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L’implication des magistrats urbains et des notables dans la religion civique à Toulouse

Michelle Fournié
p. 99-114

Résumés

Au xive siècle, les consuls de Toulouse, appelés capitouls, ainsi que les notables liés au milieu consulaire, interviennent dans la gestion des confréries, des fabriques (ou œuvres) de tous les établissements ecclésiastiques de la cité comme c’est de coutume dans bien d’autres villes du royaume de France. Mais leur activité se développe surtout auprès des reliques dont ils assurent l’accueil, la garde et la sécurité, ce qui grève le budget communal. Ils affirment détenir dans ce domaine une responsabilité supérieure à celle des clercs eux-mêmes. L’invention, en fin de xive siècle, du corps de Jacques le Majeur et de cinq autres apôtres dans l’abbatiale Saint-Sernin sert de support à l’idéal apostolique qui caractérise la religion civique à Toulouse. Les douze capitouls se font représenter, protégés par chacun des apôtres et recevant l’Esprit Saint en langues de feu, pour les inspirer dans leur gouvernement.

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Cairn

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Plan

Les modalités d’intervention du corps capitulaire
L’implication personnelle des domini de capitulo
L’investissement financier du capitoulat
Le rôle croissant des capitouls dans la gestion des reliques
L’accueil des nouvelles reliques au xive siècle en présence des capitouls
Financement des reliquaires
Le contrôle des reliquaires et la sécurité des reliques
Le corps de ville garant des reliques et des reliquaires
Le capitoulat : un collège apostolique

Aperçu du texte

Depuis le colloque organisé par l’École française de Rome en 1993, de nombreux historiens se sont attachés à étudier le phénomène de la « religion civique » dans diverses régions. Ce concept y avait été défini de la façon suivante par André Vauchez : « L’ensemble des phénomènes religieux – cultuels, dévotionnels ou institutionnels – dans lesquels le pouvoir civil joue un rôle déterminant, principalement à travers l’action des autorités locales et municipales ». Cette notion a depuis fait l’objet de critiques et de nuances sur le détail desquelles je ne reviendrai pas, mon propos étant plutôt de pointer la spécificité de la religion civique toulousaine au terme de 30 ans de recherches.

La mise en place des pratiques de la religion civique dans la capitale régionale qu’est Toulouse est difficile à dater. Il est probable qu’elle accompagne la montée en puissance de l’organisation municipale au xiiie siècle, mais c’est à la fin du xive siècle que le phénomène atteint son apogée. Non seul...

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Pour citer cet article

Référence papier

Michelle Fournié, « L’implication des magistrats urbains et des notables dans la religion civique à Toulouse »Médiévales, 90 | 2026, 99-114.

Référence électronique

Michelle Fournié, « L’implication des magistrats urbains et des notables dans la religion civique à Toulouse »Médiévales [En ligne], 90 | Printemps 2026, mis en ligne le 01 janvier 2028, consulté le 10 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/medievales/16819 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16j7d

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Auteur

Michelle Fournié

Université Toulouse II — Jean Jaurès / FRAMESPA (UMR 5136)

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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