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AccueilNuméros211La voix de la rechercheL’Anthropocène

La voix de la recherche

L’Anthropocène

Un signal qui interroge nos valeurs
Nicolas Kramar 
p. 54-59

Résumé

Dans un contexte où la réponse politique n’est clairement pas à la hauteur des enjeux environnementaux, une métamorphose culturelle semble nécessaire à la prise de conscience générale que l’action constitue un impératif absolu. En s’appuyant sur le cadre conceptuel de l’Anthropocène, qui invite à questionner notre rapport au vivant – et particulièrement les valeurs portées par l’opposition nature/culture –, le musée pourrait jouer un rôle décisif pour rendre la situation plus intelligible.

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Texte intégral

1anthropocène, naturalisme, concept géologique

Poulet de chair de type Ross 308, caractérisé par une croissance très rapide, provenant d’une ferme d’élevage à Uvrier (commune de Sion, Suisse) et appartenant à la collection « Anthropocène » du Musée de la nature du Valais. Si l’on songe au fait que la poule n’existe pas dans le monde du non-humain, couramment appelé nature, et qu’elle est le résultat d’une sélection artificielle, alors on peut s’interroger sur le type de musée qui pourrait intégrer un tel patrimoine.

© Musées cantonaux du Valais, Sion. Alexandre de Torrenté

Introduction

2Alors que l’instabilité et les changements de tout ordre caractérisent nos actualités, les enjeux environnementaux sont de plus en plus relégués aux marges, si ce n’est exclus, des agendas politiques, comme s’ils n’avaient pas de dimension politique. La situation est pour le moins surprenante, alors que se pose de plus en plus la question de l’habitabilité de certaines régions du monde, du fait de profondes dégradations de « nos bases matérielles de vie communes », pour reprendre l’expression de Dominique Bourg (2018). Pour cette raison, les enjeux environnementaux sont indissociables de ceux des sociétés. Ils revêtent une dimension politique et devraient être considérés comme une priorité, puisque tous les autres sujets de société en dépendent, ou en dépendront dans un avenir proche. Autrement dit, cette question doit être traitée en urgence.

3Les institutions muséales manifestent globalement une sensibilisation à ces enjeux, comme en témoigne l’introduction de la notion de durabilité dans la définition du musée de l’Icom international de 2022. Cette notion avait été plébiscitée en 2021 par l’ensemble de la communauté de l’Icom, au moyen d’un sondage mené dans la phase initiale de l’élaboration de cette définition (Krajcovicova et al., 2021). Se pose alors la question de savoir de quelle manière aborder ces thèmes, car même si les agendas et les politiques ne sont pas à la hauteur des enjeux, les questions environnementales sont omniprésentes et font régulièrement l’objet de controverses. Dès lors, l’engagement des institutions culturelles sur ce thème fondamental devient potentiellement sujet à suspicion et exige de nombreuses précautions afin d’éviter tout discrédit susceptible de remettre en cause la scientificité dont les musées jouissent encore. Par scientificité, on suppose une neutralité axiologique, telle que définie par Max Weber (1965), où faits et valeurs doivent être séparés pour s’assurer de la plus grande objectivité. Ainsi, de ce point de vue « moderne », où l’analyse se fait au prisme de dichotomies, et de celle-ci en particulier, on pourrait se limiter à l’exposition de faits. Est-ce là la limite de champ d’action du musée, sommes-nous en mesure d’agencer faits et valeurs et, le cas échéant, ne risquons-nous pas de nous éloigner de nos prérogatives, au prix de perdre toute distance critique ?

Penser notre présent dans le cadre de l’Anthropocène

4Ces questions méritent d’être étudiées au regard du concept d’Anthropocène. Il est issu du paradigme systémique, qui se développe dès la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui voit se constituer une communauté interdisciplinaire, nommée sciences du système Terre (Steffen et al., 2020). Elle intègre d’abord les sciences de l’ingénieur et les sciences naturelles, puis progressivement les sciences humaines et sociales. L’idée originale, formulée par le prix Nobel et membre de cette communauté de recherche, Paul Crutzen (2002), est de confier aux géologues-stratigraphes en charge de l’échelle des temps géologiques la tâche de définir une nouvelle époque qui succéderait à celle nommée Holocène. Cette proposition se fonde sur le constat que des changements systémiques profonds, qui vont bien au-delà du seul changement climatique, ont modifié de manière irréversible le fonctionnement de notre planète (Waters et al., 2016). En mars 2024, la commission en charge de statuer sur cette affaire a refusé cette proposition (Witze, 2024) malgré la quasi-unanimité du « groupe de travail sur l’Anthropocène » qui avait été mandaté dès 2008 pour discuter de sa pertinence et qui s’était prononcé en sa faveur (Waters et al., 2023). Pourtant, l’Anthropocène, du fait de sa puissance heuristique, est un concept qui persiste et reste utile dans de très nombreux domaines, du monde académique à celui des arts (Zalasiewicz et al., 2024). Parmi les principaux concepts mobilisés pour nommer la situation environnementale, tels que crise écologique ou changement climatique, il est le plus intéressant pour tenter de rendre compte de la situation que nous sommes en train de vivre (Kramar, 2020).

L’Anthropocène comme signal

5Si, à ce jour, l’Anthropocène n’a toujours pas de validation géologique officielle en tant qu’époque, le concept revêt une dimension géologique forte qui devrait toujours être présente à l’esprit des personnes qui le mobilisent. Car l’Anthropocène signifie que les changements environnementaux globaux que nous sommes en train de vivre, et qui trouvent tous leur origine dans des activités humaines, sont significatifs au regard de l’histoire de la Terre. C’est par ce constat, mis au regard de la profondeur de l’histoire de la Terre, que notre présent revêt une dimension dramatique. L’Anthropocène doit alors être pris comme un signal de cet état où notre présent croise une histoire géologique que nous, « modernes », concevons comme confinée dans des temps extrêmement lointains.

Des faits et savoirs qui questionnent notre cosmologie

6Le signal « Anthropocène », par son caractère extraordinaire, révèle notre incapacité à rendre compte des changements rapides et profonds qui sont en train de se produire. Au-delà des jeux politiques qui ont pour conséquence de nier cette réalité, l’Anthropocène questionne notre cosmologie de modernes, qui se trouve aux fondements de cette situation. Cette cosmologie, qui s’exprime au travers de mythes et de valeurs aussi divers que l’idée de progrès, de liberté, d’autodétermination ou de maîtrise du monde, doit dès lors être questionnée au travers des deux dimensions qui fondent notre rapport au monde.

Perspective spatiale

7Dès la fin du Moyen Âge et surtout à la Renaissance (voir notamment Berque, 1991), se manifestent progressivement les éléments d’un nouveau rapport au monde, que l’anthropologue Philippe Descola a nommé « naturalisme » (2006) et qui se caractérise par une frontière nette entre l’humain et le non-humain, ce dernier ne devant pas être identifié uniquement au « reste du vivant ». Nous nommons le non-humain « nature » et l’opposons à la notion de culture. L’Anthropocène, en ce qu’il marque le moment où l’humanité (ou, plus précisément, une partie de l’humanité) est devenue une force de dimension géologique, capable d’influer profondément et irréversiblement sur le système Terre tout en mettant en péril ses propres conditions d’existence, contredit ce principe cardinal de la modernité. De plus, l’Anthropocène révèle que nous sommes entourés d’hybrides (Latour, 2006), de choses qu’on ne peut qualifier ni de nature, ni de culture, mais des deux en même temps. Ainsi, dans notre rapport au non-humain, l’Anthropocène, avec l’implacable force des faits qu’il met en lien, révèle les limites d’une perspective opposant de manière exclusive nature et culture. Les mythes et les valeurs qui en résultent, ceux de liberté, de transcendance ou d’autodétermination sont dès lors contredits.

Perspective temporelle

8Conjointement à un rapport au monde conçu dans une perspective d’ordre spatial, l’Anthropocène, en tant que concept géologique se référant à l’histoire de la Terre, questionne également les régimes historiques, nos manières de penser le temps et notre histoire. À l’époque moderne, l’histoire civilisationnelle a été articulée à celle des non-humains, c’est-à-dire à l’histoire naturelle, selon deux perspectives. D’abord, des penseurs tels que Leibniz ont conçu cette dernière comme un simple décor pour l’histoire civilisationnelle. Puis, des historiens comme Fernand Braudel ont envisagé ces deux histoires comme emboîtées, mais non mêlées (Federau, 2017).

La vision du temps en Occident se caractérise par un temps sagittal marqué par l’idée de progression. De ce point de vue, la présentation de faits soulignant des pratiques environnementales délétères entraîne une forme de rejet fondé sur le refus d’un retour en arrière, une perspective inenvisageable dans le cadre de cette représentation fondamentale du temps.

9Face au constat Anthropocène, à la profonde intrication des enjeux sociologiques et environnementaux, ce point de vue doit être révisé. Ainsi, l’historien Chakrabarty (2009) plaide pour l’établissement d’une nouvelle histoire où l’histoire civilisationnelle et l’histoire naturelle seraient désormais mélangées. Cet important auteur y voit en particulier pour les musées l’émergence d’un nouveau rôle dans ce domaine : celui de participer à la création de cette nouvelle histoire (Chakrabarty, 2019).

Le galet au centre de l’image se distingue des autres galets de rivière en ce qu’il est constitué de béton. Prélevé dans l’Avançon (commune de Bex, Suisse) afin d’intégrer la collection « Anthropocène » du Musée de la nature du Valais, il questionne notre relation au non-humain dans la mesure où il ne peut être classé selon le gabarit nature/culture. Il constitue en outre potentiellement une trace géologique à long terme et rappelle que les réflexions sur les relations au non-humain ne doivent pas se limiter au vivant et intégrer une dimension temporelle.

© Musées cantonaux du Valais, Sion. Thierry Zufferey

10Ce constat se heurte cependant à des représentations du temps spécifiques et fortement liées à la pensée moderne. En Occident, cette vision du temps se caractérise par un temps sagittal, irréversible, marqué par l’idée de progression. De ce point de vue, la présentation de faits soulignant des pratiques environnementales délétères entraîne automatiquement une forme de rejet fondée sur le refus d’un retour en arrière, une perspective inenvisageable dans le cadre de cette représentation fondamentale du temps. Au motif du progrès, autre valeur cardinale, les faits et les savoirs rassemblés par le concept d’Anthropocène sont rejetés. L’idée d’un temps sagittal s’accompagne également d’une historicisation de la présence des humains sur Terre. Au regard de l’histoire de la Terre, ce temps est extrêmement court et contraste fortement avec celui d’un monde-ressource aux temporalités variées, mais conçu le plus souvent selon un temps long (Kramar et Oliveira, 2021). De ce point de vue, les actions humaines sont perçues comme insignifiantes (Bjornerud, 2018), et nos représentations communes sont alors inaptes à enraciner notre histoire dans celle du monde (Chakrabarty, 2019). Là encore, les faits et les savoirs scientifiques, qui plaident pour une histoire évolutive et contingente, marquée par le principe de coévolution entre les mondes biotiques et abiotiques, entrent en opposition avec nos mythes et valeurs. On peut citer en particulier celui de la transcendance, qui occulte l’usage sans limites des ressources fossiles nécessaires à son accomplissement.

Participer au dépassement du naturalisme

11L’Anthropocène mobilise des savoirs et des faits qui questionnent les limites de certaines valeurs centrales de la modernité. Ce décalage entre la réalité de la situation anthropocène et les moyens symboliques que nous possédons pour donner du sens au monde explique notre incapacité à rendre compte de la situation présente. En raison de l’enjeu primordial que représentent les conditions d’habitabilité qu’il implique, ainsi que de ses liens étroits avec les mythes et récits qui en sont à l’origine, l’Anthropocène constitue avant tout un signal dont les musées devraient tenir compte pour remplir leur rôle social face aux défis de notre époque et rendre la situation actuelle plus intelligible. Bien plus fertile et profond que la notion de développement durable, l’Anthropocène ne constitue pas nécessairement un sujet en soi, mais plutôt un cadre pertinent et fécond pour la conception de projets.

L’Anthropocène constitue un signal dont les musées devraient tenir compte pour remplir leur rôle social face aux défis de notre époque et rendre la situation actuelle plus intelligible. Il ne constitue pas nécessairement un sujet en soi, mais plutôt un cadre pertinent et fécond pour la conception de projets.

12De cette manière, le musée traite à la fois de faits et de valeurs, et risque de compromettre sa neutralité. Pour dépasser cet a priori, il est possible de mettre en évidence la relation qui lie ces deux notions. On observe tout d’abord un premier mouvement allant des faits relatifs à l’Anthropocène vers les valeurs associées à notre cosmologie. C’est ce mouvement qui a été présenté ici et qui respecte le principe de neutralité axiologique, puisqu’il distingue clairement les faits des valeurs. Le second mouvement, à l’inverse, va des valeurs vers les faits : la remise en question des limites de notre cosmologie interroge également certains mythes et récits fondateurs des sciences modernes qui ont produit le concept d’Anthropocène. Parmi ces récits figurent les dichotomies classiques de la modernité, telles que sujet/objet, nature/culture, corps/esprit ou encore fait/valeurs, qui sont précisément inscrites dans le principe même de neutralité axiologique. Ce second mouvement a fait l’objet de nombreuses analyses épistémologiques qui, grâce à des approches historiques, anthropologiques et sociologiques, ont mis en évidence l’ancrage social de la production des connaissances. Pour autant, il ne s’agit pas de sombrer dans un relativisme total. Les savoirs produits conservent une grande valeur, notamment grâce à l’effort constant des scientifiques pour objectiver leurs travaux en les soumettant à une remise en question collective et concurrentielle permanente. Il s’agit là d’une vertu épistémique essentielle, qui garantit la pertinence et la supériorité des faits relatifs à l’Anthropocène par rapport aux points de vue qui, à l’inverse, restent non questionnés ou motivés par des intérêts personnels. Vu sous cet angle, le mouvement allant des faits vers les valeurs prédomine et légitime une remise en question du naturalisme dans les projets des musées.

La seule transmission de savoirs n’est pas suffisante si elle ne prend pas en compte les représentations culturelles partagées qui font obstacle à la pleine appréhension de notre présent.

13Pour atteindre cet objectif, le musée, lieu reconnu de production et de diffusion des savoirs, ne peut se limiter à la diffusion des faits relatifs à la situation anthropocène. Pour des raisons didactiques bien identifiées (voir notamment Giordan, 1998), la seule transmission de savoirs n’est pas suffisante si elle ne prend pas en compte les représentations culturelles partagées qui font ici obstacle à la pleine appréhension de notre présent. Dès lors, le musée doit nécessairement enrichir les expériences de « partage de connaissances » par celles de « réflexion », deux notions issues de la définition du musée de l’Icom. Cette réflexion peut porter sur les valeurs inhérentes au paradigme général du naturalisme, dans le cadre offert par l’Anthropocène. À ce titre, le musée occupe une position privilégiée pour jouer un rôle décisif pour une métamorphose culturelle (Morin, 2010), en interrogeant la production des énoncés tout en proposant des démarches participatives et inclusives, où expériences et perspectives se rencontrent et se partagent. 

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Bibliographie

• Berque A., « La transition paysagère comme hypothèse de projection pour l’avenir de la nature », dans : Roger A & Guéry F., Maîtres & protecteurs de la nature, Paris : Champ Vallon, 1991.

• Bjornerud M., Timefulness: How Thinking Like a Geologist Can Help Save the World, Princeton : Princeton University Press, 2018.

• Bourg D., Une nouvelle Terre, Paris : Desclée de Brouwer, 2018.

• Chakrabarty D., « The Climate of History: Four Theses », Critical Inquiry, 35, 2009.

• Chakrabarty D., « Museums between globalisation and the Anthropocene », Museum International, 71, 2019.

• Crutzen P., « Geology of mankind », Nature, 415, 2002.

• Descola P., Par-delà nature et culture, Paris : Gallimard, 2006.

• Federau A., Pour une philosophie de l’Anthropocène, Paris : PUF, 2017.

• Giordan A., Apprendre !, Paris : Belin, 1998.

• Latour B., Nous n’avons jamais été modernes : essai d’anthropologie symétrique, Paris : La découverte, 2006.

• Morin E. « Éloge de la métamorphose », Le Monde, 2010. En ligne : https://www.lemonde.fr/idees/article/2010/01/09/eloge-de-la-metamorphose-par-edgar-morin_1289625_3232.html

• Krajcovicova E. et al., « Deuxième rapport sur les avis des membres de l’Icom pour une nouvelle définition du musée. Analyse et rapport indépendants élaborés pour le comité », Icom Define, 2021. En ligne : https://icom.museum/wp-content/uploads/2021/12/FRENCH-1.pdf

• Kramar N., « Questionner les liens sociétés-terre », La Lettre de l’Ocim, 187, 2020.

• Kramar N. & Oliveira G., « Quelle(s) histoire(s) au regard de l’Anthropocène ? », Didactica Historica, 7, 2021.

• Steffen W. et al., « The emergence and evolution of Earth System Science », Nature Reviews Earth & Environment, 1, 2020.

• Waters C. N. et al., « The Anthropocene is functionally and stratigraphically distinct from the Holocene », Science, 351, 2016.

• Waters C. N. et al., « Candidate sites and other reference sections for the Global boundary Stratotype Section and Point of the Anthropocene series », The Anthropocene Review, 10(1), 2023.

• Weber M. & Freund J., Essai sur le sens de la « neutralité axiologique » dans les sciences sociologiques et économiques, Paris : Plon, 1965.

• Witze A., « It’s final: the Anthropocene is not an epoch, despite protest over vote », Nature, mars 2024.

• Zalasiewicz J. et al., « The meaning of the Anthropocene: why it matters even without a formal geological definition », Nature, 632, 2024.

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Table des illustrations

Légende Poulet de chair de type Ross 308, caractérisé par une croissance très rapide, provenant d’une ferme d’élevage à Uvrier (commune de Sion, Suisse) et appartenant à la collection « Anthropocène » du Musée de la nature du Valais. Si l’on songe au fait que la poule n’existe pas dans le monde du non-humain, couramment appelé nature, et qu’elle est le résultat d’une sélection artificielle, alors on peut s’interroger sur le type de musée qui pourrait intégrer un tel patrimoine.
Crédits © Musées cantonaux du Valais, Sion. Alexandre de Torrenté
URL http://journals.openedition.org/ocim/docannexe/image/8622/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 77k
Légende Le galet au centre de l’image se distingue des autres galets de rivière en ce qu’il est constitué de béton. Prélevé dans l’Avançon (commune de Bex, Suisse) afin d’intégrer la collection « Anthropocène » du Musée de la nature du Valais, il questionne notre relation au non-humain dans la mesure où il ne peut être classé selon le gabarit nature/culture. Il constitue en outre potentiellement une trace géologique à long terme et rappelle que les réflexions sur les relations au non-humain ne doivent pas se limiter au vivant et intégrer une dimension temporelle.
Crédits © Musées cantonaux du Valais, Sion. Thierry Zufferey
URL http://journals.openedition.org/ocim/docannexe/image/8622/img-2.png
Fichier image/png, 899k
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Pour citer cet article

Référence papier

Nicolas Kramar , « L’Anthropocène »La Lettre de l’OCIM, 211 | 2025, 54-59.

Référence électronique

Nicolas Kramar , « L’Anthropocène »La Lettre de l’OCIM [En ligne], 211 | 2025, mis en ligne le 01 mars 2026, consulté le 18 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/ocim/8622 ; DOI : https://doi.org/10.4000/168xi

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Auteur

Nicolas Kramar 

Directeur du Musée de la nature du Valais, chercheur associé au LIP-TECFA (université de Genève) et membre des comités Icom-Nathist et Icom Define.

nicolas.kramar@admin.vs.ch

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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