Attestées depuis les xiie et xiiie siècles dans les villes et villages du Midi de la France, les « Charités générales » étaient de grandes distributions d’aumônes, le plus souvent de pains, organisées à l’occasion d’une ou plusieurs fêtes du calendrier religieux comme la Pentecôte ou l’Ascension. Ces aumônes faisaient partie des rares instances de charité indiscriminée à la fin du Moyen Âge, alors que la majorité des œuvres charitables réservaient leurs libéralités à des catégories de pauvres considérés comme dignes de recevoir la charité – travailleurs « honnêtes », veuves, jeunes filles à marier, orphelins, entre autres. Dans le Midi, l’histoire des charités générales a donné lieu à plusieurs recherches, souvent intégrées à des travaux consacrés à l’assistance, comme l’ouvrage de Jacqueline Caille sur Narbonne, Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Âge, publié en 1977, ou La Part du pauvre, de Daniel Le Blévec, sur les pays du Bas-Rhône.
Dans ce foisonnement historiograp...



