Il paraît bien difficile aujourd’hui d’étudier la famille et la parenté de la fin du Moyen Âge ou de la première modernité, les femmes à Florence, les stratégies matrimoniales, les rituels de mariage, la dot, le trousseau, le veuvage, la nomination, l’allaitement mercenaire, le parrainage, l’apprentissage, ou d’analyser les ricordanze, les estimi et les catasti, sans faire référence à un ou plusieurs essais rédigés par Christiane Klapisch-Zuber. Dès lors, les notes de bas de page se remplissent d’élégants titres désormais devenus des classiques : « La “mère cruelle” », « Parents, amis et voisins », « le nom “refait” », « Compérage et clientélisme », « Zacharie ou Le père évincé », « Le complexe de Griselda », « Parents de sang, parents de lait », « Les saintes poupées », « Les clefs florentines de Barbe-Bleue », « Tombeau pour le croquemitaine », « La bourse ou les boules de saint Nicolas », etc..
L’historienne, disparue en novembre 2024, nous a laissé une œuvre multiforme mais d’une...



