Bibliographie
Auteurs anciens
Anthologia Latina, éd. A. Riese, Leipzig, 1869.
Chronica Gallica, MGH AA, t. 9, p. 629-666.
Chronica Paschale, éd. et trad. A. M. et M. Whitby, Liverpool, 1989.
Claudien, Laus Stiliconis, trad. M. Platnauer, Cambridge, 1922.
Eschyle, Les Euménides, trad. P. Mazon, Paris, 2004.
Georges Kedrenos, Synopsis Historion, éd. et trad. I. Bekker, Bonn, 1838-1839.
Hydace, Chronique, éd. et trad. A. Tranoy, Paris, 1974.
Isidore de Séville, De historia Vandalorum, éd. T. Mommsen, p. 288-320.
Jordanès, Getica, éd. et trad. A. Grillone, Paris, 2017.
Marcellinus comes, Chronique, éd. et trad. B. Lançon, à paraître.
Merobaudes, Panegyricus 2, sc. dictus Aetio cos. III a. 446, Pan., MGH AA, 14.1, p. 11-18.
Olympiodore, Fragmenta historcorum Graecorum, vol. 4, éd. K. Müller, Paris, 1868.
Orose, Histoires contre les païens, livres I-III, éd. et trad. M.-P. Arnaud-Lindet, Paris, 2003.
Philostorge, Histoire Ecclésiastique, éd. et trad. J. Bidez, Paris, 2013.
Porphyre, A Gauros, sur la manière dont l’embryon reçoit l’âme, trad. L. Brisson, Paris, 2012.
Procope, De bello vandalico, éd. H. B. Dewing, Londres, 1916.
Tertullien, Adversus Marcionem, livre IV, éd. et trad. C. Moreschini et R. Braun, Paris, 2001.
Victor de Vita, Historia persecutionis Africanae provinciae, MGH AA, t. 3-1, éd. C. Halm, p. 1-58.
Zozime, Histoire Nouvelle, trad. F. Paschoud, Paris, 1989.
Ouvrages et articles
Becker A. (2008), « De Galla Placidia à Amalasonthe, des femmes dans la diplomatie romano-barbare en Occident ? », RH 647-3, p. 507-543.
Belleli A. (2016), « Justine en Jézabel. La fabrication textuelle d’une mauvaise impératrice romaine dans la première moitié du ve siècle », RET 6, p. 93-107.
Belleli A. (2019), Les figures féminines du pouvoir dans l’Empire romain, de la fin du ive au milieu du vie siècle : l’impératrice, l’aristocrate, la sainte et la « Mère de Dieu » dans les textes et l’iconographie, thèse de doctorat de l’université de Limoges.
Bergasa I. et Wolff E. éd. (2016), Épigrammes latines de l’Afrique vandale. Anthologie latine, Paris.
Bonnard J.-B. (2013), « Corps masculins et corps féminins chez les médecins grecs », Clio. Femmes, genre, histoire 37, p. 21-40.
Bonnell Freidin A. (2021), « Animal Wombs: The Octopus and the Uterus in Graeco-Roman Culture », CPh 116-1, p. 76-101.
Chalon M., Devallet G., Force P., Griffe M., Lassère J.-M. et Michaud J.-N. (1985), « Memorabile factum. Une célébration de l’évergétisme des rois vandales dans l’Anthologie latine », AntAfr 21, p. 207-262.
Courtois C. (1955), Les Vandales et l’Afrique, Paris.
Dasen V. (2015), Le sourire d’Omphale. Maternité et petite enfance dans l’Antiquité, Rennes.
Dean-Jones L. (1991), « The Cultural Construct of the Female Body in Classical Greek Science », dans Pomeroy S. B. éd., Women’s History and Ancient History, Chapel Hill-Londres, p. 111-137.
Demougeot E. (1981), « Restrictions à l’expansion du droit de cité dans la seconde moitié du ive siècle », Ktèma 6, p. 381-393.
Dixon S. (1992), The Roman Mother, Baltimore-Londres.
Duminil M. P. (1984), « Les théories biologiques sur la génération en Grèce antique », Pallas 31, p. 97-112.
Gourevitch D. (1984), Le mal d’être femme. La femme et la médecine à Rome, Paris.
Hackwoth Petersen L. et Salzman-Mitchell P. éd. (2012), Mothering and Motherhood in Ancient Greece and Rome, Austin.
King H. (1998), Hippocrates’ Woman. Reading the Female Body in Ancient Greece, Londres-New York.
L’Huillier-Martinetti D. (1999), L’individu dans la famille à Rome au ive siècle. D’après l’œuvre d’Ambroise de Milan, Rennes.
Lançon B. (2017), La chute de l’Empire romain, une histoire sans fin, Paris.
Loyen A. (1972), « L’œuvre de Flavius Merobaudes et l’histoire de l’Occident de 430 à 450 », REA 74-1, p. 153-174.
Marchetta A. (1987), Orosio e Ataulfo nell’ideologia dei rapporti romano-barbarici, Rome.
Marcone A. (2012), « Il matrimonio tra Romani e barbari nella legislazione tardoantica », dans Crogiez-Petrequin S. et Jaillette P. éd., Société, économie, administration dans le Code Théodosien, Villeneuve d’Ascq, p. 503-512.
Modéran Y. (2014), Les Vandales et l’Empire romain, Arles.
Molinier Arbo A. (2016), « Femmes de pouvoir entre Orient et Occident aux derniers siècles de l’Empire », dans Cenerini F. et Mastrorosa I. G. éd., Donne, istituzioni e società fra tardo antico e alto medioevo, Lecce-Rovato, p. 47-80.
Moreau P. éd. (2002), Corps romains, Grenoble.
Oppedisano F. (2014), L’impero d’Occidente negli anni di Maioriano, Rome.
Roberto U. (2020), Il secolo dei Vandali, Palerme.
Rouche R. (1996), Clovis, Paris.
Rousselle A. (1980), « Observation féminine et idéologie masculine : le corps de la femme d’après les médecins grecs », Annales. ESC 35-5, p. 1089-1115.
Soraci R. (1974), Ricerche sui « conubia » tra Romani e Germani nei secoli IV-VI, Catania.
Weaver P. R. C. (1986), « The Status of Children in Mixed Marriages », dans Rawson B. éd., The Family in Ancient Rome: New Perspectives, Londres, p. 145-169.
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Notes
Sur la question des Vandales, voir Roberto 2020.
Comme le remarquait Modéran 2014, p. 41 : « Un classement fondé sur une statistique des occurrences d’ethnonymes barbares dans les textes grecs et latins d’Auguste à Théodose aurait placé les Vandales dans les dernières places, loin derrière les Alamans, Francs, Wisigoths […]. »
Chronica Gallica a. 452, MGH AA, t. 9, p. 658 : Vandali in Africam transfretantes ingentem lacerata omni provincial Romanis cladem dedere, « Les Vandales passent en Afrique en traversant la mer et, après avoir dévasté la province, infligent un immense désastre aux Romains. » ; Victor de Vita, Historia Persecutionis Africanae provinciae, 1, 1 : Sexagensimus nunc, ut clarum est, agitur annus ex eo quo populus ille crudelis ac saeuus Wandalicae gentis Africae miserabilis attigit fines, transuadans facili transitu per angustias maris, quod inter Hispaniam Africamque aequor hoc magnum et spatiosum bissenis milibus angusto se limite coartauit, « C’est maintenant, comme on sait, la soixantième année depuis que le peuple cruel et féroce de la nation Vandale a atteint le territoire de la malheureuse Afrique, franchissant en un passage aisé le détroit maritime, car entre l’Espagne et l’Afrique cette grande et vaste mer s’est rétrécie en un étroit espace de douze milles. » (Sauf mention contraire, toutes les traductions sont de l’autrice).
La mention la plus explicite de l’arianisme vandale se trouve chez Hydace Chronique, 89 à propos de l’avènement de Genséric.
Comme le note Lançon (2017, p. 146), la présence des Vandales devant Hippone en 430, dont l’évêque Augustin était mourant, fut très vite érigée en symbole représentatif des évènements. Ce décès fut mis en parallèle avec la culture latine nicéenne persécutée par les barbares ariens.
Victor de Vita, Historia Persecutionis Africanae provinciae, 1, 18.
Procope, De bello vandalico, 2, 9, 13.
Sur ce sujet, voir notamment L’Huillier-Martinetti 1999. Particulièrement la première partie « Permanences et mutations. Les différents problèmes posés par le mariage : à quel âge ? comment ? avec qui ? »
Tertullien, Adversus Marcionem, 4, 23.
Dasen 2015, p. 9.
Claudien (Laus Stiliconis, 2, v. 339-347) ne manquait pas d’évoquer l’importance d’une descendance à l’occasion des noces de 398 d’Honorius avec la fille de Serena et Stilicon, Maria.
C’est le cas du second mariage de l’empereur Valentinien Ier avec Justine : voir Belleli 2016.
La position de la femme à Rome était plus ambiguë que celle que les Grecs lui avaient assignée. La norme juridique lui interdisait explicitement l’accès aux charges publiques (Ulpien, Digeste, 50, 17, 2). Mais parallèlement, elle disposait d’une certaine liberté d’action rendue notamment possible par sa capacité à donner des héritiers à l’Empire.
Rouche (1996, p. 235-236) utilise par exemple l’expression « ventres de la souveraineté ».
Voir notamment Molinier Arbo 2016, p. 54.
Pline, Histoire naturelle, 7, 12 évoque le rôle central du sperme dans la conception. Ce dernier façonnerait le flux de sang émis par la femme pour façonner le fœtus.
Marcellinus comes, Chronique a. 422. Un tel constat pouvait également être fait pour la naissance d’Honorius en 384, ou bien pour la naissance de Flaccilla, fille d’Arcadius en 396. Sur la question du rôle du père dans l’enfantement, voir Moreau 2002, p. 115-138.
Si les ouvrages sur la maternité dans l’Antiquité ne manquent pas, les études sur le rôle précis du féminin dans la mise au monde sont plus rares. Sur la question de la maternité, on citera notamment : Dixon 1992 ; Hackwoth Petersen et Salzman-Mitchell 2012.
Parmi une bibliographie abondante sur la question des sources médicales et de la construction des genres, on peut notamment se référer à Rousselle 1980, qui note cependant la difficulté d’étudier la question féminine avec une documentation exclusivement masculine ; Dean-Jones 1991, p. 111-137 ; King 1998 ; Bonnard 2013.
Gourevitch 1984, p. 21.
On retrouve des mentions de cette mentalité depuis la période grecque avec Aristote, De Generatione Animalium, 2, 3, 737a, qui considérait la femme comme un mâle mutilé, presque une erreur de la nature, qui doit être endurée pour la perpétuation de l’humanité.
Chez Platon, Timée, 91c, l’utérus est un ζῷον, un organe anthropomorphe, un animal ; au ive siècle, les travaux du médecin grec Oribase, Collection médicales, 24, 33 évoquent également ce fantasme masculin de la caverne féminine et d’un utérus qui se terre dans le corps féminin pour que la verge ne parvienne pas jusqu’à lui. Sur la question de l’animalité de l’organe reproducteur féminin, Dasen 2021, p. 53-85, surtout p. 72-77, demeure un ouvrage de référence. Plus récemment, Bonnell Freidin 2021.
Les Grecs avaient déjà énoncé la question biologique de l’enfantement et de la répartition des rôles : Eschyle, Les Euménides, v. 602-607, montre le procès d’Oreste devant l’Aréopage. Oreste a tué sa mère Clytemnestre pour venger le meurtre de son père Agamemnon, tué à son retour de Troie. Apollon affirme que ce n’est pas la mère qui enfante. Elle ne serait que la nourrice du germe semé par le père. À ce sujet, voir notamment Duminil 1984.
Porphyre, A Gauros, sur la manière dont l’embryon reçoit l’âme, 5, 1-2, 2012. À ce sujet, voir notamment Dasen 2021, p. 165-167.
Orose, Histoire contre les païens, 7, 38, 1 ; Hieronymus, Epistolae 123, 16, 2.
Comme le remarque Weaver (1986, p. 146), les enfants issus d’unions non reconnues par la loi romaine comme des mariages appropriés prenaient généralement leur statut de leur mère.
Premier mariage avec Maria : Zozime, Histoire Nouvelle, 5, 12, 1 ; second mariage avec Thermantia : Zozime, Histoire Nouvelle, 5, 28, 163.
La question de l’autorisation des mariages entre Romains et étrangers ne sera pas abordée en détail dans le présent article. Parmi l’abondante bibliographie sur le sujet de ces unions mixtes, voir notamment Soraci 1974, Demougeot 1981, L’Huillier-Martinetti 1999, p. 77-146 …
Merobaude, Panegyricus, 2, 29 : … sociansque intexere problem, Eudocia n’étant pas née au moment du second consulat d’Aetius en 437.
Jordanès, Getica, 7, 36, 184 : Huius ergo mentem ad vastationem orbis paratam comperiens Gyzericus, rex Vandalorum, quem paulo ante memoravimus, multis muneribus ad Vesegotharum bella precipitat, metuens, ne Theodoridus Vesegotharum rex filiae suae ulcisceretur iniuriam, quae Hunerico Gyzerici filio iuncta prius quidem tanto coniugio laetaretur, sed postea, ut erat ille et in sua pignora truculentus, ob suspicionem tantummodo veneni ab ea parati, naribus abscisam truncatamque auribus, spolians decore naturali, patri suo ad Gallias remiserat, ut turpe funus miseranda semper offerret et crudelitas, qua etiam moverentur externi, vindictam patris efficacius impetraret, « ... Il (Genséric) craignait que Théodoride, le roi des Wisigoths, ne vengeât l’offense faite à sa fille. Celle-ci avait été unie au fils de Geiséric, Hunéric, et assurément, elle s’était réjouie dans un premier temps d’un si beau mariage. Mais par la suite, vu que cet homme se comportait comme une brute, y compris envers ses propres descendants, elle-même, sur le seul soupçon qu’elle aurait préparé du poison, avait eu le nez coupé, les oreilles tranchées et, dépouillée de sa beauté naturelle, avait été renvoyée chez son père dans les Gaules... »
Ce schéma rappelle fortement l’attitude de Seigeric avec Galla Placidia. Alors que le roi Wisigoth annonçait vouloir la paix avec Rome, il traitait la veuve d’Athaulf comme une prisonnière, obligée de marcher devant son cheval : Olympiodore, Fragments, 26 ; Orose, Histoire contre les païens, 43, 9. De plus, comme le remarque Becker (2008, p. 515), en accusant sa belle-fille de complot, Genséric s’assure contre une éventuelle grossesse au moment de la renvoyer chez son père, car l’enfant qui serait alors né n’aurait plus eu aucune légitimité pour s’inscrire dans l’ordre de succession à la royauté vandale, après le crime que sa mère aurait tenté de commettre.
Procope, De bello vandalico, 3, 4, 13.
Merobaudes, Panegyricus, 2, 24-29.
Loyen 1972, p. 158.
Cette notion de pragmatisme est également visible dans le cadre d’une autre union romano-barbare, entre Athaulf et Galla Placidia. Voir notamment Marchetta 1987, p. 118.
La question de l’union entre Romains et barbares dans la législation du ive siècle est l’objet d’une constitution unique promulguée par Valentinien Ier en 370 ou 373. Cette loi est conservée dans le seul Code Théodosien III, 14, 1. À ce sujet, voir l’article de Marcone 2012. Valentinien défend aux provinciaux d’épouser des barbares : aucun provincialis ne peut prendre pour épouse une femme barbare, et aucun gentilis ne peut s’unir à une provincialis. Ambroise de Milan (Epistulae, 62, 7) réprouve fermement toute union avec des personnes non romaines.
Olympiodore, Fragments, 24 ; Hydace, Chronique, 57 ; Philostorge, Histoire Ecclésiastique, 12, 4 ; Chronica Gallica, a. 452 ; Marcellinus comes, Chronique, 410.
Selon Jordanès, Getica, 31, 160, la raison serait militaire : Honorius n’avait simplement pas les moyens de répondre efficacement.
Jordanès, Getica, 31, 160 : quam tamen ob generis nobilitatem formeque pulchritudine et integritate castitatis adtendens in Foro Iuli Aemiliae ciuitate suo matrimonio legitime copulauit, ut gentes hac societate conperta quasi adunatam Gothis rem publicam efficacius terrerentur ; « Néanmoins, celle-ci, par sa noble naissance, sa beauté physique et sa chaste pureté, attira son regard, et à Forum Iulii, ville d’Émilie, il se lia légalement à elle par le mariage. De la sorte, les nations, lorsqu’elles apprenaient cette alliance, à l’idée que l’Empire avait été uni aux Goths, étaient plus sûrement terrifiées. »
Orose, Histoire contre les païens, 7, 40, 2.
Jordanès, Getica, 31, 160 : « Abandonnant en bons termes l’empereur Honorius, dépossédé certes de ses richesses mais devenu désormais comme un parent, il se dirige vers les Gaules... »
Chronica Paschale a. 415.
Hydace, Chronique, 167.
Jordanès, Romana, 334 ; Marcellinus comes, Chronique a. 455 ; Procope, De bello vandalico, 1, 4, 36-39. Cette volonté d’expliquer les malheurs de l’Empire d’Occident par la trahison peut également être observée avec le sac de Rome par les Wisigoths de 410. Procope (De bello vandalico, 1, 2, 27) relaye une rumeur selon laquelle Anicia Faltonia Proba aurait ordonné à ses servants d’ouvrir les portes de la ville.
Oppedisano 2014, p. 65-70.
Prosper, Chronicon, 1375 ; Roberto 2020, p. 111-116.
Genséric aurait écarté les tentatives de l’empereur Marcien pour obtenir la libération des femmes impériales afin de pouvoir célébrer le mariage : Priscus, Fragments 24.
Georges Kedrenos, Synopsis Historion, I. 606 : Καὶ τὴν μὲν Εὐδοξίαν Ὁνορίχῳ τῷ πρωτοκῳ υἱῷ αὐτοῦ συνέζευξε, « [Gizerichos] donna Eudoxia en mariage à son fils aîné Honorichos. » ; Chroniqua Paschale, 455 : Ἰνδ. ηʹ. εʹ. ὑπ. Οὐαλεντινιανοῦ Αὐγούστου τὸ ηʹ καὶ Ἀνθήμου. Τούτῳ τῷ ἔτει ἐσφάφη Οὐαλεντινιανὸς Αὔγουστος ἐν Ῥώμῃ μέσον δύο δαφνῶν, καὶ ἐπήρθη βασιλεὺς Μάξιμος, καὶ ἐσφάγη καὶ αὐτὸς τῷ αὐτῷ ἔτει. καὶ εἰσῆλθεν Ζανζίριχος βασιλεὺς τῶν Ἄφρων εἰς Ῥώμην, καὶ παρέλαβεν Εὐδοξίαν τὴν γυναῖκα Οὐαλεντινιανοῦ καὶ τὰς δύο αὐτῆς θυγατέρας, Πλακιδίαν καὶ Ὁνωπρίαν, ἃς μετʹ ὀλίγον ἀὁράζει ἐκ τῆς αἰχμαλωσίας Λέων ὁ βασιλεύς. τὴν δὲ Ὁνωρίαν νύμφην ἐκράτησεν Ζινζίριχος εἰς Ὁνώριχον υἱὸν αὐτοῦ, « Indiction 8, année 5, consulat de Valentinien Auguste (8) et Anthemios. Cette année-là, Valentinien Auguste fut tué à Rome entre deux lauriers, et Maxime devint empereur, avant d’être également tué la même année. Zanzirichos (Giséric), roi des Africains entra dans Rome et captura Eudoxia, la femme de Valentinien, et ses deux filles, Placidia et Honoria ; peu après Léon devint empereur et paya leur captivité. Mais Zinzirichos retint Honoria pour la marier à Honorichos, son fils. »
Olympiodore, Fragments, 26.
Priscus, Fragments, 30.
Theophanes, Chronographia, 5964.
Jordanès, Getica, 33, 169 ; Procope, De bello vandalico, 1, 7, 29 ; Courtois 1955, p. 238-244.
Victor de Vita, Historia persecutionis Africanae provinciae, 2, 12-14.
Isidore de Séville, De historia Vandalo, 82.
Victor Tunnunensis, Chronica, a.523, 2.
Procope, De bello vandalico, 1, 9, 5.
Victor de Vita, Historia persecutionis Africanae provinciae, 1, 13.
Procope, De bello vandalico, 2, 4, 33-35.
Anthologia Latina, 203 : « Pour la salle d’audience de notre seigneur le roi, à Anclas le roi Hildiric a fait cette merveille, resplendissant chef-d’œuvre de travail, génial et somptueux bijou, où le soleil lui-même vient prendre les rayons qu’il pourrait y lancer : on croirait que les marbres doublent la lumière du jour. Ici est un sol sans nuage, on dirait un tapis de glace fragmenté ; on est bien là, debout, et l’on craint d’enfoncer. »
Anthologia Latina, 215 : In Anclas. Vandalirice potens, gemini diadematis heres, / ornasti proprium per facta ingentia nomen. / Belligeras acies domuit Theodosius ultor, / captiuas facili reddens certamine gentes. / Aduersos placidis subiecit Honorius armis, / cuius prosperitas melior fortissima fecit. / Ampla Valentiniani uirtus cognita mundo / hostibus addictis ostenditur arce nepotis ; « Sur Anclas. Puissant roi vandale, héritier d’une double couronne, tu as orné ton propre nom par d’immenses exploits. Théodose, en vengeur, a dompté des lignes guerrières, rendant des peuples captifs en un combat facile. Honorius a soumis ses adversaires avec des armes porteuses de paix, et son heureuse prospérité a accompli les actions les plus courageuses. La grande vaillance de Valentinien est connue du monde entier, et on la montre, avec les ennemis réduits en esclavage, dans le palais de son petit-fils. »
L’idée de faire réaliser un tel décor est elle-même très romaine comme le remarquent Chalon et al. 1985, p. 245 ; la tradition d’une image de victoire peinte sur un mur du palais existait déjà chez Constantin selon Eusèbe, De vita Constantini, 3, 3.
Procope, De bello vandalico, 1, 9, 5.
Victor Tunnunensis, Chronica, a.531.
Procope, De bello vandalico, 1, 17, 11-12.
Procope, De bello vandalico, 2, 9, 13.
Belleli 2019, p. 52-54.
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