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Partie II. Étude Archéologique
Gestion et exploitation des roches autres que le silex

Chapitre 11. Caractérisation, provenance et sélection des matériaux lithiques autres que le silex

Characterization, provenance, and selection of non-flint materials
Quentin Villeneuve and Michel Brenet
p. 194-202

Abstracts

Non-flint rocks constitute a significant part of the archaeological remains at Landry. Despite their substantial petrographic heterogeneity, the similarities observed in their economic treatment or functional use justify their inclusion in the same study group. The importance of this component, often regarded as "poorly suitable for knapping" compared to flint, appears surprising in a Solutrean context, especially within an environment where flint-like resources are abundant. It raises the question of their role within the technical system of the occupants of Landry, which we wish to explore here.

This chapter presents a petro-archaeological analysis of this component, following its preliminary examination at the end of the excavation (Brenet, in Brenet dir., 2014). The analysis includes a detailed petrographic characterization based on macroscopic observations (naked-eye and binocular microscope, maximum magnification x40) and the investigation of the geological origin of the observed materials. It provides elements to discuss the availability, procurement and selection of non-flint lithic resources at the site. We considered all the non-flint lithic artifacts collected during the excavation (N = 2225, more than 903 kg) but not the small ones via sediment sieving.

This assemblage contains a wide range of raw materials. Quartzite and vein quartz form the largest group. These two materials are difficult to discriminate and thus display a relative mechanical homogeneity that motivates their grouping in a single category here. Dolerite is the next largest group and even constitutes the main group in terms of weight because of the presence of several large blocks (more than 10 kg). Other large groups are ignimbrite (hardened tuff), granite, schist and leptynite (gneiss). The assemblage also includes meta-ignimbrite and sandstone, among other marginal groups.

A number of dolerites (18.5 %) have porous external surfaces, suggesting pre- or post-depositional alteration (or both). Similarly, most of the meta-ignimbrite (22 over 26) have a chalky and sometimes friable appearance that prevents any technological analysis. Due to these alterations, it is possible that these two groups are slightly under-represented in the studied assemblage compared to what they were during the occupation(s) of the site.

All the main rock types identified here are documented in the Isle or Auvézère drainage basins, upstream from the site, and most of them are common in the alluvial terraces of these rivers (Le Pochat, 1979). Furthermore, most of the remains have alluvial surfaces, the only exception being schist, for which only a third of the remains (34 over 99) display alluvial surfaces. However, it is possible that some blocks were carried down the valley by ice or vegetation rafts (Norton, 1917). Considering this, the local river terraces, such as the one on which the site is located, appear to be the most relevant provisioning area for most (if not all) of the non-flint lithic raw materials.

To test this hypothesis, we carried out a survey on the terrace and collected a sample of cobbles 300 m from the site. To offer an effective comparison with the archaeological material studied, we did not collect elements smaller than 5 cm, nor the numerous flint nodules or weathered limestone blocks. The sample thus constituted (N = 423, more than 83 kg) is considered to be "natural" and representative of the lithological composition of the present-day alluvium of the terrace and by extension, of the locally accessible resources contemporary with the Landry's occupation(s).

The petrographic groups observed are the same, with the dominance of quartz and quartzite, followed by dolerite and completed by ignimbrite, granite, and leptynite.

A comparison of cobble dimensions reveals a slight preference for larger volumes in the archaeological assemblage, particularly for the two major component. In addition, large blocks such as those observed in the assemblage (more than 10 kg, mostly dolerite but also quartzite, ignimbrite, schist, and limestone) are absent from the local environment. Either their presence directed the implantation of the occupation, or they were collected and transported to the site. Use-wear analysis of these volumes shows their integration in specific activities carried out on the site. However, the archaeological assemblage shows a clear over-representation of schist relative to the comparison sample, suggesting a specific interest of Landry's occupants in this material, even though blocks bearing marks of transformation or use are very rare. The survey revealed the presence of schist slabs, sometimes 30 cm long, on the local terrace. This type of volume, specific to schist, was maybe the object of interest, given its particular function at the site.

These observations reveal that the non-flint lithic resources present at Landry reflect the range of materials available on the local terrace, although there are significant differences in the representation of some petrographic groups. Therefore, we can assume that all the raw materials identified here were collected in the immediate vicinity of the site (less than 500 m). The selective choices seem to be oriented more by morphometric criteria than by petrographic ones, as shown by the presence of volumes of particular shape or size, rare in the environment but here dedicated to specific uses.

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Full text

Ce travail a été accompli dans le cadre du projet d’APP « Landry » (Brenet (dir.) 2017–2019) financé par le SRA Nouvelle-Aquitaine et l’Inrap. Il s’inscrit également au sein d’un travail doctoral (Q.V.) financé par une bourse du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, mené à l’Université de Bordeaux entre 2018 et 2023 sous la direction de Sylvain Ducasse et Jean-Pierre Bracco. Leurs commentaires ont permis d’améliorer grandement ce chapitre.
Nous remercions chaleureusement Laurent Londeix pour le temps et l’énergie qu’il nous a consacrés en nous faisant profiter de son expertise dans les domaines de la minéralogie et de la pétrographie. La rigueur de nos déterminations et de la terminologie que nous employons lui doit beaucoup. Remercions également Sylvain Ducasse, qui nous a prêté main forte lors de la prospection et de la collecte. Nous remercions enfin le relecteur anonyme pour ses commentaires pertinents ayant permis l’amélioration de ce chapitre.

Gestion et exploitation des roches autres que le silex

L’une des particularités du Landry, outre la richesse et la diversité de son industrie en silex et apparentés (cf. chapitres 4 à 10), est la quantité impressionnante de vestiges en roches diverses autres que le silex que le site a livrés. C’est ainsi l’un des rares gisements du Sud-Ouest de la France à permettre une analyse détaillée de cette composante pour le Paléolithique récent, dans un contexte chronoculturel bien défini, fouillé récemment et affranchi de tout mélange avec d’autres industries.

La présence de tels matériaux, souvent considérés comme peu aptes à la taille, est en effet rarement documentée dans les industries du Paléolithique récent aquitain et souvent associée à des stratégies d’exploitation expédientes ou opportunistes. Le recours à ces matières premières en grandes quantités, dans un environnement riche en silicifications intensément exploitées par ailleurs, revêt ici un caractère inhabituel et pose la question de leur destination fonctionnelle, des modalités de leur gestion technique et économique, ainsi que de leurs interactions avec les productions en silicites. L’étude que nous en proposons vise ainsi à discuter la place de ces matériaux dans l’équipement du ou des groupes ayant occupé Le Landry et, par extension, dans les systèmes techniques de la fin du Solutréen aquitain.

1 | Problématique et méthodologie

1Comme indiqué précédemment, les artefacts en silicites sont, en termes d’effectifs, très largement majoritaires parmi les vestiges récoltés au Landry (plus de 80 %). Cependant, d’autres roches sont présentes, et constituent même une part non négligeable du matériel identifié à la fouille. Malgré l’importante hétérogénéité pétrographique de ce corpus, les similarités observées dans leur traitement économique et leur destination fonctionnelle (cf. chapitres 12 et 14) justifient le rassemblement de l’ensemble des vestiges hors silicites du Landry au sein d’un même groupe d’étude.

2L’importance de ces roches autres que le silex au Landry, tant en termes de nombre que de masse, pose la question de leur exploitation par les occupants du site (et de manière plus générale par les groupes humains du Paléolithique récent). Le recours à ces matériaux considérés comme peu aptes à la taille apparaît en effet étonnant dans un contexte solutréen, qui plus est au sein d’un environnement riche en silex. Ce choix pourrait être motivé par plusieurs paramètres inhérents à ces matières premières, que nous nous proposons d’explorer ici.

3Nous nous attacherons donc dans ce chapitre à définir les propriétés mécaniques (dont découlent les capacités fonctionnelles) ainsi que les aires de disponibilité et d’approvisionnement de ces ressources, afin de discuter de leur implication dans le système technique des occupants du Landry. La problématique de l’exploitation de ces matériaux et de leurs interactions potentielles avec les productions en silex sera abordée dans le chapitre suivant (cf. chapitre 12).

4Cette composante avait fait l’objet d’un examen préliminaire par l’un de nous à la suite de l’opération de fouille (Brenet In : Brenet (dir.) et al. 2014). Cette première analyse avait révélé la diversité des ressources exploitées, soulevant alors la question des implications techniques d’une telle hétérogénéité.

5Nous avons cherché à porter plus avant cet examen, par une caractérisation pétrographique détaillée, ainsi que par la recherche de l’origine gîtologique des matériaux représentés, afin de discuter des questions de disponibilité, d’acquisition et de sélection de ces ressources.

6Menée par l’un d’entre nous (Q.V.) sur un échantillon réduit dans un premier temps, cette analyse nous a conduits à réinterroger les données préliminaires acquises à l’échelle du gisement. L’examen pétrographique a ainsi été étendu à l’ensemble du matériel récolté à la fouille dans le but d’identifier plus rigoureusement les roches constitutives de l’assemblage. Nous n’avons pas jugé nécessaire d’intégrer le matériel récolté lors du tamisage des sédiments, tant pour limiter la durée de l’étude que vis-à-vis de la difficulté et du manque de précision que celle-ci représente lorsque menée sur des fragments parfois infra-centimétriques.

7Notre analyse s’appuie exclusivement sur des observations qualitatives réalisées à l’œil nu et à la loupe binoculaire (grossissement maximal ×40). Nous n’avons pas eu recours aux méthodes classiques utilisées en pétrographie (tests de dureté à l’ongle, à l’acier ou au verre, test chimique à l’acide chlorhydrique), car elles auraient pu conduire à une dégradation du matériel archéologique. D’autres analyses, plus poussées et non destructrices comme la spectrométrie Raman, ne nous ont pas paru justifiées, les résultats obtenus par l’observation à faible grossissement nous paraissant déjà suffisants vis-à-vis des problématiques archéologiques qui nous intéressent ici.

2 | Nature et propriétés intrinsèques des matériaux représentés

8Bien que cette composante lithique hors silex corresponde pour sa plus grande part à des galets ou fragments de galets d’origine alluviale, elle se révèle constituée d’une très large gamme de matériaux renvoyant à des processus de formation divers, que nous avons rassemblés en plusieurs groupes par souci de clarté.

2.1 | Les quartz et quartzites

9Le groupe le plus important est celui des quartz et quartzites (tabl. 41 ; fig. 153). Il s’avère très difficile de faire la distinction entre les différents types de quartzites (ortho- et méta-quartzites) et certains quartz filoniens, y compris à l’échelle microscopique (fig. 154 a–d ; Howard 2005). Compte tenu de la relative homogénéité mécanique de ces matériaux en comparaison des autres types de roches présentés infra, nous avons choisi de les rassembler au sein d’un groupe distinct.

Tableau 41. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Répartition des effectifs et poids en fonction des matières premières et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle. Compte tenu de leur relative homogénéité mécanique en comparaison des autres matériaux représentés, nous avons choisi de rassembler les quartz et les quartzites dans un groupe à part. *ND = donnée manquante.
Hard rocks recovered from Landry. Counts and weights according to raw materials and comparison with a natural sample collected on the Isle terraces. Given their relative mechanical homogeneity compared with the other materials represented, quartz and quartzites were analyzed together.. *ND = data missing.

Tableau 41. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Répartition des effectifs et poids en fonction des matières premières et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle. Compte tenu de leur relative homogénéité mécanique en comparaison des autres matériaux représentés, nous avons choisi de rassembler les quartz et les quartzites dans un groupe à part. *ND = donnée manquante. Hard rocks recovered from Landry. Counts and weights according to raw materials and comparison with a natural sample collected on the Isle terraces. Given their relative mechanical homogeneity compared with the other materials represented, quartz and quartzites were analyzed together.. *ND = data missing.

Figure 153. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Histogramme de répartition des principaux groupes pétrographiques, en effectifs et poids, et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle.
Hard rocks recovered from Landry. Histogram of the distribution of the main petrographic groups, in numbers and weight, and comparison with a natural sample collected from the Isle terraces.

Figure 153. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Histogramme de répartition des principaux groupes pétrographiques, en effectifs et poids, et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle. Hard rocks recovered from Landry. Histogram of the distribution of the main petrographic groups, in numbers and weight, and comparison with a natural sample collected from the Isle terraces.

Figure 154. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Principaux matériaux représentés. |a| Quartzite microgrenue. |b| Quartzite grenue à grains grossiers. |c| Quartzite grenue à grains fins. |d| Quartz xénomorphe. |e| Dolérite microgrenue. |f| Dolérite microgrenue à grains fins. |g| Ignimbrite. |h| Leucogranite porphyroïde. |i| Schiste vert. |j| Leptynite. |k| Méta-ignimbrite. |l| Grès à ciment ferrugineux (photos Q. Villeneuve, à l’aide d’un Dino-Lite Edge 3.0 et du logiciel DinoXcope associé).
Hard rocks recovered from Landry. Main materials represented. |a| Micro-grained quartzite. |b| Coarse-grained gritty quartzite. |c| Fine-grained, gritty quartzite. |d| Xenomorphic quartz. |e| Micrograined dolerite. |f| Fine-grained micrograined dolerite. |g| Ignimbrite. |h| Porphyroid leucogranite. |i| Greenschist. |j| Leptynite. |k| Meta-ignimbrite. |l| Ferruginous cement sandstone (photos Q. Villeneuve, using a Dino-Lite Edge 3.0 and associated DinoXcope software).

Figure 154. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Principaux matériaux représentés. |a| Quartzite microgrenue. |b| Quartzite grenue à grains grossiers. |c| Quartzite grenue à grains fins. |d| Quartz xénomorphe. |e| Dolérite microgrenue. |f| Dolérite microgrenue à grains fins. |g| Ignimbrite. |h| Leucogranite porphyroïde. |i| Schiste vert. |j| Leptynite. |k| Méta-ignimbrite. |l| Grès à ciment ferrugineux (photos Q. Villeneuve, à l’aide d’un Dino-Lite Edge 3.0 et du logiciel DinoXcope associé). Hard rocks recovered from Landry. Main materials represented. |a| Micro-grained quartzite. |b| Coarse-grained gritty quartzite. |c| Fine-grained, gritty quartzite. |d| Xenomorphic quartz. |e| Micrograined dolerite. |f| Fine-grained micrograined dolerite. |g| Ignimbrite. |h| Porphyroid leucogranite. |i| Greenschist. |j| Leptynite. |k| Meta-ignimbrite. |l| Ferruginous cement sandstone (photos Q. Villeneuve, using a Dino-Lite Edge 3.0 and associated DinoXcope software).

10Les formes de quartz identifiées se rapportent essentiellement aux quartz filoniens (3,5 % du matériel récolté), qui sont des agrégats de cristaux de quartz xénomorphes. Les cristaux sont directement jointifs, et non séparés par des zones de cimentation ou de recristallisation comme pour les quartzites.

11Celles-ci forment la part la plus importante de ce groupe (49,2 % de l’ensemble). Ce sont des roches d’origine sédimentaire (orthoquartzites) ou métamorphique (métaquartzites) composées presque exclusivement de cristaux ou grains de quartz soudés entre eux. Pour la plupart de ces objets, il n’a pas été possible de faire la distinction entre orthoquartzites et métaquartzites.

12Enfin, pour un nombre réduit de vestiges (0,8 % du matériel récolté), la distinction entre quartz et quartzite n’a pas pu être faite, nous les avons donc regroupés sous le terme de « quartz/quartzite indéterminé ». Les quartz comme les quartzites sont des matériaux communs dans les terrasses de l’Isle en amont de Périgueux (Le Pochat 1979).

13Bien que nous ne nous intéressions pas dans cette étude aux éléments récoltés au tamisage, il nous paraît intéressant de mentionner la présence dans le secteur 3 de 106 graviers de quelques millimètres de diamètre, tous en quartz (détermination L. Geis), qui ont été repérés et isolés compte tenu de leur aspect très différent des autres graviers présents dans le sédiment. L’aspect lustré de ces éléments suggérerait en effet une altération des surfaces en lien avec un usage anthropique (Geis 2018 et cf. chapitre 17).

2.2 | Les roches plutoniques : dolérites et granites

14Le second groupe identifié ici est celui des roches magmatiques plutoniques, représentées très majoritairement par deux types : les dolérites et les granites.

15Les dolérites (tabl. 41 ; fig. 153) sont bien différenciées des autres types de roches identifiés au Landry. Elles présentent une texture dite « doléritique », qui leur est caractéristique (fig. 154 e–f) : feldspaths (plagioclases) en baguettes subautomorphes avec cristaux xénomorphes interstitiels (pyroxènes).

16Une part non négligeable de ces dolérites (18,9 %) présente un aspect poreux de l’ensemble des surfaces (alluviales et de fractures) qui tranche avec le contact lisse des autres éléments. Ces surfaces apparaissent également avec une teinte verdâtre qui détonne par rapport à la coloration interne très sombre (observable sur cassures taphonomiques récentes). Cet aspect particulier des dolérites semble lié à une altération plus ou moins marquée de ces roches, notamment des pyroxènes (phénomène d’ouralitisation ; Foucault et al. 2014). Elle semble être généralisée à l’ensemble de la série, mais est beaucoup plus marquée sur certaines variétés à texture microgrenue, conduisant à l’aspect particulier des surfaces que nous avons observé.

17Ce groupe pourrait correspondre à de la métadolérite, dont des affleurements sont répertoriés près de Dussac, à 35 km en amont du site. Ce sont des matériaux que l’on retrouve communément dans les terrasses alluviales de la vallée de l’Isle (Le Pochat 1979).

18Tous les granites identifiés au Landry peuvent se rapporter à un même groupe de leucogranite à muscovite (tabl. 41 ; fig. 153 ; fig. 154 h). Ces granites, probablement originaires des plutons du Massif central, se retrouvent communément dans les terrasses alluviales de la vallée de l’Isle (Le Pochat 1979).

19Nous mentionnons aussi la présence d’un galet brut en syénogranite probable, de deux fragments de gabbro (en raccord), et de deux fragments d’une autre roche plutonique indéterminée (également en raccord).

2.3 | Les roches volcaniques : ignimbrites et méta-ignimbrites

20Les roches d’origine volcanique se rapportent principalement au groupe des ignimbrites (tabl. 41 ; fig. 153). Il s’agit de roches d’origine volcano-sédimentaire résultant d’un volcanisme explosif (nuées ardentes), et constituées de fragments de roches et de gouttelettes de verre volcanique soudés entre eux (fig. 154 g ; Foucault et al. 2014).

21Les ignimbrites identifiées au Landry semblent assez proches d’une variété de tufs rhyo-dacitiques, dite « grès de Thiviers » (L. Londeix, obs. pers.), connue dès 30 km en amont dans les vallées de l’Isle et de l’Auvézère (Le Pochat, 1979). Cette association mériterait toutefois une investigation plus précise.

22Nous avons distingué 26 éléments se rapportant à des ignimbrites fortement métamorphisées (méta-ignimbrites ; tabl. 41 ; fig. 153). La texture semble microlithique porphyrique, avec quelques cristaux de quartz et feldspaths de taille inférieure à 1 mm, pris dans une matrice de cristaux imperceptibles à la loupe binoculaire (fig. 154 k). La structure apparaît orientée (structure fluidale ?). La plupart de ces éléments (N = 22) présentent un aspect crayeux et très friable qui nous paraît lié à une importante altération, et qui complique fortement leur analyse, en particulier du point de vue technologique (cf. chapitre 12).

23Cette variété semble correspondre à la méta-ignimbrite dite « de Génis », qui affleure également à 30 km en amont du Landry dans les vallées de l’Isle et de l’Auvézère (Le Pochat 1979).

24Le groupe des roches volcaniques est complété par un galet de basalte et quatre éléments dont la nature précise reste indéterminée.

2.4 | Les roches métamorphiques : schistes et gneiss

25Les roches d’origine métamorphique sont représentées par deux groupes prédominants : les schistes et les gneiss.

26Les schistes (tabl. 41 ; fig. 153) sont caractérisés par une structure en feuillets (dite structure schisteuse), plus ou moins consolidée selon les variétés présentes dans l’assemblage (fig. 154 i). Sur ces roches, les ondes de fracture suivent le plus souvent les plans de schistosité, ce qui rend ces matériaux généralement impropres à la taille, mais facilite leur délitement en plaquettes.

27Notons qu’un tiers seulement des schistes de l’assemblage (N = 34) présentent des surfaces alluviales. Plus de la moitié (dont des éléments de plusieurs kilogrammes) sont représentés par des blocs (N = 7) ou des plaquettes (N = 45). Ces éléments ont pu être récoltés sur ou à proximité d’affleurements primaires, mais cela suggérerait un transport sur de longues distances de blocs parfois lourds et volumineux, dont le rôle économique est difficile à appréhender (peu de traces observées, excepté un cas bien particulier ; cf. chapitre 16). Une autre hypothèse peut être avancée pour expliquer la présence occasionnelle de plaquettes de schiste à proximité du site : le transport de blocs arrachés au substrat par des radeaux naturels (glace ou végétaux) le long de la vallée (Norton 1917).

28Le groupe des gneiss est essentiellement représenté par des leptynites (tabl. 41 ; fig. 153), une variété de gneiss blanc à foliation peu marquée (fig. 154 j). Quatre éléments supplémentaires viennent compléter ce groupe. Il s’agit de gneiss riches en quartz et muscovite, dont nous n’avons pas pu préciser l’appellation.

29La présence de gneiss est attestée dans les alluvions de l’Isle aux abords de Périgueux (Le Pochat 1979), sans plus de précisions quant à leur nature exacte.

30Notons également la présence de cinq autres galets de roches métamorphiques, se rapportant au groupe des éclogites, riches en pyroxènes de petites dimensions (0,5 à 1 mm), et présentant de nombreux cristaux de grenat altérés.

31Compte tenu de l’orientation planaire de leurs minéraux, cinq autres objets ont été rapprochés des roches métamorphiques, sans que nous puissions en fournir une détermination plus précise.

2.5 | Roches sédimentaires et indéterminées

32Les roches d’origine sédimentaire (hors silicites) comprennent 12 éléments en grès à ciment ferrugineux (dont un remontage de 9 fragments ; fig. 154 l), et deux autres en grès à ciment siliceux. Ce sont des roches à grains fins (de l’ordre de 0,5 mm), ne présentant pas de faiblesses structurales.

33Ce groupe compte également deux éléments en calcaire : un bloc volumineux de calcaire oolithique, et une petite plaquette de calcaire coquillier (à ciment siliceux ?). Il est complété par deux petits galets en radiolarite probable.

34Enfin, la nature pétrographique de 30 objets reste indéterminée à l’issue de notre étude (tabl. 41).

3 | Impact des altérations sur l’intégrité de la série

35L’état de conservation de deux groupes de roches attire particulièrement notre attention. Nous avons mentionné plus haut qu’un nombre important d’éléments en dolérites (18,9 %) étaient fortement altérés (ouralitisation), ce qui confère à leurs surfaces un aspect poreux. Plusieurs nucléus et éclats sont identifiés parmi ces éléments. Les dolérites altérées comptent même plusieurs raccords de cassure (mais aucun avec une pièce non altérée). L’ouralitisation a pu avoir lieu après le dépôt de ces objets dans le sédiment, mais rien ne permet pour autant de réfuter l’hypothèse d’une altération déjà présente (à un stade peut-être moins avancé) au moment du ramassage par les préhistoriques.

36De même, la majorité des objets en méta-ignimbrite (22 sur 26) présentent un aspect crayeux et friable. Ces objets ne présentent pas – ou plus – de traces traduisant un quelconque usage anthropique. Il n’est donc pas possible de statuer sur la chronologie de ces altérations par rapport à leur manipulation par les préhistoriques.

37L’importance des altérations sur ces dolérites et méta-ignimbrites nous pousse également à questionner leur impact sur la représentation de ces deux types de matériaux au sein de l’assemblage archéologique. En effet, l’une des résultantes de ces altérations pourrait être la disparition des éléments de plus faibles dimensions, conduisant à une sous-représentation des effectifs de ces groupes pétrographiques. Une étude plus approfondie serait nécessaire pour pouvoir questionner efficacement les processus ayant conduit à ces altérations.

4 | Approvisionnement et sélection

38Il semble d’après l’inventaire présenté plus haut que l’ensemble des roches de notre échantillon (à l’exception peut-être des matériaux les plus anecdotiques, rarement modifiés) affleure en position primaire dans le bassin versant de l’Isle, à des distances variées en amont de Boulazac. Elles peuvent donc faire partie du cortège des matériaux disponibles dans les alluvions de la rivière actuelle, ainsi que dans ses terrasses plus anciennes, comme celle près de laquelle se situe le site du Landry. Nous pouvons donc faire l’hypothèse – parcimonieuse – d’un approvisionnement exclusivement local, c’est-à-dire à moins de 500 m autour du gisement.

39Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons procédé à une collecte de galets au plus près possible du site. Compte tenu de l’urbanisation croissante des rives de l’Isle dans cette zone, et de l’absence de plages de galets actuellement accessibles le long du cours d’eau, nous avons implanté notre espace de collecte dans un champ communal, en bordure d’une petite promenade, à près de 300 m au nord-ouest du Landry (fig. 155). Cette collecte, effectuée le 25 septembre 2019, a intéressé une bande d’environ 85 × 3 m, soit une superficie d’un peu plus de 250 m². Le champ ayant été récemment labouré, des galets étaient présents à l’affleurement. Nous avons ainsi pris le parti de récolter uniquement les éléments présents en surface et subsurface, sans fouiller au-delà de l’épaisseur remaniée. Afin de proposer une comparaison efficace avec le matériel du Landry, nous avons suivi une méthodologie similaire à celle utilisée lors de la fouille : les éléments de moins de 5 cm n’ont pas été récoltés, tout comme les éléments calcaires altérés. Dans la mesure où ce type de matériel n’intéresse pas notre étude, nous n’avons pas non plus récolté les nombreux nodules et fragments de silex présents. L’échantillon ainsi constitué totalise 423 éléments, pour plus de 83 kg. Bien que plusieurs de ces objets présentent des traces d’actions anthropiques récentes (engins agricoles), nous considérons cet échantillon comme naturel, représentatif des disponibilités lithologiques au sein des alluvions actuelles de cette terrasse de l’Isle, et par extension, des disponibilités contemporaines des occupations du Landry.

Figure 155. Localisation du site du Landry, du parcours de prospection et de l’espace de collecte (sur fond de carte géologique du BRGM ; carte n°759 Périgueux Est).
Location of the Landry site, survey route, and sampling area (based on BRGM geological map; map N°759 Périgueux Est).

Figure 155. Localisation du site du Landry, du parcours de prospection et de l’espace de collecte (sur fond de carte géologique du BRGM ; carte n°759 Périgueux Est). Location of the Landry site, survey route, and sampling area (based on BRGM geological map; map N°759 Périgueux Est).

40Par souci de concision, et afin d’éviter toute redite avec les paragraphes précédents, nous ne reviendrons pas ici sur la caractérisation pétrographique des matériaux récoltés.

41Les groupes les plus représentés sont les mêmes qu’au Landry : les quartz et quartzites et les dolérites dominent, suivis des ignimbrites, granites et leptynites (tabl. 41 ; fig. 153). Au cours de notre collecte, nous n’avons pas rencontré de blocs très volumineux, ce qui explique que la répartition des masses suive à peu près celle des effectifs, contrairement à ce qui est observé pour l’assemblage archéologique.

42Les quartz et quartzites constituent la part la plus importante de cette série naturelle, tant en ce qui concerne le nombre d’objets que leur masse cumulée. Ce groupe est largement dominé par les quartzites (91,0 %). Les dimensions et masses des galets entiers en quartz et quartzites du Landry sont en moyenne légèrement supérieures à ceux issus de la collecte (fig. 156), ce qui suggère une mince sélection orientée vers les objets de plus gros calibre.

Figure 156. Le Landry, quartzites. Diagrammes de distribution des longueurs, largeurs, épaisseurs |A| et masses |B| des galets (N = 139 ; 58 618 g) et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle (N = 134 ; 33 288 g). Seuls les galets entiers ou suffisamment complets sont pris en compte. Par souci de lisibilité, les valeurs de plus de 1600 g ne sont pas représentées.
Landry quartzites. Distribution of cobble lengths, widths, thicknesses |A|, and weight |B| (N = 139; 58 618 g), and comparison with a sample collected from the Isle terraces (N = 134; 33 288 g). Only whole or sufficiently complete cobbles are taken into account. For ease of reading, values over 1600 g are not shown.

Figure 156. Le Landry, quartzites. Diagrammes de distribution des longueurs, largeurs, épaisseurs |A| et masses |B| des galets (N = 139 ; 58 618 g) et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle (N = 134 ; 33 288 g). Seuls les galets entiers ou suffisamment complets sont pris en compte. Par souci de lisibilité, les valeurs de plus de 1600 g ne sont pas représentées. Landry quartzites. Distribution of cobble lengths, widths, thicknesses |A|, and weight |B| (N = 139; 58 618 g), and comparison with a sample collected from the Isle terraces (N = 134; 33 288 g). Only whole or sufficiently complete cobbles are taken into account. For ease of reading, values over 1600 g are not shown.

43Les éléments en dolérite sont proportionnellement plus nombreux dans l’échantillon naturel que dans la série du Landry, malgré une différence peu marquée en termes de masse. Cette observation s’explique par les dimensions impressionnantes de certains blocs identifiés sur le site (7 blocs de plus de 10 kg, dont deux atteignent même 23 kg). Malgré une petite prospection d’environ 1 km le long de l’Isle en direction de l’aval, nous n’avons pas pu observer de bloc de dolérite de gabarit comparable. Cela pose la question de la sélection des blocs observés au Landry : étaient-ils déjà présents sur place, influençant l’implantation de l’occupation humaine ? Ont-ils été recherchés et déplacés jusqu’au site par ses occupants ? Leur analyse technologique et surtout tracéologique montre bien l’importance que ces volumes ont pu jouer dans les activités pratiquées au Landry (cf. chapitre 15). Les galets entiers de dolérite issus de la fouille sont sensiblement plus lourds et volumineux que ceux collectés sur la terrasse (fig. 157). Cette observation, qui n’est pas liée à la seule présence des énormes blocs mentionnés plus haut, suggère que ces variables morphométriques ont constitué un critère de sélection.

Figure 157. Le Landry, dolérites. Diagrammes de distribution des longueurs, largeurs, épaisseurs |A| et masses |B| des galets (N = 173 ; 208 998 g) et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle (N = 104 ; 19 673 g). Seuls les galets entiers ou suffisamment complets sont pris en compte. Par souci de lisibilité, les valeurs de plus de 1600 g ne sont pas représentées.
Landry dolerites. Distribution of cobble lengths, widths, thicknesses |A|, and weight |B| (N = 173; 208 998 g), and comparison with a natural sample collected from the Isle terraces (N = 104; 19 673 g). Only whole or sufficiently complete cobbles are taken into account. For ease of reading, values over 1600 g are not shown.

Figure 157. Le Landry, dolérites. Diagrammes de distribution des longueurs, largeurs, épaisseurs |A| et masses |B| des galets (N = 173 ; 208 998 g) et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle (N = 104 ; 19 673 g). Seuls les galets entiers ou suffisamment complets sont pris en compte. Par souci de lisibilité, les valeurs de plus de 1600 g ne sont pas représentées. Landry dolerites. Distribution of cobble lengths, widths, thicknesses |A|, and weight |B| (N = 173; 208 998 g), and comparison with a natural sample collected from the Isle terraces (N = 104; 19 673 g). Only whole or sufficiently complete cobbles are taken into account. For ease of reading, values over 1600 g are not shown.

44De la même manière, la masse totale des ignimbrites du Landry est nettement supérieure à celle observée dans l’échantillon naturel (fig. 153). Cette observation est à nouveau imputable à la présence de galets de plusieurs kilogrammes dans l’échantillon archéologique (dont un de 26,6 kg), dont nous n’avons pas rencontré d’équivalent lors de la collecte.

45Les schistes sont extrêmement peu représentés dans l’échantillon issu de la collecte (trois éléments seulement), ce qui tend à indiquer un intérêt particulier des préhistoriques pour ce type de matériaux. Les volumes naturels que nous avons récoltés sont tous de petite taille, mais nous avons pu observer une plaquette d’une trentaine de centimètres dans un champ avoisinant notre espace de collecte.

46Les proportions de granites et de gneiss ne diffèrent pas de manière marquée entre les deux assemblages. Tout comme au Landry, les gneiss identifiés dans le matériel collecté sont principalement représentés par des leptynites. La série archéologique reflète les disponibilités en granite et gneiss des alluvions de l’Isle, il n’y a donc pas eu de sélection sur ces matériaux.

47Enfin, les autres matériaux sont très minoritaires dans les deux assemblages, ce qui ne permet pas une comparaison et une discussion pertinente. Remarquons toutefois que les méta-ignimbrites sont mieux conservées dans l’échantillon naturel, aucun des objets récoltés ne présentant l’aspect crayeux et friable qui caractérise la majorité des éléments archéologiques.

48L’analyse de cet échantillon de roches issues d’une terrasse de l’Isle démontre que l’ensemble des matériaux lithiques hors silex du Landry ont pu être récoltés à proximité immédiate de l’occupation. Globalement, les matières présentes sur le site reflètent les disponibilités locales, avec cependant des différences significatives dans les proportions de certains matériaux.

49Les schistes, bien que peu représentés au Landry, semblent avoir été recherchés. L’intérêt pour ce matériau peut être expliqué par la fonction particulière qu’il semble jouer pour les occupants du site, notamment lorsqu’il se présente sous forme de plaquettes (cf. chapitre 16). C’est peut-être ce type de volume, propre aux schistes, qui était recherché.

50Les dolérites ont également fait l’objet d’une sélection sur critères morphométriques, avec notamment l’emploi de blocs de grandes dimensions. Dans ce dernier cas, ce n’est pas tant le matériau qui semble recherché, mais plutôt le volume, puisque d’autres blocs de dimensions comparables en ignimbrite, calcaire, schiste ou encore quartzite sont présents et ont été utilisés de manière similaire (cf. chapitres 12 et 15).

5 | Conclusion

51Notre étude pétroarchéologique des roches hors silex du Landry confirme l’importante diversité des matériaux lithiques présents sur le site. Celle-ci ne s’exprime pas seulement à travers la nature des roches représentées, mais également via l’hétérogénéité des calibres introduits sur le site.

52La comparaison avec un échantillon d’éléments issus des terrasses de l’Isle à proximité du Landry démontre que cette variabilité est déjà largement présente aux alentours du site. Malgré les inévitables biais inhérents à cette approche (représentativité de l’échantillon collecté), nous pouvons donc considérer l’ensemble des matériaux identifiés comme relevant d’un ramassage dans l’environnement immédiat de l’occupation humaine (moins de 500 m).

53Si cette acquisition semble globalement non sélective, certains types de roches pourraient avoir été recherchés pour leur gabarit, en adéquation avec l’usage qui en a été fait par la suite. Cette sélection semble particulièrement marquée pour les schistes et les dolérites, dont l’analyse technologique, tracéologique et/ou stylistique souligne la place particulière dans les activités du groupe humain.

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Title Tableau 41. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Répartition des effectifs et poids en fonction des matières premières et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle. Compte tenu de leur relative homogénéité mécanique en comparaison des autres matériaux représentés, nous avons choisi de rassembler les quartz et les quartzites dans un groupe à part. *ND = donnée manquante. Hard rocks recovered from Landry. Counts and weights according to raw materials and comparison with a natural sample collected on the Isle terraces. Given their relative mechanical homogeneity compared with the other materials represented, quartz and quartzites were analyzed together.. *ND = data missing.
URL http://journals.openedition.org/paleo/docannexe/image/9617/img-1.png
File image/png, 278k
Title Figure 153. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Histogramme de répartition des principaux groupes pétrographiques, en effectifs et poids, et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle. Hard rocks recovered from Landry. Histogram of the distribution of the main petrographic groups, in numbers and weight, and comparison with a natural sample collected from the Isle terraces.
URL http://journals.openedition.org/paleo/docannexe/image/9617/img-2.jpg
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Title Figure 154. Le Landry, vestiges en roches « tenaces » récoltés à la fouille. Principaux matériaux représentés. |a| Quartzite microgrenue. |b| Quartzite grenue à grains grossiers. |c| Quartzite grenue à grains fins. |d| Quartz xénomorphe. |e| Dolérite microgrenue. |f| Dolérite microgrenue à grains fins. |g| Ignimbrite. |h| Leucogranite porphyroïde. |i| Schiste vert. |j| Leptynite. |k| Méta-ignimbrite. |l| Grès à ciment ferrugineux (photos Q. Villeneuve, à l’aide d’un Dino-Lite Edge 3.0 et du logiciel DinoXcope associé). Hard rocks recovered from Landry. Main materials represented. |a| Micro-grained quartzite. |b| Coarse-grained gritty quartzite. |c| Fine-grained, gritty quartzite. |d| Xenomorphic quartz. |e| Micrograined dolerite. |f| Fine-grained micrograined dolerite. |g| Ignimbrite. |h| Porphyroid leucogranite. |i| Greenschist. |j| Leptynite. |k| Meta-ignimbrite. |l| Ferruginous cement sandstone (photos Q. Villeneuve, using a Dino-Lite Edge 3.0 and associated DinoXcope software).
URL http://journals.openedition.org/paleo/docannexe/image/9617/img-3.jpg
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Title Figure 155. Localisation du site du Landry, du parcours de prospection et de l’espace de collecte (sur fond de carte géologique du BRGM ; carte n°759 Périgueux Est). Location of the Landry site, survey route, and sampling area (based on BRGM geological map; map N°759 Périgueux Est).
URL http://journals.openedition.org/paleo/docannexe/image/9617/img-4.jpg
File image/jpeg, 860k
Title Figure 157. Le Landry, dolérites. Diagrammes de distribution des longueurs, largeurs, épaisseurs |A| et masses |B| des galets (N = 173 ; 208 998 g) et comparaison avec un échantillon naturel issu d’une collecte sur les terrasses de l’Isle (N = 104 ; 19 673 g). Seuls les galets entiers ou suffisamment complets sont pris en compte. Par souci de lisibilité, les valeurs de plus de 1600 g ne sont pas représentées. Landry dolerites. Distribution of cobble lengths, widths, thicknesses |A|, and weight |B| (N = 173; 208 998 g), and comparison with a natural sample collected from the Isle terraces (N = 104; 19 673 g). Only whole or sufficiently complete cobbles are taken into account. For ease of reading, values over 1600 g are not shown.
URL http://journals.openedition.org/paleo/docannexe/image/9617/img-5.jpg
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References

Bibliographical reference

Quentin Villeneuve and Michel Brenet, “Chapitre 11. Caractérisation, provenance et sélection des matériaux lithiques autres que le silex”PALEO, Hors-série | 2025, 194-202.

Electronic reference

Quentin Villeneuve and Michel Brenet, “Chapitre 11. Caractérisation, provenance et sélection des matériaux lithiques autres que le silex”PALEO [Online], Hors-série | Juin 2025, Online since 30 June 2025, connection on 10 September 2026. URL: http://journals.openedition.org/paleo/9617; DOI: https://doi.org/10.4000/14tzw

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About the authors

Quentin Villeneuve

UMR 5199 PACEA, Université de Bordeaux, bâtiment B2, allée Geoffroy-Saint-Hilaire, Pessac
quentin.villeneuve[at]u-bordeaux.fr

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Michel Brenet

INRAP, Domaine de Campagne et UMR 5199 PACEA, Université de Bordeaux, bâtiment B2, allée Geoffroy-Saint-Hilaire, Pessac
michel.brenet[at]inrap.fr

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