Revue des revues
Notes de l’auteur
Les dossiers thématiques publiés dans des revues sont repris sous la rubrique « Actes de colloques, ouvrages collectifs, anthologies » supra.
Texte intégral
1Akinci Öztürk Esengül, Ricl Marijana, Tanriver Cumhur, « ANew Confession Inscription from the Sanctuary of Apollo Lairmenos », ZPE 230 (2024), p. 62–66 [publient l’editio princeps d’une stèle datée du iie ou iiie siècle apr. J.-C., dont le texte, qui s’apparente aux stèles dites « de confession », relate les transgressions commises à l’encontre d’Apollon au sein de son sanctuaire de Lairmenos, près d’Hiérapolis].
2Amilien Arnaud, « Quand les motifs mythiques soulignent l’évolution d’un personnage. Le cas de Cyrus chez Hérodote », AC 93 (2024), p. 13–43 [examine les motifs littéraires issus de traditions narratives dans l’Enquête d’Hérodote, et en particulier dans la vie de Cyrus (I, 95–130), dont le parcours est rapproché de celui des héros grecs, et de Zeus lui-même].
3Ambühl Annemarie, « „Eros hat mir ins Herz geritzt“. Reflexe der Materialität von Fluchtafeln im hellenistischen Liebesepigramm », ARG 26–1 (2024), p. 175–195 [à partir de l’étude d’épigrammes qui exploitent des motifs liés à l’amour (Liebesepigramm), l’A. étudie la performance, la transmission et la conservation de ce sous-genre spécifique].
4André Jérôme, Chezeaux Chloé, Fachard Sylvian, Krapf Tobias, Saggini Tamara, Theurillat Thierry, Verdan Samuel, Simosi Angeliki, Kyriazi Olga, Chryssoulaki Stella, Vokotopoulos Leonidas, « Fieldwork of the Swiss School of Archeology in Greece 2023 », AK 67 (2024), p. 95–109 [publient le résultat des fouilles archéologiques menées sur le site de l’Artémision d’Amarynthos lors de la campagne de l’année 2023].
5Baker Patrick, Thériault Gaétan, « Xanthos et les prêtres de Πατρῷος θεὸς Ξάνθος : inscriptions inédites et dossier d’ensemble », REG 137–1 (2024), p. 169–203 [présentent l’édition, la traduction et le commentaire des inscriptions figurant sur quatorze statues érigées par les prêtres du dieu local Xanthos ; l’analyse de ce dossier, qui s’échelonne entre le iie et le iiie siècle apr. J.-C., est ponctuée d’un commentaire général sur le type d’offrande offerte, l’identification de la divinité concernée par ce culte et la localisation de son sanctuaire].
6Barbieri Lorenzo, « Riconsiderando i lebeti lapidei con protomi di grifo : una classe di semata funerari del IV sec. a.c. ad Atene, in Attica ed Eubea », RA 78–2 (2024), p. 255–293 [à partir de l’étude de l’iconographie figurée sur des anses de chaudrons retrouvés à Athènes, en Attique et en Eubée, l’A. revient sur la signification de ces représentations, et la fonction de ces ustensiles en contexte funéraire].
7Bednarek Bartłomiej, « The Uses of Stools in Classical Athens : diphrophoroi in the Parthenon Frieze, Old Comedy, Attic Vases and beyond », CCJ 70 (2024), p. 1–25 [interroge la fonction accordée aux sièges que sont chargées de porter certaines desservantes du culte, nommées diphrophoroi (« porteuses de siège »), évoquées dans des sources littéraires et représentées sur la frise du Parthénon ; l’A. soutient que cet attribut était d’abord l’emblème de servantes chargées d’embellir leur maîtresse, avant de devenir un symbole associé au culte d’Athéna à Athènes].
8Benedetti Ginevra, « Falling from Olympus. Deconstructing the Modern Idea of ‘Pantheon’ to Translate the Ancient Panthe(i)on/Pantheum », Ktèma 49 (2024), p. 63–76 [envisage les différentes traductions et interprétations données au terme « panthéon » au fil du temps, souvent compris comme un ensemble condensé de divinités ou comme un monument destiné à en rassembler les cultes ; l’A. montre que l’usage de ce terme et de ses dérivés relève de stratégies pragmatiques visant à renforcer l’efficacité de l’action divine].
9Berkes Lajos, Monte Anna, « Reuniting Callimachus’ Hymns to Zeus and Delos : Three Fragments from Berlin and Leipzig Together Again », ZPE 230 (2024), p. 41–50 [publient l’édition de trois papyrus fragmentaires (P. Lips. Inv. 579–580 et P.Berol. Inv. 21170), qui conservent des passages de deux hymnes de Callimaque : l’Hymne à Zeus pour le premier, et l’Hymne à Délos pour les deux autres].
10Bitis Ioannis, « The Temple (?) of the Goddess Basileia in Thera and its Conversion into the Chapel of Aghios Nikolaos Marmaritis. Architecture through History », ASAA 101 (2023), p. 274–302 [procède à l’analyse d’un petit temple situé sur l’île de Théra, converti en église mais dont certains éléments architecturaux originaux ont survécu jusqu’à nos jours ; l’A. revient sur la datation du sanctuaire initial, sa fonction et sur l’identité de la divinité destinataire].
11Bonnet Corinne, Bernini Julie, Galoppin Thomas, Lebreton Sylvain, Marano Giuseppina, Nieto Izquierdo Enrique, Palamidis Alaya, « Des dieux qui comptent. Approches quantitatives des hiérarchies divines », Annales(ESC) 79–4 (2024), p. 725–773 [proposent des réflexions d’ordre méthodologique, illustrées par quelques cas d’étude, sur la manière d’articuler analyse quantitative et qualitative dans l’étude de la dénomination des dieux du polythéisme grec, à partir de l’outil offert par la base de données MAP (Mapping Ancient Polytheisms)].
12Boubounelle Olga, « Serments augustes et invocations de la Fortune de l’empereur dans les provinces hellénophones de l’Empire », Ktèma 49 (2024), p. 365–381 [réexamine les cas d’invocation de la fortune de l’empereur dans des inscriptions grecques, en considérant le rôle juridique et les implications légales de la formule, ainsi que la manière dont elle a favorisé la caractérisation du profil divin de l’empereur comme figure protectrice et garante].
13Boussac Marie-Françoise, Dana Dan, Seif El-Din Mervat, « Retour sur la dédicace d’époque impériale du Boubasteion d’Alexandrie (SEG LXIV 1895 = AÉ, 2014, 1417) », ZPE 230 (2024), p. 138–152 [republient quinze ans après l’editio princeps une dédicace en faveur de l’empereur Antonin le Pieux, érigée dans un sanctuaire d’Alexandrie voué au culte de Boubastis].
14Bravo Benedetto, « Une plaque de terre cuite trouvée à Thasos (BCH 139–140.1, 2015–2016, p. 43–65) », BCH 145–2 (2021), p. 399–411 [propose une nouvelle lecture d’une lettre, gravée sur une tablette d’argile découverte à Thasos ; datée du milieu du ve siècle av. J.-C., la missive a longtemps été identifiée comme une lettre privée, mais pourrait en réalité émaner d’un magistrat civique, qui ordonnerait la célébration d’une fête pour Zeus Patrōios ; cette interprétation explique non seulement la cuisson de la tablette, le caractère officiel de la lettre imposant sa conservation sur un support durable, tout en documentant l’existence d’un culte civique voué à cet aspect du dieu sur l’île de Thasos].
15Cardete del Olmo María Cruz, « Dionysus in Arkadia and His Relationship with the God Pan », DHA 50–2 (2024), p. 11–38 [examine les raisons de la pauvreté des traditions narratives et cultuelles autour de Dionysos en Arcadie ; l’A. avance que la place prépondérante de Pan, dissocié dans cette région de Dionysos qu’ailleurs il accompagne souvent, aurait conduit à reléguer ce dernier au second plan].
16Cardinali Sandy, « Dedica dei Tessali a Delfi di una statua in bronzo di Pelopida firmata da Lisippo », Axon 8 (2024), p. 85–98 [propose une nouvelle édition, assortie d’une traduction et d’un commentaire, de la dédicace d’une statue en bronze élevée en l’honneur du commandant Pelopidas, sans doute consacrée à Apollon Pythios dans son sanctuaire de Delphes].
17Cariou Morgane, Hamon Patrice, Salviat François, « Le médecin Timokleidès fonde un sanctuaire de Dionysos : à propos d’une épigramme thasienne méconnue », REG 137–1 (2024), p. 85–142 [présentent et commentent une dédicace de Thasos datée du ier siècle apr. J.-C., qui commémore, sous la forme d’une épigramme au style particulièrement élaboré, le don d’un complexe cultuel consacré à Dionysos Baccheus, qui avait pour fonction d’accueillir une association en l’honneur du dieu].
18Carless Unwin Nanomi, Henry Oliver, « A New Dedication of Maussollos from Labraunda. I.Labraunda 138 », EA 55 (2022), p. 1–12 [publient l’édition d’une inscription de Labraunda, qui permet de mieux comprendre l’implication des Hécatomnides dans la monumentalisation et le développement du sanctuaire au ive siècle av. J.-C.].
19Catenaccio Claire, Hutchins Richard, « Becoming a Place : Speaking Landscapes in the Homeric Hymn to Apollo », TAPA 154–2 (2024), p. 361–395 [en analysant les passages de l’hymne, dans lesquels le poète fait s’exprimer des lieux de culte, l’A. souligne les motifs littéraires qui sous-tendent cette « personnification » des espaces sacrés].
20Cecconi Niccolò, « A templum cum porticibus at Athens : Context, Architecture, and Relation with the Urban Landscape », Eirene 60 (2024), p. 161–202 [présente l’analyse d’un temple découvert dans les années 1960 sur le site de l’Olympieion à Athènes, dont la datation et la fonction restent encore incertaines].
21Ciarini Alessio, « Da Europa ad Ercina : Interscambi religiosi nella Beozia di età ellenistica », Mythos 18 (2024), en ligne [étudie les interactions cultuelles en Béotie à travers le culte de la nymphe Hercyna à Lébadée, qui aurait été associé à celui de Déméter Europe à la suite de contacts avec les populations celtiques établies dans la région].
22D’Alessio Giovan Battista, « Dionysus and Adonis : a Contribution to the Study of the Orphic Rhapsodies », CCJ 70 (2024), p. 122–143 [à partir de textes poétiques et philosophiques mobilisant des thèmes dionysiaques, l’A. revient sur l’assimilation de Dionysos et Adonis, qui constituerait selon lui un élément majeur de la dernière étape de la Théogonie transmise par les Rhapsodies orphiques, dans laquelle Adonis apparaît comme l’une des « images » de Dionysos].
23Dominicy Marc, « A New Text of Sappho’s Hymn to Aphrodite, 18–20 », ZPE 231 (2024), p. 1–15 [propose une nouvelle lecture d’un passage de l’Hymne à Aphrodite de Sapho (v. 18–20), accompagnée d’une tentative d’interprétation des vers concernés].
24Eller Audrey, Hermary Antoine, « Un énigmatique chapiteau figuré trouvé à Delphes », BCH 146–1 (2022), p. 9–51 [s’interrogent sur la présence d’un chapiteau corinthien découvert à Delphes, dont le décor, figurant notamment une tête de félin, s’inspire de l’iconographie religieuse égyptienne ; les A. expliquent le recours à ces motifs par un lien avec la présence éventuelle de cultes égyptiens à Delphes, ou plus spécifiquement par un rapprochement entre la déesse Artémis et Bastet].
25Evans Richard J., « Dorieus’ Temple to Athena Crathias – A Finely Balanced Fiction », AClass 67 (2024), p. 34–48 [rejette l’historicité de l’épisode de la dédicace par Dorieus d’un temple à Athéna Crathias (Hérodote, V, 45) ; pour l’A., le caractère fictif de ce récit n’implique pas pour autant qu’il faille l’attribuer à une invention délibérée de l’historien].
26 Felisi Claudio, « D’où viennent les noms des dieux grecs ? La réponse d’Hérodote et de ses lecteurs anciens (Platon et Diodore) reconsidérée », Ktèma 49 (2024), p. 247–271 [reprend les célèbres passages d’Hérodote sur l’origine — égyptienne, pélasgique, phénicienne ou libyenne — du nom des dieux grecs, à l’aune des témoignages de Platon (Critias, 113a–b) et de Diodore (I, 11–18), qui attribuent aussi une provenance « barbare » aux appellations des divinités helléniques].
27Felisi Claudio, « L’exégèse allégorique du mythe du “partage du monde” dans Schol. Vet. Ad Il. XV, 192–193 bT : un nouveau fragment des Questions homériques de Porphyre ? », REG 137–1 (2024), p. 41–83 [examine une scholie exégétique consignant une réflexion sur l’étymologie des noms de Zeus, Poséidon et Hadès, en marge d’une interprétation allégorique du mythe du partage du monde, tel qu’il apparaît dans l’Iliade ; tout en proposant un nouvel éclairage sur l’étymologie du nom d’Hadès, l’examen des sources citées et mobilisées dans ce passage conduit l’A. à l’attribuer aux Questions homériques de Porphyre].
28Felisi Claudio, « Le fragment 912 Kn. d’Euripide : “Soit Zeus, soit Hadès” et un pelanos. Nouvelle édition, traduction et interprétation », RPh 97–2 (2023), p. 1–25 [édite, traduit et commente un fragment d’Euripide, qui relate le début d’un rituel nécromantique ; l’A. examine notamment l’invocation conjointe de Zeus et d’Hadès, convoqués respectivement dans l’adresse rituelle en raison de leur pouvoir sur la vie et sur la mort].
29Fernàndez Delgado José, « Oráculos proverbiales », Aevum Antiquum 24 (2024), en ligne [analyse la signification, la fonction et l’origine des proverbes contenus dans les réponses des oracles delphiques, qui constitueraient selon l’A. une manière de renforcer l’autorité des prescriptions oraculaires].
30Fleischer Kilian, « Die Präferenzen der Götter : zum Ende von De forma dei des Demetrius Laco (PHerc. 1055) », ZPE 231 (2024), p. 118–122 [présente une nouvelle édition d’un passage d’un traité philosophique de Demetrius Laco conservé sur papyrus, où le philosophe défend l’anthropomorphisme épicurien contre les critiques stoïciennes et péripatéticiennes].
31Fuduli Leonardo, « Il tempio periptero di Eraclea Minoa. Una rilettura dei dati », Thiasos 14 (2025), p. 203–216 [revient sur les fouilles menées au xxe siècle à Héracléa Minoa en Sicile, qui ont mis au jour un temple périptère datant de l’époque hellénistique ; le réexamen des données archéologiques permet à l’A. de mieux situer ce temple dans les étapes de la monumentalisation de la cité à cette période].
32Fuentes Vélez Laura, « Calendario dei sacrifici del demo attico di Thorikos », Axon 8 (2024), p. 41–64 [offre une édition et une traduction italienne du calendrier sacrificiel de Thorikos (CGRN 32), accompagnées d’un commentaire principalement textuel (paléographie, datation), mais qui aborde également l’identité de certaines divinités destinataires, les modalités du sacrifice (choix des animaux, déroulement du rituel, participants), ainsi que la fonction même du calendrier].
33Gavalas Georgios, Mazzilli Giuseppe, « Votive Columns from the Archaic Period on the Acropolis of Siphnos », ASAA 101 (2023), p. 201–231 [envisagent le développement de l’architecture cultuelle dans les Cyclades à partir de l’étude archéologique de cinq colonnes votives provenant de l’ancienne asty de Siphnos, datées entre la période archaïque et le début de la période classique].
34Ginevra Riccardo, « On Ancient Greek φράσσω : Proto-Germanic *burg-ja- (PIE *bhrgh-ió/é- ‘enclose’), AGk φόρξ* : PGmc *burg- (PIE *bhrgh-s ‘enclosing’), and the Greek ˚Sea-god Φόρκῡς/Φόρκος », Glotta 100–2 (2024), p. 19˚5–219 [revient sur l’étymologie du verbe φράσσω (« enfermer ») et de ses dérivés, parmi lesquels le nom du dieu marin Φόρκος, dont il rapproche l’origine du motif mythologique archaïque du serpent encerclant la terre et les eaux].
35 Girard Thibault, « Éros, la torche et l’abeille : une autre interprétation de l’intaille du musée Fitzwilliam (Cambridge) », AA (2024–2), p. 127–141 [étudie une iconographie singulière d’Éros, figurée sur une intaille du musée Fitzwilliam à Cambridge (inv. : CG 296), qui montre le dieu brûler une abeille ; l’A. met en rapport cette iconographie avec certaines traditions narratives autour d’Éros dans la poésie grecque].
36Guay Jean-François, « Un “oiseau-phallus” qui déploie sa queue ? Nouvelle proposition d’identification de l’oiseau sur la base de Karystios à Délos », BCH 146–1 (2022), p. 247–272 [examine l’iconographie figurée sur la base d’un monument votif offert par Karystios à Délos ; l’A. explique la représentation de l’oiseau-phallus qui y figure par un lien avec des pratiques dionysiaques].
37Guo Zilong, « Framing the Delphic Oracle, Institutionalizing the Olympic Games : Phlegon of Tralles’Olympiads », CQ 74–1 (2024), p. 269–280 [se penche sur une réponse de l’oracle de Delphes, rapportée par Phlegon de Tralles dans ses Olympiades (FGrHist 257 F 1), qui aurait eu pour but de légitimer l’instauration par Lycurgue des Jeux Olympiques en 776 av. J.-C., en présentant leur institution comme un moyen de s’assurer la faveur des dieux].
38Habetzeder Julia, « A Bronze Deposit Excavated at Kalaureia in 2016. A Statuette of the Herakles Chiaramonti Type, a Stand and a Thymiaterion », OAth 17 (2024), p. 47–67 [présente trois objets de bronze découverts en 2016 dans un dépôt votif sur l’île de Poros, comprenant une statuette d’Héraclès, un brûle-encens et un plat, probablement utilisés en contexte rituel pour honorer le dieu].
39Harrison Thomas, « Greek Atheism : a Mirage », G&R 72–1 (2025), p. 88–108 [revient sur les témoignages parfois compris par la critique moderne comme une expression d’athéisme de la part des Grecs ; l’A. montre que cette lecture résulte souvent d’une construction savante moderne, tout en soulignant qu’un système religieux fondé sur le rituel n’est pas nécessairement dénué de croyance, dont l’intensité ne correspond toutefois pas à celle que suppose le cadre monothéiste].
40Hawes Greta, Selth Rosemary, « Matrilineal Succession in Greek Myth », CQ 74–1 (2024), p. 1–23 [analysent les cas de succession matrilinéaire dans les traditions narratives grecques, afin de mettre en lumière les conceptions qui leur sont associées ; les A. concluent que cette forme de filiation n’est pas considérée comme moins légitime que la succession patrilinéaire, et qu’elle offre même certains avantages que les auteurs anciens peuvent exploiter].
41Henry Marissa, « Bird Signs and Trash Birds in Euripides’ Ion », TAPA 155–1 (2025), p. 35–72 [à partir de l’analyse de l’imaginaire associé aux apparitions d’oiseaux dans l’Ion, l’A. met en évidence la signification pessimiste qu’Eupide attribue aux présages divins].
42Holtzmann Bernard, « La frise des Panathénées, entre mimèsis et phantasia », BCH 146–1 (2022), p. 1–7 [s’interroge sur la fonction de la frise des Panathénées ornant le Parthénon, qu’il ne faut pas envisager comme une reproduction fidèle d’un évènement historique, mais comme une œuvre artistique laissant place à une part d’imagination].
43Kizil Abuzer, Talatas Linda, « Two Archaic leontophoroi Statues from Euromos », RA 78–2 (2024), p. 229–253 [publient l’étude de deux statues de « porteurs de lion » (leontophoroi), découvertes près du temple de Zeus Lepsynos à Euromos, en Carie, en replaçant leur découverte dans son contexte, puis en examinant des parallèles connus ailleurs].
44Klöckner Anja, Chudaska Mareike, « Defixiones in sepulkralen Kontexten », ARG 26–1 (2024), p. 151–173 [interrogent le rôle des tombes comme lieux de dépôt pour des tablettes de malédiction ; les A. montrent que cet emplacement n’a pas seulement pour objectif d’attribuer au mort l’exécution du sort, mais aussi de renforcer son efficacité par la combinaison d’éléments aux propriétés nocives (restes humains dans la tombe et plomb de la tablette)].
45 Konstantinou Ariadne, « Altars, Palm-trees, and Sourvinou-Inwood’s Methodology », BICS 67–1 (2024), p. 21–25 [revient sur l’étude de C. Sourvinou-Inwood (BICS 32–1 [1885], p. 125–146) consacrée à la figuration de palmiers près d’autels sur les vases attiques ; tout en reconnaissant l’intérêt de cette contribution, l’A. évoque les travaux ultérieurs qui ont approfondi le sujet].
46Konstantinou Ariadne, « The Anthropomorphism of Hestia : Reconsidering the Early Greek Sources », JHS 144 (2024), p. 247–260 [reprend l’examen de l’iconographie associée à la déesse Hestia, à partir de deux représentations sur des vases à figures noires datant de l’époque archaïque (le dinos de Sophilos et le vase François) ; l’analyse de l’A. l’amène à nuancer l’idée communément admise de la pauvreté de l’iconographie de la déesse].
47Korenjak Martin, « Herr Durch und Frau Leicht : Zeus und Rhea im Proömium der Erga », Hermes 153–1 (2025), p. 113–117 [interroge l’emploi fréquent que fait Hésiode de l’adverbe ῥέα/ῥεῖα (« facilement »), en suggérant qu’il s’agit pour le poète d’une manière d’évoquer Rhéa, la mère de Zeus, par un jeu sur l’étymologie entre l’adverbe et le nom de la déesse].
48Langdon Susan, « Early Corinthian Jointed Dolls : Context, Meaning, and Diffusion », Hesperia 93–2 (2024), p. 251–335 [considère les fonctions rituelles accordées aux poupées articulées corinthiennes, dont une quarantaine d’exemplaires proviennent du sanctuaire de Déméter et de Koré sur l’Acrocorinthe ; l’A. examine l’évolution et la diffusion de cette pratique].
49Liveri Angeliki, « Sirens’ Songs and Music : Their Representations and Significance on Archaic and Classical Attic Vase-Paintings », Pallas 124 (2024), p. 135–170 [examine l’évolution de l’iconographie associée aux sirènes et sa signification, à partir de représentations sur des vases des périodes archaïque et classique, où elles apparaissent intimement liées à la sphère musicale].
50Lotz Helmut, Prignitz Sebastian, « Neues Altes von den Kalliasdekreten (IG I3 52) », Chiron 54 (2024), p. 131–198 [reviennent sur la chronologie des décrets de Kallias, qui traitent de l’administration du trésor d’Athéna, en démontrant que deux textes furent votés le même jour, et dans l’ordre inverse de celui admis jusqu’ici].
51Mackin Roberts Ellie, « The Cave of Laughlessness, Sensory Deprivation, and Cognitive Depletion at Eleusis », BICS 67–1 (2024), p. 64–74 [examine la fonction des grottes en tant qu’espaces liminaires lors d’initiations aux mystères ; en s’appuyant sur sa propre expérience du site d’Éleusis, l’A. met en évidence la manière dont l’environnement géographique peut éveiller et mobiliser les émotions indispensables aux pratiques initiatiques].
52Margariti Katia, « Signifying Lost Potential : The Hare in the Funerary Art of Archaic and Classical Athens », Hesperia 94–1 (2025), p. 17–64 [étudie le motif du lièvre dans l’iconographie funéraire athénienne des époques archaïque et classique ; selon l’A., le lièvre serait le symbole de la mort prématurée des jeunes hommes et de l’interruption de leur potentiel reproductif].
53Marginesu Giovanni, « L’antica forma. Il restauro degli edifici sacri nella Grecia classica ed ellenistica. Prolegomeni epigrafici », ASAA 102–1 (2024), p. 134–163 [aborde certaines problématiques relatives aux réparations et aux réaménagements des espaces sacrés aux époques classique et hellénistique, en s’interrogeant sur leurs implications politiques et religieuses].
54Martínez-Chico David, Zellmann-Rohrer Michael, « A Greek Amulet from The Bay of Naples in New York », Athenaeum 112–2 (2024), p. 513–522 [présentent l’édition d’une amulette en or, en forme de tabula ansata, portant des inscriptions grecques ainsi que des signes magiques, l’A. en retrace l’histoire et la provenance, qu’il situe dans la région de Naples ou de Pouzzoles].
55Mcphee Brian D., « The Conditionality of Helenus’ Oracle and Tragic Choice in Sophocles’ Philoctetes », Mnemosyne 78–3 (2025), p. 527–547 [se demande si l’oracle délivré par Hélénos à Philoctète n’a pas pour fonction, plutôt que d’imposer la volonté des dieux quant à son alliance avec l’armée des Grecs, de lui laisser au contraire la liberté de décider ; partant, Sophocle mettrait l’accent sur le choix délibéré du héros et ses conséquences dans le déroulement de l’intrigue tragique].
56Miguélez-Cavero Laura, « Too Much… Too Little… Just Right : Adjustments of Dionysus’ Heroism in Nonnus’ Dionysiaca », Phoenix 77–3/4 (2023), p. 293–308 [analyse la manière dont Nonnos fait intervenir les héros homériques dans ses Dionysiaques, tout en renforçant le caractère héroïque du Dionysos qu’il met en scène].
57Miles Margaret M., Lynch Kathleen M., « The Hephaisteion in Athens : Its Date and Design », Hesperia 93–2 (2024), p. 191–250 [le réexamen des rapports de fouilles de l’Héphaisteion publiés en 1941 permet à l’A. de montrer que le temple a connu deux phases de construction (480, puis 465–460), ainsi qu’une phase de réparation (426) ; l’article propose également une nouvelle tentative de reconstitution de l’intérieur du temple].
58Mojsik Tomasz, « Nymphs, Muses (and Cicadas) at the Ilissus. Plato’s Phaedrus 278b and the Early Meanings of mouseion », Hermes 152–1 (2024), p. 16–39 [propose une relecture d’un passage du Phèdre de Platon, soutenant que le terme mouseion (278b) ne désigne pas un sanctuaire aux Muses, mais renvoie aux cigales chantant dans le platane, que le philosophe mentionne juste avant ; cette interprétation remet en cause l’existence d’un culte des Muses autour de l’Ilissos à l’époque classique].
59Mojsik Tomasz, « Muses as ‘Fellow Citizens’ ? Posidippus of Pella (118,1 AB), Macedonian Culture and the Political Life of the Muses », Mnemosyne 77–6 (2024), p. 956–976 [à partir de l’invocation aux « Muses citoyennes » (Μοῦσαι πολιήτιδες) dans une épigramme de Posidippe de Pella (118 A.–B.), interprétée comme une allusion à la patrie du poète, l’A. met en évidence l’importance du culte des Muses pour les communautés civiques et la place centrale de la mousikē dans la culture grecque].
60Munn Mark, « The Greek Text of the Vezirhan Stele (SEG 47–1684). A Sacred Marriage and Dedication to an Unnamed Goddess », EA 55 (2022), p. 13–22 [examine une stèle portant une inscription phrygienne ainsi qu’un texte grec, longtemps resté obscur, mais qui pourrait évoquer une déesse, dont l’union avec une autre divinité serait figurée dans l’iconographie que porte la stèle].
61Müller-Moaty Sarah, « La danse olympienne dans l’Hymne homérique à Apollon », Gaia 28 (2025), en ligne [propose une nouvelle interprétation du passage de l’Hymne (v. 182–207) décrivant une danse complexe effectuée par les dieux. L’A. en conclut que la description ne vise pas tant à représenter une danse en particulier qu’à évoquer diverses chorégraphies tirées du répertoire de danses associées au culte d’Apollon, évoquant ainsi la complexité du profil du dieu et son omniprésence dans le domaine musical et artistique].
62Naar Mathilde, « Traduction de théonyme et transfert de culte. Le cas d’Hygie et Salus à Rome », Ktèma 49 (2024), p. 11–26 [envisage les traductions du nom de la déesse grecque Hygie (« la santé ») par les Romains, en montrant comment les différentes interpretationes de la déesse à Rome ont conduit à une différenciation entre deux divinités (Salus, puis Hygia), mais aussi à un rapprochement des compétences de ces dernières].
63Ναούμ Ελπινίκη, Πασχίδησ Πασχάλης, « Απελευθέρωση και τεκνοθεσία : μια νέα επιγραφική μαρτυρία από το ιερό του Ηρακλή Κυναγίδα στις Πέτρες Εορδαίας », Tekmeria 19 (2025), p. 119–156 [publient une inscription de 61/0 découverte sur l’acropole de Petres (Eordée), commémorant l’affranchissement d’un esclave ; l’inscription apporte des données inédites sur le culte d’Héraclès Kynagidas, mais aussi sur la gestion de la propriété familiale et les pratiques d’affranchissement et d’adoption].
64 Negro Silvia, « Decreto del demo di Halai Aixonides per il sacerdote Polystratos e altri benemeriti », Axon 9 (2025), p. 1–16 [publie et commente un décret honorifique du dème attique d’Halai Aixônidès, octroyant des honneurs pour le prêtre Polystrate et ses assistants officiant au sein du sanctuaire d’Apollon Zōstēr ; gravé sur une table de culte, le texte illustre l’histoire du sanctuaire à la période hellénistique et les pratiques qu’il encadrait].
65Nieto Izquierdo Enrique, « Une Ennodia “de la cité” a-t-elle existé en Thessalie ? À propos de l’épithète FΑΣΤΙΚΑ dans IG IX 2, no 575 », ZPE 232 (2024), p. 116–122 [revient sur l’identité de la déesse panthessalienne Ennodia, qualifiée de Wastika dans la plus ancienne dédicace la mentionnant ; l’A. propose une nouvelle édition et un commentaire, interprétant l’épiclèse non pas comme une variante de l’adjectif ἀστικός (« de la cité »), mais de ἡστικός (« qui fait plaisir, qui réjouit »), situant ainsi Ennodia dans la lignée d’autres divinités féminines qualifiées de cette manière].
66Ornaghi Massimiliano, « L’arco e la lira : Eraclito, Apollo, Odisseo », QUCC 139 (2025), p. 11–33.
67Ortiz-García Jónatan, « The Identification of the Peloponnesian Apis with the Egyptian Serapis in Arnobius, Adversus Nationes 1.36.6 », CQ 74–1 (2024), p. 369–374 [commente un passage d’Arnobe, dans lequel le polémiste chrétien établit un lien entre l’Apis honoré dans le Péloponnèse et le dieu Sarapis d’Égypte].
68Pacheco Ascuy Jeremy, « Zeuxias’ Monetary Deposits at the Sanctuary of Olympia », Axon 8 (2024), p. 23–40 [à travers l’étude d’une tablette votive enregistrant un dépôt monétaire placé dans le sanctuaire panhellénique d’Olympie, l’A. revient sur les pratiques monétaires que peuvent accueillir certains sanctuaires].
69Palamidis Alaya, « Les sanctuaires grecs antiques : des lieux de savoir », RHR 242–1 (2025), p. 5–35 [envisage la manière dont diverses connaissances sont mobilisées au sein des sanctuaires, qui fonctionnaient ainsi comme des centres de savoir ; selon l’A., savoirs et religion entretiennent une influence réciproque, notamment grâce à la fréquentation de ces lieux par des intellectuels].
70Paltriccia Arianna, « Afrodite e le Pretidi. Una variante secondaria del mito e una sua fonte dimenticata (Lact. Plac. In Stat. Theb. Comm. II 220) », Maia (2024–3), p. 612–626 [analyse les variantes du mythe des Proétides, qui font d’Aphrodite, plutôt que d’Héra ou de Dionysos, l’instigatrice de leur châtiment, et s’attache à en rechercher des parallèles dans les traditions ultérieures (Élien, Lactance Placide)].
71Pàmias Jordi, « Bronze Mythology and Prophecy: χαλκαίνω (Sophocles, Euripides, Lycophron) » , MH 81–2 (2024), p. 179–197 [réexamine le verbe καλκαίνω/χαλκαίνω dans certains passages littéraires, en proposant d’y reconnaître un emploi spécialisé (« prononcer ; élucider une prophétie »)].
72Parker Robert, « Two Attitudes to Divination in Eunapius », CQ 74–1 (2024), p. 379–380 [compare l’attitude très différente de deux sophistes vis-à-vis des pratiques divinatoires dans un passage d’Eunape (476–7, p. 440–2 Loeb)].
73Pavlides Nicolette, « The Sanctuary of Apollo Hyperteleatas in Laconia : A Central Perioikic Cult in the Malea Peninsula », AJA 129–1 (2025), p. 59–88 [envisage les pratiques religieuses des perioikoi de Laconie et de Méssénie aux époques archaïque et classique, à partir de l’étude du sanctuaire d’Apollon Hyperteleatas et du matériel votif qu’il a livré ; l’A. met en lumière le rôle central de ce lieu de culte dans l’affirmation identitaire de ces communautés, en marge de l’influence de Sparte].
74Pellerin Daniel, « A Riddle Wrapped in a Mystery : The Elusive E at Delphi », CCJ 70 (2024), p. 67–81 [revient sur les interprétations données à la lettre E gravée sur le fronton du temple d’Apollon à Delphes, dont le caractère énigmatique, qui devait interroger le visiteur, lui rappellerait la supériorité de la sagesse mantique en ce lieu].
75 Petrakis Manolis, « A Twice-Inscribed Strigil from the Sanctuary of Apollo on Despotiko », Hesperia 94–1 (2025), p. 1–15 [s’interroge sur la fonction d’un racloir en bronze, découvert à Despotiko, qui aurait été, après utilisation, consacré en offrande à Apollon].
76Planchas Gallarte Soraya, « La polaridad de Dioniso : un dios en la guerra y en la paz (Plu., Demetr. 2.3) », Emerita 92–1 (2024), en ligne [analyse un passage de Plutarque où Dionysos apparaît à la fois comme un dieu de la guerre et de la paix, reflétant l’ambiguïté de son profil divin ; cette ambivalence, confirmée par les sources littéraires et iconographiques, traduirait la capacité du dieu à unir des forces contradictoires, faisant de lui un dieu redoutable et civilisateur].
77 de Polignac François, « Poséidon et le pneuma. Le séisme comme signe et remède en Grèce ancienne », RHR 241–2 (2024), p. 183–191 [envisage les explications données aux séismes en Grèce ancienne, soit comme une manifestation de la colère de Poséidon, soit comme un phénomène strictement naturel et géologique ; selon l’A., les deux théories reposent sur une même idée de déséquilibre dans la circulation d’un élément primordial].
78Praticò Domenico, « Marriage and Succession in Nonnus’Dionysiaca », Hermes 153–3 (2025), p. 338–356 [propose une relecture des Dionysiaques de Nonnos, en mettant en avant un aspect original du récit : la possibilité qu’il préfigure la succession de Zeus par Dionysos. D’après l’A., les épisodes relatant les relations amoureuses de Dionysos s’inscrivent, avec d’autres digressions, dans cette perspective].
79Prignitz Sebastian, Thür Gerhard, « Problems with Some Buildings in the Sanctary of Epidauros : The ‘Stele of the Punishments’ », Hesperia 94–2 (2025), p. 185–223 [analysent la stèle dite « des châtiments » à la lumière de découvertes archéologiques, afin d’expliquer la condamnation de l’architecte Périllos, qui n’aurait pas correctement planifié l’emplacement des colonnes de l’abaton du sanctuaire].
80Ramón Palerm Vicente M., Vergara Recreo Silvia, « La dimensión religioso-moral de la voz ἀναμάρτητος en Plutarco », Emerita 92–2 (2024), en ligne [proposent une analyse sémantique du terme ἀναμάρτητος (« innocent, irréprochable ») ; à partir de six passages de Plutarque, les A. mettent en lumière la manière dont l’écrivain exploite la dimension religieuse et morale du terme, en accord avec des objectifs stylistiques, didactiques et théologiques].
81Reinhardt Isabella, « Parmenidean Resonances in Aeschylus’ Hymn to Zeus », CW 118–1 (2024), p. 1–30 [envisage l’Hymne à Zeus dans l’Agamemnon d’Eschyle à l’aune de la pensée de Parménide ; ces similitudes, que l’A. interprète comme des « résonances » littéraires, conféreraient à Zeus les propriétés parménidiennes de l’« étant », immuable et toujours vrai].
82Romano Carman, « Rape and Revenge in the Homeric Hymn to Aphrodite », Arethusa 58–1 (2025), p. 75–100 [en partant du motif du viol dans l’Hymne, l’A. envisage plus largement la question du rapport entre sexe et pouvoir dans la poésie archaïque].
83Ropars Jean-Michel, « Achille et Apollon dans l’Iliade », BAGB (2024–1), p. 122–146 [étudie le motif du cycle et de la succession des rythmes, structurant dans l’Iliade et qui caractérise certains protagonistes, à travers les trames narratives liées à Apollon et à Achille dans le poème].
84Roskam Geert, « Scrutinizing God’s Inscrutable Ways : The Challenges of Plutarch’s Theodicy in De sera numinis vindicta », Eirene 60 (2024), p. 55–83 [revient sur la position philosophique de Plutarque vis-à-vis de la providence divine et de l’attitude recommandée pour éviter les châtiments que celle-ci peut infliger aux hommes].
85Rouanet Cyril, « La “science des choses divines et humaines” (rerum divinarum humanarumque scientia). Histoire sémantique d’une expression dans l’Antiquité, entre polythéisme et monothéisme », Athenaeum 112–2 (2024), p. 454–486 [en s’appuyant sur un vaste corpus allant de la Grèce classique à la fin de l’Antiquité, l’A. étudie l’expression rerum diuinarum humanarumque scientia, en analysant les conceptions philosophiques grecques à l’origine de cette notion, son évolution et sa diffusion en contexte monothéiste].
86Sakka Niki, « New Evidence on the Precinct of the Sanctuary of Olympian Zeus in Athens : The Multiple Aspects of a Major Project and its Impact on the City. A Preliminary Report », ASAA 102–1 (2024), p. 164–178 [publie les résultats de fouilles récentes effectuées sur le site du sanctuaire de Zeus, situé près de l’Ilissos à Athènes, qui ont notamment révélé des citernes d’eau alimentant le sanctuaire ; l’A. inscrit cette découverte dans le contexte des aménagements urbanistiques réalisés à Athènes sous Hadrien].
87Savo Maria Barbara, « Regolamento dal santuario di Anfiarao ad Oropo », Axon 8 (2024), p. 65–85 [à partir d’une prescription du sanctuaire d’Oropos (CGRN 75), qu’elle republie et traduit, l’A. revient sur l’histoire du sanctuaire, les missions attribuées à son personnel de culte et les règles encadrant l’accès aux sanctuaires médicaux dans le monde grec].
88Särman Sanja, « Double Motivation, Gods and Psychic Organs in the Iliad », AJPh 146–2 (2025), p. 243–271 [s’intéresse à la manière dont les actions des hommes dans l’Iliade peuvent être influencées, d’une part, par l’agentivité divine et, d’autre part, par les « organes » gouvernant les émotions humaines (θυμός, κραδίη)].
89Sears Matthew A., « Old Battles and New Funerary Monuments : Tombstones along Sacred Routes in Classical Attica », Hesperia 94–1 (2025), p. 95–141 [examine la portée de la localisation stratégique de certains monuments funéraires, placés notamment le long des routes menant à des champs de bataille célèbres, comme Marathon, ou encore sur les voies d’accès à des sanctuaires].
90Segev Mor, « An Aristotelian Account of Religious Music in Strabo, 10.3 », Mnemosyne 77–6 (2024), p. 977–999 [se penche sur un passage de Strabon (10.3) décrivant la musique qui accompagne les rites d’initiation, que l’A. interprète à la lumière des théories aristotéliciennes selon lesquelles la musique agit sur les émotions ; selon l’A., l’écoute de cette musique viserait à susciter l’élan nécessaire pour accéder au savoir divin].
91Sheedy Kenneth A., Pike Scott, « The Colossal Archaic Naxian Statues in the Sanctuary of Apollo on Delos », AJA 129–1 (2025), p. 25–57 [présentent les données de l’analyse isotopique faite sur le marbre de cinq fragments et d’une base qui constitueraient les vestiges de la fameuse statue connue sous le nom de « Colosse des Naxiens », souvent identifiée avec une représentation d’Apollon].
92Simone Caleb, « The Sound of the Furies : Scripting the Aulos in Aeschylus’ Eumenides », AJPh 145–4 (2024), p. 497–534 [analyse la manière dont l’environnement sonore dans les Euménides d’Eschyle participe de la caractérisation du profil des Érinyes, en exploitant des sonorités associées, pour les Anciens, au monde chthonien].
93Somerville Ted, « Philetas’ Demeter and His Lament for Bittis », ZPE 231 (2024), p. 53–67 [s’intéresse au poème de Philetas de Cos intitulé Déméter, dans lequel il met en scène le deuil de la déesse au départ de Perséphone ; l’A. situe l’œuvre dans la biographie du poète élégiaque et la replace dans l’histoire du genre littéraire auquel elle se rattache].
94Straus Michael, « Clytemnestra’s Breast », AClass 67 (2024), p. 180–195 [étudie la représentation de la mort de Clytemnestre chez les tragiques, et plus spécifiquement l’épisode où elle dévoile sa poitrine à Oreste pour qu’il y porte le coup fatal ; selon l’A., ce motif répond moins d’une volonté de respecter l’histoire du mythe que d’une manière d’accentuer le thème du matricide, de l’adultère et de la vengeance].
95Strauss Clay Jenny, « Achilles Inaugurates his Cult », G & R 72–1 (2025), p. 38–64 [envisage les actes rituels qu’Achille pose en l’honneur du défunt Patrocle dans l’Iliade, comme une préfiguration du futur culte voulu pour le héros lui-même].
96 Trippé Natacha, Imbs Marjolaine, « L’autel du sanctuaire de Zeus sur l’agora de Thasos », BCH 145–2 (2021), p. 413–447 [présentent l’étude archéologique d’un sanctuaire de Thasos (GTh 34) et de son autel, dont la comparaison avec une inscription (IG XII 8, 361) conduit les A. à identifier le culte concerné comme celui de Zeus Agoraios].
97Valderrábano González Irune, García Quintela Marco V., « Prométhée : sage-femme au chevet de l’humanité ? », Pallas 124 (2024), p. 115–133 [reviennent sur les traditions narratives où Prométhée intervient dans le contexte de naissance, au sens propre (création de Pandore) ou au sens figuré (naissance de l’humanité dans le mythe de Protagoras), pour montrer que l’assistance qu’il offre dans ce cadre constitue un aspect central de son profil divin].
98Vergara Recreo Silvia, « Betraying the polis and the Gods. (Ir)religious Persuasion in Lycurgus, Against Leocrates », Athenaeum 112–1 (2024), p. 5–27 [analyse l’argument d’irreligiosité invoqué par Lycurgue lors de l’accusation de trahison portée contre Léocrate ; l’A. met en évidence la manière dont l’orateur exploite certaines notions (ἀσέβεια, ἀνόσιος) qu’il manipule, afin de présenter son adversaire comme une menace pour la cité ; l’accusation d’irreligiosité renforce sa rhétorique, donne plus de poids à son argumentation et suscite l’animosité de l’auditoire].
99 von Miller Alexandra, « Dating the Oldest Street Paving in the Area of the So-Called Sacred Way at Didyma. A Contribution to the Discussion », AA (2024–1), p. 143–190 [propose une révision de la datation de la Voie Sacrée de Didymes et du tracé qu’elle empruntait à l’époque pré-hellénistique, à partir de l’examen de tessons de potterie découverts au niveau inférieur de la route].
100Voyatzis Mary E., Romano David G., Davis George H., Jordan Pamela, Saif Ryan K., Cummins Kenneth L., Beck Susan, « Thunder, Lightning, and Earthquakes and Their Impact on the Sanctuary of Zeus on Mt. Lykaion », Hesperia 93–4 (2024), p. 597–616 [expliquent la présence d’un sanctuaire de Zeus sur le Lykaion du fait de la manifestation à cet endroit de forces naturelles dont l’origine est attribuée au dieu (éclairs et tonnerre, tremblements de terre)].
101Zellmann-Rohrer Michael, Martínez-Chico David, « A Dedication to Artemis Anaitis and Men Tiamou », EA 55 (2022), p. 155–158 [examinent une stèle portant une dédicace d’époque romaine à Artémis et à Men, honorés respectivement par les épiclèses locales Anaitis et Tiamou ; les A. mettent en relation ces cultes avec un grand sanctuaire de Lydie, qui pourrait avoir constitué le lieu d’érection initial de la pierre].
Pour citer cet article
Référence papier
Julien Dechevez et Vicky Protain, « Revue des revues », Kernos, 38 | 2025, 343-353.
Référence électronique
Julien Dechevez et Vicky Protain, « Revue des revues », Kernos [En ligne], 38 | 2025, mis en ligne le 11 mars 2026, consulté le 09 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/kernos/9026 ; DOI : https://doi.org/10.4000/15yqd
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