Appel à contributions – dossier spécial du JSO – Politiques des regards, circulations des images : rapports de pouvoir, esthétiques et usages sociaux de la photographie dans le Pacifique
Plan
Argumentaire
Politiques des regards, circulations des images : rapports de pouvoir, esthétiques et usages sociaux de la photographie dans le Pacifique
- 1 En référence à l’idée qu’il existerait une relation directe entre la réalité physique photographiée (...)
Le caractère d'indexicalité1 des images photographiques, leur dimension polysémique, dépendante du contexte de visualisation, et leur disponibilité subséquente pour être assignées à des récits variés ont été largement soulignés par les recherches sur le medium (e.g. Sontag 1977, Barthes 1980, Edwards 2001). A. Azoulay (2011), revenant sur ces qualités singulières de la photographie, en propose néanmoins une ontologie matérielle, sensorielle et relationnelle dont la dimension politique constitue le cœur. Elle place ainsi au centre de l’analyse les rapports de pouvoir et de hiérarchie fabriqués par et autour de l’image, incluant l’ensemble des personnes, des choses, et des gestes qui ont permis à l’image développée d’advenir (voir aussi Bouillon et Meizel 2022). Cette perspective, se rattachant au mouvement plus large des études visuelles, repense la photographie en dehors de son seul statut de simple représentation et au-delà de l’analyse de l’action isolée du photographe artiste créateur·ice. Elle en fait un objet performatif qui, à ce titre, joue un rôle politique et social important, structurant pour les sociétés et les collectifs qui se l’approprient (Barthe et Lacour 2023). Le Pacifique constitue une région particulièrement dynamique pour penser ces questions et leur déploiement dans le temps, de la période coloniale aux propositions artistiques critiques contemporaines. Elle reste en revanche globalement sous-étudiée dans le champ des études visuelles et photographiques même si des travaux importants ont été produits depuis les années 1990.
Cet appel à contribution s’adresse donc aux universitaires, artistes ou pratiquant.es s’intéressant à l’ensemble des relations sociales fabriquées par les pratiques photographiques dans le Pacifique et en particulier aux rapports de pouvoir et de hiérarchie qu’elle produit, révèle, dénonce, déplace ou recompose. Il entend en revanche se détacher des études et analyses concernant les productions des photographes de la période coloniale, le plus souvent d’origine euro-américaine qui sont assez amplement documentées, pour plutôt élargir la focale vers d’autres acteurs et espaces d’efficacité politique de la photographie. Les propositions pourront porter sur l’acte photographique en lui-même, sur les usages et la circulation des images, ou plus largement sur les effets sociaux et relationnels concrets des imaginaires photographiques.
Photographie et politique
W. Benjamin (1936) pointe tôt les effets ambivalents de la reproductibilité des photographies. La technique favorise la circulation toujours plus large et fluide des images du monde, garantissant leur accessibilité ainsi que la démocratisation de pratiques d’auto-représentation tout autant qu’elle permet le contrôle hégémonique sur et par le biais des images. Menaçante en même temps que prometteuse, la photographie s’inscrit ainsi dans des systèmes idéologiques et politiques. Dans les premières décennies de son existence, cette nouvelle possibilité de représentation des corps et des personnes est, par exemple, utilisée à la fois pour promouvoir l’image des bourgeois, intellectuels et capitalistes, et pour prévenir le supposé danger de classes populaires criminalisées (Sekula 1986). Les images photographiques sont aussi communément employées dès les années 1860 par la police pour portraiturer les suspect·es arrêtés ou attester de leurs crimes. La pratique photographique comme les images produites participent donc activement de la perpétuation ainsi que de la recomposition des activités administratives et sociales des États.
À une autre échelle, l’efficacité politique de la photographie s’exprime aussi dans les rapports de pouvoir interpersonnels et collectifs permettant de redéfinir les espaces de l’Autre et du Soi. D. Poole (1997) développe ainsi la notion d’ « économie visuelle » pour analyser la circulation des images dans le contexte transatlantique entre l’Europe et les Andes péruviennes entre le milieu du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle. Les circulations matérielles de même que celles des discours sur les images et des imaginaires produits autour de ces dernières organisent ainsi des mondes visuels transnationaux, transculturels et ancrés dans des rapports politiques et sociaux connectés. Les dimensions politiques de la circulation des images sont particulièrement fertiles pour penser le travail des images photographiques en contexte colonial et postcolonial.
La photographie dans le Pacifique : économies visuelles, circulations coloniales et anthropologiques
Analysant de la même manière les pratiques photographiques et leurs acteur·ices autant que les images et leurs circulations, le champ des études photographiques centré sur le Pacifique émerge dans les années 1990. Il se concentre d’abord sur des approches historiques et analyse les économies visuelles en contexte colonial, avec un tropisme important des recherches qui tendent à documenter particulièrement les histoires des photographes coloniaux dans la région, celles de leurs studios et de leurs réseaux ainsi que le rôle des circulations et des usages de l’image photographique au sein de ceux-ci, y compris des musées et institutions liées à la discipline anthropologique (Quanchi 1997, 2006, Edwards 2001). Dans le sillage du travail d’E. Edwards, les études sur la production des cultures visuelles impériales se sont étendues vers l’analyse des dimensions matérielles de la photographie : papiers, formats (cartes de visites ou cartes postales), albums et dispositifs archivistiques (Geary et Webb 1998, Ahrens, Quanchi et Waldroup 2020). Elles se sont également élargies vers les pratiques photographiques familiales et commerciales pour esquisser une image plus juste des mondes ordinaires coloniaux en interrogeant les revues et magazines, etc. (Quanchi 2020), et vers la présence d’agentivités autochtones dans ces représentations historiques coloniales (Pinney et Peterson 2003, Morton et Edwards 2009) pour finalement ouvrir sur les réceptions et usages historiques des images par les populations océaniennes. Ces dernières orientations, incluant des regards réflexifs et critiques, nous semblent particulièrement intéressantes. Elles impliquent en effet des postures et méthodes de recherches diversifiées et symétrisées, attentives à tous les effets sociaux des images.
Revisites et restitutions visuelles
Depuis les années 1950, les sciences humaines et sociales ont mis en avant l’usage d’images pour faciliter et guider les entretiens (Collier 1967). Dans ce contexte méthodologique, la pratique de la photo-élicitation a connu une résurgence à travers le retour de photographies, le plus souvent coloniales, conservées dans les archives et musées Euro-Américains (e.g. Bell 2003 ; Geismar 2009). Ces retours visuels (visual returns) ou restitutions visuelles (visual restitutions) permettent de mettre à jour les dynamiques et politiques liées à la circulation, l’utilisation, et aux modes de présentation des images à nouveaux frais en intégrant les regards contemporains. Les pratiques autochtones actuelles autour des collections historiques qui sont mises en lumière nous informent sur les désirs et aspirations des acteurs du Pacifique, leurs rapports au passé ainsi que leurs manières de se définir individuellement et communautairement. Travailler sur les usages actuels des photographies permet alors de repenser les rapports à l’ancestralité, à l’environnement et la définition des personnes (personhood), mémoires, temporalités et historicités localement pertinentes. Ces recherches qui éclairent la singularité de manières de voir, de faire et d’être à la fois globalement connectées et spécifiques (De Largy Healy 2016 ; Halvaksz 2010) seront particulièrement bienvenue pour ce numéro spécial.
Dans ce contexte, le retour de copies d’images présentes dans les collections euro-américaines est parfois pensé comme réparateur par les institutions détentrices des images. À travers ces retours, les structures de pouvoir et de hiérarchie conditionnant leurs usages et analyses peuvent être recomposées. La (re)mise en circulation des photographies retournées au sein des communautés descendantes les replace dans les réseaux relationnels dont elles avaient été extraites (Bell 2010 : 366). Cependant, dans certains cas, les réalités politiques autochtones mettent à mal de tels discours fondés sur des relations entre populations autochtones et collections muséales perçues comme évidentes. Le seul retour de la photographie ne permet pas toujours de créer ou recréer des relations entre images et communautés, et pose la question de ce qui est retourné avec l’image et des conditions de réinsertion dans des réseaux locaux souvent fragiles et qui ont pu changer (Strathern 1996 : 523). Il faut donc nuancer ici l’agentivité de la photographie. Si les images sont effectivement des objets survivants et agissants au-delà des volontés et de la vie de leur créateur·ice, il est nécessaire de penser les manières dont elles produisent ou non des relations lors de leur (re)mise en circulation (Hamel 2025). Une approche réflexive des pratiques mêmes du retour permet de mieux comprendre les conséquences et effets politiques de ces retours visuels, notamment d’images dites culturellement sensibles.
Réappropriations critique et usages autochtones
Depuis la seconde moitié du XXe siècle, la photographie est reprise en main par les populations autochtones pour (re)penser leurs identités, en dehors de la seule agentivité du photographe et des relations de pouvoir coloniales. Des chercheur·euses autochtones déplacent la focale vers d’autres problématiques. C. Pedri-Spade, chercheuse et artiste Anishinabekwe, parle par exemple de la possibilité d’un usage de la photographie historique dans une démarche réparatrice et reconfiguratrice des réseaux relationnels avec soi-même, sa communauté et le contexte colonial (2017). Elle prône l’idée de penser l’image photographique comme technologie de la mémoire, depuis son autre face, afin d’y lire les histoires, les récits et les expériences autochtones. L’image entretient un lien singulier aux savoirs et à la mémoire locaux tissant ensemble passé, présent et futur. Plus qu’un objet, elle devient un acteur social dans un système complexe de relations entre personnes, lieux et ancêtres. M. Aird, photographe et historien de la photographie aborigène australien, parle quant à lui du lien entre ancestralité et photographie et des liens intrinsèques entre la notion de « Country », communautés aborigènes et images photographiques. Il montre notamment comment l’usage de la photographie dans les discussions légales de droit foncier permettent de montrer ses angles morts en tant que preuve fiable dans la théorie occidentale (Sassoon, Aird et Trigger 2024). Ainsi, les usages de la photographie par les populations autochtones mettent en évidence les lacunes de l’appareil théorique euro-américain notamment au sujet des questions d’ancestralité et de rapports culturels au temps et à l’espace (Edwards 2021).
Ces recherches mettent par ailleurs en avant de nouvelles approches méthodologiques et théoriques prônant par exemple une approche sensorielle et acoustique de la photographie (Campt, 2017) par laquelle les chercheur·euses sont invités à écouter les images coloniales plutôt que les regarder afin d’en déjouer les structures et rapports de pouvoir qui en sont à l’origine (Basu, Geismar et Vokes 2025). Les questions d’affect et d’émotions sont alors remises au centre des discours et irriguent de nouvelles pratiques pour les institutions responsables des collections historiques, en lien avec des politiques et éthiques de savoir à la fois locales et globales. Un pan important de la recherche s’attelle ainsi aux systèmes autochtones de visibilité questionnant ce qui peut être vu et par qui (Kukutai et Taylor 2016). L’exemple de la restriction des photographies aborigènes australiens notamment de personnes décédées met en exergue ces nouveaux rapports politiques autour de l’image. Ce numéro spécial s’attachera à questionner ces nouveaux rapports sociaux et politiques autour des notions de restriction d’accès, de partage et de reproduction de certaines images définies comme culturellement sensibles.
Gestes artistiques contemporains autour de la photographie
Enfin, l’utilisation de la technique photographique par les artistes du Pacifique, tel·les que Brenda L. Croft, Yuki Kihara, Greg Semu ou Taloi Havini, participe d’un mouvement plus large dans lequel des artistes autochtones s’emparent de l’appareil photographique afin de mettre en avant de nouvelles politiques de représentation, d’auto-détermination et de souveraineté. Alternativement, d’autres artistes se réapproprient les archives visuelles coloniales et ethnographiques afin d’en déjouer les structures de pouvoir (Carbone 2020). A travers leur réutilisation, ces praticien·nes mettent à jour les archives comme produits sociaux et politiques structurant nos rapports au passé. Des interventions comme celles de Brook Andrews (Debrosse 2023) ou de Maree Clarke dans les musées européens et australiens (Thorner et Clarke 2020) explorent les possibilités artistiques et politiques offertes par la photographie. Certaines pratiques artistiques contemporaines s’attachent à modifier les photographies, en les recadrant, découpant, recouvrant par d’autres éléments visuels. Ces différentes interventions sur l’image d’origine transforment notre regard sur ces documents et font apparaître au premier plan les rapports de pouvoir les structurant et les agentivités autochtones. Nous invitons à proposer des contributions qui pensent ces utilisations artistiques de la photographie en lien avec une pensée politique de la réutilisation des images par et pour les communautés du Pacifique.
Adossés à ces diverses thématiques, nous souhaitons donc mettre en avant pour ce numéro spécial les orientations suivantes :
-
L’analyse des rapports de pouvoirs et des effets hiérarchiques coloniaux, postcoloniaux ou décoloniaux des actes photographiques et de la circulation des images ;
-
La question des statuts sociaux personnels et collectifs, en particulier océaniens produits par et avec les images, que ceux-ci soient historiques ou plus contemporains ;
-
La portée critique des réappropriations et des usages créatifs contemporains de la photographie incluant les travaux sur les images anciennes et les archives ;
-
Plus généralement les dynamiques d’inclusions /exclusions /marginalités travaillées, dénoncées ou revendiquées grâce à la photographie dans le Pacifique.
Outre les articles de type académique, et en lien avec les rubriques en ligne proposées par le JSO, les contributions proposées pourront être en anglais ou français (éventuellement une autre langue océanienne) et faire appel à des formats tels que le portfolio, l’essai (audio)visuel ou l’entretien.
Auteurs de l’appel
Enzo Hamel est un doctorant en anthropologie à l’Unité de recherche Sainsbury pour les Arts d’Afrique, d’Océanie et des Amériques à l’Université East Anglia, à Norwich.
Marie Durand est maîtresse de conférence en anthropologie à l’Institut d’ethnologie de l’Université de Strasbourg, membre du Laboratoire interdisciplinaire en études culturelles (LinCS – UMR 7069) et chercheuse associée au Centre de recherche et de documentation sur l’Océanie (CREDO – UMR 7308), à Marseille.
Références citées
AHRENS, P., M. QUANCHI et H. WALDROUP (eds.) 2020. Photography in the Pacific, Part 1 and 2, Journal of New Zealand & Pacific Studies 8(1-2), Special Issues.
AZOULAY, A. A. 2011. Photography: the Ontological question. Mafte’akh 2, p. 65 - 80.
BARTHES, R. 1980. La chambre claire. Note sur la photographie. Paris : Cahiers du cinéma, Gallimard, Seuil.
BARTHE, C. et A. LACOUR. 2023. Mondes photographiques : Histoires des débuts. Paris : Actes Sud.
BASU, P., H. GEISMAR et R. VOKES 2025. (Re)Sounding Images, Visual Anthropology Review 41(1).
BELL, J. 2003. Looking to See: Reflections on Visual Repatriation in the Purari Delta, Gulf Province, Papua New Guinea, pp. 111-121 In L. Peers and A. Brown (eds.), Museums and Source Communities. Londres : Routledge.
BELL, J. 2010. Out of the Mouths of Crocodiles: Eliciting Histories in Photographs and String‐Figures, History and Anthropology 21, p. 351 - 373.
BENJAMIN, W. 1936. L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction mécanisée. Zeitschrift
für Sozialforschung 5(1), p. 40 - 68.
BOUILLON, M.-E. et L. MEIZEL (eds.) 2022. Introduction. Derrière l’image : pour une histoire sociale et culturelle des productrices et producteurs de photographies. Photographica 4, p. 11 - 20.
CARBONE, K. 2020. Archival Art: Memory Practices, Interventions, and Productions. Curator 63(2), p. 257 - 263.
CAMPT, T. 2017. Listening to Images. Durham : Duke University Press.
COLLIER, J. 1967. Visual Anthropology : Photography as a Research Method. New York, Chicago, San Francisco, Toronto, Londres : Holt, Rhinehart and Winston.
DEBROSSE, C. 2023. Exhibiting the Taboo of Museums of Ethnography. ICOFOM Studies Series 51, p. 73-83.
DE LARGY HEALY, J., 2016. Retours sur images. Nouveaux médias et transmission du secret dans les rituels du nord de l’Australie, ethnographiques.org 33 [En ligne : http://www.ethnographiques.org/2016/De-Largy-Healy].
EDWARDS, E. 2001. Raw Histories: Photographs, Anthropology and Museums. Londres :
Routledge.
EDWARDS, E. 2021. Photographic Studies and Indigenous Photographies: Some Thoughts on Categories, Assumptions, and Theories. In S. Lien et H. W. Nielssen (eds.) Adjusting the Lens : Indigenous Activism, Colonial Legacies, and Photographic Heritage, Vancouver : University of British Columbia Press, p. 273 - 294.
GEARY, C. et V.-L. WEBB (eds.) 1998. Delivering views : distant cultures in early postcards. Washington [D.C.], London : Smithsonian Institution Press.
GEISMAR, H. 2009. The Photograph and the Malanggan: Rethinking images on Malakula, Vanuatu, The Australian Journal of Anthropology 20, p. 48-73.
HALVAKSZ, J. 2010. The Photographic Assemblage: Duration, History and Photography in Papua New Guinea, History and Anthropology 21, p. 411-429.
HAMEL, E. 2025. Sprouting Photographic Lotuses: On the Visual Return of Gregory Bateson’s Photographs to Iatmul Villages, Pacific Arts Journal 25(2), p. 73-101.
KUKUTAI, T. et J. TAYLOR 2016. Indigenous Data Sovereignty : Toward an Agenda. Canberra : ANU Press.
MORTON, C. et E. EDWARDS 2009. Photography, anthropology and history. Expanding the frame. Farnham : Ashgate.
PEDRI-SPADE, C. “But they were never only the master’s tools”: the use of photography in de-colonial praxis, AlterNative: An International Journal of Indigenous Peoples 13(2), p. 106 - 113.
PINNEY, C et N. PETERSON (eds.) 2003. Photography’s Other Histories. Durham et Londres : Duke University Press.
POOLE, D. 1997. Vision, Race and Modernity. A Visual Economy of the Andean Image World. Princeton : Princeton University Press.
QUANCHI, M. (ed.) 1997. Imaging, representation, and photography of the Pacific Islands, Pacific Studies 8(1), Special Issue.
QUANCHI, M. (ed.) 2006. Photography and History in the Pacific Islands, Journal of Pacific History 41(2), Special Issue.
QUANCHI, M. 2020. ‘Record of my journeyings in the Coral Sea’: Randolph Bedford’s 1906 album of the Solomon Islands, Journal of New Zealand & Pacific Studies 8(1), p. 39-56.
SASSOON, J., M. AIRD et D. TRIGGER 2024. Trusting the copies? Historical photographs and native title claims, Archives and Records 45, p. 19-39.
SEKULA, A. 1986. The Body and the Archive, October 39, p. 3–64.
SONTAG, S. 1977. On Photography. New York : Picador.
STRATHERN, M. 1996. Cutting the Network, JRAI 2(3), p. 517 - 535.
THORNER, S. et M. CLARKE. 2020. The Photograph as Archive, Reimagining the Archive, the Living Archive of Aboriginal Art. AnthroVision 8(2), [En ligne : https://journals.openedition.org/anthrovision/6647]
Contacts
Pour obtenir plus d’informations, vous pouvez contacter le coordinateur et la coordinatrice du dossier :
-
Enzo Hamel : e.hamel<at>uea.ac<pt>uk
-
Marie Durand : mariedurand<at>unistra<pt>fr
ainsi que la rédaction du Journal de la Société des Océanistes, redaction.jso<at>services.cnrs<pt>fr
Calendrier
-
Début juin 2026 : publication de l’appel à contributions
-
Mi-septembre 2026 : réception des propositions d’article (résumés)
-
Début janvier 2027 : réception de tous les articles du dossier
-
Mars 2027 : envoi en évaluation
-
Mi-juillet 2027 : réception des évaluations, demande de V2
-
Fin septembre-début octobre 2027 : réception des V2, sollicitation d’une éventuelle V3 pour fin octobre
-
Deuxième quinzaine de novembre 2027 : réception des manuscrits définitifs
Instructions aux auteurs et autrices pour la soumission d’un article
Merci de vous référer à la page suivante du site : https://journals.openedition.org/jso/15205
Notes
1 En référence à l’idée qu’il existerait une relation directe entre la réalité physique photographiée et l’image produite, relation impliquée par le procédé physico-chimique photographique de reproduction grâce à l’action de la lumière sur une surface sensible.
Haut de page

