relativement bien entre eux. Le livre s’ouvre d’entrée de jeu sur la présence et l’assertivité chinoise depuis 2018, qui aurait causé une sorte d’anxiété (p. 1), de panique régionale, et mené au (ré)engagement de partenaires internationaux. L’ouvrage s’aventure ainsi dans des interstices peu explorés des relations internationales occidentales. À cet égard, il revisite utilement les notions de puissance et d’influence, et propose un examen minutieux, calibré, de la notion de statecraftiness, de plus en plus populaire dans la littérature des études stratégiques australiennes1 (p. 2). Dans le chapitre 1, les auteurs en donnent une définition complète qui contribue directement aux débats sur cette notion. Elle est ici entendue comme the actions that states take to try to change: (a) their external environment; (b) the policies and/or behaviour of target states, actors, communities, and/ or individuals; and/or (c) the beliefs, attitudes, and/or opinions of target states, actors, communities, and/or individuals (p. 3). Les contributeurs évoquent les outils (tools) associés (économie, sécurité et défense, diplomatie, soft power, grey-zone2, black-zone3), qui interagissent entre eux (a web of statecraft) (p. 4). Cette innovation conceptuelle qui fonde le cadre d’analyse de l’ouvrage (détaillé des pages 13 à 15) donne une profondeur nouvelle à la façon dont les États peuvent allier puissance et influence.

5Les chapitres 5 et 7 à 12 étudient respectivement comment l’Australie, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Asie (Inde, Indonésie, Japon et Corée du Sud), l’Europe (France, Grande-Bretagne, et dans une moindre mesure, Allemagne) et la Chine concrétisent leur influence et se déploient dans la région. Les chapitres 2 (« Pacific Islands’ statecraft: Where relationships are more important than might and money »), 6 (« The ‘Blue Pacific’ strategic narrative as a tool of Pacific statecraft ») et 13 (« How do Pacific Island countries respond to China’s statecraft? ») se révèlent particulièrement riches et utiles, et démontrent à eux seuls la singularité et la valeur ajoutée de l’ouvrage.

  • 4 Les auteurs du chapitre citent notamment l’accord Chine-Iles Salomon de 2022, dont le manque de tra (...)

6Le chapitre 2, rédigé par Derek Futaiasi, Priestley Habru, Maima Koro, William Waqavakatoga et Henrietta McNeill, s’appuie sur le principe de relationalité, central dans les sociétés océaniennes, où les relations – entre individus, chefferies/tribus et avec l’environnement – constituent le fondement même de l’organisation sociale et politique. Cette approche relationnelle façonne également la manière dont les États insulaires conçoivent et pratiquent la « diplomatie océanique », définie comme the distinctive diplomatic practices and principles which come out of the long history and diverse cultures of the Pacific Islands (p. 23), ce qui néanmoins n’empêche pas ces États de jouer en zone grise4, et de moduler l’intensité de leurs activités de coercition.

  • 5 Conceptualisé en 2017 lors de la réunion des dirigeants du FIP à Apia (Samoa), le récit stratégique (...)

7Joanne Wallis, Maima Koro et Corey O’Dwyer se focalisent quant à eux, dans le chapitre 6, sur le récit stratégique du Pacifique bleu5, qui s’est révélé un outil important, non seulement de réaffirmation identitaire pour les États océaniens (à rebours des constructions géographiques et politiques d’Indopacifique ou de Pacifique Sud), mais aussi d’influence sur les plus grandes puissances (Australie, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Grande-Bretagne…). Ces dernières l’ont néanmoins récupéré (rhetorical appropriation) à leurs propres fins. L’apport de ce chapitre réside dans l’introduction de la notion de « compromis rhétorique » (p. 98), suggérant des synergies entre des récits stratégiques qui sembleraient antagonistes.

8Le chapitre 13 « How do Pacific Island countries respond to China’s statecraft ? » de William Waqavakatoga, Priestley Habru et Maima Koro est peut-être ici le plus original, faisant appel à des analyses d’une grande subtilité. Il s’intéresse aux enjeux d’appropriation et de circulation des récits, car peu d’études ont été consacrées à la manière dont ceux-ci sont reçus et interprétés. Peu ont également tenté de retracer la manière dont le récit stratégique d’un État est reçu par un État cible, et comment il s’inspire lui-même d’autres récits (p. 201). D’après les auteurs du présent chapitre, les dirigeants fidjiens, salomonais et samoans ont intégré dans leurs propres discours des éléments des récits stratégiques que la Chine déploie dans la région : le récit historique/colonial, la coopération Sud-Sud et l’initiative des Nouvelles routes de la Soie seraient ainsi récupérés par certains États insulaires, qui les réinterpréteraient et les instrumentaliseraient à leurs propres fins, pour influencer d’autres États-cibles (p. 214).

  • 6 Sur ce sujet, nous renvoyons notamment au dossier collectif du JSO « Souverainetés autochtones. À t (...)

9Tous les chapitres se fondent sur des études empiriques d’une grande richesse, partant de cas plus complexes qu’ils n’y paraissent, lesquels sont abordés grâce à des informations rigoureuses. La lecture est fluide, la plume précise, les exemples variés. Rédigé dans un style clair et globalement concis malgré la richesse des exemples et des données mobilisées, l’ouvrage fait preuve d’une grande pédagogie dans le traitement des concepts abordés. La vaste expérience de ces auteurs renommés dans le domaine des relations internationales en Océanie, et la grande variété des sources sont ici à saluer (entretiens, rapports institutionnels, articles de revues…). Dans son ensemble, la singularité de l’ouvrage tient à la fois à cet intérêt pour des États moins puissants sur le plan matériel, et à la grande diversité des contributeurs. Outre le tour d’horizon inédit du sujet, on retiendra donc qu’un des apports de l’ouvrage est sa volonté de faire dialoguer les voix (et voies) océaniennes : bien que basés à l’université d’Adelaïde en Australie, plusieurs contributeurs proviennent des Iles Salomon ou Fidji. L’ouvrage s’insère ainsi pleinement dans la littérature, cartographiant la réaffirmation identitaire et la montée en puissance du souverainisme océanien6, par les récits comme par les actes.

  • 7 Comme nous l’évoquions plus haut, une revendication peut-être plus claire de l’héritage postcolonia (...)

10Même si telle n’était pas l’ambition de l’ouvrage, qui s’adresse avant tout à un large public, les postures et mobilisations théoriques sont parfois partielles, sous-entendues ou fragmentaires7. Or, l’Océanie est une aire globalement sous-théorisée et fait régulièrement l’objet de réflexions de la discipline des relations internationales : les méthodes de certains auteurs auraient mérité d’être explicitées davantage pour clarifier l’analyse. En particulier, on constate avec étonnement, d’une part, qu’il n’est proposé aucune réflexion sur la définition du terme power, pourtant premier mot du titre de l’ouvrage et dont le « flou conceptuel » (fuzziness, p. 2) est reconnu. D’autre part, il manque une mise en perspective théorique et méthodologique globale sur l’analyse des récits stratégiques, alors que cette notion jalonne finalement tout l’ouvrage. On peut également regretter l’absence d’introduction et de conclusion, qui auraient donné une cohérence supplémentaire aux propos et révélé les synergies entre les chapitres de manière plus explicite. En outre, on constate que les chapitres ne sont pas forcément des contributions originales à proprement parler : ce sont en réalité des extensions, des versions remaniées ou des adaptations d’articles publiés antérieurement par leurs auteurs.

11S’il est avancé, dans la perspective de montrer les deux visages de l’histoire, que les États insulaires ont une capacité de décision et « déploient activement leurs propres outils pour influencer le comportement de leurs partenaires » (p. 51), l’ouvrage peut décevoir par son déséquilibre, en ce que seuls quatre chapitres sur les treize se concentrent réellement sur les États insulaires en tant que protagonistes. De la même manière, les sources bibliographiques mobilisées sont en grande partie australiennes, et les cas d’étude restent essentiellement centrés sur l’aire mélanésienne, ce qui occulte les points de vue et particularismes micronésiens ou polynésiens.

12Le financement et le soutien du gouvernement australien à ce travail ancre peut-être nécessairement l’ouvrage, et peut, dans une certaine mesure, questionner. Dans le chapitre 8, qui scrute notamment le récit australien de la « Famille du Pacifique » (« Pacific Family »), il est surprenant de voir qu’aucune critique n’est faite de cette notion, alors même que les auteurs avaient, dans des articles antérieurs, soulevé les connotations péjoratives et condescendantes de cette expression.

13Le chapitre 11, « European statecraft in the Pacific Islands », peut également laisser perplexe dans son traitement de la présence française : sujette à controverse, « perçue négativement » (p. 185) et « aveugle à l’hypocrisie » (p. 177), on y comprend rapidement que la crise néo-calédonienne a considérablement affaibli la place et l’influence de la France dans la région. Bien que tous les points de vue puissent être légitimes, ou méritent d’être entendus et développés, il est regrettable que, contrairement aux autres chapitres, aucun contributeur de France métropolitaine ou des Outre-mer n’ait été sollicité pour ce chapitre. Un fait qui peut étonner, quand la bibliographie de l’article compte à elle seule trois références à Nic Maclellan, journaliste australien ouvertement pro-indépendantiste. Par contraste, seules quatre références semblent issues d’auteurs français (Eric Frécon, Adrien Rodd, Alexandre Dayant et Paul Soyez), et aucune des sources mobilisées n’est en langue française.

14Pour autant, on peut choisir de considérer les lacunes évoquées non pas comme des faiblesses intrinsèques, mais plutôt comme des impulsions et des ouvertures à de nouvelles perspectives de recherche. C’est le parti pris que nous choisissons ici d’avancer. Ces réserves exprimées à l’encontre de l’ouvrage n’annulent en rien sa valeur et son traitement novateur du sujet : elles relèvent plutôt du « systémique » que de la responsabilité propre des auteurs. L’ouvrage s’impose comme une ressource essentielle, saluée et bienvenue tant pour les praticiens, universitaires, diplomates ou étudiants intéressés par les jeux de pouvoir en Océanie et leur matérialisation. Si, en Océanie, les thématiques de l’ouvrage sont bien plus visibles et traitées qu’en France, la recherche française (tant métropolitaine que d’outre-mer) gagnerait à se saisir de ce nouveau souffle apporté par l’ouvrage, et à rebondir sur les pistes de recherche stimulantes qu’il suscite.

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Notes

1 Les coordinateurs de l’ouvrage reconnaissent que, sur le plan conceptuel, la notion de statecraft serait moins floue que les termes de pouvoir et d’influence, qui recoupent des réalités différentes en fonction de l’ancrage théorique adopté par ceux qui les mobilisent. Ceci explique notamment pourquoi, depuis 2022, on assiste à l’utilisation de plus en plus répandue de la notion de statecraftiness par les universitaires australiens. Sur ce sujet, voir Joanne Wallis, Henrietta McNeill, Michael Rose et Alan TidwellStatecraftiness: The need for proactive rather than reactive statecraft in the Pacific Islands, Security in the Pacific Islands Research Program, Stretton Institute, The University of Adelaide, 2023.

2 Définie à la page 12 de l’ouvrage comme « les efforts visant à manipuler le domaine de l’information, y compris la désinformation, le renseignement et l’espionnage », ou les « mécanismes de coercition qui n’impliquent pas de coopération militaire mais peuvent inclure l’ingérence ou des leviers économiques coercitifs » (p. 36 ; nous traduisons).

3 Définie à la page 4 comme un ensemble d’activités incluant notamment « l’assassinat politique et le chantage » (nous traduisons). Bien que les coordinateurs du volume mentionnent cet outil, ils choisissent volontairement de ne pas le traiter dans l’ouvrage, car il ne serait « pas couramment pratiqué dans la région ». On trouve plus tard dans l’ouvrage quelques exemples : la prise d’otages d’Ouvéa en 1988, la prise en otage d’un pilote néo-zélandais par des rebelles de l’Armée de libération nationale de Papouasie occidentale en 2023, ou encore l’expulsion de 77 ressortissants chinois des Fidji accusés d’escroquerie, rapatriés en Chine.

4 Les auteurs du chapitre citent notamment l’accord Chine-Iles Salomon de 2022, dont le manque de transparence notable, voire la secrecy (p. 37) ont été vivement critiqués. Sont également mentionnés et illustrés les atteintes à la liberté de la presse (Iles Salomon, Kiribati), le contrôle étatique des réseaux sociaux (Nauru), ou encore les expulsions/déportations politiques de personnalités ayant pu dénoncer des cas de corruption (Fidji).

5 Conceptualisé en 2017 lors de la réunion des dirigeants du FIP à Apia (Samoa), le récit stratégique du Pacifique bleu vise globalement à renforcer l’affirmation de la souveraineté et de l’autonomie (aussi bien fonctionnelle que stratégique) des nations insulaires pour « choisir leur propre destin » et, par extension logique, leurs principaux partenaires sécuritaires et donateurs d’aide au développement.

6 Sur ce sujet, nous renvoyons notamment au dossier collectif du JSO « Souverainetés autochtones. À travers l’Océanie, au-delà de l’État » (158-159), accessible ici : https://journals.openedition.org/jso/15818.

7 Comme nous l’évoquions plus haut, une revendication peut-être plus claire de l’héritage postcolonial et de l’ancrage des auteurs dans les théories critiques des relations internationales aurait été bienvenue : si le chapitre 4 « Reimagining economic tools of statecraft » mobilise de manière intéressante le concept de logic of habit de Ted Hopf (p. 52), on peut regretter que les notions de dilemme sécuritaire ou d’interdépendance ne soit, entre autres, pas abordées.

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Pour citer cet article

Référence papier

Élise Barandon, « Wallis Joanne, Henrietta McNeill, Michael Rose et Alan Tidwell, Power and Influence in the Pacific Islands: Understanding Statecraftiness »Journal de la Société des Océanistes, 160-161 | 2025, 269-272.

Référence électronique

Élise Barandon, « Wallis Joanne, Henrietta McNeill, Michael Rose et Alan Tidwell, Power and Influence in the Pacific Islands: Understanding Statecraftiness »Journal de la Société des Océanistes [En ligne], 160-161 | 2025, mis en ligne le 15 septembre 2025, consulté le 16 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/jso/17235 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14pf9

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Auteur

Élise Barandon

doctorante en science politique à l’université Paris Panthéon-Assas, co-éditrice au Rubicon

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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