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La Charité générale de Montpellier : du consulat aux métiers (xiiie-xvie siècles)

Lucie Laumonier
p. 59-82

Résumés

Attestées depuis les xiie et xiiie siècles dans les villes et villages du Midi de la France, les « Charités générales » étaient de grandes distributions d’aumônes, le plus souvent de pains, organisées à l’occasion d’une fête du calendrier religieux. Leur histoire est documentée pour la plupart des communautés d’habitants méridionales, à l’exception de Montpellier. La présente étude s’intéresse à l’histoire de la Charité de Montpellier, et plus particulièrement à la place prise par les corps de métier dans l’administration, l’approvisionnement et l’organisation de cette aumône générale. Quoique placée sous l’égide du gouvernement urbain, la Charité de Montpellier mettait au premier plan les métiers de la ville. Cet article vise donc à étudier et mesurer le rôle des travailleurs dans l’aumône générale de la communauté. Dans une première section, les spécificités de la Charité de Montpellier sont analysées au regard des autres Charités du Midi. Dans une deuxième section, l’article précise le rôle des consuls de la ville dans l’administration et l’organisation de la célébration. La troisième section, enfin, est dédiée aux corps de métier.

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Plan

Montpellier et les Charités du Midi
Legs testamentaires
Administration de la Charité
Ampleur de l’aumône
Les consuls et la Charité
Les droits des consuls : entre théorie et pratique
Garants, contributeurs et mémorialistes
Les métiers et la communauté urbaine
Les métiers et leurs charités
La collectivité et ses instances représentatives

Aperçu du texte

Attestées depuis les xiie et xiiie siècles dans les villes et villages du Midi de la France, les « Charités générales » étaient de grandes distributions d’aumônes, le plus souvent de pains, organisées à l’occasion d’une ou plusieurs fêtes du calendrier religieux comme la Pentecôte ou l’Ascension. Ces aumônes faisaient partie des rares instances de charité indiscriminée à la fin du Moyen Âge, alors que la majorité des œuvres charitables réservaient leurs libéralités à des catégories de pauvres considérés comme dignes de recevoir la charité – travailleurs « honnêtes », veuves, jeunes filles à marier, orphelins, entre autres. Dans le Midi, l’histoire des charités générales a donné lieu à plusieurs recherches, souvent intégrées à des travaux consacrés à l’assistance, comme l’ouvrage de Jacqueline Caille sur Narbonne, Hôpitaux et charité publique à Narbonne au Moyen Âge, publié en 1977, ou La Part du pauvre, de Daniel Le Blévec, sur les pays du Bas-Rhône.

Dans ce foisonnement historiograp...

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Pour citer cet article

Référence papier

Lucie Laumonier, « La Charité générale de Montpellier : du consulat aux métiers (xiiie-xvie siècles) »Médiévales, 90 | 2026, 59-82.

Référence électronique

Lucie Laumonier, « La Charité générale de Montpellier : du consulat aux métiers (xiiie-xvie siècles) »Médiévales [En ligne], 90 | Printemps 2026, mis en ligne le 01 janvier 2028, consulté le 10 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/medievales/16763 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16j72

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Auteur

Lucie Laumonier

Concordia University, Montréal

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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