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Notes
Rivière, 1877.
Barnes Foundation BF906, Philadelphie [Lewis, 2000, p. 154-155, fig. 99]. Voir aussi : Musée d’Art et d’Histoire inv. 1985-0017, Genève [Lewis, 2000, p. 153, fig. 98] ; Bridgestone Museum of Art, Ishibashi Foundation, Tokyo [Lewis, 2000, p. 153, fig. 97] ; Szépművészeti Múzeum, Budapest [Gesky, 2012, p. 460-461, Cat. 143] ; Th. Fischer, Luzern [Berthold, 1958, fig. 25].
Pour l’envoi des photographies, je suis redevable particulièrement envers Isabella Donadio (Harvard Art Museums), Martin Bürge (Archäologische Sammlung – Zürich), Robin Craren (Barnes Foundation) ainsi que Julia M. Hayes (Toledo Museum of Art). Je tiens à remercier Jean-Marc Moret pour ses remarques et ses conseils affutés. Un chaleureux merci également à Aurélie Monteil et Raphaël Maurel-Segala pour leur aide précieuse.
Sur ces Baigneurs au repos, voir Waldfogel, 1965.
Le skyphos du peintre de Nikosthénès, Louvre G66, entré en 1863 dans la collection Campana [ARV2 126.25 ; Para 333 ; Add2 176 ; Pottier, 1897-1922, pl. 96, G66].
Voir, par exemple, catalogue d’exposition Paris-Rome-Athènes 1982.
Trésor des Siphniens de Delphes [Schefold SB II, p. 58-59, fig. 67 ; Rolley, 1994, p. 228-229, fig. 223].
Musée du Prado inv. 418 [Jaffé, 2003, p. 106-107, cat. 14].
La ressemblance avec la ménade du Titien est tout à fait troublante. Parmi d’autres ex. : chous de Boston 01.8085, manière du peintre de Dinos [ARV 794] ; fragment de coupe du Louvre S1339, Onésimos [ARV2 320.11 ; Para 359 ; RLouvre 47 (1997), fig. 11] ; amphore à col du Louvre G206, peintre d’Alkimachos [ARV2 530.22 ; CVA Louvre 6 (1929), 37, 10 et 38, 6] ; coupe de Vienne 207, peintre Q [ARV2 1519.15].
Voir, par ex. : coupe de Berlin 3232, peintre d’Epidromos [ARV2 1577 ; Add2 174 ; Boardman, 1979, fig. 113] ; vase plastique à tête de bouc de Goluchow 119 (Musée Czartorski) [ARV2 1649 ; Para 366 ; Add2 228] ; hydrie de Rouen 583.3, peintre de Kléophradès [ARV2 188.68 ; Add2 188 ; Thelamon et al., 1982, p. 274-275, fig. 113, A-C].
Le Baigneur de Philadelphie, comme celui de Genève, a le genou dressé, au premier plan, comme pour cacher le membre viril. Les Grecs n’ont pas éprouvé la même gêne sur ce point, montrant sans ambages le sexe du guerrier vaincu. Cf. Il. 22, 66-78 : « Au jeune tombé dans la mêlée d’Arès, le corps déchiré par le bronze aigu, tout convient tout sied ; de ce qu’il donne à voir, mort, tout est beau ». La beauté du jeune héros, même dans la mort, émane de tous ses membres – ce que l’image du peintre de Nikosthénès, entre autres, montre bien.
On observe toutefois quelques variations dans la posture : les deux jambes dressées, ou une seule, la main posée sur le front, le bras enlaçant la tête ou le long du corps.
Assiette du British Museum A749, atelier rhodo-milésien [Schefold SB I, p. 17, fig. 4].
Voir aussi : poignée de miroir en bronze de Berlin inv. 8099 [Kunze, 1950, p. 145, ill. 11 ; Schefold SB I, p. 321, fig. 355] ; coffre de Kypselos (scène de combat entre Agamemnon et Koon) [Schefold SB I, p. 190-191, fig. 190 (reconstitution)] ; amphore tyrrhénienne de Munich 1426, peintre de Timiades [Schefold SB I, p. 308, fig. 339].
Tour de cou de Samos B2518 [Schefold SB I, p. 107-108, fig. 92a-c].
Cratère à volutes de Florence 4209 [ABV 76.1, 682 ; Para 29 ; Add2 21 ; Schefold SB I, p. 270, fig. 291b (détail)].
Voir supra n. 7. Archaïsme avancé, voir entre autres : cratère en calice de l’Agora AP1044 [ABV 145.19 ; Para 60 ; Add2 40 ; Schefold SB II, 226, fig. 304] ; coupe de Berlin F2264, Oltos [ARV2 60.64 ; Para 362 ; Schefold SB II, p. 228, fig. 308] ; amphore de Kassel T674, groupe E [Para 56.31bis ; Schefold SB II, p. 236, fig. 316].
Coupe de Melbourne 1730.4, peintre de Nikosthénès [ARV2 125.20 ; Para 330 ; Add2 176 ; Boardman, 1979, p. 60, fig. 95].
Naples 6012 et 6013 [Smith, 1991, fig. 123 et 124].
Parmi le « flot » d’études consacrées à ce motif, on consultera particulièrement Dentzer, 1982 et Lissarrague,, 1987.
Morard, 2009, 41 : « La ‘loi’ d’isocéphalie en est la meilleure démonstration. L’alignement forcé des têtes souligne de la manière la plus ostentatoire la pure horizontalité. » Même effet produit par les défilés d’animaux, par ex. : dinos de Sophilos du British Museum 1971.1-1.1 [Schefold SB I, p. 220-221, fig. 229a-b] ou encore cratère à colonnette de Bâle BS451 [Schefold SB I, p. 281, fig. 299].
Berlin inv. 8099 [Kunze, 1950, p. 145, ill. 11 ; Schefold SB I, p. 321, fig. 355].
Pottier, 1926, p. 10, explique en quelques phrases simples et convaincantes le concept ; Voir également Demangel, 1932, p. 525-534.
New York 27.228. Autres exemples de production attique, surtout sur des plaques funéraires : Louvre L4, peintre de Sappho [Boardman, 1996, p. 159, fig. 265] ; Louvre CA255, groupe de Burgon [ABV 90.8 ; Add2 24] ; New York 54.11.5 [AJA 95 (1991), p. 638, fig. 11].
Vatican 350, groupe E [ABV 140.1 ; Para 58 ; Add2 38 ; Schefold SB II, p. 244, fig. 328].
Bruxelles A4 [Schefold SB I, p. 318, fig. 351].
Ne nous y trompons pas cependant : le geste, bien qu’identique à celui des guerriers tombés, n’a pas la même signification. C’est un signe de lamentation : voir Neumann, 1965, p. 149-151.
Déjà chez Homère, Il. 24, 130-131 : « Je (Thétis) ne dois plus te voir vivre longtemps : déjà, à tes côtés, voici la mort et l’impérieux destin. »
Exception faite de la coupe du Louvre G153 [ARV2 460.14 ; Add2 244 ; Pottier, 1897-1922, pl. 122] où, du fait de son inscription dans le médaillon, ne laisse guère place à un troisième personnage. La suggestion de l’arrivée imminente de Priam ne s’en trouve que renforcée.
Le relief mélien conservé à Toronto (ROM 926.32) [Graham, 1956, p. 22, pl. 8 ; Graham, 1958, pl. 82 ; Schefold SB V, p. 234, fig. 209] est l’exception qui confirme la règle. Le renversement inédit de la composition s’explique, selon toute vraisemblance, par le fait que c’est un moulage. La matrice perdue respecte la « loi de dextéralité » en vigueur pour cette scène, mais le sculpteur a sans nul doute omis dans son processus de fabrication qu’il créait le négatif de l’image, et non son positif. Même remarque au sujet de la poignée de bronze de Berlin 8099. Contra : Olympie B968 [Kunze, 1950, pl. 45, XVII d]. Sur la technique de fabrication des reliefs de bronze, voir Bol, 1989, p. 36-37.
Amphore de Toledo (U.S.) 1972.54, peintre de Rycroft [Para 56.31bis ; CVA Toledo 1 (1976), 4, 1 et 5, 1].
Skyphos de Vienne 3710, peintre de Brygos [ARV2 380.171 ; Para 366 ; Add2 227 ; Schefold SB V, p. 232-233, fig. 208].
Même attitude sur l’amphore de Kassel T674, groupe E [Para 56.31 ; Add2 36 ; CVA Kassel 1 (1972), 21, 2 et 22, 1-2].
Touchefeu-Meynier, 1990, p. 165.
Sur le chevauchement, voir, entre autres, Girard, 2015, p. 55-59.
Sauf sur l’amphore d’une collection privée [Padgett, 2003, n° 81, p. 304-307].
Hom. Il. 24, 583.
Recensement effectué par la Beazley Archive, auquel il faut ajouter le relief mélien conservé à Toronto (ROM 926.32). L’hydrie de Boston 1979.618 et les fragments de kanthare de Vienne 505 sont à mon sens discutables quant à leur attribution au mythe.
Fragment d’amphore à col d’Oxford G131.30 [CVA Oxford 2 (1931), 2, 18] ; lécythe d’Athènes MN 486 [CVA Athènes 1 (1932), 7, 4-5] ; fragments de cratère en calice d’Athènes 1977A-G [ARV2 186.45 ; Para 340 ; Add2 187] ; stamnos fragmentaire du Louvre CP10822, peintre de Pan [ARV2 552.22 ; Add2 257] ; hydrie de Zürich 4001, peintre de Londres B76 [Para 32.1bis ; Add2 23 ; Schefold SB I, p. 321, fig. 365] ; hydrie de Cambridge (MA – Université d’Harvard) 1972.40, groupe pionnier [Para 324.13bis ; Add2 157 ; Schefold SB II, p. 237, fig. 318] ; amphore, Coll. priv. [Padgett, 2003, n° 81, p. 304-307 ; Lissarrague, 2015, fig. 4].
Lécythe d’Athènes MN 486 [CVA Athens 1 (1932), 7, 4-5]. Détail remarquable aussi sur le lécythe d’Edimbourg, du peintre éponyme [Para 217.19 ; Add2 120 ; ABL 217.19], sur lequel les deux genoux du héros sont dressés.
Stamnos fragmentaire du Louvre CP10822, peintre de Pan [ARV2 552.22 ; Add2 257].
Hom. Il. 23, 185-187.
Ibid. 24, 571-591.
Hécube le dit clairement, en Il. 24, 757-759.
Schéma bien repéré par Dentzer, 1982, p. 116-117. On notera que, à l’inverse du brassard de Berlin (Berlin inv. 8099), Achille paraît proportionnellement immense à comparer d’Hector.
Hydrie de Zürich 4001, peintre de Londres B76 [Para 32.1bis ; Add2 23 ; Schefold SB I, p. 321, fig. 365].
Hydrie de Cambridge (MA – Université d’Harvard) 1972.40, groupe pionnier [Para 324.13bis ; Add2 157 ; Schefold SB II, p. 237, fig. 318].
Nagy, 1981.
Touchefeu-Meynier, 1990 ; Giuliani, 2003, p. 168-186 ; Lissarrague, 2015.
Bien que la mort du Troyen et l’ambassade de son père ne soient espacées que d’une douzaine de jours selon la tradition homérique : Hom. Il. 24, 411-424. Hector, dans le récit homérique, n’est pas non plus présent dans la tente d’Achille.
Par ex. : Hippocrate, De articulis, 53, 4, 232. Sur l’importance du genou dans les représentations archaïques, voir les quelques lignes bien senties de Ridgway, 1977, p. 63-64.
Sur la symbolique du genou, voir, surtout, Déonna, 1939 et Onians, 1988, p. 174-186. Hésiode (Op. 586-587) et Alcée (Frg. 111, 6-8 Reinach-Puech) considèrent, quant à eux, le genoux comme « la tête de la jambe ».
Par ex. : Il. 4, 314 / 11, 477 ; 547 / 19, 166 ; 354. Od. 5, 453 / 20, 118 ; 352 / 23, 205.
Par ex. : Il. 21, 114 ; 425. Od. 18, 212 / 24, 345.
Par ex. : Il. 1, 407 ; 427 ; 500 ; 512 ; 557 / 18, 457 / 22, 240 ; 338 ; 345. Od. 3, 92 / 10, 264 ; 323 ; 480 ; 520 / 13, 231 ; 324. Voir notamment Giordano, 1999. Sur les vases italiotes, l’ambassade de Priam prend une tournure similaire : voir, entre autres, fragment de cratère en calice du Metropolitan Museum de New York (10.210.17a), où Priam, à genou, prend dans ses mains les genoux d’Achille pour le supplier. Schéma identique dans l’art romain, notamment dans le sacellum (mur ouest) de la casa del Sacello Iliaco (Reg. I, 6, 4).
Il. 5, 176 / 11, 578 / 13, 360 ; 412 / 14, 437 / 15, 291 / 16, 425 / 17, 349 / 22, 335 / 24, 498. Od. 14, 69 ; 236 / 24, 381. L’emploi de « γοῦνα/γούνατ᾽ » semble être exclusif à Homère dans l’acception forte qu’il lui accorde. Chez les poètes du Cycle, comme pour les Tragiques, la symbolique mortelle disparaît au profit d’un affaiblissement physique (ex. : Ar. Lys. 216 ; Ran. 345 / Tryph. Il. 188). Apollonios de Rhodes (Arg. 1, 1174 ; 1270 / 3, 804 ; 1350 / 4, 116) utilise cette forme, sans pour autant lui conférer le même sens.
Hom. Il. 5, 176.
Ibid. 11, 578.
Ibid. 16, 425.
Ibid. 22, 335.
Ibid. 24, 498.
Prouver absolument, on ne le peut jamais avec l’iconographie, en aucun cas. Seuls des arguments convaincants peuvent proposer une lecture, toujours sujet à controverse.
Seul le peintre de Londres B76 reprend le motif du genou dressé sur le dinos de Boston 34.212 [ABV 87.18 ; Add2 24 ; CVA Boston 2 (1978), 64 et 65, 1].
Girard, 2015, p. 7-8.
Voir, pour exemple, la définition du Larousse s.v. « Immobile ».
Siebert, 2007, p. 181-182 ; Halm-Tisserand, 2007, p. 87, n. 11 : « Repos : ἡσυχία chez Platon, ἠρεμία chez Aristote. Immobilité : στάσις ; ἀκινησία ». On est en droit de se demander s’il n’est pas plus convenable de parler, pour les ἀχραι pythagoriciennes, d’opposition entre repos et mouvement.
L’exemple de la statue pris par Aristote, Meta. VIII 6, 1048 a 31 sqq, est, à ce titre, évocateur : « L’acte, donc, est le fait pour une chose d’exister en réalité et non de la façon dont nous disons qu’elle existe en puissance, quand nous disons, par exemple, qu’Hermès est en puissance dans le bois, ou la demi-ligne dans la ligne entière parce qu’elle pourrait être tirée ». Ne manque que le ciseau du sculpteur pour qu’elle soit en acte. En comparaison, pour Aristote, De an. III 7, 431a, le mouvement est « l’acte de ce qui est inachevé », incomplet.
Parm. 162e : « Τό γε μὴν ἀκίνητον ἀνάγκη ἡσυχίαν ἄγειν, τὸ δὲ ἡσυχάζον ἑστάναι »
Phys. IV 12, 221 b 12 sqq : « Οὐ γὰρ πᾶν τὸ ἀκίνητον ἠρεμεῖ, ἀλλὰ τὸ ἐστερημένον κινήσεως πεφυκὸς δὲ κινεῖσθαι, καθάπερ εἴρηται ἐν τοῖς πρότερον ».
À l’inverse dans la pensée chrétienne, c’est le repos inscrit dans un cadre temporel qui est l’attribut du divin. Voir Ménard, 1977, p. 77.
Phys. IV 12, 221 a 26-221 b 6.
De caelo II 12, 292 b 4. Aubenque, 1962, p. 353 : « Dieu, lequel, se suffisant à lui-même, n’a aucune activité » ; et p. 414 : « le Dieu d’Aristote est incontestablement essence, et le fait que cette essence soit immobile et séparée n’en fait pas une essence éminente et superlative, mais réalise ce qui caractérise normalement l’essence ».
Girard, 2015, p. 67-149.
Gombrich, 1979, p. 201.
En apparence seulement : nul besoin de rappeler que les horizontales comme les verticales des temples ne sont qu’illusion d’optique.
Cratère à volutes de Florence 4209 [voir supra n. 16].
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