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Dossier
Littératures de Gênes

Mémoire vivante et requiem pour une génération

Memoria viva e requiem per una generazione
Living memory and a generational requiem
Frédéric Paulin et Jean-Louis Fournel

Résumés

Dans son roman policier, Frédéric Paulin propose une histoire située du contre-sommet de Gênes qui est fondé à la fois sur une expérience personnelle, générationnelle, et sur une réflexion de longue durée portant sur la politique sécuritaire des États de l’Union européenne après le 11 septembre. Le cas de Gênes 2001 illustre pour Paulin la criminalisation du mouvement altermondialiste qui s’inscrit dans les pratiques d’un « laboratoire négatif » représenté selon lui par l’Italie berlusconienne.

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Notes de la rédaction

Entretien avec Frédéric Paulin réalisé le 17 août 2023 par Jean-Louis Fournel.

Texte intégral

1En 2021, Frédéric Paulin, qui s’est fait connaître par une trilogie reconstituant une histoire du djihadisme de l’Algérie de la décennie noire à la France des attentats de 2015 (La guerre est une ruse, Prémices de la chute et La Fabrique de la terreur – Agullo, 2018, 2019 et 2020), a publié, toujours chez Agullo, un livre, La Nuit tombée sur nos âmes, dont le sujet est l’histoire du contre-sommet du G8 en 2001 à Gênes. Le roman reconstitue au jour le jour les événements au travers de différentes focalisations selon les différents personnages principaux (l’auteur cite, quand il en parle, l’exemple du film Rashomon de Kurosawa) : le couple des « héros » principaux – une militante autonome et un militant trotskyste en rupture de ban, venus ensemble de Rennes à Gênes – mais aussi un conseiller communiquant chiraquien quelque peu dépassé par les événements dont il ne comprend pas la violence, des carabiniers chauffés à blanc par leurs chefs, un autre conseiller, italien, ex-MSI, de conviction fasciste affirmée et chargé de la sécurité du côté du ministère de l’Intérieur italien, une journaliste française, un vieux photographe free-lance. Le roman fait le choix de reconstituer ainsi des points de vue différents sur les affrontements qui eurent lieu à l’occasion du contre-sommet : la pluralité des points de vue se fait alors garantie d’un questionnement plus approfondi sur un événement considéré comme crucial. Il s’agit de déployer ainsi une mémoire retrouvée, appuyée à la fois sur une expérience personnelle encore brûlante et sur la prise en compte de la « vérité judiciaire » qui a émergé dans les années 2010 sur l’événement, notamment grâce aux actes et attendus des jugements de la Cour européenne des droits de l’homme ou encore au rapport d’Amnesty International qualifiant les faits de « plus grande violation des droits humains et démocratiques dans un pays occidental depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Laboratoire italien : Pourquoi écrire ce roman « vingt ans après » ?

Frédéric Paulin : Cela fait vingt ans que j’y pense, mais je n’étais sans doute pas prêt à l’écrire jusqu’à il y a peu. Le paradoxe relatif est que j’ai toujours pensé que j’allais faire quelque chose de cette expérience, mais il me fallait une situation particulière pour l’entreprendre. Cette situation a dépendu de deux choses assez différentes. D’abord, je voulais écrire sur Gênes, parce que cela fut pour moi une rupture dans ma propre vie, j’y reviendrai, mais je voulais aussi que ce livre trouve son public : le succès de la trilogie sur le djihadisme ouvrait une voie en quelque sorte. La seconde chose, plus politique, mais qui relève sans doute pour partie d’une reconstitution que je fais maintenant et qui n’était pas claire dans mon esprit initialement, est que les modifications des formes du maintien de l’ordre dans les manifestations en France, les criminalisations potentielles d’un mouvement social depuis la « loi Travail » et le mouvement des Gilets jaunes ont autorisé des résurgences et des analogies que j’ai voulu approfondir. Comme à Gênes naguère, nombre de celles et ceux qui s’expriment dans la rue ne se sentent plus représentés et instruisent une querelle de légitimité face à un pouvoir d’État qui ne peut le tolérer. Gênes m’est apparu ainsi comme une forme de point de départ sur lequel il était utile de revenir.

Laboratoire italien : Point de départ, ou point d’arrivée et point de chute ? On a aussi le sentiment en lisant votre livre, et ce dès son titre, très « noir » et « collectif » – La Nuit tombée sur nos âmes – que l’histoire n’est pas tragique seulement parce qu’il y a un mort et des centaines de blessés, mais aussi parce qu’il y a là une défaite d’un mouvement qui n’a pas vu venir ce qui allait se passer.

Frédéric Paulin : Il est vrai que j’ai été surpris lors de ma participation au contre-sommet par ce déchaînement de violence, je n’y étais pas habitué et nous n’y étions pas globalement habitués en tant que jeunes militants français (c’était peut-être différent pour les militants italiens qui avaient une mémoire plus récente de la violence politique et de la stratégie de la tension). La mort de Carlo Giuliani a été évidemment un choc (nous ne pensions pas qu’on pouvait mourir dans une manifestation et, depuis lors, je dois avouer que je ne suis pas tranquille quand je descends dans la rue et que je n’y emmène pas mes fils), mais nous avons été encore plus frappés peut-être par le surcroît de violence qui a suivi lors des cortèges du samedi et de la répression à Diaz et à Bolzaneto. Pour ce qui est du titre, oui, vous avez raison, je l’ai choisi moi-même comme un signe que quelque chose s’était effondré alors et qu’une forme de mouvement n’était plus possible : il s’est imposé à moi au fil des pages une fois que les protagonistes des différents camps avaient été mis en place, comme quelque chose qui donnait sens à l’ensemble (et il a été accepté par les éditeurs, ce qui n’allait pas de soi et ce dont je les remercie). En définitive, ce texte est aussi un peu le roman des perdants : Wag qui s’en sort cabossé et sans jamais avoir bien compris ce qui se passait est un peu mon double, et sa sidération finale face à la violence était un peu la mienne (je pense à son interrogation brutale à peine exfiltré de Bolzaneto : « Vous étiez prêts pour le massacre bande de cons ? »). On y croyait en partant pour Gênes (il y avait quand même plus de 400 organisations alliées dans le contre-forum, représentatives d’un front uni incroyable, très divers et très mobilisé). Ce n’était plus vrai au retour. Il y a un auteur italien qui a dit : « Ceux qui sont allés à Gênes ne sont pas revenus tels qu’ils étaient. »

Dans une certaine mesure, le gouvernement italien, nouvellement mis en place par Berlusconi, soutenu sans doute par ses principaux alliés (sauf peut-être par Chirac qui, en vieux renard de la politique, avait senti le vent et, tout en n’ayant pas la moindre conviction en la matière selon moi, affichait une position différente par rapport à la possibilité de réprimer durement le mouvement en cours), entendait casser la dynamique des manifestations de masse du mouvement altermondialiste qui se succédaient depuis Seattle. Et il y est parvenu avec un usage de la violence par les forces de l’ordre à la fois inusité depuis longtemps et parfaitement disproportionné. La chose était d’ailleurs préméditée comme le montre la façon dont l’opinion italienne avait été chauffée à blanc dans les semaines précédant le sommet et sur cela aussi je m’attarde dans le roman. Le discours de Berlusconi et de ses ministres est sommaire, mais efficace : les manifestants sont des ennemis, des « rouges », des « communistes », qu’il est donc légitime de combattre par tous les moyens et les carabiniers déployés sont aussi préparés à cela. Il s’agit pour eux de contenir une sorte d’invasion de « barbares ». C’est pour cela que j’ai introduit aussi un point de focalisation sur les carabiniers (y compris en présentant une variété de points de vue dans leurs rangs, même si l’adhésion de la majorité d’entre eux à la logique répressive semble avoir été manifeste) et que j’ai donné un rôle dans le récit à un néo-fasciste ou post-fasciste comme le conseiller Carli.

Laboratoire italien : D’un côté, votre roman n’est pas autobiographique, mais est marqué par une expérience très personnelle ; de l’autre, il met clairement en scène le crépuscule d’une forme de mobilisation. Roman intime ou roman générationnel ?

Frédéric Paulin : Oui. C’est un roman d’expérience qui, de ce fait, est aussi un roman intime et qui trouve aussi son origine dans une véritable crise personnelle suscitée pour moi par Gênes. Je n’apprécie pas l’autofiction, mais là-bas j’ai eu parfois vraiment peur, alors que nous y étions partis avec l’idée que quelque chose d’important advenait, quelque chose d’historique ; et je suis revenu d’Italie en miettes, à 27 ans, car même si je n’étais pas encarté et même si je travaillais sur le militantisme d’extrême gauche pour une thèse que j’ai ensuite abandonnée, j’étais surtout intéressé par la théâtralisation de la violence politique (j’étais frappé par le cas de Pierre Goldman). Tuer quelqu’un pour moi c’était autre chose. Il est possible que cette confrontation avec la mort d’un militant ait produit pour moi et pour d’autres des choses similaires à ce que produisit pour une autre génération l’assassinat de Pierre Overney. Je dois dire que je ne pensais pas, avant Gênes, que la police pouvait à ce point renoncer à son devoir de protéger les citoyens pour exercer une telle forme d’agression brutale a priori contre des manifestants.

Je ne suis pas sûr en revanche que ce texte relève d’un roman « générationnel » dans la mesure où il me semble qu’en France, en tout cas, il n’y a pas eu constitution d’une mémoire vivante de Gênes ni dans l’extrême gauche ni ailleurs (sauf peut-être dans le cas de transmission de cette mémoire par des parents anciens activistes). Pour moi, l’écriture de ce roman est ainsi, dans une certaine mesure, un acte de mémoire, à un moment où j’estime à la fois pouvoir et devoir le faire.

Laboratoire italien : Quelle est la place de la politique dans votre écriture ?

  • 1 En juin 2001, un contre-sommet des Quinze en Suède à Göteborg avait également donné lieu à de viol (...)

Frédéric Paulin : Je ne fais pas de roman militant, mais certainement, le roman est pour moi toujours politique. Seuls les lecteurs et les lectrices peuvent dire s’il s’agit par ailleurs d’un texte militant ou engagé, mais cela en quelque sorte ne me regarde pas : c’est à eux et à elles de voir ! En tout cas, la matière de mon écriture trouve toujours son origine dans des questions politiques que je me suis posées depuis ma jeunesse (avec un intérêt aussi pour les formes de causalités internationales, d’où la trilogie sur le djihadisme et le livre en trois ou quatre volumes que je vais sortir prochainement sur les guerres du Liban depuis les années 1980). Je défends dans ces textes certaines idées, certaines positions, et la violence m’a toujours questionné : ce qui fait basculer un carabinier dans la violence aveugle dans un cas comme celui de Gênes est un problème sérieux pour moi. L’institution change souvent les hommes : quel est le rôle de l’esprit de corps, ou de groupe, dans l’exercice de la violence ? Des deux côtés d’ailleurs, puisque Gênes c’est aussi l’une des premières apparitions médiatisées des black blocs, une apparition très controversée d’ailleurs dès cette époque puisque Christophe Aguiton d’Attac, proche de la LCR, s’était prononcé publiquement, après les heurts à Göteborg1 en juin 2001, contre le danger que des pratiques comme celles du Bloc faisaient courir au mouvement social. C’est une des origines d’un des épisodes du livre où je mets en scène l’opposition du service d’ordre de la LCR avec des groupes anars relevant du black bloc – confrontation à laquelle j’ai assisté en direct et qui ne s’est résolue que par l’intervention « pacificatrice » de militants italiens expliquant au black bloc la place du service d’ordre de la LCR dans la gestion collective de la manifestation.

Laboratoire italien : Comment écrivez-vous ? avec quels documents ? Votre écriture montre une capacité à décrire ce qui se passe au ras de l’événement avec une connaissance parfaite des lieux et du plan de la ville, comment procédez-vous ?

Frédéric Paulin : J’ai toujours choisi de beaucoup documenter mon écriture, sans aucune exclusive (articles de journaux, livres, films, actes et attendus de procès et de procédures juridiques, rapports d’ONG, etc.). La documentation, surtout quand on parle d’histoire très contemporaine, relève pour moi d’une forme d’éthique : je n’ai pas le droit de mentir sur les faits qui se sont déroulés alors, même si je pratique l’écriture romanesque. Comme je le disais dans un autre entretien, les victimes, leurs familles, les témoins sont toujours vivants, je ne veux pas les blesser à nouveau en mentant sur l’Histoire avec un grand H2.

Les documents juridiques sont particulièrement intéressants en tant qu’ils disent clairement ce qui s’est passé d’inadmissible et de délictueux dans l’attitude d’une partie de la police italienne et des donneurs d’ordre du gouvernement de Berlusconi. La liste finale des victimes dans les dernières pages du livre est tirée des faits reconnus par les procès, même si j’ai changé tous les noms. En même temps, je suis frappé par le fait que les auteurs ou les responsables des faits de violence reconnus n’ont pas été condamnés : aucun membre des forces de l’ordre ne me semble l’avoir été, et certains des responsables ont même eu droit après Gênes à de brillantes carrières dans le privé comme dans le public, comme si les condamnations des faits et de leur logique avaient été moralement contre-productives.

Pour la documentation, je fais des dossiers d’articles et d’analyses, je lis beaucoup. Une anecdote sur ce point qui résonne étrangement en août 2023 : l’un de ces articles avait été publié dans le Journal du dimanche au lendemain des événements et m’avait frappé particulièrement. Je l’avais lu en achetant la presse dès mon retour de Gênes pour essayer de mieux comprendre ce qui s’était passé, ce que j’avais vécu, et ce que la presse française en disait. Il concernait l’une des premières analyses du black bloc, intéressante pour moi car elle était assez factuelle et n’enquêtait pas à charge ; c’est un peu pour cela que la jeune pigiste de mon livre travaille au JDD… Or, il se trouve qu’en 2022, à la suite de la publication de mon livre, j’ai reçu un coup de fil d’une journaliste du JDD qui me demandait pourquoi j’avais choisi ce journal-ci pour mettre en scène une des protagonistes du roman et, quand je lui en ai donné la raison en parlant de cet article vieux de vingt ans, elle m’a dit que c’était elle la rédactrice dudit article.

J’ai été aussi marqué, par exemple, par le film Carlo Giuliani, ragazzo de Francesca Comencini, sorti en 2002. La mort de Carlo Giuliani est un point nodal même s’il n’est pas le point d’aboutissement du livre, car il condense beaucoup de ce qui s’est passé à Gênes, y compris dans le fait que sa mort violente n’arrête rien et au contraire produit une sorte d’accélération et d’aggravation de la répression (c’est exactement le contraire de ce qui se passe par exemple en France avec la mort de Malik Oussekine en 1986). Or, je suis frappé par le fait qu’aujourd’hui, de la même façon, les blessures graves ou les morts n’arrêtent plus et n’entravent jamais le déploiement de l’action des forces de l’ordre comme on l’a vu encore récemment.

Pour la connaissance de la carte de la ville, je me suis largement fondé sur la carte qui avait été distribuée à tous les manifestants : je l’avais conservée dans mes dossiers et je l’avais devant moi en écrivant.

Laboratoire italien : Considérez-vous que Gênes 2001 illustre une sorte de cas italien exemplaire ?

Frédéric Paulin : Oui, indéniablement. Je m’intéresse – compte tenu du poids de mon expérience propre dans la pratique de l’écriture – d’abord à la France (ou à la perception d’événements vus de France), mais l’Italie a constitué avec ces événements un laboratoire négatif pour le maintien de l’ordre en Europe. Pour moi, Gênes c’est aussi la criminalisation d’un mouvement politique en s’adossant à une référence explicite à la culture fasciste, un phénomène italien mais qui peut ne pas être seulement « italien ». Berlusconi agit alors pour s’imposer aux yeux de ses pairs-chefs d’État (en chargeant son gouvernement, composé en partie d’anciens fascistes convaincus, d’arrêter le processus d’opposition citoyenne engagé à Seattle), mais il agit aussi pour s’imposer face à l’opinion italienne (il est revenu au pouvoir depuis peu et dans une alliance inédite avec la Lega et les ex du MSI devenu Alleanza Nazionale). Ce « laboratoire » négatif interroge bien sûr, comme je le disais tout à l’heure, sur l’écho qu’on peut trouver dans l’évolution du maintien de l’ordre en France depuis une petite dizaine d’années… mais aussi sur ce qui peut advenir avec un gouvernement Meloni en Italie.

Reste que ce qui met définitivement un couvercle et arrête une autre histoire possible c’est le 11 septembre, moins de deux mois plus tard. C’est ça qui marque un changement d’époque.

Laboratoire italien : quel est le lien entre votre livre sur Gênes, vos livres précédents et ceux qui vont suivre (sur le Liban ou sur une histoire de la classe ouvrière française partant des grandes grèves de l’après-guerre) ?

Frédéric Paulin : Le premier lien, c’est simplement moi, c’est-à-dire les questions que je me pose et que j’évoquais tout à l’heure. Dans une certaine mesure, la trilogie et Gênes sont deux volets articulés autour du 11 septembre (l’un avant et l’autre après) qui peuvent se rejoindre sur la question de la pensée de la sécurité dans nos sociétés politiques. Bien sûr, Gênes ce n’est pas aussi grave historiquement que le génocide des Tutsis et des Hutus modérés au Rwanda, mais c’est quand même historique… On pourrait résumer aussi cela en disant que je fais une histoire variée de la construction du « sécuritarisme » ambiant, mais aussi que mon travail d’écriture tente de répondre à une forme de sentiment de culpabilité de citoyen, sentiment lié à l’inaction sur certains sujets cruciaux et au questionnement sur le monde que nous allons laisser à nos enfants. J’essaie aussi de tenir une chronique de la responsabilité de la France dans certains espaces et sur certaines questions.

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Notes

1 En juin 2001, un contre-sommet des Quinze en Suède à Göteborg avait également donné lieu à de violents affrontements ayant fait, comme à Gênes, un mort parmi les manifestants.

2 Voir l’entretien accordé par Frédéric Paulin au site Milieu hostile. En ligne : [https://www.milieuhostile.net/interview-paulin-la-nuit-tombee-sur-nos-ames] (consulté le 15 novembre 2023).

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Pour citer cet article

Référence électronique

Frédéric Paulin et Jean-Louis Fournel, « Mémoire vivante et requiem pour une génération »Laboratoire italien [En ligne], 31 | 2023, mis en ligne le 31 décembre 2023, consulté le 16 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/laboratoireitalien/10928 ; DOI : https://doi.org/10.4000/laboratoireitalien.10928

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Auteurs

Frédéric Paulin

Écrivain • Après avoir été journaliste et professeur d’histoire-géographie, Frédéric Paulin se consacre à l’écriture de romans policiers. Il s’est fait connaître avec la trilogie « Tedj Benlazar » (du nom du personnage principal des trois romans) publiée chez Agullo entre 2018 et 2022, où il propose une sorte de généalogie du djihadisme et pour laquelle il a obtenu en 2022 le Grand prix de littérature policière (La guerre est une ruse – par ailleurs lauréat du Grand prix du roman noir du festival du film policier de Beaune et du prix des lecteurs « Quais du polar » 2019 – ; Prémices de la chute ; et, enfin, La Fabrique de la terreur). Pour le polar La Nuit tombée sur nos âmes – principal sujet de cet entretien qui se déroule dans le contexte du contre-sommet de Gênes en 2001 –, Frédéric Paulin a obtenu le prix Mystère de la critique en 2022.

Jean-Louis Fournel

Université Paris 8 • Professeur à l’université Paris 8, Jean-Louis Fournel travaille sur l’histoire de la pensée politique de la première modernité et sur l’histoire de la langue et de la traduction à la Renaissance. Il a publié avec Jean-Claude Zancarini plusieurs éditions françaises commentées des penseurs républicains des Guerres d’Italie (Savonarole, Machiavel, Guicciardini) ainsi qu’une biographie de Machiavel (Machiavel. Une vie en guerres, Paris, Passés/Composés, 2020, éd. poche, 2022). Il est aussi l’auteur de La cité du soleil et les territoires des hommes. Le savoir du monde chez Campanella (Paris, Albin Michel, 2013) et a dirigé récemment, avec Ivano Paccagnella, le volume collectif intitulé Traduire. Tradurre. Translating. Vie des mots et voie des œuvres dans l’Europe de la Renaissance (Genève, Droz, 2022).

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