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Notes
Reardon, 1971, p. 237-255.
Adamantios, Physiognomonie I, 1. Le traité d’Adamantios, généralement daté du IVe siècle apr. J.-C., est un épitomé du traité de physiognomonie du sophiste Polémon. Une traduction anglaise en a été donnée récemment par I. Repath, à partir de l’édition légèrement modifiée de R. Förster, dans Swain, 2007, p. 487-547.
Sur la biographie de Polémon voir Stegemann, 1952, col. 1320-1357 ; Quet, 2003, p. 401-443 ; Campanile, 1999, p. 269-315.
L’ensemble des textes transmettant la Physiognomonie de Polémon a d’abord été édité dans la collection de Förster, 1893. Le dossier a été réédité et traduit en anglais sous la direction de Swain, 2007.
Flamand, 1994, p. 605-614. L’édition du texte d’Artémidore est celle de Pack, 1963. La traduction est reprise à Festugière, 1975, sauf modification signalée de notre part.
Pack, 1941, p. 321-334.
Bowersock, 2004, p. 53-63, en particulier, p. 59-60.
Pour une introduction à la physiognomonie dans l’Antiquité, voir Marganne, 1988, p. 13-24 ; Byl, 2003, p. 227-236. Sur le traité de Polémon, cf. Gleason, 1995.
Ces exemples de pronostics sont conservés dans la version arabe de la Physiognomonie, ch. 67, 68, 69, 70, Hoyland, 2007, p. 454-463.
Physiognomonie, version arabe, Hoyland, 2007, p. 392-393 ; cf. Gleason, 1995, p. 38-39. Onirocriticon, Préface, p. 2, conclusion au livre II, p. 202, préfaces aux livres IV, p. 236 et V, p. 301 ; cf. Price, 1986, p. 25-28.
Evans, 1969, p. 58-66 et 72-73.
MacC. Armstrong, 1958, p. 52-56.
Polémon, Physiognomonie, version arabe, Hoyland, 2007, p. 427 ; Anonyme latin, Traité de physiognomonie, 14 et 79.
Le texte d’Adamantios (A 5) est lacunaire pour ce passage et nous citons ici le texte plus complet du résumé byzantin connu sous le nom de Pseudo-Polémon (édition Förster, p. 307). Voir également Polémon, version arabe, Hoyland, 2007, p. 343 et Anonyme latin, 21.
Swain, 2007, p. 177-178.
Le fragment est intégré à l’œuvre de Bar-Hebraeus, La crème de la science, éd. Furlani, ch. 3, “L’économie”, 3, 8 – 4, 2, cf. Zonta, 1992, p. 30-32.
Au moment de la chute de Troie, Electre, dont les rois troyens étaient issus, aurait par désespoir cesser de briller avec ses sœurs les Pléiades, cf. Ovide, Fastes 4, 177-178 et Hygin, Fables, 192, 5.
Polémon, Physiognomonie, version arabe, Hoyland, 2007, p. 365 (Socrate) et p. 367 (Alexandre) ; Adamantios, A13 et A14 ; Anonyme latin 32 et 33.
Cf. Barringon Fuentes, 1995, p. 89-101 et Schwabl, 2004, p. 7-42.
Onirocriticon I, 2 : songes allégoriques (άλληγορικοί) et songes théorématiques (θεωρηματικοί) appartiennent tous deux à la catégorie plus large des visions de songes (ὄνειροϛ), qui concernent l’avenir, par opposition aux rêves (ἐνύπνιον) qui reflètent simplement la situation psychique du sujet (I, 1). Pour un exposé synthétique sur la théorie et la classification des rêves chez Artémidore, cf. Bouché-Leclercq, 1879, p. 298-310, voir également Del Corno, 1978, p. 1605-1613.
Onirocriticon II, 12, p. 122.
Onirocriticon II, 25, p. 144.
Onirocriticon I, 77, p. 83.
Platon, Phèdre 259b-c
Onirocriticon III, 49.
Le présage de mort annoncé par le chant du cygne (Onirocriticon II, 20, p. 138) est une interprétation là encore fondée sur une légende de métamorphose (cf. par exemple Hygin, Fables 154 ; Ovide, Mét. II, 367), même si la référence n’est pas explicite. En revanche, Artémidore ne reprend pas le mythe de Coronis quand il interprète la vision d’une corneille (Onirocriticon II, 20, p. 137).
Onirocriticon IV, 56. Artémidore, pourtant hostile aux physiognomonistes, ses rivaux, recourt à la même méthode.
Onirocriticon II, 34-40. Sur la place et la conception des dieux dans le traité d’Artémidore ainsi que leur classification, héritée de Platon, Timée 41a, voir Schwabl, 2004, p. 8-18.
Onirocriticon I, 10 et IV, 1. Artémidore préfère donner à son inventaire l’ordre de la vie humaine, et donc commencer par la naissance au début du livre I pour terminer le livre II par un chapitre sur la durée de la vie. L’ordre interne aux deux premiers livres, toutefois, ne suit pas toujours strictement ce principe chronologique.
30 Onirocriticon II, 38 : διὰ τὴν περὶ αὐτὴν ἱστορἰαν
Onirocriticon II, 35 (Athéna), II, 39 (Déméter).
Cette étymologie qui rapproche le nom Dionysos du verbe dianuvein se rencontre chez Cléanthe, mais l’interprétation physique qu’il donne du dieu est différente, cf. SVF I, n° 546 = Macrobe, Saturnales I, 18, 14 et Brisson, 2005 p. 66.
Onirocriticon II, 37, p. 169-170 (traduction Festugière légèrement retouchée).
Diodore de Sicile III, 62, 6-8 : le démembrement de Dionysos a été interprété par les philosophes stoïciens comme une figuration de la transformation des grappes de raisin en vin, cf. Burkert, 1992, p. 67 et p. 74 ; Jeanmaire, 1951, p. 372-390 et Turcan, 1966, p. 532-534.
Sur la légende d’Osiris et Isis, voir Plutarque, Isis et Osiris, 12-19. Osiris périt noyé dans un coffre, plus tard son cadavre est démembré. Isis erre à sa recherche. Plutarque rappelle l’identification effectuée entre Dionysos et Osiris, fondée notamment sur la proximité entre les deux mythes de démembrement (35). Il livre ensuite plusieurs exégèses possibles du mythe : une interprétation évhémériste qu’il récuse (22-23), une interprétation démonologique (25ss), qui permet de rendre compte des rites mystériques comportant le récit d’une passion d’Osiris, puis plusieurs exégèses philosophiques de type physique (géographique, physique et astronomique 32-44) et enfin une interprétation qui relève d’un dualisme métaphysique (45-64), cf. Babut, 1969, p. 366-402 ; Hardie, 1992, p. 4761-4774 ; Brisson, 2005, p. 92-99.
Onirocriticon II, 39, p. 175.
Onirocriticon II, 35, p. 160.
Buffière, 1956, p. 173-179 et p. 144. Cette version de l’exégèse se recontre chez Héraclite, Allégories homériques, ch. 25, p. 39.
Buffière, 1956, p. 103-105 et p. 145-146.
Onirocriticon II, 37, p. 172.
Onirocriticon IV, 43 : ̔΄Οτι οὐκ ἐκϕεύγονσι παντελῶς οἱ ὄνειροι τὸν λὸγον τῶν ἱστοριῶν, μάθοις ἂν ἐντεῦθεν.
Onirocriticon I, 5.
Onirocriticon I, 4, p. 13-14. De même, rêver qu’on dîne avec Cronos annonce un emprisonnement (I, 5). Bien qu’Artémidore ne prenne pas la peine de la rappeler, la légende de l’enchaînement de Cronos avec les autres Titans sous-tend l’interprétation.
Onirocriticon V, 6. On notera avec Schwabl, 2004, p. 28, la littéralité des références à la représentation homérique du Xanthe
Onirocriticon IV, 43. Artémidore avait déjà mis en garde contre le caractère néfaste d’un rêve où le songeur partage le mode de vie d’Héraclès, cf. II, 37, p. 169. ᾧ γὰσ ὁ θεὸς ἐχρήσατο βίῳ, τούτου τῷ ἰδόντιν· ἐπίπονος δὲ καὶ μοχθηρὸς έγένετο ὁ τοῦ θεοῦ βίος. « Car le dieu fait ainsi participer le songeur à la vie qu’il a lui-même menée : or la vie de ce dieu a été remplie de fatigues et de peines. »
Onirocriticon V, 41 : ̓΄Εδοξέ τις [κατ ̓ ὄναρ] ἐν ̓Ισθμῷ γινόμενος τόν υἱον ξητεῖν. ἀπώλετο ὁ υἱὸς αὐτοῦ διὰ τὸν Μελικέρτειον.
Onirocriticon I, 56 et IV, 47, p. 274.
48 Onirocriticon IV, 59, p. 285 : ὁρᾷς ὄτι τούτων ἄ μὲν αὐτάρκως τὴν ἀπόβασιν ἔδειξεν οὐ προσδεηθέντα τῆς [ἐκ] τῶν ὑποθέσεως, ἂ δὲ κατὰ τὰς ἱστορίας τὰς ἐν τοῖς ποιήμασιν ἀπέβη. « Tu vois que, de ces songes, les uns ont suffi par eux-mêmes pour montrer quel devait être l’accomplissement, sans avoir eu besoin du sujet des poèmes, les autres se sont accomplis conformément aux légendes dans les poèmes. »
Onirocriticon IV, 59. Il s’agit en fait d’un vers tiré du drame satyrique Syleus, fr. 6 Jouan et Van Looy ( = fr. 687, 1 Nauck.)
Onirocriticon IV, 59 :κεῖται Πάτροκλος, νέκυος δὲ δὴ ἀμϕιμάχονται/γυμνοῦ· ἀτὰρ τά γε τεύχε ̓ ἔχει κορυθαίολος ̔΄Εκτωρ. Iliade XVIII, 20-21. Qu’une femme rêve à ces vers de l’Iliade suppose ou bien qu’elle avait reçu elle-même une éducation lettrée, ou bien qu’elle était familière des spectacles homériques, tels les mises en scène de batailles par les artistes appelés Homéristes, cf. Artémidore IV, 2, p. 245.
Rêver d’un combat, en particulier d’un combat de gladiateurs, est souvent l’annonce d’un procès, cf. Onirocriticon II, 32.
Si l’association entre le roi des Achéens et l’empereur est assez naturelle, en revanche l’interprétation de la contrainte exercée sur le songeur est beaucoup moins évidente. Agamemnon est le modèle traditionnel du monarque : ainsi dans les Discours sur la Royauté de Dion de Pruse, il est l’une des figures offertes à la réflexion sur le bon Prince cf. Gangloff, 2005, p. 260-264, 314-317.
Onirocriticon, IV, p. 234-235.
Cf. l’analyse de Veyne, 1983, p. 82.
Le mythe de la gigantomachie est déjà critiqué par Platon, République 378c, qui récuse l’idée que les dieux aient pu se battre entre eux ou contre leurs proches et refuse même l’interprétation allégorique de tels mythes. Pausanias VIII, 29, 1-3, ne remet pas en cause le combat entre dieux et géants, mais seulement la description qui est donnée des géants comme de créatures merveilleuses dotées d’un corps de serpent à partir de la taille ; pour lui, les géants sont simplement des hommes particulièrement grands.
En revanche et contrairement à la plupart des philosophes, la critique du mythe chez Artémidore n’est pas motivée par le caractère immoral ou scandaleux du récit mythique. Ainsi, l’onirocrite ne rejette pas le récit pourtant controversé des amours adultères d’Arès et Aphrodite (II, 37).
C’est sans doute cet impératif pratique qui justifie les quelques entorses à la règle de l’invraisemblance dans son manuel, par exemple la mention et l’interprétation d’un rêve où apparaît un cyclope (I, 5).
Onirocriticon IV, 47 : Artémidore cite à titre d’exemple les légendes de Prométhée et Niobé.
Onirocriticon IV, 47 et II, 66 : κἄν τι ψεύδηταί τις ἱστορία διὰ τὸ προειλῆϕθαι οὕτως ἔιχειν, ἐπειδὰν ὄμοιόν τι τῇ περιοχῇ μέλλον ἀποβήσεσθαι ἡ ψυχὴ θέλῃ προαγορεῦσαι, τὴν στορίαν αὐτὴν ἐκείνην εἰς μέσον παράγει : « même si un récit est quelque peu mensonger, néanmoins, du fait qu’il a été assumé d’avance que les choses se sont bien passées ainsi, l’âme met en avant précisément ce récit, quand elle veut prédire un événement dont l’accomplissement doit être identique au contenu du récit » (Traduction Festugière légèrement retouchée).
Onirocriticon IV, 47 : l’exemple donné est celui du phénix.
Vinagre Lobo, 1991, p. 297-312 ; Del Corno, 1969.
Onirocriticon IV, 63 : Persée reçoit des Nymphes des talonnières ailées, cf. Apollodore, Bibliothèque II, 4, 1. Pour les versions du mythe où Hermès donne à Persée ses sandales, cf. Hygin, Fables, 64, 2 et Eratosthène, Catast. 22.
Onirocriticon I, 9 et voir les distinctions établies passim par Artémidore sur le sens à donner à une même vision selon le songeur.
Onirocriticon, conclusion au livre III, p. 233.
Onirocriticon II, 12, p. 122 : « Et elle désigne une maladie, à cause de sa férocité, ainsi que mouvement et voyage à l’étranger, puisqu’elle a même nom que l’astre sans cesse en mouvement (ἐπειδὴ ὁμώνυμός ἐστι τῷ ἀεὶ κινουμένῳ ἄστρῳ), mais à l’inverse elle prédit qu’on tournera sur soi au même lieu : car cet astre est toujours se mouvant au même lieu sans se coucher jamais. » Apollodore, Bibliothèque III, 8, 2 ; Pausanias VIII, 3, 6-7 ; Hygin, Fables, 177 ; Ovide, Métamorphoses II, 409ss, Eratosthène, Catasterismoi I.
Dans certaines versions, les cyclopes ont trois yeux, cf. Roscher, II, 1685.
Par exemple Onirocriticon I, 48, p. 54.
D’autres sciences divinatoires recouraient à l’interprétation par le mythe, et il est remarquable de rencontrer le même exemple du mythe de Philomèle, représenté sur un tableau et considéré comme un présage, dans le roman d’Achille Tatius (V, 4, 1) : « Les interprètes des signes (οἱ τῶν συμβόλων ἐξηγηταί) disent d’examiner les légendes des tableaux que nous pouvons rencontrer lorsque nous sortons pour quelque affaire, et d’en conclure que l’événement à venir sera conforme au récit de la fable (καὶ ἐξομοιοῦν τὸ ἀποβησόμενον τῷ τῆς ιστορίας λόγω) ». On notera la proximité du vocabulaire avec la langue technique d’Artémidore, Onirocriticon II, 66, p. 190, ligne 5. Je remercie L. Núñez de m’avoir signalé cette référence au roman d’Achille Tatius.
Onirocriticon, Préface et conclusion au livre II, p. 100 et p. 202 ; préface au livre III, p. 204 ; préface au livre IV, p. 236-237 et p. 238, l. 7 : « Sache bien que beaucoup, on peut presque dire la totalité, des exposés qui ont souci d’être corrects dans la mantique sont inférieurs aux miens. »
Onirocriticon, Dédicace p. 2 et préface au livre V, p. 301.
Le caractère presque systématiquement allusif des références aux mythes dans le traité d’Artémidore illustre la diffusion de cette culture mythologique.
Onirocriticon I, 6, p. 16 et I, 3, p. 5 et II, 66.
Onirocriticon IV, 59 : ἔτι τῶν ὀνείρων τοὺς ϕιλολογωτέρους οὐδαμῶς οἱ ἰδιῶται τῶν ἀνθρώπων ὁρῶσι (λέγω δὲ τοὺς ἀπαιδεύτους), ἀλλ ̓ ὅσοι ϕιλολογοῦσι καὶ ὅσοι μὴ ἀπαίδευτοί εἰσιν. « Outre cela, le vulgaire, je veux dire les non cultivés, ne voient jamais ceux des rêves qui ont un caractère plus littéraire : seuls ont ces rêves les littérateurs et les hommes non dépourvus de culture. »
Price, 1986, p. 22-31.
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