Éditorial
Texte intégral
1Tout amateur d’art séjournant à Stockholm pourrait faire l’expérience de visiter le Nationalmuseum et le Moderna museet dans la foulée. Au-delà de la beauté intrinsèque des œuvres exposées et des bâtiments, le premier permet un parcours à travers l’art et le design suédois — voire nordique — et de se rendre compte qu’avec le temps et l’affirmation d’une spécificité artistique nationale, les lignes s’épurent, les thèmes se précisent et la palette de couleurs se réduit ; le second, grâce au choix d’une mise en scène dépouillée, raffine la force des œuvres exposées tout en invitant à la circulation libre du regard et du spectateur. Aussi anecdotique qu’il puisse paraître, cet exercice ludique incite à explorer un aspect culturel nordique souvent évoqué à demi-mots et avec une précaution le rendant d’autant plus digne d’intérêt, en l’occurrence la question de l’esthétique minimaliste.
- 1 Ursula Lindqvist , « 25 : The Art of Not Telling Stories in Nordic Fiction Films » in A Companion (...)
2En effet, et cela aussi bien dans le design que dans les arts, l’architecture ou dans la mode, la corrélation entre esthétique minimaliste et contexte nordique apparaît souvent comme évidente, sinon de l’ordre du lieu commun. Ainsi, la sobriété des espaces urbains, le style épuré des intérieurs, l’importance des teintes estompées et d’une palette colorimétrique réduite, l’homogénéité des tracés, ou le rythme plus lent des productions audiovisuelles ou l’importance du silence paraissent comme symptomatiques de l’Europe du Nord et de topos de l’espace nordique, telles que de vastes étendues naturelles, de longs hivers rudes et sombres, des étés brefs, des espaces peu habités ou des gens taciturnes. En somme, transparaît ici un cliché selon lequel l’esthétique minimaliste se justifie par les conditions de vie dans l’espace nordique. Comme le remarque Ursula Lindqvist au sujet du Nordic Slow Cinema, « les couleurs sourdes, la lumière tempérée et la géométrie équilibrée des images des films évoquent également une tradition nordique distincte en matière de peinture, d’architecture et de design, qui est reconnaissable pour quiconque a passé du temps dans la région nordique. »1 Or, ce qui est ici donné comme une évidence ne permet pourtant pas de poser une définition précise du minimalisme nordique, ce qui invite de ce fait à l’analyse contextualisée et à l’explicitation de potentielles corrélations avec des conditions socioculturelles, géographiques et imaginaires nordiques.
- 2 Edward Strickland, Minimalism : Origins, Bloomington, Indiana University Press, 2000, p. 4. « In it (...)
- 3 Paul Schrader, Transcendental Style In Film, New York, Da Capo Press, 1972.
3La notion de minimalisme est complexe, car elle varie selon les arts, les époques et les cultures. « Dans sa définition la plus simple, le minimalisme est un style caractérisé par une sévérité des moyens, une clarté de la forme, et une simplicité de la structure et de la texture. »2 Toutefois, il importe de considérer que l’art minimaliste trouve autant de formes différentes qu’il n’a d’origines diverses. Ainsi, la paternité du minimalisme en musique est attribuée à Erik Satie et ses Vexations (1893) ; celle en architecture serait du Bauhaus de Weimar ; celle de la peinture oscille entre Alphonse Allais, le constructivisme soviétique, Kazimir Malevitch et Ad Reinhardt ; celle du cinéma pourrait être fondée sur la trinité Yasujiro Ozu, Robert Bresson et Carl Theodor Dreyer proposée par Paul Schrader3. Dans le contexte bouillonnant du modernisme, il convient également de nommer d’autres facteurs, aussi disparates que pertinents que l’influence décisive de l’esthétique japonaise découverte par les peintres européens à partir des années 1860, la tentative de refondation de la philosophie à travers une opération de réduction – Husserl, Wiener Kreis –, ou la standardisation et l’industrialisation des moyens de production qui ont amené une simplification du langage visuel des objets qui peuplent le quotidien. Dans les années 1960, le minimalisme se fixe en tant que mouvement artistique (surtout en peinture, sculpture, musique et architecture), qui – en reprenant le principe de l’architecte Ludwig Mies Van der Rohe, selon lequel « le moins peut le plus » – affirme la recherche de l’expérience réflexive du spectateur par un moment de suspension et un dépouillement formel. Aujourd’hui, ce principe continue d’exister selon des modalités multiples, telles que, par exemple, le Slow cinema, la techno minimale ou le néo-minimalisme. Il est également possible de proposer l’hypothèse d’une intégration de ce principe esthétique dans une histoire de l’art plus générale caractérisée par des contraires notionnels fondés sur des sensibilités opposées – nous pensons notamment aux couples apollinien et dionysiaque, protestant et baroque ou encore figuratif / réaliste et abstrait. Dans cette logique, le minimalisme se verrait couplé au maximalisme et pourrait être abordé à l’aune des notions de carence, d’excès, de mesure ou de débordement. Ce rapide tour d’horizon fait ainsi transparaître le développement international du minimalisme à la suite du modernisme et, de manière globalisante, cette esthétique fondée sur un dépouillement maximal s’attache à faire advenir une posture réflexive chez le spectateur en ne gardant que l’essentiel évocateur.
- 4 Joachim Grage, Thomas Mohnike, Lena Rorhbach, Aesthetics of Protestantism in Northern Europe : Expl (...)
4Dans le contexte nordique, il s’agit d’étudier si et comment cette proposition esthétique se module et se contextualise. Cela implique de comprendre l’Europe du Nord comme un ensemble culturel complexe construit pouvant être appréhendé selon plusieurs niveaux d’interprétation et tirant sa cohérence d’un certain consensus définitionnel développée à partir d’une réalité géographique et culturelle. C’est donc à l’aune de caractéristiques communes à l’aire nordique que l’idée de minimalisme demande à être analysée. Au-delà d’une communauté d’histoires – souvent houleuses – et de convergences politiques qu’il convient toutefois de nuancer, l’espace nordique apparaît comme un ensemble culturel dont la cohérence est aujourd’hui largement entretenue par un récit collectif matérialisé par des institutions communes. Figure ici en bonne place l’antienne protestante, certes sécularisée, que l’on ne manque pas d’associer, souvent un peu rapidement, à une esthétique austère, voire austérisante. L’on dresse ainsi aisément des liens entre minimalisme et protestantisme, et entre sobriété stylistique et exploration du péché dans la sphère intime du semper peccator. Mais si l’on veut éviter le constat circulaire – ou l’impasse – d’une esthétique définie comme protestante parce que minimaliste (ou minimaliste parce que protestante), même sécularisée, encore faut-il tenter d’en comprendre les prémisses, à l’instar de ce que de récents travaux commencent à mettre en évidence : le minimalisme, tel que nous proposons de l’étudier ici, entre indiscutablement en résonnance avec les principes de simplicité et de logocentrisme de l’esthétique protestante telle que l’identifient Grage, Mohnike et Rorhbach.4 Mais le principe global du less is more, décliné selon des langages et des grammaires spécifiques, résulte aussi en grande partie d’une réinvention en continu qui puise à un réservoir de représentations et de pratiques transnationales et transmédiales. Il ne s’agit donc pas d’établir en quoi le minimalisme nordique serait l’expression privilégiée d’une esthétique protestante particulière, mais plutôt d’observer comment l’objet conceptuel que l’on appelle « minimalisme » se décline, à l’échelle nordique, selon des modalités évocatoires spécifiques.
5Plus encore, explorer les modalités du minimalisme au sein de cet espace nous paraît productif pour les études nordiques dans la mesure où l’approche épistémologique du dossier ne cherche pas à inventer de nouveaux termes pour parler du Nord ou à le resémantiser indéfiniment, mais plutôt à renforcer la pluridisciplinarité de notre domaine, en réunissant diverses perspectives autour de notions croisées dans différents domaines artistiques et culturels qui justifient une recherche transversale.
6Ce dossier de Nordiques tient avant tout à interroger la cohérence de traits saillants d’un minimalisme rapidement identifiable comme nordique alors même que ce principe esthétique se retrouve internationalement dans plusieurs arts et en littérature. Plus précisément, il s’articule autour des questions suivantes : existe-t-il une esthétique minimaliste spécifiquement nordique ? Selon quelles conditions aurait-elle émergé ? Est-il même nécessaire, voire constructif, de proposer une telle catégorisation esthétique pour la constellation culturelle nordique ? Corrélativement, comment cet outillage notionnel permet-il de souligner les caractéristiques homophiliques et transnationales de l’Europe du Nord en aidant à appréhender cette aire de manière globale, dans sa complexité, son artificialité et sa cohérence ?
- 5 Gilles Deleuze, Cinéma 2, L’image-temps, Paris, Éditions de minuit, 1985, p. 50-61 et 92‑105.
7Dépassant la définition globale du minimalisme (justement parce qu’elle est trop générale), ce dossier cherche à ébaucher les contours — aussi hétérogènes soient-ils — d’une conception transmédiale du minimalisme nordique. Il s’attache à en explorer les différentes conceptions, ses origines et ses fonctions. En cela, la fonction identitaire du minimalisme — découlant de l’ensemble plus large du modernisme et s’axant sur une autoréflexivité et une contemplation (théorisée entre autres par les modalités de l’image-temps deleuzienne, notamment l’image cristal5) — est abordée selon les modalités propres à l’espace nordique. En effet, et dans toute la diversité de leurs perspectives et de leurs analyses de la notion de minimalisme, les articles du dossier interrogent tous son ancrage culturel nordique. Ils permettent ainsi d’ouvrir des pistes de recherche vers des questions de civilisation en invitant à considérer le rôle socioculturel d’une esthétique spécifique développée par l’architecture, les arts, le design et la littérature.
8Le dossier débute avec l’article d’Arne Bugge Amundsen qui aborde l’évolution de l’esthétique architecturale des églises norvégiennes en lien avec la libéralisation des pratiques religieuses durant le XIXe siècle. Amundsen articule la diversification religieuse aux enjeux architecturaux. La mise en concurrence des christianismes et les influences extérieures, particulièrement évidentes dans le milieu des Églises libres, ont justifié des esthétisations particulières des bâtiments cultuels. Le territoire, espace de pluralité et de compétition religieuse, est devenu un enjeu, dans une recherche de visibilité et d’esthétisation des identités communautaires dont les contours se sont d’autant plus prononcés que les options se sont multipliées. Le style minimaliste en architecture religieuse est-il vraiment une spécificité nordique luthérienne ? Rien n’est moins sûr et le texte invite à la nuance. Ainsi, Amundsen complexifie amplement le lieu commun au sujet du minimalisme des églises nordiques en dévoilant leur diversité esthétique et leurs implications idéologiques que la simplification architecturale sert, remplissant ainsi une fonction socioculturelle.
9Continuant la discussion autour des ruptures esthétiques qu’a induites le minimalisme dans l’architecture nordique, le second texte de ce dossier thématique s’intéresse au rôle du couple d’architectes-designers finlandais Aino et Alvar Aalto dans le développement et l’internationalisation du minimalisme scandinave. L’auteur, Béranger Begin, étudie l’ancrage de l’esthétique des Aalto dans une certaine tradition finlandaise (voire plus généralement nordique) et son évolution depuis un néoclassicisme vite marqué par le modernisme. Abordant le style des Aalto de manière diachronique, Begin permet au lecteur de retracer le parcours ayant conduit au succès international du minimalisme nordique et du couple Aalto.
10Tout en restant en Finlande, le dossier continue son exploration vers la littérature, et plus exactement vers l’esthétique de la miniature dans l’œuvre de Tove Jansson, notamment les Moomins. Björn Sundmark, l’auteur de l’article, baptise « muminalisme » le minimalisme spécifique de Jansson, afin d’insister sur sa particularité et nous rappeler la constante part de subjectivité que porte cette esthétique fondée sur la connivence avec celui qui la reçoit (qu’il soit lecteur, spectateur ou auditeur). Développant son propos à partir de la « poétique de l’espace » de Bachelard, Sundmark souligne la concentration des Moomins vers une esthétique littéraire et picturale du petit et du minuscule qui concentrent l’intérêt et portent des mondes en soi. En somme, l’article souligne l’art de la miniature de Tove Jansson en tant que clé commune d’interprétation du monde des Moomins, du moins une clé pour celui-ci.
11À la suite de Sundmark, le texte d’Emmanuel Reymond propose une étude littéraire du minimalisme par le biais de la poésie du Norvégien Jørn H. Sværen. Pour ce faire, l’auteur articule la notion à l’analyse d’une œuvre incluant aussi bien le texte que son support et son ancrage institutionnel. Grâce à l’exemple de Sværen, Reymond dévoile l’importance de l’espace vide et du paratexte dans la mise en place d’une poétique de la simplicité et de la participation. Utilisant la notion au cœur de ce dossier de manière extensive, l’auteur montre un geste littéraire fondé sur les gestes d’écriture et de création éditoriale, qui « permet non seulement de rematérialiser la littérature, mais de poser la question de la place de la médiation ».
12S’intéressant également à une écriture minimaliste, Harri Veivo analyse l’œuvre de Petri Tamminen, auteur finlandais contemporain. À l’instar de celui de Reymond, l’article fait découvrir aux non-spécialistes la richesse d’une littérature nordique où l’efficacité d’une écriture épurée retranscrit la puissance du quotidien et de l’anodin. Soulignant la fragmentation et le non-dit dans l’œuvre de Tamminen, Veivo montre comment l’auteur finlandais réécrit l’histoire de la jeune nation nordique en faisant prévaloir l’expérience du citoyen ordinaire ou celle de la remémoration. Par cette analyse, l’article dévoile le rôle du minimalisme pour mettre en valeur le banal et souligner la fragilité de l’existence, aussi ordinaire soit-elle. Héritière du modernisme, l’esthétique littéraire de Tamminen, qui laisse transparaître la morale individuelle et celle de l’altérité, permet à son tour de dévoiler une dimension théologique et de se tourner vers une idée transcendante qu’est Dieu.
13Le rapport entre minimalisme nordique et transcendance divine est d’ailleurs un fil rouge tout au long du dossier, au point de laisser penser que ce choix esthétique pourrait être perçu comme un moyen de transcendance privilégié vers un Deus absconditus. C’est d’ailleurs dans ce sens qu’Aymeric Pantet et Lucas Brochot explorent les périodes minimalistes des œuvres du réalisateur danois Carl Theodor Dreyer et du cinéaste suédois Ingmar Bergman. Contextualisant ces deux auteurs de cinéma au sein des normes cinématographiques nordiques, Pantet et Brochot démontrent comment ils ont utilisé une esthétique minimaliste pour développer une réflexion ontologique sur le rapport entre la condition humaine et un Dieu silencieux, tout du moins une certaine transcendance. Soulignant les similarités formelles entre les deux cinéastes et discutant les propositions de Paul Schrader sur le « style transcendental », l’article met en valeur un principe de dépouillement partagé dans les deux œuvres. Ainsi et à l’aune de la dialectique kierkegaardienne, Pantet et Brochot identifient trois visées de l’utilisation de ce style : la figuration de la condition humaine, l’introspection et la transcendance.
14Pour clore ce dossier, Christian Pedersen développe une analyse de l’œuvre du danois Vilhelm Hammershøi pour se dégager du lieu commun faisant de lui un peintre minimaliste. Abordant les principes formels d’Hammershøi, Perdersen offre une réflexion sur la spécificité de l’épure esthétique du peintre afin de souligner que ce dernier n’est pas tant à considérer comme minimaliste (à cet égard la mise en regard avec Frank Stella est particulièrement stimulante), mais bien pour ce qu’il est avant toute chose, en l’occurrence un peintre nordique de culture luthérienne. Ainsi, l’article permet de s’interroger sur la complexité de l’idée de minimalisme, notamment dans la pluralité des formes que les textes du dossier lui attribuent. L’article vient donc se dégager de cette notion pour appuyer le travail introspectif de la condition humaine, ce qui invite à revenir en arrière afin de relire les articles à la lumière de cette recherche et celle, impure, des œuvres d’Hammershøi.
15Ce dossier ne cherche aucunement à poser une réponse fixe et précise de ce que serait le minimalisme nordique. Au contraire, chacun des auteurs discute la notion, la complexifie et invite à repérer des similarités ou des contradictions. Il s’en dégage des thématiques récurrentes : par exemple, la place donnée à la lumière (cela même pour la littérature, car optiquement, une page blanche reflète plus de lumière que celle noircie par le texte), le rapport ontologique à une transcendance marquée par l’inconcevable – commune du moins l’indicible –, ou, dialectiquement, l’importance de la matière et du contexte des œuvres étudiées. Depuis les différentes appréhensions de la notion, les auteurs soulignent que ce geste esthétique – appelé « minimalisme nordique », faute de mieux – établit une relation spécifique au spectateur-lecteur-auditeur (peut-être devrions-nous dire au contemplateur). Dans ce processus – et à l’instar d’un topos du minimalisme –, le travail ne se finit jamais vraiment, car celui à qui il est destiné y occupe une place active, l’entend et le module à sa guise. Ainsi, l’ordre des articles est arbitraire et nous invitons le lecteur à explorer des alternatives à l’ordre de lecture que nous avons choisi. En conclusion de cette ouverture et en gardant en tête la visée de complexification d’un lieu commun qui motive ce dossier, le minimalisme, tel un acte de foi, doit s’accepter pour se révéler.
16Ce numéro se termine sur un tour d’horizon de l’actualité scientifique des études nordiques francophones avec le résumé de la thèse de Lisa Castro, qui a été soutenue à l’université Toulouse Jean Jaurès le 25 novembre 2022, ainsi qu’avec deux notes de lectures : une d’Emir Mahieddin sur l’ouvrage de Frédérique Harry, La foi militante. Protestantismes contemporains en Norvège et en Suède, et l’autre de François Émion sur le livre de Pierre-Ange Salvadori, Le Nord de la Renaissance : La carte, l’humanisme suédois et la genèse de l’Arctique.
17Nous tenons enfin à remercier chaleureusement Laurence Rogations pour son travail indispensable d’édition des textes et Anne Vilfeu pour la mise en ligne sur OpenEdition.
Notes
1 Ursula Lindqvist , « 25 : The Art of Not Telling Stories in Nordic Fiction Films » in A Companion to Nordic Cinema, Mette Hjort et Ursula Lindqvist (dir.), Chichester, West Sussex ; Malden, MA, John Wiley & Sons, 2016, p. 559. « […] the muted colors, tempered light, and balanced geometry of the films’ images also evoke a distinctly Nordic tradition in paining, architecture, and design, one that is recognizable to anyone who has spent time in the Nordic region. » Trad. par Aymeric Pantet.
2 Edward Strickland, Minimalism : Origins, Bloomington, Indiana University Press, 2000, p. 4. « In its simplest definition, Minimalism is a style distinguished by severity of means, clarity of form, and simplicity of structure and texture. » Trad. par Aymeric Pantet. On notera que cette définition proposée dès l’introduction de l’ouvrage est chargée de connotations et n’est pas que descriptive, voire recèle une dimension programmatique.
3 Paul Schrader, Transcendental Style In Film, New York, Da Capo Press, 1972.
4 Joachim Grage, Thomas Mohnike, Lena Rorhbach, Aesthetics of Protestantism in Northern Europe : Exploring the Field, Turnhout, Brepols, 2022, p. 11.
5 Gilles Deleuze, Cinéma 2, L’image-temps, Paris, Éditions de minuit, 1985, p. 50-61 et 92‑105.
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Référence électronique
Aymeric Pantet, Frédérique Harry, Harri Veivo, Yohann Aucante et Katerina Kesa, « Éditorial », Nordiques [En ligne], 44 | 2023, mis en ligne le 01 mai 2023, consulté le 12 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/nordiques/7894 ; DOI : https://doi.org/10.4000/nordiques.7894
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