Navigation – Plan du site

AccueilNuméros211La voix de la rechercheLe temps de l’action

La voix de la recherche

Le temps de l’action

Les muséums face à l’urgence environnementale
Jacques Ayer 
p. 60-66

Résumé

Face aux grands défis environnementaux de notre temps, les muséums sont appelés à jouer un rôle scientifique et culturel clé. Pour s’inscrire en tant qu’acteurs pleinement engagés dans la transition écologique, ils doivent se transformer profondément et placer leur rôle social au premier plan, et rapidement : le temps n’est plus à la prise de conscience, mais à l’action immédiate

Haut de page

Texte intégral

1Tout au long de leur histoire, entamée il y a plusieurs siècles, les musées d’histoire naturelle, ou muséums, et leurs collections scientifiques ont connu des usages variés ainsi que des évolutions constantes de leur vocation sociale. Ils ont dû s’adapter à des transformations sociétales majeures, telles que l’introduction de nouvelles législations, le développement rapide du numérique, ainsi que les crises économiques et les conflits qui ont parfois menacé leur existence.

2Aujourd’hui, dans un monde en mutation profonde, marqué par une crise environnementale sans précédent, le rôle des muséums et leur fonction sociale sont plus que jamais sollicités. Ces institutions, gardiennes d’un patrimoine naturel constitué au fil des siècles, sont appelées à jouer un rôle scientifique et culturel clé dans la lutte contre les crises environnementales.

3Elles doivent également proposer des approches novatrices et des idées centrées sur les relations complexes entre nature et culture, en lien avec les enjeux cruciaux du climat et de la biodiversité. Ces orientations peuvent ouvrir de nouvelles perspectives pour les musées, leur permettant de consolider leur position en tant qu’acteurs pleinement engagés dans la transition écologique et dans la réponse aux urgences qu’elle implique.

La question de la neutralité de la science et des musées

4La discussion autour de la neutralité des musées, en particulier des musées d’histoire naturelle, soulève plus largement le débat sur la supposée neutralité de la science et des scientifiques. Ce sujet, encore très controversé, a fait l’objet de nombreux articles et ouvrages.

Croire en une neutralité parfaite est risqué, car cela peut pousser les chercheurs à ignorer l’influence de leurs propres biais et les rendre vulnérables aux préjugés.

5Dans La Mal-mesure de l’Homme, l’historien des sciences et philosophe Stephen Jay Gould remet en question l’idée selon laquelle une rigoureuse impartialité serait la condition sine qua non d’une recherche objective et désintéressée (Gould, 1981). Il considère cette notion comme non seulement erronée, mais aussi nuisible, car une impartialité totale est impossible à atteindre en raison des croyances, des besoins et des désirs inhérents aux êtres humains. Croire en une neutralité parfaite est risqué, car cela peut pousser les chercheurs à ignorer l’influence de leurs propres biais et les rendre vulnérables aux préjugés.

6Dans le contexte actuel, plutôt que de promouvoir une neutralité scientifique illusoire et idéologique, il est essentiel d’encourager une approche fondée sur la lucidité et la prise de conscience des enjeux liés aux travaux scientifiques (Berlan, 2023). Loin d’être une norme absolue, la neutralité scientifique est une construction liée à l’essor du positivisme et à des contextes historiques précis. La prétendue objectivité des sciences s’est imposée comme un modèle hégémonique, mais elle masque les dynamiques institutionnelles et les intérêts qui façonnent la production du savoir (Fusi, 2019).

7Il y a dix ans, l’idée que les musées puissent adopter une approche militante pour lutter contre les inégalités et les crises environnementales était largement rejetée. On considérait qu’un tel engagement risquait de compromettre leur neutralité et de menacer la confiance du public. Les conseils d’administration et le personnel des musées étaient majoritairement convaincus de la nécessité de préserver cette neutralité, par crainte d’être accusés de partialité ou d’être influencés par des groupes d’intérêts particuliers (Janes et Grattan, 2019).

8Pourtant, les musées d’histoire naturelle doivent-ils défendre un point de vue particulier s’ils visent à promouvoir une éducation à la responsabilité ? (Blandin et al., 2000). Cette prudence excessive, fondée sur le maintien d’une prétendue neutralité, empêche les musées d’adopter une vision plus large et de réaliser leur véritable potentiel (Janes, 2009 ; Sandell, 2017). En s’enfermant dans une posture de neutralité, ils se sont tenus à l’écart des possibles. Alors que certains chercheurs s’engagent publiquement, les professionnels des musées se gardent bien de prendre parti (Chaumier, 2019).

9Selon Henry J. Evans (2020), les musées sont aujourd’hui soumis à une pression croissante pour justifier leur rôle dans la société contemporaine. Historiquement perçus comme des institutions neutres dédiées à la collecte, à la recherche et à la diffusion des connaissances, ils sont désormais confrontés à des critiques venant de divers secteurs : gouvernements, historiens, experts et chercheurs en sciences culturelles. Face aux crises environnementales, notamment au changement climatique, la neutralité devient une responsabilité et non plus un choix. Les musées doivent abandonner leur obsession pour la popularité et la croissance économique au profit de missions plus en phase avec les enjeux actuels, comme la durabilité et la sensibilisation aux crises écologiques (Janes, 2015). Face à l’urgence de redéfinir la place des humains au sein du monde vivant et, plus largement, de repenser les relations entre l’humanité et la nature, les musées ont une responsabilité sociale majeure dans la réinterprétation et la valorisation de leurs collections (Van Praët, 2015).

10En 2019, lors de la conférence annuelle du Comité international pour les musées et collections d’art moderne (Cimam) de l’Icom, Suay Aksoy, alors présidente de l’organisation, déclarait dans son discours d’ouverture : « Les musées ne sont pas neutres. Ils ne l’ont jamais été et ne le seront jamais. Ils ne peuvent être dissociés de leur contexte social et historique. Et lorsqu’ils semblent en être détachés, ce n’est pas parce qu’ils sont neutres, mais parce qu’un choix a été fait en ce sens. Décider de ne pas parler du changement climatique n’a rien de neutre. Il s’agit de choix, et nous pouvons en faire de meilleurs. »

L’évolution des muséums face à l’urgence environnementale

11La recherche doctorale qui sous-tend cet article analyse l’évolution des missions traditionnelles et du fonctionnement des muséums dans le contexte de la crise environnementale. Cette étude a pour objectif, d’une part, d’explorer l’évolution et le rôle de ces institutions, depuis l’émergence des premiers cabinets de curiosités au XVIIe siècle jusqu’aux muséums contemporains et, d’autre part, d’identifier de nouvelles pratiques et de nouveaux champs d’activité pour répondre aux attentes émergentes des publics et de la société.

12Dans ce cadre, une vaste enquête internationale en ligne a été lancée en 2021 auprès d’environ 800 muséums et institutions apparentées. Cette enquête visait à interroger les directions sur leur stratégie, leurs missions et leur fonctionnement dans tous les domaines d’activité muséale. Les questions portaient notamment sur la posture des professionnels et des professionnelles des musées en matière d’engagement, voire de militance, face aux grands défis environnementaux.

13Au total, 161 musées ont participé à l’enquête. Parmi les questions posées, l’une portait sur la posture que les musées d’histoire naturelle et leurs équipes devraient adopter face aux crises environnementales, aussi bien vis-à-vis du public que de la société. Trois options étaient proposées pour définir le positionnement des musées :

14• Neutre, se limitant essentiellement à la transmission d’informations scientifiques.

15• Engagé, sensibilisant aux défis environnementaux et proposant des solutions concrètes.

16• Acteur, prenant part activement à des mesures con­­crètes pour lutter contre les crises environnementales.

17Plusieurs musées ont nuancé leur choix en sélectionnant plus d’une option. Sur les 216 réponses recueillies, près de la moitié estiment que, au-delà de leurs missions traditionnelles, les institutions doivent mener des actions concrètes (figure 1). Une posture engagée a été choisie 78 fois, tandis que 32 réponses considèrent que le rôle du musée devrait se limiter à la transmission de connaissances.

18En analysant les résultats en fonction de la taille des musées, définie par le nombre de collaborateurs et collaboratrices, cette proportion reste globalement stable. En revanche, sur le plan géographique, on observe que la répartition entre les trois options sélectionnées est plus équilibrée chez les musées européens.

19Même si ces résultats doivent être interprétés avec prudence, étant donné que les musées ayant répondu au questionnaire représentent environ 20 % des institutions contactées, deux enseignements majeurs peuvent être tirés. D’une part, les résultats expriment clairement une prise de conscience significative de la nécessité pour les musées d’histoire naturelle de faire évoluer leur rôle vers une implication et un engagement accrus dans la lutte contre les crises environnementales. D’autre part, la posture plus nuancée des musées européens pourrait s’expliquer par leur ancienneté ainsi que par leurs liens plus étroits avec les pouvoirs publics.

20Le questionnaire offrait également aux musées la possibilité d’ajouter des remarques complémentaires pour préciser leurs réponses. Les points soulevés reflètent notamment le débat persistant entre ceux qui défendent la neutralité scientifique des musées d’histoire naturelle et ceux qui estiment qu’ils devraient adopter un discours et un rôle plus engagé. Les premiers considèrent que ces institutions doivent rester des espaces neutres, se limitant à la transmission de faits scientifiques sans exprimer d’opinions, tandis que les seconds plaident pour un rôle plus actif et engagé.

21Une autre question de l’enquête invitait les muséums à proposer des mots-clés qu’ils considéraient essentiels à intégrer dans la nouvelle définition du musée de l’Icom, alors en cours de révision. Le nuage de mots de la figure 2 illustre la proportion relative des termes suggérés. Bien que les mots les plus fréquemment cités reflètent les missions fondamentales des musées, telles qu’exprimées dans la définition de l’Icom de 2004, d’autres s’en écartent et mettent en lumière une prise de conscience croissante de la nécessité pour ces institutions d’adopter des pratiques durables, d’assumer pleinement leur responsabilité en matière de sensibilisation et de transmission auprès des publics et de la société, et de renforcer leur engagement.

Figure 2 :

Figure 2 :

Représentation graphique des mots-clés proposés et de leur proportion pour la question sur la nouvelle définition du musée selon l’Icom (Ayer, 2025).

Des intentions à l’action

22Depuis sa formulation il y a 20 ans, le concept d’Anthropocène a suscité un intérêt considérable, stimulant de nouvelles réflexions et collaborations entre les sciences et les humanités (Oliveira et al., 2020). Les musées se sont rapidement approprié ce concept. Ces dernières années, la prise de conscience accrue du rôle des institutions dans la lutte contre la crise climatique et l’effondrement de la biodiversité s’est accélérée, donnant lieu à des initiatives concrètes. Plusieurs projets ont été lancés, notamment la publication de déclarations ou de manifestes, ainsi que la mise en réseau d’institutions pour garantir une action plus efficace.

Image générée avec un outil utilisant l’intelligence artificielle.

© Adobe Stock / Maj Media

23Le plus grand réseau de muséums et centres scientifiques d’Europe (Ecsite), a publié en 2009 une déclaration engageant les institutions face à la crise climatique 1, puis un autre document officiel, trois ans après, sur la lutte contre l’effondrement de la biodiversité 2. Aux États-Unis, le Museum Climate Change Network a vu le jour en 2013 3. En octobre 2015, lors de son congrès annuel à Taipei, le Comité international pour les musées et les collections des sciences naturelles (Icom Nathist) a ratifié une déclaration visant à codifier l’engagement des musées dans la préservation des écosystèmes naturels.

24La présentation d’expositions temporaires de grande envergure autour du thème de l’Anthropocène témoigne de la volonté de certains muséums de transmettre à leur public des messages puissants sur les crises environnementales. La première exposition internationale de ce type, intitulée Welcome to the Anthropocene: The Earth in Our Hands (2014-2016), a été produite à Munich, en Allemagne, par le Deutsches Museum, un musée de sciences et de technologie. Parmi d’autres exemples, on peut citer Objectif Terre. Vivre l’Anthropocène, présentée de 2016 à 2017 au Musée de la nature du Valais à Sion, ou encore We Are Nature: Living in the Anthropocene, produite et exposée en 2017 au Carnegie Museum of Natural History de Pittsburgh.

Un défi majeur pour les musées

Les scientifiques travaillant dans les muséums sont attendus comme des porte-paroles passionnés et convaincus de l’urgence environnementale. Cette mission est d’autant plus cruciale que les musées bénéficient d’une grande crédibilité auprès du
public et des décideurs politiques.

25Pour incarner concrètement un engagement global et durable, ainsi qu’un modèle exemplaire face à la crise climatique et à l’effondrement de la biodiversité, les musées doivent dépasser la simple évolution de leur discours ou la mise en œuvre de pratiques écoresponsables au sein de leurs infrastructures. Ils sont appelés à repenser en profondeur leurs missions et leur fonctionnement en intégrant davantage d’écoresponsabilité et de durabilité, tout en proposant des mesures concrètes et en développant de nouveaux champs d’action, complémentaires à leurs missions traditionnelles.

26Les scientifiques travaillant dans ces institutions sont attendus comme des porte-paroles passionnés et convaincus de l’urgence environnementale, en mobilisant leurs connaissances approfondies sur le vivant, son évolution et son déclin. Cette mission est d’autant plus cruciale que les musées bénéficient d’une grande crédibilité auprès du public et des décideurs politiques.

27La véritable question n’est plus de savoir si, dans le contexte actuel de crises environnementales planétaires, les musées peuvent se permettre de rester en retrait, mais plutôt de déterminer comment ils peuvent réorienter leurs missions et transformer leurs pratiques dans des délais acceptables. Il s’agit également d’évaluer l’ampleur de cette mutation.

Les musées doivent aujourd’hui répondre à l’urgence climatique et environnementale. Cette redéfinition nécessite une transformation rapide, car le temps n’est plus à la prise de conscience, mais à l’action immédiate.

28Parmi les défis à relever, on peut identifier :

29• La temporalité. Les musées, historiquement ancrés dans une perspective de temps long et tournés vers le passé, doivent aujourd’hui répondre à l’urgence climatique et environnementale. Cette redéfinition nécessite une transformation rapide, car le temps n’est plus à la prise de conscience, mais à l’action immédiate.

30• La gouvernance. La réussite de cette transformation repose sur une gouvernance capable de dépasser les intérêts individuels au profit de bénéfices collectifs. Il est essentiel de décloisonner les fonctions internes des musées – recherche, collections, expositions et médiation – pour adopter un modèle de fonctionnement écosystémique. Une vision partagée, une communication claire et une culture participative sont indispensables pour réduire les résistances au changement. Enfin, un accompagnement adapté des équipes est nécessaire pour leur permettre de s’adapter à cette transformation inédite et de jouer pleinement leur rôle dans cette grande transition.

31En conclusion, les muséums doivent désormais démontrer qu’ils sont essentiels pour accompagner nos sociétés dans la construction du monde de demain. Cette réorientation, imposée par les crises actuelles, représente une transformation identitaire profonde pour les muséums, plaçant leur rôle social au premier plan. Cela implique un changement de posture vers un engagement accru, voire une forme de militance. 

Haut de page

Bibliographie

• Ayer J., « Stratégie, missions et fonctionnement des musées d’histoire naturelle face aux crises environnementales : Enquête internationale en ligne », Rapport non publié, université de Neuchâtel, Suisse, 2025.

• Ayer J. & Huguenin L., « Les musées d’histoire naturelle face aux crises environnementales. Vers un engagement fort et cohérent », La Vie des musées, 30, Icom Belgique Wallonie Bruxelles, 2021.

• Berlan A., « Comment l’idée de neutralité scientifique nous aveugle », dans « L’Université face au désastre écologique », Revue Écologie & Politique, 67, 2023.

• Blandin P. & Galangau-Querat D., « Des relations Homme-Nature à l’Homme facteur d’évolution : Genèse d’un propos muséal », dans Eidelmann J. & Van Praët M. (dir.), La Muséologie des sciences et ses publics, Paris : Presses Universitaires de France, 2000.

• Chaumier S., « Est-il encore temps pour parler du musée de demain ? », dans Le Marec J., Schiele B. & luckerhoff J., Musées Mutations, Dijon : Ocim /Eud, 2019.

• Evans H. J., Nicolaisen L. B., Tougaard, S. & Achiam, M., « Museums beyond neutrality », Nordisk Museologie, 2, 2020.

• Fusi M. « Neutralité et science : les leçons principales de l’ouvrage Et si la recherche scientifique pouvait ne pas être neutre ? », Point-virgule, 2019. En ligne :
https://ptvirgule.hypotheses.org/1031

• Gould S. J., La Mal-mesure de l’Homme, nouvelle édition, Paris : Odile Jacob, 1997 (1981).

• Janes R. R., « The End of Neutrality: A Modest Manifesto », Informal Learning Review no 135, 2015.

• Janes R. R. & Grattan N., « Museums Confront the Climate Challenge », Curator, the Museum Journal, 62 : 2, 2019.

• Janes R. R. & Sandell R. N., Museum activism, Routledge, 2019.

• Oliveira G., Dorfman E., Kramar N., Mendenhall C. D. & Heller N. E., « The Anthropocene in Natural History Museums: A Productive Lens of Engagement », Curator, the Museum Journal, 63 : 3, 2020.

Haut de page

Notes

1 « Ecsite Declaration on public engagement in climate change », 2009, en ligne : www.ecsite.eu/activities-and-services/resources/ecsite-declaration-public-engagement-climate-change

2 « Ecsite Position on Biodiversity », 2012, en ligne : www.ecsite.eu/activities-and-services/resources/ecsite-position-biodiversity

3 https://mccnetwork.org

Haut de page

Table des illustrations

URL http://journals.openedition.org/ocim/docannexe/image/8663/img-1.png
Fichier image/png, 264k
Titre Figure 2 :
Légende Représentation graphique des mots-clés proposés et de leur proportion pour la question sur la nouvelle définition du musée selon l’Icom (Ayer, 2025).
URL http://journals.openedition.org/ocim/docannexe/image/8663/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 128k
Légende Image générée avec un outil utilisant l’intelligence artificielle.
Crédits © Adobe Stock / Maj Media
URL http://journals.openedition.org/ocim/docannexe/image/8663/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 90k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Jacques Ayer , « Le temps de l’action »La Lettre de l’OCIM, 211 | 2025, 60-66.

Référence électronique

Jacques Ayer , « Le temps de l’action »La Lettre de l’OCIM [En ligne], 211 | 2025, mis en ligne le 01 mars 2026, consulté le 18 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/ocim/8663 ; DOI : https://doi.org/10.4000/168xk

Haut de page

Auteur

Jacques Ayer 

Muséologue, chargé d’enseignement et doctorant en muséologie, Institut d’histoire de l’art et de muséologie, université de Neuchâtel. Il a dirigé le muséum de Genève de 2012 à 2020.

jacques.ayer@unine.ch

Articles du même auteur

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search