Navigation – Plan du site

AccueilNuméros6Session « des techniques aux terr...Quel rôle joue le substrat mésoli...

Session « des techniques aux territoires »

Quel rôle joue le substrat mésolithique dans le processus de néolithisation des grands causses ? Étude de l'industrie lithique de Combe-Grèze (commune de la Cresse, Aveyron)

Elsa Defranould
Traduction(s) :
What Role Does the Mesolithic Substratum Play in the Neolithization of the Grands Causses? Study of the Lithic Industry of Combe-Grèze (Cresse Commune, Aveyron) [en]

Résumé

La région des Grands Causses, au Sud du Massif central, présente au VIe millénaire quelques sites attribués à un Néolithique ancien original, qui par leur position, en marge de la région d’apparition du Cardial méridional, ont joué un rôle important dans les débats concernant la néolithisation du Sud de la France : sommes-nous face à des sociétés autochtones, inventant l’économie de production de manière indépendante à la sphère cardiale ? S’agit-il plutôt de groupes mésolithiques acculturés ? De faciès périphériques au Cardial ?
Le site de Combe-Grèze, fouillé dans les années 1970 par Jean Maury et Georges Costantini, a été utilisé comme les autres pour l’élaboration de ces différents modèles théoriques. C’est pourquoi il a semblé opportun de réexaminer la série lithique de ce gisement dans le but d’individualiser différentes sphères techno-typologiques, à partir de la restitution des chaînes opératoires en présence. Cette étude peut être considérée comme un jalon supplémentaire pour répondre à la question des emprunts et transmissions de savoir-faire techniques entre les horizons du second Mésolithique et du Néolithique ancien. Elle a également pour but d’interroger le rôle du substrat mésolithique dans l’émergence de l’économie de production, dans cette région périphérique de la zone méditerranéenne considérée comme pleinement néolithique.

Haut de page

Texte intégral

1Le terme de néolithisation dans son acception générale désigne toutes les étapes historiques du passage d’une économie de prédation à une économie de production, des dernières communautés de chasseurs-cueilleurs-collecteurs aux premières sociétés paysannes. En archéologie, il est possible de percevoir ce processus à partir de l’observation de changements dans les économies de subsistance et dans les productions matérielles. À ce titre, l’étude de la variabilité des industries lithiques taillées permet d’appréhender ce processus historique sur la longue durée, puisqu’elles sont mises en œuvre à la fois par les dernières sociétés de prédation et les premières communautés agro‑pastorales, contrairement à la céramique qui n’apparaît le plus souvent qu’avec le plein Néolithique ancien.

2Le Néolithique ancien de la zone méditerranéenne française (5 800-4 500 cal. BC) peut être scindé en trois entités distinctes : Impressa, Cardial et Épicardial, qui ne s’articulent pas entre elles de manière strictement chronologique, les unes succédant aux autres, mais par des phénomènes encore assez mal perçus, qui traduisent plutôt une évolution non linéaire de l’implantation des premiers agriculteurs dans ces régions (Manen, Guilaine, 2010). Dans le Midi français, on distingue trois principales étapes dans l’implantation et le développement des premières sociétés paysannes : on constate d’abord une première occupation du littoral, perçue comme le fait d’incursions pionnières par cabotage depuis les côtes italiennes (faciès de l’Impressa), puis une emprise territoriale plus large et une expansion en direction de la vallée du Rhône et du Languedoc occidental, enfin une seconde vague d’implantation plus tardive vers l’intérieur des terres, notamment en direction du Massif central.

3Une des interrogations sous-jacentes à l’interprétation du processus de néolithisation concerne le rôle du substrat mésolithique dans ce phénomène : que deviennent les dernières sociétés de chasseurs ? Existe-t-il des interactions entre les sphères mésolithique et néolithique ? Pour percevoir d’éventuels emprunts et transmissions de savoir‑faire entre ces deux mondes, il convient donc d’opter pour une approche sur la longue durée et ainsi, d’interroger les productions matérielles du second Mésolithique. Or, la région nucléaire du Néolithique ancien méridional ne livre que des données très parcellaires sur ces contextes (Perrin, 2014). A contrario, les marges de cette zone ont livré de nombreux sites du second Mésolithique qui permettent de documenter cette question.

1 - Contexte régional autour de la fin du VIe millénaire

4Les piémonts méridionaux du Massif central et plus particulièrement le département de l’Aveyron, ont livré de nombreux sites pour lesquels les vestiges de la culture matérielle sont différents de ceux retrouvés dans la sphère du Néolithique ancien méditerranéen stricto sensu.

5Dans cette région, un modèle théorique de néolithisation autochtone avait été élaboré dans les années 1970 par Julia Roussot-Larroque à partir du site du Martinet (Lot‑et-Garonne) et de la couche C de Roucadour dans le Lot (Roussot-Larroque, 1977, 1990) et élargi à la région des Grands Causses par Gaston-Bernard Arnal (Arnal, 1987, 1995). Ce faciès culturel dit Roucadourien a par la suite été étendu à l’ensemble de la zone périphérique du Néolithique ancien méridional par ces mêmes auteurs. Les sites convoqués pour cette démonstration montreraient l’association d’une céramique dite grossière, peu décorée et mal cuite avec une industrie lithique typique du second Mésolithique, ce qui a conduit les auteurs à identifier une néolithisation précoce et autonome de la région. Ainsi, la particularité de ces faciès continentaux serait qu’ils présenteraient une double composante, à la fois typique du Mésolithique et du Néolithique. Le caractère « mixte » de l’industrie a historiquement été considéré comme l’expression de chasseurs-cueilleurs acculturés. L’abri de Combe-Grèze se situe dans la partie orientale du département de l’Aveyron, sur une doline du plateau du Causse Noir. Le gisement fut découvert par Marcel Lacas, qui fouilla l’intérieur du diverticule au début des années 1960. À l’époque, trois occupations sont reconnues : du « Chalcolithique », du « Tardenoisien tardif » et du « Mésolithique classique » (Maury, Lacas, 1965). Par la suite, Jean Maury et Georges Costantini explorèrent l’extérieur de l’abri durant trois campagnes de fouilles entre 1979 et 1981 (figure 1). La stratigraphie alors établie se dilate sur 2 m d’épaisseur (figure 2). Les niveaux 1, 2 et 3 sont quasiment stériles, ou, en tout cas, recèlent peu de matériel et ne correspondent pas à des niveaux archéologiques en place. La couche 4 est attribuée par les fouilleurs au Néolithique ancien. C’est elle qui a livré la majorité du mobilier et présente l’association de matériel lithique et céramique. La couche 5, quant à elle, est qualifi avec beaucoup de prudence par les fouilleurs de « protonéolithique » (Costantini, Maury, 1986), tel qu’il avait été défini à l’époque par Jean Guilaine : une période « postérieur[e] au vrai Mésolithique, immédiatement antérieur[e] au Cardial. Le terme proto-néolithique peut aussi s’entendre au sens économique dans la mesure où la présence d’ovicapridés peut laisser supposer une possible orientation vers l’élevage et donc une néolithisation en marche » (Guilaine, 1979 : 124-125). Enfin, le niveau 6 est composé de sable stérile et fut sondé sur 80 cm de profondeur avant d’attendre le substrat bathonien.

Figure 1 - Plan de la surface fouillée entre 1979 et 1981

Figure 1 - Plan de la surface fouillée entre 1979 et 1981

D’après Costantini, Maury, 1986

Figure 2 - Stratigraphie établie lors des campagnes de Costantini et Maury

Figure 2 - Stratigraphie établie lors des campagnes de Costantini et Maury

D’après Costantini, Maury, 1986

6Seule une différence de couleur du sédiment a permis de distinguer la couche 4 de la couche 5 et la fouille planimétrique du site a été menée par passes arbitraires de 10 cm, qui ne reflètent nullement les réalités sédimentaires. On peut alors légitimement avoir des doutes sur la fiabilité de la stratigraphie reconnue à la fouille. C’est pourquoi l’étude n’a pas tenu compte, dans un premier temps, du positionnement des vestiges dans l’espace, la discussion sur l’altitude venant dans un second temps.

7On ne dispose pour ce gisement que d’une seule datation radiocarbone, établie lors des premières campagnes de fouilles des années 1960, pour une couche attribuée alors au Tardenoisien tardif : 6 420 ± 180 BP (Gif‑446), ce qui place ce niveau entre 5 600 et 5 200 avant J.-C. en dates calibrées (calibration à 1σ avec la courbe IntCal09).

8L’étude archéozoologique, menée par Thérèse Poulain, indique la présence de mouton et de porc, sans qu’il ne soit mentionné dans quels niveaux sont retrouvés préférentiellement ces ossements de faune domestique. De plus, ces restes représentent « entre la moitié et les deux tiers de la faune », malgré une pratique encore intensive de la chasse (Costantini, Maury, 1986 : 450). Aucun macro- reste de végétaux n’a été identifié, ce qui ne permet pas de conclure à la présence ou non de pratiques agricoles. Les tessons de céramiques se retrouvent préférentiellement dans la couche 4 du gisement. Une étude récente des chaînes opératoires céramiques de Combe-Grèze semble indiquer un savoir-faire technique important en ce qui concerne la production des vases, ce qui nuance quelque peu l’idée d’artisans potiers acculturés et inexpérimentés (Caro, 2013).

2 - Les différentes chaînes opératoires en présence

9L’enjeu de l’étude de l’industrie lithique est d’individualiser différentes sphères techno-typologiques, de reconstituer les chaînes opératoires en présence pour, in fine, proposer une attribution chronoculturelle des industries de pierre taillée de Combe‑Grèze.

10L’importance dans le corpus des pièces brûlées a rendu difficile la lecture pétrographique de bon nombre de pièces, ne permettant généralement pas d’identifier leur nature, et dans ce cas, seule une distinction entre chaille et silex était envisageable. De toute manière, la prédominance des chailles bajociennes dans l’assemblage (80 % du corpus, en tenant compte des pièces indéterminées) conduit à ne pas scinder l’étude des industries en fonction des différentes matières premières utilisées mais, au contraire, à traiter le mobilier dans son ensemble, tant l’emploi des ressources siliceuses autres que la chaille demeure marginal.

11La grande majorité de l’assemblage renvoie à une production de supports laminaires, obtenus par percussion indirecte. On remarque une répartition bimodale de la largeur des produits (figure 3), avec une partie des largeurs des supports centrée autour de 9 mm et l’autre autour de 12-13 mm, les supports les plus larges étant plus volontiers à trois pans. Ainsi, la production différenciée de deux types de supports laminaires permet de distinguer deux chaînes opératoires différentes.

12La première (figure 4) met en œuvre des nucléus comportant un plan de frappe, présentant un débitage unidirectionnel ou bidirectionnel, selon la typologie établie par Thomas Perrin pour l’étude des nucléus (Perrin, 2001). L’importance des lames à pan naturel dans la production laisse imaginer un débitage sur table resserrée, donc sur la face étroite du bloc, qui serait ainsi flanquée de deux surfaces larges naturelles. Une variante dans cette chaîne opératoire peut être envisagée à partir des observations faites sur les nucléus : lorsque la première table est abandonnée, une nouvelle séquence de débitage peut être initiée sur la face large du bloc initial, selon les mêmes modalités. Les produits obtenus présentent très majoritairement les stigmates d’une percussion indirecte, avec des talons volontiers lisses ou concaves. Par ailleurs, on ne remarque pas de préparation particulière du point d’impact, pas d’abrasion ni d’abattement de corniche sur les nucléus et sur les supports.

Figure 3 - Histogramme de fréquence des largeurs des supports entiers selon une classe de fréquence de 2 mm (en bleu) et courbe de densité de ces largeurs (en rouge)

Figure 3 - Histogramme de fréquence des largeurs des supports entiers selon une classe de fréquence de 2 mm (en bleu) et courbe de densité de ces largeurs (en rouge)

Figure 4 - Schéma de la chaîne opératoire 1

Figure 4 - Schéma de la chaîne opératoire 1

Séquence 1 : Agencement, choix d’un volume étroit. Surface naturelle servant de plan de frappe ou dégagement d’un plan de frappe par enlèvement d’un éclat épais (modalités d’un dégagement de plan de frappe supposée). Séquence 2 : Ouverture d’une surface de débitage. Les lames obtenues présentent encore sur leur face supérieure les traces du bloc d’origine. Séquence 3 : Plein débitage laminaire, l’exploitation d’une table étroite explique le faible nombre de lames à trois pans. Séquence 4 : Variante de la méthode : après abandon de la face étroite, utilisation d’une seconde table et réinitialisation du débitage

13Ce type de débitage permet d’obtenir des supports larges, aux bords parallèles et aux nervures régulières, parfois à trois pans. La part assez restreinte des lames à trois pans par rapport au reste de la production s’explique sans doute par le fait que le débitage est conduit sur des tables étroites, ce qui ne permet pas une production en série de ce type de support, puisqu’un réaménagement de la table est fréquemment nécessaire.

14Ces lames larges (autours de 13 mm) ont pu servir, entre autres, à produire des bitroncatures géométriques, autrement appelées flèches tranchantes, qui présentent des retouches directes rasantes sur leur face supérieure, et qui font plutôt référence à la sphère technique du Néolithique ancien (figure 5). Cependant, force est de constater que les armatures ne sont pas vraiment standardisées et que seuls 1 ou 2 exemplaires peuvent être considérés comme de véritables

Figure 5 - Armatures de type bitroncature géométrique à troncature abrupte et retouches directes rasantes

Figure 5 - Armatures de type bitroncature géométrique à troncature abrupte et retouches directes rasantes

15On peut d’ores et déjà affirmer que la production de lamelles étroites (autour de 9 mm de large), de section triangulaire et aux bords convergents, correspond à une chaîne opératoire distincte de la précédente (figure 6). Il ne s’agit pas simplement d’une réduction de la taille des supports induite par une réduction des modules des nucléus en fin de débitage. Plusieurs arguments permettent une telle affirmation : d’abord, les derniers enlèvements obtenus sur les nucléus à un plan de frappe, caractéristiques de la chaîne opératoire 1, sont systématiquement trop larges ; les mêmes nucléus sont globalement poussés à exhaustion, et n’auraient pu servir à la production des supports plus étroits ; enfin, on constate une dichotomie nette entre les dimensions des deux types de support, qui aurait été impossible dans le cas d’une chaîne opératoire unique (la taille se serait réduite de manière linéaire, sans discontinuité).

16Nous n’avons pas rencontré de nucléus qui nous semblaient correspondre exclusivement à ce type de production. Ainsi, la compréhension de la gestion des débitages, de leur rythme et de la mise en forme des nucléus s’en trouve considérablement réduite.

17Des éclats larges et arqués, présentant une partie distale corticale sont les témoins d’une phase de réaménagement de la surface de débitage. Leur fonction est d’atténuer la carène de la table du nucléus, afin que les supports conservent un profil relativement rectiligne. Ils indiquent aussi que la forme des nucléus n’est pas prismatique, mais qu’ils présentaient plutôt des tables rectangulaires, puisqu’un réaménagement des convexités en cours de débitage était nécessaire.

18Bien qu’on ne puisse établir de corrélation stricte, il est possible que cette chaîne opératoire ait pu servir à produire des armatures trapézoïdales par la technique du microburin (ceux‑ci représentant 15 % de l’outillage) et retouches inverses rasantes de la base (figure 7). Ces trapèzes du Martinet font plutôt référence à la sphère techno‑typologique du second Mésolithique.

19Enfin, la troisième chaîne opératoire identifiée rassemble une trentaine de pièces de la série. Elle permet de mettre en évidence une production de microlamelles, dont la largeur moyenne se situe autour de 6 mm. Un seul nucléus permet d’appréhender cette chaîne opératoire. Il est de petit module, confectionné sur un éclat épais en silex exogène et présente un débitage dans deux directions orthogonales. Les lamelles sont obtenues par percussion tangentielle au percuteur tendre. Les supports sont parfois façonnés par retouche abrupte pour ménager un bord abattu. Cette production microlithique renvoie cette fois plutôt à la sphère techno-typologique du premier Mésolithique.

Figure 6 - Schéma de la chaîne opératoire 2

Figure 6 - Schéma de la chaîne opératoire 2

Séquence 1 : Agencement supposé du nucléus. Séquence 2 : Initiation du débitage à partir d’une arête naturelle. Séquence 3 : Plein débitage, production lamellaire. Séquence 4 : Réaménagement des convexités de la surface de débitage par l’enlèvement d’un éclat large. Séquence 5 : Reprise du débitage

Figure 7 - 1-3 : Microburins et 4-9 : armatures de type bitroncature géométrique à troncature oblique et retouches inverses rasantes

Figure 7 - 1-3 : Microburins et 4-9 : armatures de type bitroncature géométrique à troncature oblique et retouches inverses rasantes

3 - Répartition stratigraphique des vestiges

20L’examen de la répartition stratigraphique des éléments rattachés à chacune de ces trois chaînes opératoires peut constituer un argument en faveur de la diachronie ou de la synchronie de ces différentes modalités opératoires. Le graphique établi à partir des éléments diagnostiques des différentes chaînes opératoires en présence (figure 8), montre qu’il existe bien une répartition altitudinale de ces schémas techniques, même si aucune césure nette ne peut être observée. Ainsi, les éléments de production des microlamelles, qui signent une occupation du premier Mésolithique, se retrouvent plus volontiers au bas de la séquence. La partie centrale de la stratigraphie montre plutôt une représentation importante de la chaîne opératoire de production des lamelles et trapèzes, signant plutôt une occupation du second Mésolithique. Enfin, le haut de la séquence est marqué par une forte présence des éléments de production des lames larges, qui, associée à l’apparition de la céramique, renvoie plutôt à la sphère technique du Néolithique ancien.

21Ainsi, il semble que la reconnaissance d’un faciès mixte Mésolithique-Néolithique ancien résulte plutôt, en tout cas à Combe‑Grèze, du mélange stratigraphique de deux occupations successives caractérisées par des types d’industries ayant leurs caractères technologiques spécifiques. En l’état, cette étude permet donc d’infirmer l’existence d’une industrie hybride caussenarde, avec des persistances de traits culturels du Mésolithique au sein du monde technique néolithique. L’hypothèse d’une néolithisation de cette région par acculturation peut à Combe‑Grèze être réfutée. Malgré tout, afin de mieux cerner ce Néolithique ancien aveyronnais, il faudra tout de même interroger ses liens avec les sphères plus méditerranéennes. Le travail de synthèse passera également par une mobilisation plus systématique des données de la faune, de la céramique, par l’établissement de nouvelles datations, ainsi que par la pratique de nouvelles fouilles dans ces contextes qui permettront de s’appuyer sur des données sédimentaires plus fiables.

Figure 8 - Représentativité des différentes chaînes opératoires en fonction de l’altitude

Figure 8 - Représentativité des différentes chaînes opératoires en fonction de l’altitude
Haut de page

Bibliographie

Arnal G.-B., 1987 - Le Néolithique primitif non cardial, in Guilaine J., Courtin J., Roudil J.-L., Vernet J.-L. (dir.), Premières communautés paysannes en Méditerranée occidentale. Actes du colloque international du CNRS, Montpellier, 26-29 avril 1983, Paris, Éditions du CNRS, 541-544.

Arnal G.-B., 1995 - Le Néolithique roucadourien, in Voruz J.-L. (dir.), Chronologies néolithiques. De 6 000 à 2000 avant notre ère dans le bassin rhodanien, Documents du Département d’Anthropologie et d’Écologie de l’Université de Genève, Ambérieu-en-Bugey, Société préhistorique rhodanienne, 67-74.

Caro J., 2013 - Entre Mésolithique et Néolithique : quel statut pour les productions céramiques aveyronnaises du VIe millénaire avant notre ère, Master 2, UFR d’Histoire de l’Art et d’Archéologie, Université Toulouse 2- Le mirail / EHESS, Toulouse, 70 p.

Costantini G., Maury J., 1986 - Le néolithique ancien de l’abri de la Combe-Grèze, commune de La Cresse (Aveyron), Bulletin de la Société préhistorique française, 83 (11-12), 436-451.

Guilaine J. (dir.), 1979 - L’abri Jean Cros : essai d’approche d’un groupe humain du Néolithique ancien dans son environnement, Toulouse, Centre d’anthropologie des sociétés rurales, 461 p.

Manen C., Guilaine J., 2010 - Aspects géographiques et chronoculturels du Néolithique ancien languedocien, in Manen C., Convertini F., Binder D., Senepart I. (dir.), Premières sociétés paysannes de Méditerranée occidentale : structures des productions céramiques, Séance de la Société préhistorique française, Toulouse, mai 2007, Mémoire de la Société préhistorique française, 179-189.

Maury J., Lacas M., 1965 - Un nouveau gisement mésolithique inédit sur les Grands Causses : l’Abri II de Puechmargues (commune de la Roque-Sainte-Marguerite, Aveyron), Bulletin de la Société préhistorique française, 62 (7), 251-256.

Perrin T., 2001 - Évolution du silex taillé dans le Néolithique haut-rhodanien autour de la stratigraphie du Gardon (Ambérieu-en-Bugey, Ain), 3 vol. , Lille, Presses universitaires du Septentrion, 1016 p.

Perrin T., 2014 - Potentialités de contacts entre mésolithiques et néolithiques dans le sud de la France, in Jaubert J., Fourment N., Depaepe P. (dir.), Transition, rupture et continuité en Préhistoire, Actes du XXVIIe Congrès préhistorique de France, Tome 1 : évolution des techniques, comportement funéraire, néolithique ancien, Bordeaux 2010, Paris, Société préhistorique française, 357-372.

Roussot-Larroque J., 1977 - Néolithisation et Néolithique ancien d’Aquitaine, Bulletin de la Société préhistorique française, 74, 559-582.

Roussot-Larroque J., 1990 - Le mystère du Lot (suite). Roucadour et le Roucadourien, in Guilaine J., Gutherz X. (dir.), Autour de Jean Arnal, Montpellier, Éd. Recherches sur les premières communautés paysannes en Méditerranée occidentale / Laboratoire de paléobotanique - USTL, 55-100.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Figure 1 - Plan de la surface fouillée entre 1979 et 1981
Crédits D’après Costantini, Maury, 1986
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 76k
Titre Figure 2 - Stratigraphie établie lors des campagnes de Costantini et Maury
Crédits D’après Costantini, Maury, 1986
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 176k
Titre Figure 3 - Histogramme de fréquence des largeurs des supports entiers selon une classe de fréquence de 2 mm (en bleu) et courbe de densité de ces largeurs (en rouge)
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 92k
Titre Figure 4 - Schéma de la chaîne opératoire 1
Légende Séquence 1 : Agencement, choix d’un volume étroit. Surface naturelle servant de plan de frappe ou dégagement d’un plan de frappe par enlèvement d’un éclat épais (modalités d’un dégagement de plan de frappe supposée). Séquence 2 : Ouverture d’une surface de débitage. Les lames obtenues présentent encore sur leur face supérieure les traces du bloc d’origine. Séquence 3 : Plein débitage laminaire, l’exploitation d’une table étroite explique le faible nombre de lames à trois pans. Séquence 4 : Variante de la méthode : après abandon de la face étroite, utilisation d’une seconde table et réinitialisation du débitage
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 84k
Titre Figure 5 - Armatures de type bitroncature géométrique à troncature abrupte et retouches directes rasantes
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 112k
Titre Figure 6 - Schéma de la chaîne opératoire 2
Légende Séquence 1 : Agencement supposé du nucléus. Séquence 2 : Initiation du débitage à partir d’une arête naturelle. Séquence 3 : Plein débitage, production lamellaire. Séquence 4 : Réaménagement des convexités de la surface de débitage par l’enlèvement d’un éclat large. Séquence 5 : Reprise du débitage
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 108k
Titre Figure 7 - 1-3 : Microburins et 4-9 : armatures de type bitroncature géométrique à troncature oblique et retouches inverses rasantes
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 132k
Titre Figure 8 - Représentativité des différentes chaînes opératoires en fonction de l’altitude
URL http://journals.openedition.org/palethnologie/docannexe/image/1486/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 180k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence électronique

Elsa Defranould, « Quel rôle joue le substrat mésolithique dans le processus de néolithisation des grands causses ? Étude de l'industrie lithique de Combe-Grèze (commune de la Cresse, Aveyron) », Palethnologie [En ligne], 6 | 2014, mis en ligne le 10 février 2014, consulté le 06 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/palethnologie/1486 ; DOI : https://doi.org/10.4000/palethnologie.1486

Haut de page

Auteur

Elsa Defranould

EHESS – Université Toulouse-Jean Jaurès. Traces (UMR 5608) 5 allée Antonio Machado 31 100 Toulouse, France
elsa.defranould[at]yahoo.fr

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search