
L'enfer vert. Un projet pavé de bonnes intentions
- Compte rendu de Maryvonne Dussaux
Publié le 06 mai 2013
Présentation de l'éditeur
Tandis que la technocratie verdit, la verdure se technocratise. Le constat officiel de l'effondrement écologique et social proclamé à tous les échelons de l'autorité, du local au global, accélère la fusion entre la classe experte (scientifique, partis, appareils). Fusion d'autant plus naturelle que nombre d'écotechniciens incarnant ce double visage, à la fois Bac+5, csp+, cadres urbains du public ou du privé, et voraces prétendants à la direction de ce Green New Deal, de ce capitalisme reverdi dont ils représentent l'ultime chance. Ce qui est décrit ici, à partir du cas de Lille Métropole, c'est l'ascension de l'extrémisme de l'écolo-technocratie, des années 1979 à nos jours. Destruction et artificialisation des derniers lambeaux de nature, construction de gigantesques infrastructures, police électronique et informatique via les puces RFID.
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