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Regards queer, no 2027-2

Date limite de remise des propositions : 15 juin 2026
Traduction de François Boisivon
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Crédits : Photo © MBAM

Cet appel à contributions s’adresse à l’ensemble du champ de l’histoire de l’art et sollicite des articles traitant du queer dans ses multiples dimensions : en tant que concept ancré dans les histoires de la sexualité et du genre, en tant qu’identité revendiquée et politisée, mais aussi en tant que verbe désignant une pratique critique qui déstabilise, réoriente et réimagine la discipline elle-même. Que signifie aujourd’hui « queeriser » l’histoire de l’art ?

Au cours des dernières décennies, le mot « queer » est apparu comme l’un des plus féconds, des plus contestés et des plus porteurs de transformations au sein des sciences humaines et sociales. Dans l’histoire de l’art, en particulier, la théorie queer a remis en question les hypothèses normatives qui définissent l’identité, le désir, l’auctorialité, la temporalité et le sens du regard, tout en dévoilant ce que la discipline investit dans l’hétérosexualité, dans les binarités de genre et dans les récits téléologiques du style et du progrès.

Ce numéro voudrait mettre en avant les diverses formes, objectifs et méthodes des histoires de l’art queer d’aujourd’hui. En quoi le queer constitue-t-il pour les historien·nes de l’art un instrument pertinent d’analyse, comment peut-il troubler les binarités, les hiérarchies et les conventions de la discipline, y compris les diverses façons dont s’écrit l’histoire de l’art ? Les contributions touchant à toutes les périodes historiques et à tous les contextes géographiques sont bienvenues : que signifie, par exemple, « queeriser » des peintures de l’Égypte ancienne, un codex mésoaméricain ou des chinoiseries du xviiie siècle ?

Le queer peut aussi être envisagé de manière plus large, hors du champ spécifique de la sexualité et du genre. De fait, nous sommes tout particulièrement intéressé·es par des contributions qui mobiliseraient la théorie queer pour repenser des objets ou des archives qu’on n’aurait pas l’habitude de considérer ainsi. Offrir une lecture queer de l’histoire de l’art, comme cherche à le faire ce numéro, ce n’est pas seulement retracer l’émergence, à la fin du xixe siècle, d’un art queer, c’est interroger la discipline en son cœur même et réexaminer les images avec une attention renouvelée.

Nous encourageons aussi les contributions qui aborderont les tensions, les limites et les exclusions au sein même de la théorie queer, notamment dans ses domaines d’intersection avec les études sur la race, le colonialisme, le handicap, la classe, ainsi qu’avec les études trans et non binaires. Nous souhaiterions solliciter des articles ne relevant pas nécessairement d’une « histoire de l’art queer », spécifique et bien définie, mais qui se confronteraient à l’historiographie du queer dans notre discipline et exploreraient ce que peut vouloir dire aujourd’hui queeriser l’histoire de l’art.

Contexte historiographique

Apparue à la fin du xxe siècle, en dialogue avec la théorie féministe, les études lesbiennes et gay et la théorie critique, la pensée queer questionne la stabilité des catégories identitaires et souligne la construction sociale de la sexualité et du genre. Eve Kosofsky Sedgwick et Judith Butler l’ont dotée, dans leurs travaux pionniers, d’outils théoriques qui continuent d’informer la recherche dans tout le domaine des sciences humaines et sociales (Butler, [1990] 2005 ; [1993] 2018 ; Sedgwick, [1990] 2008). À la différence des catégories fondées sur l’identité, grâce auxquelles on cherche à produire de la stabilité, de la cohérence ou de la reconnaissance, le queer opère par rejet : il vient perturber les histoires linéaires, les identifications rigides et les frontières disciplinaires. Pourtant, même aux débuts de son histoire, le queer n’a jamais été monolithique et son sens, ses implications ont pu varier d’un·e théoricien·ne à l’autre, ce qui a conduit, parfois, à critiquer un terme jugé trop lâche ou trop englobant. Qu’a signifié cette pluralité de pensée pour celles·eux qui ont souhaité en faire une véritable méthode de recherche ? Ses premier·ères partisan·es ont d’abord tenté de réexaminer les conventions concernant le genre, la sexualité, le corps et l’écriture de l’histoire, tout comme les traditions qui dessinent le champ.

En pratique, cette évolution a eu de profondes conséquences. L’« histoire gay et lesbienne de l’art » s’est d’abord attachée à exhumer des artistes, des iconographies et des subcultures jusqu’alors délaissées. Si ce travail de mise au jour demeure crucial, la théorie queer a étendu le champ de ses investigations au-delà des questions de visibilité et de représentation pour interroger les fondements épistémologiques de l’histoire de l’art elle-même, et notamment sa périodisation, ses méthodes, ses hypothèses concernant le statut des spectateur·rices et sa puissance normative. Les luttes dans le contexte de la crise du sida et le travail critique sur les pratiques muséales ont alors dévoilé l’imbrication de la culture visuelle, de la politique et des structures institutionnelles. L’historien de l’art, critique et commissaire d’exposition Douglas Crimp a montré dans son travail et ses écrits comment la culture visuelle pouvait être analysée au prisme de la sexualité, de la politique et de l’identité, contribuant à l’élaboration d’un discours critique attentif tant à la production culturelle qu’à ses cadres institutionnels (Crimp, 2002). En bâtissant sur ces fondations, des chercheur·euses comme Jonathan D. Katz ont concouru à la formulation d’une histoire de l’art queer en tant que champ de recherche (Katz, 2016), tandis qu’Amelia Jones a ouvert des débats de fond touchant l’incarnation, la performativité et l’identité dans l’art moderne et contemporain (Jones, 2012 ; 2014). Ces approches se sont aussi étendues à d’autres sous-domaines, par exemple aux histoires de l’art prémoderne ; ainsi Michael Camille, historien de l’art médiéval, a-t-il proposé de nouvelles lectures d’œuvres célèbres, comme Les Très Riches Heures du duc de Berry, dont il examine l’iconographie à la lumière de la sexualité de son commanditaire, Jean de France, duc de Berry (Camille, 2001).

Depuis le début des années 2000, les approches queer de l’histoire de l’art ont également cherché à dépasser les binarités instituées (masculin / féminin, homo / hétéro, centre / marge, humain / non humain). Ainsi, pour ce qui concerne l’histoire de l’art japonais, l’exposition « A Third Gender: Beautiful Youths in Japanese Edo-period Prints and Paintings (1600-1868) » a été consacrée à la représentation des wakashu, ces adolescent·es de l’époque d’Edo assignés garçons à la naissance, qui se présentaient comme femmes (Toronto, Royal Ontario Museum, 7 mai – 27 nov. 2016 ; Mostow, Asato, 2016). Dans une veine similaire, les travaux de Clovis Maillet et Leah DeVun sur la représentation des animaux dans les bestiaires ont mis en lumière l’intrication des catégories humaine et animale, souvent à des fins irrévérencieuses (DeVun, 2021 ; Maillet, 2020). La recherche a également remis en question les hiérarchies qui ont traditionnellement structuré les écrits d’histoire de l’art, notamment pour ce qui concerne le médium, la géographie, la colonialité, les notions de race, de classe et de validité. Quoiqu’ils ne soient pas nécessairement qualifiés de queer par leurs autrices, des livres comme Melancholy Wedgwood (2024), d’Iris Moon, ou Un désir démesuré d’amitié (2024), d’Hélène Giannecchini, témoignent de manières nouvelles et parfois intimes d’écrire l’histoire de l’art pour aborder les questions de validité, de race et de parentalité au cours du temps. Les interventions queer peuvent aussi s’articuler à des perspectives décoloniales, qui critiquent les récits euro-centriques et les épistémologies coloniales, comme en témoignent les Unruly Visions de Gayatri Gopinath (Gopinath, 2018). En ce sens, queeriser l’histoire de l’art convoque non seulement l’étude de la sexualité et du genre, mais aussi la transformation des cadres analytiques, historiographiques et narratifs à travers lesquels l’art est considéré et compris.

Le terme queer a donc de multiples significations – trop peut-être aux yeux de certains –, c’est pourquoi nous invitons les contributeur·rices à expliciter la façon dont elles/iels/ils le comprennent, en rapport avec la tradition historique et historiographique. Nous espérons que ce numéro de Perspective invitera à une réévaluation critique de l’adoption et/ou du rejet du queer par notre discipline, en abordant l’un au moins des axes suivants :

1. Queeriser le canon

Queeriser l’histoire de l’art, c’est, au minimum, relire ce qui a constitué le canon, pour le nommer ainsi, de notre discipline, qu’il s’agisse des œuvres ou des écrits des historien·nes et théoricien·nes de l’art sur lesquels elle s’est fondée. Queeriser le canon, c’est aussi intégrer de nouveaux éléments d’archives, à l’instar de Jennifer Sichel dans son travail sur Andy Warhol (Sichel, 2018) ; ce peut être encore examiner plus finement des sources déjà bien connues – comme les écrits de Johann Joachim Winckelmann, dont le regard sur la beauté des sculptures grecques dans son Histoire de l’art chez les Anciens ([1764] 1766) livre des enseignements longtemps négligés, mis au jour par l’historien de l’art Whitney Davis (Davis, 2010).

Les auteur·rices pourront aussi considérer comment des méthodes queer pourraient ouvrir notre champ de recherches, notamment en introduisant de nouveaux objets ou médiums négligés jusque-là. Nous encourageons enfin les contributions qui exploreront les questions soulevées par l’adoption de généalogies différentes, de temporalités non linéaires ou discontinues, interrompues, et toutes autres possibilités méthodologiques offertes par une lecture à contre-courant des archives et de l’historiographie de notre discipline. Quelles perspectives ces récits alternatifs ouvrent-ils pour l’avenir de l’histoire de l’art ?

2. Histoires visuelles du genre, du sexe et des sexualités

Ce type d’approche met en avant les histoires de la sexualité et du genre dans la culture visuelle, singulièrement dans des perspectives trans, non binaires ou non conformes au genre. Les articles pourront interroger les méthodes que nous utilisons pour parler des penchants, des actes et des orientations sexuelles du passé. Quand la terminologie contemporaine est-elle utile ? À partir de quand, au contraire, l’anachronisme devient-il un obstacle à la compréhension ? Et quels enjeux politiques et éthiques sont à l’œuvre dans l’emploi de tel ou tel mot pour décrire les acteur·rices du passé ? Les auteur·rices pourront également considérer la façon dont les artistes construisent visuellement le genre, comment nous abordons les problématiques de genre concernant le passé (par exemple, lorsque les mots les plus élémentaires, comme « femme » et « homme », recouvrent des concepts historiquement ou culturellement inconsistants ou instables), de quelles manières notre discipline s’est empressée d’assigner aux sujets de l’histoire de l’art des identités sexuées ou genrées. Dans « How to Teach Manet’s Olympia After Transgender Art History », David Gesty s’est brillamment emparé de ce type de problématique (Getsy, 2022).

Cette section est aussi une invitation aux contributions qui se pencheraient sur l’histoire de la censure dans l’histoire de l’art, ayant frappé, par exemple, les images homo-érotiques ou « obscènes » et sur les traces que peuvent en avoir conservées les archives. Elle incite encore à l’examen de formes plus subtiles ou durables de censure, à l’œuvre, par exemple, dans l’omission de certains détails de la vie d’un·e artiste – on peut prendre le cas de Rosa Bonheur, dont les relations « lesbian-like » (pour reprendre la puissante expression de Judith Bennett, dans Bennett, 2000) sont fréquemment proscrites des récits institutionnels de sa vie et de son œuvre. Corrélativement, les articles pourront interroger les politiques de la visibilité et les manières dont les historien·nes de l’art se sont rendu·es responsables d’invisibiliser (ou, a contrario, d’exhiber) certaines relations, certains sentiments, voire des acteur·rices de la production artistique.

3. Espaces et limites d’une histoire de l’art queer

Ce troisième et dernier axe appelle à réfléchir sur les formes prises par les histoires de l’art queer pratiquées au cours du temps au sein des institutions de la discipline – notamment l’université et le musée – et au-delà. Les contributions pourront examiner l’histoire des lieux d’une histoire de l’art queer (le spectacle présenté par JEB [Joan E. Biren] de 1979 à 1984, The Dyke Show, la série documentaire d’Hortense Belhôte Merci de ne pas toucher ou le nouveau collectif Culture et Images lesbiennes), les différentes manières par lesquelles cette histoire de l’art queer s’est institutionnalisée (ou non), et comment les musées l’ont eux-mêmes formée ou formulée. Les contributions pourront s’attacher à l’histoire d’institutions artistiques LGBTQIA+ spécifiques, telles que le Leslie-Lohman Museum of Art à New York, aux expositions temporaires comme « Over the Rainbow » du Centre Georges-Pompidou (Paris, 28 juin – 13 nov. 2023, ou encore s’intéresser aux réactions des institutions devant la demande d’un·e artiste de voir changer son nom ou son pronom sur les cartels ou dans les bases de données, sans compter les nouveaux chemins interprétatifs ménagés par l’institution muséale au sein de ses collections, comme la série de présentations de la collection permanente du Bode-Museum à Berlin, « The Second Glance ». Les articles pourront aussi envisager l’institutionnalisation des histoires de l’art queer, par exemple dans les laboratoires de recherche, dans les programmes doctoraux, ou dans la définition des postes d’enseignant·es-chercheur·euses à pourvoir par les universités.

Cet axe appelle aussi à réfléchir sur les façons dont le queer a de plus en plus été associé à d’autres approches méthodologiques – éco-critiques, trans, décoloniales et/ou études critiques du handicap – et à quelles fins. Où et comment ces associations se manifestent-elles dans l’histoire de l’art ? Si certain·es, dans le champ des études trans, défendent une séparation des études trans et queer, d’autres envisagent pour le queer un domaine de compétences plus vaste, au nom notamment de ses capacités de subversion de toutes les catégories. Les articles dans ce domaine pourront examiner comment ces débats et ces perspectives ont façonné l’histoire de l’art en train de se faire et ce qu’apporte – ou ce dont prive – l’adoption de telles approches méthodologiques singulières pour notre discipline. Ils pourront aussi se demander jusqu’où peut aller le queer sans perdre sa spécificité (si toutefois une telle spécificité existe). Enfin, les articles qui considéreront les différences de définition et d’usage des méthodes queer au sein des subdivisions de la discipline sont les bienvenus.

Les axes

Nous accueillerons donc les propositions qui éclaireront les contributions de la théorie queer à l’histoire de l’art, que ce soit en se penchant sur des figures historiques ou contemporaines, en s’attachant à des artistes plus ou moins connu·es, aux mouvements artistiques ou aux courants qui traversent la discipline de l’histoire de l’art. Les propositions devront respecter l’orientation éditoriale de la revue, qui privilégie les approches réflexives, critiques, méthodologiques et historiographiques. En somme, nous appelons des contributions relevant des trois thèmes suivants :

1. Queeriser le canon : le dialogue analytique avec les artistes et historien·nes de l’art utilisant les outils de la critique queer, tout comme l’ouverture vers des figures plus marginalisées et vers des récits minoritaires.

2. Histoires visuelles du genre, du sexe et de la sexualité : comment les approches queer permettent-elles de déconstruire le cis-hétérosexisme de l’histoire de l’art et encouragent-elles de nouvelles manières de considérer les genres et les sexualités ?

3. Espaces et limites d’une histoire de l’art queer : qu’est-ce qui constitue un musée queer ? Quelles expositions queer ont marqué l’histoire de l’art ? Mais aussi dans quels pays et dans quels contextes culturels les images queer et les artistes queer se sont-ils épanouis – ou au contraire ont-ils fait les frais de la censure ? Enfin, jusqu’où s’étend le regard queer, et quelles sont ses limites épistémologiques ?

Perspective : actualité en histoire de l’art

Publiée par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) depuis 2006, Perspective est une revue semestrielle dont l’ambition est d’exposer l’actualité de la recherche en histoire de l’art dans toute sa variété, contextualisée et consciente de son historicité. Elle témoigne des débats historiographiques de la discipline sans cesser de se confronter aux œuvres et aux images, d’en renouveler la lecture et de nourrir ainsi une réflexion intra- et interdisciplinaire, en favorisant les dialogues entre l’histoire de l’art et d’autres domaines de recherche, les sciences humaines notamment, mettant en acte le concept du « bon voisinage » d’Aby Warburg. Toutes les aires géographiques, toutes les périodes et tous les médiums sont susceptibles d’y figurer.

La revue publie des textes scientifiques offrant une perspective inédite autour d’un thème donné. Ses auteurs et autrices situent leur propos ; le recours à l’étude de cas doit permettre d’interroger la discipline, ses moyens, son histoire et ses limites. Ainsi, les propositions d’articles doivent nécessairement présenter une dimension méthodologique, fournir un apport épistémologique ou établir un bilan historiographique substantiel et original. En fonction du sujet abordé, de l’extension du corpus bibliographique, de l’aire géographique et de la période considérée, deux formats d’articles sont possibles :

  • Focus : un article s’appuyant sur un cas exemplaire permettant d’aborder une question ou un enjeu historiographique, théorique ou méthodologique apparu récemment (20/25 000 signes) ;

  • Grand Angle : un essai ou un bilan portant sur une problématique plus vaste, un courant de l’histoire de l’art, un problème méthodologique ou théorique, prenant en compte des changements d’orientation ou d’approches récents et s’appuyant sur une bibliographie de référence (40/45 000 signes, hors bibliographie).

Candidater

Regards queer, no 2027 – 2

Rédacteur en chef : Thomas Golsenne (INHA)

Rédactrices en chef invitées : Ersy Contogouris (Université de Montréal) et Nancy Thebaut (University of Oxford)

Voir la composition du comité de rédaction.

Prière de faire parvenir vos propositions (un résumé de 2 000 à 3 000 signes, un titre provisoire, une courte bibliographie sur le sujet et une biographie de quelques lignes) à l’adresse de la rédaction (revue-perspective@inha.fr) au plus tard le 15 juin 2026.

Perspective prenant en charge les traductions, les projets seront examinés par le comité de rédaction quelle que soit leur langue.

Les auteurs ou autrices des propositions retenues seront informés de la décision du comité de rédaction en juillet 2026, tandis que les articles seront à remettre pour le 1er décembre 2026. Les textes soumis (25 000 à 45 000 signes selon le projet envisagé) seront définitivement acceptés à l’issue d’un processus anonyme d’évaluation par les pairs.

Bibliographie

Théorie queer

Ahmed, (2006) 2022 : Sara Ahmed, Queer Phenomenology. Orientations, objets et autres, Laurence Brottier (trad.), Paris, Éditions Le Manuscrit, 2022 [éd. orig. : Queer Phenomenology: Orientation, Objects, Others, Durham, Duke University Press, 2006].

Berlant, Warner, 1998 : Lauren Berlant, Michael Warner, « Sex in Public », Critical Inquiry, vol. 24, no 2 : Intimacy, 1998, p. 547-566.

Bourcier, 2021 : Sam Bourcier, Queer zones. La trilogie, Paris, Amsterdam, 2021.

Butler, (1990) 2005 : Judith Butler, Trouble dans le genre. Le féminisme et la subversion de l’identité, Cynthia Krauss (trad.), Paris, La Découverte, 2005 [éd. orig. : Gender Trouble: Feminism and the Subversion of Identity, New York / Londres, Routledge, 1990].

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De Lauretis, 1991 : Teresa De Lauretis, « Théorie queer : sexualités lesbiennes et gaies. Une introduction », dans Théorie queer et cultures populaires, Sam Bourcier (trad.), Paris, La Dispute, 2023, p. 89-115 [éd. orig. : « Queer Theory, Lesbian and Gay Sexualities: An Introduction », Differences, vol. 3, no 2, 1991, p. iii-xviii].

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Preciado, 2022 : Paul B. Preciado, Dysphoria Mundi. Le son du monde qui s’écroule, Paris, Grasset, 2022.

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Contributions queer en histoire de l’art

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Allain Bonilla, Blanc, Renard et al., 2020 : Marie-Laure Allain Bonilla, Émilie Blanc, Johanna Renard, Elvan Zabunyan (dir.), Constellations subjectives. Pour une histoire féministe de l’art, Donnemarie-Dontilly, Éditions iXe, 2020.

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Betancourt, 2020 : Roland Betancourt, Byzantine Intersectionality: Sexuality, Gender and Race in the Middle Ages, Princeton / Oxford, Princeton University Press, 2020.

Betancourt, Loiseau, 2022 : Roland Betancourt, Marion Loiseau, « “Il n’y avait pas de mot pour ça et pourtant c’est arrivé.” Un entretien de Roland Betancourt par Marion Loiseau », Perspective : actualité en histoire de l’art, no 2 : Raconter, 2022, p. 149-164 [DOI : https://doi.org/10.4000/perspective.27733].

Camille, 2001 : Michael Camille, « “For Our Devotion and Pleasure”: The Sexual Objects of Jean, duc de Berry », Art History, vol. 24, no 2, 2001, p. 169-194.

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Delille, 2022 : Damien Delille, « Pour une histoire queer de l’art : récits alternatifs et expériences de déplacement », Perspective : actualité en histoire de l’art, no 2 : Raconter, 2022, p. 229-248 [DOI : https://doi.org/10.4000/perspective.27985].

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Lorenz, 2022 : Renate Lorenz, Art queer. Une théorie freak, Paris, Éditions B42, 2022.

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