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    <title>Lectures</title>
    <link>http://journals.openedition.org/lectures</link>
    <description>Revue électronique publiant des comptes rendus de publications récentes (ouvrages, numéros de revues) en sciences sociales</description>
    <generator>Lodel 1.0</generator>
    <item>
      <dc:creator>Juliette Kazandjian</dc:creator>
      <title>Émilien Julliard, Karel Yon (dir.), Les finances du syndicalisme</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Le syndicalisme français se caractérise aujourd’hui par un faible taux de syndicalisation et, simultanément, par une couverture syndicale très étendue, ne se limitant pas aux membres d’un syndicat, mais à l’ensemble des salarié·es d’une entreprise. De ces particularités émergent des enjeux financiers spécifiques. Au cours des années 1990 à 2000, les principaux syndicats (la CFDT, la CGT et plus tardivement FO) mettent en problème la baisse massive des adhérent·es et pointent la décentralisation de leurs finances, ouvrant la voie à de nouvelles possibilités de ressources. La perception parfois opaque de la gestion budgétaire syndicale inscrit aussi le sujet dans le débat public ; l’exigence de transparence est institutionnalisée en 2008. En 2014, une réforme met en place un fonds paritaire pour le « dialogue social », créant l’Association de gestion du fonds paritaire national (AGFPN). Cette notion de dialogue social apparaît de nouveau en 2017, dans les ordonnances relatives à l’org...</p>]]></description>
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      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Leila Chevalley</dc:creator>
      <title>Marc Calvini-Lefebvre (dir.), Comment penser les résistances de femmes au féminisme ?</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Comment expliquer que le féminisme, tout en se présentant comme un mouvement d’émancipation des femmes, n’ait jamais suscité l’adhésion unanime de celles au nom desquelles il parle ? Marc Calvini-Lefebvre nomme ce phénomène le « paradoxe de Partington », à partir d’un motif satirique britannique repris par l’imagerie suffragiste. Dans l’introduction programmatique (p. 9-19) de l’ouvrage collectif qu’il dirige, il retrace la genèse d’un chantier de recherche porté par l’équipe « Women and the F-Word », rattachée au Laboratoire d’Études et de Recherche sur le Monde Anglophone d’Aix-Marseille Université. L’apparition, en 2013, du Tumblr « Women Against Feminism » a conduit l’équipe à interroger différentes formes de « résistances », notion apte à saisir la pluralité des positions féminines à l’égard des mouvements et discours féministes, au-delà de l’antiféminisme militant traditionnel. Deux journées d’étude, organisées en 2016 et 2019, ont alors fait émerger la nécessité d’une approch...</p>]]></description>
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      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Guillaume Negri</dc:creator>
      <title>Anne-Marie Guillemard, La gouvernance par l’âge : un mal français ?</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Dimension constitutive des rapports sociaux, l’âge est une variable classique de l’analyse sociologique ; il est en revanche plus rarement saisi comme le fondement des catégories qui structurent l’action publique et le gouvernement des populations. La question d’un système de gouvernance âgiste, qui marginalise certains publics cibles de l’action publique et en place d’autres en son centre en fonction de l’âge, reste donc peu étudiée. L’ouvrage d’Anne-Marie Guillemard répond à ce manque. Dès les premières pages, l’autrice invite à reconsidérer la perception des « vieux » : l’allongement de la durée de vie compte parmi les conquêtes majeures des sociétés développées, et le vieillissement de la population n’en est que la conséquence logique ; or ce vieillissement tend à être perçu – en France, comme dans d’autres pays – de manière déficitaire. C’est de ce paradoxe – un progrès social interprété comme un déficit – que part l’ouvrage : l’autrice y construit l’âgisme comme concept et éta...</p>]]></description>
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      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Nicolas Haesler</dc:creator>
      <title>Amélie Prudor, Clara Duterme, Élisabeth Anstett et Valérie Robin Azevedo (dir.), Funérailles en lutte. Violences de masse et inhumations collectives en Europe et en Amérique latine</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Tandis que ces dernières années plusieurs ouvrages ont complété les connaissances relatives aux auteur·rices, aux victimes et aux processus de violence de masse, la question du deuil est restée en revanche largement ignorée : « Comment se déroulent […] les funérailles lorsqu’il y a plusieurs dizaines ou centaines de corps à inhumer simultanément ? » (p. 3). Cet ouvrage collectif vient combler cet angle mort.</p>
        <p class="texte">Le premier chapitre porte sur le « cas Comalapa » (p. 15). En 2018, les restes de 172 victimes sont exhumés sur le site de l’ancien camp militaire de Comalapa, au Guatemala. Face à ces ossements non identifiés, l’État guatémaltèque n’a pas pris en charge le travail d’identification des défunts et n’a pas reconnu sa responsabilité dans ce génocide. Cette « absence de l’État » (p. 11) a poussé deux associations civiles à collaborer pour assurer le processus funéraire, illustrant ainsi « la dynamique mémorielle mise en œuvre par la société civile » (p. 12). Face à l’impossibilité d’...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72527</link>
      <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Maxime Surman</dc:creator>
      <title>Danny Trom, Norbert Elias, une politique de la sociologie</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Depuis la disparition de Norbert Elias en 1990, le récit biographique de celui-ci décrivait son cheminement vers la sociologie, à partir des possibles que lui offrait sa situation d’enfant de la bourgeoisie allemande-juive de la ville de Breslau, à la fin de l’Allemagne wilhelmienne et au début de l’Allemagne weimarienne, tout en se centrant sur la rédaction de <em>Sur le processus de civilisation</em>. C’est dans un ouvrage paru en 2021 traitant des jeunes années du sociologue<em> </em>qu<em>’</em>Adrian Jitschin se propose d’accorder une place à son engagement politique au sein du <em>Blau-Weiß</em>, un mouvement de jeunesse sioniste allemand, ce qui n’est pas allé sans agiter le petit monde des études éliasiennes. C’est en s’appuyant sur ce débat que le socio-historien Danny Trom rédige son <em>Norbert Elias, une politique de la sociologie.</em> Il y fait œuvre de synthèse des travaux qu’il a menés depuis le Laboratoire interdisciplinaire d’études sur les réflexivités (LIER) et ceux sur le fait juif en Europe, l’exil et l’É...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72486</link>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Igor Martinache</dc:creator>
      <title>Baptiste Giraud, Des syndicats dociles ?</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Depuis 1906 et la Charte d’Amiens, syndicalisme et politique se tiennent mutuellement à distance en France, du moins en façade. Or, dans la période actuelle marquée notamment par la montée de l’extrême-droite, ce cloisonnement semble fortement remis en question. D’une part, parce que les organisations syndicales (OS) craignent, non sans raisons, que les dirigeant·es d’extrême-droite n’accentuent la répression à leur égard. D’autre part, parce que les OS se posent - et sont posées - comme l’un des remparts contre cette dernière. Cependant, avec un taux de syndicalisation avoisinant 10 % des salarié es, public et privé confondus, ceux-ci apparaissent quelque peu moribonds et les facteurs de cette désyndicalisation continue ne cessent de questionner les analystes, sociologues en tête. L’un des facteurs souvent mis en avant est l’institutionnalisation du dialogue social, qui favoriserait une bureaucratisation des représentant.es syndicaux·les et les éloignerait de leur base. C’est cette...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72500</link>
      <pubDate>Wed, 09 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>François Odinet</dc:creator>
      <title>Lucas Faure, Les ONG humanitaires musulmanes en France. Gouverner le social par le religieux</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">La thèse de Lucas Faure étudie les ONG musulmanes en France, en cherchant comment des organisations d’inspiration religieuse s’approprient des pratiques de solidarité et négocient leur place dans un environnement sécularisé. Son enquête ethnographique, fondée sur des immersions en France et au Royaume-Uni entre 2017 et 2021, se situe au carrefour de l’analyse des structures sociales et caritatives, et de la sociologie des acteurs religieux. Faure étudie la manière dont l’aide est mise en œuvre dans l’espace public, et dont ces acteurs humanitaires musulmans se situent par rapport au double champ d’intervention de l’État français : dans l’action sociale et dans l’organisation de l’islam. </p>
        <p class="texte">Les deux premiers chapitres présentent la naissance de l’humanitaire islamique en Europe. Les décennies 1980 et 1990 voient le déploiement d’une volonté de normalisation par l’attachement aux cadres du monde associatif : c’est entre autres le moment de la fondation du Secours Islamique France, en 199...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72335</link>
      <pubDate>Wed, 02 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Martin Thiebot</dc:creator>
      <title>Émilie Biland, Parents en quête de droits. Minorités de sexualité et de genre d’un continent à l’autre</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">La possibilité de « faire famille », de voir sa famille reconnue, de bénéficier des avantages symboliques et matériels associés à cette reconnaissance, ne va pas de soi pour tous·tes. En particulier pour les parents appartenant aux minorités de sexualité et de genre, l’établissement juridique de la filiation – entre autres étapes de la carrière parentale – peut s’avérer long et incertain. Le livre d’Émilie Biland constitue à ce titre un éclairage précieux sur la manière dont ces parentalités minoritaires sont encadrées, reconnues, empêchées ou ignorées par le droit, et sur les conséquences de ces traitements pour les familles concernées. La sociologue et politiste se donne plus précisément pour objet principal les transformations contemporaines de cet encadrement et, ce faisant, du statut social des personnes LGBT+. Le matériau empirique est composé d’entretiens conduits auprès de parents, de professionnel·les et de militant·es dans trois contextes différents – le Québec, le Chili e...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72318</link>
      <pubDate>Tue, 01 Sep 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Sibylle Léonard</dc:creator>
      <title>Charlotte Lacoste, La charge mémorielle. Une approche genrée de la mémoire du 13-Novembre</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">En France, la date funeste du 13-Novembre renvoie aux attentats du 13 novembre 2015, une série de fusillades et d’attaques-suicides perpétrées au Stade de France, dans six cafés parisiens et au Bataclan, qui ont causé la mort de 131 personnes et fait plus de 1700 blessés. L’ouvrage de Charlotte Lacoste s’intéresse à la façon dont ces attentats ont résonné « dans une société que les perpétrateurs avaient pour objectif de “terroriser” » (p. 20), en proposant une lecture originale de cette résonance à partir du genre. </p>
        <p class="texte">Charlotte Lacoste est associée depuis 2016 à l’Étude 1000 du « Programme 13-Novembre », qui a recueilli les témoignages d’un millier de volontaires répartis selon leur proximité avec les évènements. Dans ce livre, elle s’appuie plus précisément sur un corpus de 79 entretiens réalisés à Metz en 2016, auprès de femmes et d’hommes qui se trouvaient en Lorraine le soir des attentats. Ces personnes n’étaient donc pas présentes sur les lieux et n’entretenaient, pour la plupart,...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72314</link>
      <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <dc:creator>Antoine Sabouraud</dc:creator>
      <title>Élodie Edwards-Grossi et Delphine Peiretti-Courtis, Le racisme scientifique et médical. Du XIXe siècle à nos jours</title>
      <description><![CDATA[
        <p class="texte">Depuis le milieu du XX<sup>e</sup> siècle, l’existence de différentes races humaines a été invalidée scientifiquement. Pourtant, à une époque où certains acteurs des champs politiques et scientifiques remettent en question ce consensus, cet ouvrage coécrit par la sociologue Élodie Edwards-Grossi et l’historienne Delphine Peiretti-Courtis apparait nécessaire. C’est sur la résurgence d’un tel racisme scientifique, prenant racine dans un réalisme biologique apparaissant au XVIII<sup>e</sup> siècle et légitimant l’idée que l’existence de différentes races permettrait de justifier des inégalités, que se concentrent les autrices.</p>
        <p class="texte">Au croisement de l’histoire des sciences médicales et de la sociologie de la connaissance, les autrices souhaitent « documenter les modalités de production et de circulation du racisme scientifique et médical et leurs réappropriations sociales et politiques » (p. 12). Elles révèlent les logiques de la production d’une ignorance scientifique volontaire vis-à-vis de l’existence des races...</p>]]></description>
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      <link>http://journals.openedition.org/lectures/72310</link>
      <pubDate>Sun, 30 Aug 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">http://journals.openedition.org/lectures/72310</guid>
    </item>
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