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Notes
Cet article a été élaboré dans le cadre de mon projet postdoctoral « Regards croisés sur les Courètes à l’époque impériale » financé par le Fonds National Suisse de la recherche scientifique, et réalisé à l’Università La Sapienza di Roma. Je tiens à remercier chaleureusement Philippe Borgeaud et Francesco Massa pour leur relecture.
Strabon I, 2, 3-9.
X, 3, 23 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1971 ; trad. personnelle) : ὅτι τοῦ θεολογικοῦ γένους ἐφάπτεται τὰ πράγματα ταῦτα. La lecture du paragraphe montre que le syntagme « τὰ πράγματα ταῦτα » se réfère aux μῦθοι. Nous reviendrons plus loin sur la question du « genre théologique », infra.
On recense en effet plus de deux cents occurrences relatives au champ lexical du μῦθος.
Strabon XI, 5, 3 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1975 ; trad. personnelle) : τὸ μυθῶδες καὶ τὸ ἱστορικὸν διωρισμένον ἔχουσι, τὰ γὰρ παλαιὰ <τε> καὶ ψευδῆ καὶ τερατώδη μῦθοι καλοῦνται· ἡ δ’ ἱστορία βούλεται τἀληθές, ἄν τε νέον ἄν τε παλαιὸν, καὶ τὸ τερατῶδες ἢ οὐκ ἔχει ἢ σπάνιον.
Strabon I, 2, 9 (éd. Aujac, Les Belles Lettres, 1969 ; trad. personnelle) : (…) ὁ ποιητὴς ἐφρόντισε πολὺ μέρος τἀληθοῦς· ἐν δ’ ἐτίθει καὶ ψεῦδος, τὸ μὲν ἀποδεχόμενος, τῷ δὲ δημαγωγῶν καὶ στρατηγῶν τὰ πλήθη.
VIII, 3, 9.
Jordi Pià, 2014, p. 192-201.
Strabon I, 2, 8 (éd. Aujac, Les Belles Lettres, 1969 ; trad. personnelle) : Χρόνοις δ’ ὕστερον ἡ τῆς ἱστορίας γραφὴ καὶ ἡ νῦν φιλοσοφία παρελήλυθεν εἰς μέσον· αὕτη μὲν οὖν πρὸς ὀλίγους, ἡ δὲ ποιητικὴ δημωφελεστέρα καὶ θέατρα πληροῦν δυναμένη· ἡ δὲ δὴ τοῦ Ὁμήρου ὑπερβαλλόντως. Καὶ οἱ πρῶτοι δὲ ἱστορικοὶ καὶ φυσικοὶ μυθογράφοι.
Saïd, 2010a, p. 178-182.
Jolivet, 2013, p. 81.
Strabon I, 2, 7. Jolivet, 2013, p. 90-91.
Aristote, Métaphysique I, 982 b (éd. Tredennick, 1961 ; traduction personnelle) : Διὰ γὰρ τὸ θαυμάζειν οἱ ἄνθρωποι καὶ νῦν καὶ τὸ πρῶτον ἤρξαντο φιλοσοφεῖν.
Ibid. (éd. Tredennick, 1961 ; traduction personnelle) : ὁ φιλόμυθος φιλόσοφός πώς ἐστιν· ὁ γὰρ μῦθος σύγκειται ἐκ θαυμασίων. Voir Jolivet, 2013, p. 92.
Strabon XV, 1, 57.
I, 1, 19 (éd. Aujac, Les Belles Lettres, 1969 ; trad. personnelle) : Ἔχει δέ τινα καὶ θεωρίαν οὐ φαύλην ἡ πραγματεία, τὴν μὲν τεχνικήν τε καὶ μαθηματικὴν καὶ φυσικήν, τὴν δὲ ἐν ἱστορίᾳ καὶ μύθοις κειμένην. Strabon emploie indifféremment le singulier ou le pluriel pour traiter du mythe. Cette différence que l’on relève dans ce passage n’est donc pas exhaustive.
Dueck, 2010, p. 236.
Strabon I, 1, 19 ; I, 2, 10 ; I, 2, 17 ; I, 2, 35 ; I, 2, 40 ; I, 3, 23 ; V, 3, 2 ; IX, 1, 17 ; IX, 3, 12 ; X, 3, 20 ; XI, 5, 3 ; XIII, 1, 48. Sur le mythe et l’histoire, voir Marincola, 1997, p. 117-127.
Strabon I, 2, 35. Soler, 2010, p. 112-113.
I, 2, 35-36.
VIII, 3, 23. Voir Calame, 2011 (1996), p. 73 ; Honigman, 2003, p. 39 ; Soler, 2010, p. 113.
Soler, 2010, p. 113.
Strabon I, 1, 10 ; I, 2, 13.
VIII, 3, 3 et 23. À ce sujet, voir Buffière, 1956, p. 10-11 ; Biraschi, 2005, p. 80 ; Lightfoot, 2017, p. 251.
Buffière, 1956, p. 82 et 103.
Au sujet de ce débat à l’époque augustéenne, voir Gabba, 1982, p. 43 et 59-61 ; Biraschi, 1994, p. 29 ; Engels, 1999, p. 115-120.
Strabon I, 2, 3. Ce paragraphe marque le début de la digression.
I, 2, 8 (éd. Aujac, Les Belles Lettres, 1969 ; trad. personnelle) : Καὶ πρῶτον ὅτι τοὺς μύθους ἀπεδέξαντο οὐχ οἱ ποιηταὶ μόνον, ἀλλὰ καὶ αἱ πόλεις πολὺ πρότερον καὶ οἱ νομοθέται τοῦ χρησίμου χάριν, βλέψαντες εἰς τὸ φυσικὸν πάθος τοῦ λογικοῦ ζῴου. Φιλειδήμων γὰρ ἅνθρωπος· προοίμιον δὲ τούτου τὸ φιλόμυθον. Ἐντεῦθεν οὖν ἄρχεται τὰ παιδία ἀκροᾶσθαι καὶ κοινωνεῖν λόγων ἐπὶ πλεῖον· αἴτιον δέ, ὅτι καινολογία τίς ἐστιν ὁ μῦθος, οὐ τὰ καθεστηκότα φράζων, ἀλλ’ ἕτερα παρὰ ταῦτα· ἡδὺ δὲ τὸ καινὸν καὶ ὃ μὴ πρότερον ἔγνω τις. Τοῦτο δ’ αὐτό ἐστι καὶ τὸ ποιοῦν φιλειδήμονα. Ὅταν δὲ προσῇ καὶ τὸ θαυμαστὸν καὶ τὸ τερατῶδες, ἐπιτείνει τὴν ἡδονήν, ἥπερ ἐστὶ τοῦ μανθάνειν φίλτρον.
Platon, République II, 377 a.
Sur la valeur de l’étonnement lié au mythe, voir Aristote, Poétique 1460 a. À ce sujet, voir Calame, 1998, p. 132-133 ; Calame, 2011 (1996), p. 42-44.
Sur le mythe en tant que λόγος, voir entre autres Aristote, Politique VII, 1336 a ; Poétique 1449 b ; 1455 a 22-23 ; 1460 a 33. Se référer à l’article de Vassilacou-Fassea, 2002, p. 68.
Strabon XI, 5, 3. Il s’agit de l’extrait sur les Amazones commenté dans la partie précédente.
I, 2, 8. Il se peut que Strabon fasse référence à Platon, Lettres VIII, 355 c.
I, 2, 8.
Dueck, 2010, p. 236.
Clarke, 2008, p. 141-143.
Strabon IX, 1, 17. Voir Calame, 2007, p. 153.
Strabon III, 2, 13 (éd. Lasserre, 1966 ; trad. personnelle) : ἐνταῦθα τὸν τῶν εὐσεβῶν ἔπλασε χῶρον καὶ τὸ Ἠλύσιον πεδίον (…).
I, 2, 9.
I, 2, 9 ; I, 2, 14 ; I, 2, 19. Voir Schenkeveld, 1976, p. 52-64 ; Biraschi, 2005 ; Saïd, 2010b, p. 86.
Pour manifester de ce procédé propre à Homère, Strabon emploie d’ailleurs le verbe προσμυθεύω « ajouter du mythe », dont on ne trouve aucune occurrence avant lui. Voir Soler, 2010, p. 112, note 50 ; Saïd, 2010b, p. 84-85.
Patterson, 2013 ; id., 2017.
Pour comprendre les enjeux des débats autour de la fondation de Rome, Grandazzi, 2007 ; id., 2008 ; Ampolo, 2013, p. 217-284, 441-447.
Strabon V, 3,2.
Cicéron, De la république II, 10 ; Tite-Live I, 15, 6-16 ; Ovide, Métamorphoses XIV, 805-828 ; Fastes II, 475-512. En dehors de Denys d’Halicarnasse (Antiquités romaines II, 56 et 63) qui demeure néanmoins prudent, puis plus tard de Plutarque (Romulus 27 et Numa 2), cette partie du récit ne semble pas avoir retenu l’attention des poètes, philosophes, historiens ou géographes grecs.
Strabon V, 3, 2.
Dupont, 2011, p. 23-24 ; Ampolo, 2013, p. 219.
Strabon V, 3, 3.
Scheid, 2005, p. 87-95.
Strabon III, 4, 19.
Muñiz Grijalvo, 2014, p. 438.
Strabon XV, 1, 7-8.
XI, 5, 5 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1975 ; trad. personnelle) : ταῦτα γὰρ τὰ ὕστατα πρὸς ἕω ἐγνώριζον οἱ τότε.
XV, 1, 8 (éd. Leroy, Les Belles Lettres, 2016 ; trad. personnelle) : καὶ γὰρ ταῦτα μετενηνόχασιν ἐκ τοῦ Πόντου δεῦρο ἀπὸ μικρᾶς προφάσεως, ἰδόντες σπήλαιον ἐν τοῖς Παροπαμισάδαις ἱερόν· τοῦτο γὰρ ἀνεδείξαντο Προμηθέως δεσμωτήριον, καὶ δεῦρο ἀφιγμένον τὸν Ἡρακλέα ἐπὶ τὴν ἐλευθέρωσιν τοῦ Προμηθέως, καὶ τοῦτον εἶναι τὸν Καύκασον ὃν οἱ Ἕλληνες Προμηθέως δεσμωτήριον ἀπέφηναν.
XV, 1, 7.
XV, 1, 9 (éd. Leroy, Les Belles Lettres, 2016 ; trad. personnelle) : τὰ δ’ ἀρχαῖα ξόανα οὐχ οὕτω διεσκεύασται.
XI, 5, 5 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1975 ; trad. personnelle) : Ἡ δὲ ἐπ’ Ἰνδοὺς στρατεία Διονύσου καὶ Ἡρακλέους ὑστερογενῆ τὴν μυθοποιίαν ἐμφαίνει, ἅτε τοῦ Ἡρακλέους καὶ τὸν Προμηθέα λῦσαι λεγομένου χιλιάσιν ἐτῶν ὕστερον.
I, 2, 8 (éd. Aujac, Les Belles Lettres, 1969 ; trad. personnelle) : Οὐ γὰρ ὄχλον τε γυναικῶν καὶ παντὸς χυδαίου πλήθους ἐπαγαγεῖν λόγῳ δυνατὸν φιλοσόφῳ καὶ προσκαλέσασθαι πρὸς εὐσέβειαν καὶ ὁσιότητα καὶ πίστιν, ἀλλὰ δεῖ καὶ διὰ δεισιδαιμονίας· τοῦτο δ’ οὐκ ἄνευ μυθοποιίας καὶ τερατείας.
Augustin, La cité de Dieu VI, 5. Sur la théologie de Varron, voir Pépin, 1956 ; Lehmann, 1997.
On relève six occurrences du terme : Strabon V, 4, 5 ; IV, 1, 13 ; VII, 3, 4 ; XII, 7, 3 ; XVI, 2, 37 (x2). Sur la δεισιδαιμονία, voir Borgeaud, 2004, p. 34-36 ; Id., 2009.
Strabon X, 3, 23 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1971 ; trad. personnelle) : Προήχθημεν δὲ διὰ πλειόνων εἰπεῖν περὶ τούτων καίπερ ἥκιστα φιλομυθοῦντες, ὅτι τοῦ θεολογικοῦ γένους ἐφάπτεται τὰ πράγματα ταῦτα.
Ibid.
X, 3, 21 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1971 ; trad. personnelle) : (…) τοῦ δὲ πλήθους τῶν μυθευομένων ἐκτεθέντος εἰς τὸ μέσον, τῶν μὲν ὁμολογούντων ἀλλήλοις τῶν δ’ ἐναντιουμένων, εὐπορώτερον ἄν τις δύναιτο εἰκάζειν ἐξ αὐτῶν τἀληθές (…).
Jeanmaire, 1939 ; Belayche, 2017 ; Lozat, 2021.
Strabon III, 5, 4 ; V, 3, 2 ; V, 4, 9 ; VIII, 6, 16.
IV, 1, 7.
Ibid. (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1966 ; trad. personnelle) : εἰς μῦθον ἐξετόπισε.
Ibid. (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1966 ; trad. personnelle) : ὥστε ταύτῃ γε πιθανώτερος ὁ μυθογράφος τοῦ ἀνασκευάζοντος τὸν μῦθον.
Strabon V, 4, 5 (éd. Lasserre, Les Belles Lettres, 1967 ; trad. personnelle) : ἅπαντ’ ἐκεῖνα ἐφάνη μῦθος, τοῦ Κοκκηίου τοῦ ποιήσαντος τὴν διώρυγα ἐκείνην (…), τυχὸν ἴσως καὶ πάτριον νομίσαντος τῷ τόπῳ τούτῳ δι’ ὀρυγμάτων εἶναι τὰς ὁδούς.
Diodore I, 4, 6-7. Voir Borgeaud, 1997, p. XXII-XXIV.
Borgeaud, 1997, p. XXIV.
Marincola, 1997, p. 121
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Fromentin ,1988, p. 318 ; Hartog, 1990 ; id., 2005.
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Strabon I, 1, 19 (éd. Aujac, Les Belles Lettres, 1969 ; trad. personnelle) : διαγωγὴν δ’ ὅμως πορίζοι ἂν οὐκ ἀνελεύθερον τῷ ἐπιβάλλοντι ἐπὶ τοὺς τόπους τοὺς παρασχόντας τὴν μυθοποιίαν.
Borgeaud, 1995, p. 108.
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