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XXe-XXIe siècles
Actualité

L’histoire de la photographie prend des couleurs

Kim Timby
p. 445-449
Référence(s) :

Jeannine Fiedler, Hattula Moholy-Nagy éd., László Moholy-Nagy, Color in Transparency. Photographic Experiments in Color, 1934-1946, (cat. expo., Berlin, Bauhaus-Archiv Museum für Gestaltung, 2006), Göttingen, Steidl/Berlin, Bauhaus-Archiv, 2006. 248 p., 102 fig. en coul. ISBN : 978-3865212931 ; 49 €.

Saul Leiter, Saul Leiter: Early Color, Göttingen, Steidl, 2006. 168 p., 79 fig. en coul. ISBN : 978-3865211392 ; 48 €.

Saul Leiter, (cat. expo., Paris, Fondation Henri Cartier-Bresson, 2008), Göttingen, Steidl, 2008. 152 p., 51 fig. en coul., 55 fig. en n. et b. ISBN : 978-3865216625 ; 30 €.

John Szarkowski, Slide Show. The Color Photographs of Helen Levitt, New York, PowerHouse Books, 2005. 118 p., 109 fig. en coul. ISBN : 978-1576872529 ; $ 45 (36 €).

Christy Lange, Michael Fried, Joel Sternfeld, Stephen Shore, Paris, Phaidon, 2008. 160 p., 142 fig. en coul., 55 fig. en n. et b. ISBN : 978-0714846620 ; 39,95 €.

Texte intégral

1Quand on parcourt les livres d’histoire de la photographie publiés pendant les années 1980, un monde très monochrome défile, un univers en tonalités de gris, d’encre noire et de pages blanches (ou parfois de sépia et de crème, pour les images du xixe siècle). Avec le temps, des touches de couleur paraissent, d’ordinaire reléguées à des cahiers à part dont le nombre d’images est compté. Depuis une dizaine d’années, grâce en particulier à la photographie et à la composition numériques, cet ancien schéma de l’édition vole en éclats. Le livre entièrement imprimé en quadrichromie, y compris les images en noir, semble être en passe de devenir la norme. La couleur est omniprésente, donnant une nouvelle tactilité aux choses. Elle sert à montrer la teinte de photographies monochromes, de leurs montages ou de documents divers, aussi bien que des photographies « en couleurs ».

2Cette propagation récente de la couleur dans les livres d’histoire de la photographie va clairement de pair avec un élargissement du champ de cette discipline vers des domaines où la couleur s’est diffusée en premier ; en témoigne la multiplication récente d’études sur la presse illustrée, le livre photographique ou la pratique amateur. Et il n’est pas rare que ces travaux prennent en compte la matérialité des choses de manière inédite en montrant une photographie au format de l’original, le montage d’une image, ou un objet en trois dimensions (tel qu’un livre) jetant une ombre sur la page blanche. La couleur accompagne souvent de tels choix. Ces publications ne ressemblent plus du tout à celles du passé, avec leurs photographies en noir et blanc recadrées et sorties de tout contexte.

  • 1 Cet ouvrage intègre aussi la couleur à plusieurs autres chapitres et introduit une distinction subt (...)
  • 2 Harry Callahan: Color, 1941-1980, Providence, 1980 ; Edward Weston: Color Photography, Tucson, 1986 (...)

3Pour l’étude de l’histoire de la photographie, ce bouleversement de la donne de l’édition permet – et sans doute suscite, aussi – une prise en compte neuve de la pratique de la couleur. Celle-ci a longtemps fait figure de parent pauvre de la photographie, à un tel point qu’il était délicat de savoir si sa rareté relevait d’une réalité historique ou d’une distorsion historiographique. La couleur était reconnue comme courante dans l’imagerie populaire et commerciale, mais taxée d’anecdotique dans l’histoire des grands auteurs et des œuvres exceptionnels. Les rares ouvrages dédiés à la photographie en couleurs suivaient son développement technique, montrant des vues réalisées selon différents procédés, mais analysaient peu ses dimensions esthétiques ou culturelles. Le dernier livre spécialisé paru en français – l’Histoire mondiale de la photographie en couleurs de Roger Bellone et Luc Fellot (Paris, 1981) – est de ce genre et paraît déjà très daté. Depuis, Michel Frizot a proposé une réflexion importante avec la Nouvelle histoire de la photographie (Paris, 1994). Dans le chapitre « L’hypothèse de la couleur », il aborde à la fois la diversité technique et « l’histoire esthétique de la photographie des couleurs » (qu’il dit « très peu connue »), esquissant ainsi un cadre pour « penser » celle-ci (p. 418-422)1. Avant cet ouvrage, quelques monographies avaient exploré l’emploi de la couleur chez des Américains comme Edward Weston, Ansel Adams ou Harry Callahan, déjà consacrés pour leur travail en noir2. Mais force est de constater qu’en dehors de tels efforts exceptionnels, les historiens s’intéressaient peu à la photographie en couleurs avant le tournant de ce siècle ; et il faut admettre que l’investissement nécessaire pour la présenter dans une publication demandait une certaine motivation.

4La multiplication de livres consacrés à la photographie en couleurs est un aspect particulièrement intéressant de la diffusion récente de la quadrichromie dans l’édition. Cinq monographies de ce genre, parues depuis 2005 dans le domaine de la photographie américaine, sont révélatrices de cette vogue actuelle (qui touche aussi la photographie européenne). László Moholy-Nagy, Color in Transparency fait découvrir un grand nombre de vues inconnues, expérimentales ou documentaires (1934-1946), de cet artiste, la plupart réalisées à Chicago où il fonde le New Bauhaus (Institute of Design). Saul Leiter et Saul Leiter: Early Color présentent le travail d’un New-Yorkais encore quasiment inconnu il y a quelques années et qui se livre à une photographie de rue poétique pendant les années 1948-1960. Helen Levitt est acclamée depuis les années 1970 pour ses vues en couleurs (prises à partir des années 1960) ; Slide Show. The Color Photographs of Helen Levitt les rend enfin accessibles en grand nombre. Enfin, Stephen Shore est consacré à l’œuvre d’un des personnages les plus en vue et les plus publiés de la nouvelle génération de photographes américains des années 1970 qui explorent le paysage quotidien en couleurs.

5La caractéristique dominante de cette nouvelle vague de livres de photographies en couleurs est la prééminence de l’image par rapport au texte. Pour la plupart, le propos est avant tout visuel, l’ambition étant clairement de faire connaître l’œuvre de chaque photographe à un public large, friand d’images. Parlons donc des images d’abord. La conception graphique de ces ouvrages est souvent très classique : une suite de planches avec des photographies à marges blanches, précédée d’un ou de plusieurs textes relativement courts. Dans Color in Transparency, chaque image de la partie illustrée est accompagnée d’un commentaire individuel. C’est dans le livre sur Shore que la présentation est la plus variée et contemporaine (Lange, Fried, Sternfeld, 2008). Les photographies sont mélangées aux textes (beaucoup plus développés dans cet ouvrage que dans les autres) et confrontées à divers documents non photographiques ou mixtes (peintures, carnets de voyage, annonces d’expositions, etc.), formant des arguments visuels autonomes. Cela n’empêche pas la reproduction de nombreuses photographies en pleine page, dans un format 29 x 25 cm qui les met en valeur.

  • 3 Saul Leiter, Paris, 2007.
  • 4 Helen Levitt, New York, 2008 (69 fig. en coul.). Crosstown, New York, 2001, inclut également de la (...)
  • 5 Heinz Liesbrock éd., Stephen Shore, Photographs 1973-1993, Munich, 1994.
  • 6 The Penrose Annual, 1937, p. 28 bis. Signalons aussi une vingtaine de vues en couleurs dans László (...)

6Ces ouvrages sont bien imprimés, avec des couleurs subtiles qui, dans l’ensemble, paraissent justes par rapport aux images présentées. La comparaison avec d’autres publications, même récentes, est à leur avantage. La traduction des couleurs dans les deux livres sur Leiter publiés chez Steidl, par exemple, est beaucoup plus nuancée que dans le Saul Leiter récemment paru dans la collection Photo Poche d’Actes Sud3. C’est essentiel pour apprécier son usage dans des photographies parfois presque monochromes qui explorent des lumières sous la neige, la rue perçue à travers une vitre embuée ou des jeux de reflets passagers. De la même façon, le rendu des teintes de Levitt est plus convaincant dans Slide Show que dans la monographie récente proposée par le même éditeur4, où les couleurs sont beaucoup plus saturées, avec pour effet de modifier nos repères associatifs (et, à mon sens, de rendre les images plus banales). Dans Stephen Shore, les couleurs ont la luminosité qui convient au travail de ce photographe. Le papier semi-mat se marie parfaitement aux tonalités et aux textures représentées, tels un mur de ciment peint en jaune moutarde satiné ou une banquette de restaurant routier en similicuir brun lustré par l’usage. Les photographies vivent davantage que dans la précédente publication rétrospective sur Shore, de 1994, où elles semblent plus fades, plus factuelles, moins savamment composées5. Ma seule déception quant aux images est pour Moholy-Nagy. Son travail ne me paraît pas toujours être mis en valeur. Certaines photographies semblent avoir été trop agrandies par rapport aux originaux dont les auteurs disposaient (et malheureusement étendues sur une double page, avec le pli au milieu) ; d’autres ont peut-être été reproduites à partir de versions de faible qualité. Par exemple, la composition « Dufay Color photograph (Light filtering) » de 1935 (cat. 1), une image importante, est très sombre et lourde, avec certaines zones colorées absorbées par des ombres ; il lui manque toute la finesse que révèle une version publiée en 19376.

  • 7 Ses tirages sont aussi proposés à la vente, comme dernièrement à la galerie parisienne Camera Obscu (...)

7La qualité des « reproductions » et de leurs couleurs dans les livres n’est pas une question secondaire ; elle a forcément des répercussions sur l’historiographie de la photographie en couleurs. Même si ces images sont exposées de temps à autre, et consultables dans des archives, elles seront surtout connues, analysées et enseignées par le biais du livre. Le soin apporté à leur impression est donc précieux. À ce propos, il est à regretter que le travail sur les couleurs réalisé pour la publication ne soit jamais abordé, ni les différences importantes d’une publication à l’autre (c’est le cas pour Levitt). L’exemple de Leiter est particulièrement flagrant aussi. À l’époque à laquelle Leiter pratiquait la diapositive, il faisait peu de tirages. Le catalogue de Steidl indique le procédé montré dans l’exposition associée (« Tirage Cibachrome tardif », etc.) mais ne dit rien sur l’état actuel des diapositives ou sur les choix faits en les tirant. Si nous nous intéressons à l’historicité des couleurs, ce silence est embarrassant car on sait que les teintes de beaucoup de procédés se modifient avec le temps et que l’intervention numérique est courante aujourd’hui. L’implication de Leiter cautionne « l’authenticité » du résultat mais rappelle que la redécouverte de sa photographie a aussi une composante commerciale7.

  • 8 William Eggleston’s Guide, avec une introduction de John Szarkowski, (cat. expo., New York, Museum (...)
  • 9 Par exemple : Nathalie Boulouch, « Les passeurs de couleur. 1976 et ses suites », dans Études photo (...)

8En ce qui concerne les textes de ces cinq ouvrages, les propositions sont variées. L’écrit est quasiment inexistant pour Levitt : une vingtaine de lignes rédigées par John Szarkowski en 1974 en guise d’introduction (suivant la formule du William Eggleston’s Guide, célèbre dans le domaine de la couleur et récemment réédité8). Levitt mérite bien davantage ; il n’existe aucune synthèse sérieuse sur son travail en couleurs, commencé en 1959-1960 et exposé au MoMA à New York dès 1963 – avant les expositions de William Eggleston et de Stephen Shore en 1976, si présentes dans l’historiographie contemporaine9. Pour Leiter, quelques pages de texte précèdent les images. Martin Harrison introduit Early Color avec une critique élogieuse, situant la « poésie visuelle urbaine » de Leiter par rapport à d’autres photographies « de rue » et insistant sur son expérience de peintre. En comparaison, Saul Leiter (Steidl, 2008) est d’ambition plus historique. La courte introduction d’Agnès Sire, les propos de Leiter recueillis par Sam Stourdzé et la chronologie constituent un apport précieux pour comprendre les diapositives de Leiter et leur redécouverte récente. Toutefois, on aurait aimé en savoir plus sur l’exposition de ses photographies au MoMA (1953) ou sur son travail pour des magazines de mode (mentionné rapidement et jamais montré) – voire même connaître ses observations « d’initié » sur le statut changeant de la couleur dans ces contextes. Au final, ces différents ouvrages illustrés donnent l’impression de relever d’opérations de promotion très contrôlées par le photographe et dans lesquelles seul un texte limité est jugé convenir à la présentation d’un œuvre important (les images parlant d’elles-mêmes).

  • 10 Shore a récemment publié Leçon de photographie : la nature des photographies, Paris, 2007.

9László Moholy-Nagy est plus prolixe avec deux introductions – par Jeannine Fiedler et par Hattula Moholy-Nagy, la fille du photographe –, une notice détaillée pour chaque image et un texte d’époque de Moholy. Il est souvent instructif (bien des informations se trouvent dispersées en différents endroits), mais on ne trouvera pas de réflexion véritablement critique. Il n’y a pas d’analyse de Moholy et la couleur, que ce soit de ses théories sur la création en général, de ses photographies majeures ou de son influence sur la pratique de la couleur à travers l’Institute of Design. Cela peut donner à certains commentaires un air naïf. Étant donné l’intérêt de Moholy pour la lumière et les jeux d’éclairage, par exemple (sans même parler de son implication dans l’enseignement), l’attribution de son usage de la diapositive aux simples coût et qualité technique des projections d’après-guerre (p. 146) semble un peu rapide. Le livre sur Shore est d’un esprit différent des trois autres. Les auteurs s’appuient sur la bibliographie étoffée sur ce photographe pour proposer une monographie rétrospective de son œuvre très variée dans ses propos (selon le plan de la collection « Artistes contemporains » de Phaidon, dont cet ouvrage fait partie). Le résultat est à la fois riche et engageant. L’entretien entre Michael Fried et Shore touche en particulier à la démarche du photographe sur le terrain, à ses choix de présentation de ses photographies et au rapport entre le spectateur et l’œuvre (réflexion chère aux deux intervenants10),le format conversationnel permettant d’aborder ce travail et sa réception de manière vivante. L’essai historique de Christy Lange et la chronologie sont très nourris ; ils examinent l’œuvre du photographe en détail et le situent par rapport aux courants artistiques contemporains. Il est intéressant de noter, quant à l’histoire de la photographie en couleurs, que la place marquante de Shore dans ce domaine spécifique n’est pas étudiée de près. Il est question de la couleur à de multiples reprises dans les différents textes : l’indissociabilité des couleurs et de la lumière (p. 23) ; le sens du chromatisme dans l’image Holden Street, objet d’une analyse approfondie (p. 114-119) ; la dominance du noir et blanc dans la photographie d’art au début des années 1970 (p. 52, 70, 117-118) ; ou encore les ambiances différentes chez Shore, William Eggleston et Joel Sternfeld (p. 92). La couleur est ainsi située par rapport à des thématiques clés comme l’exploration de la banalité, ce qui apporte de la profondeur à la discussion et évite de cantonner Shore dans une étape de la reconnaissance de la couleur ou de le reléguer à un rôle mineur de photographe « des couleurs ».

  • 11 A Century of Colour Photography from the Autochrome to the Digital Age, Londres, 2007. Je propose u (...)

10Dans son équilibre entre l’image et le texte, Stephen Shore est plutôt une exception. La plupart des nouveaux ouvrages dans le domaine de la photographie en couleurs relève de la tendance « beaux livres ». Si les monographies retenues ici ne sont pas toujours des ouvrages critiques, ils devraient nous intéresser dans un cadre académique car ils représentent des propositions marquantes pour l’historiographie de la photographie en couleurs. Par leur existence même, ils participent de la redécouverte de l’histoire de la couleur et d’une élévation de son statut. La multiplication de livres récents sur les mêmes photographes en est une indication, comme l’est la propagation rapide de certains noms vers d’autres ouvrages. Par exemple, la plus récente des histoires de la photographie en couleurs, parue en anglais en 2007 – A Century of Colour Photography de Pamela Roberts11 – confirme la nouvelle notoriété de Leiter (jamais mentionné dans une histoire généraliste ou dans un chapitre dédié à la couleur auparavant), avec quatre de ses photographies. Roberts inclut aussi deux images de Moholy : une déjà connue (Nouvelle histoire de la photographie, p. 419) et une autre qui l’était moins, avant d’être utilisée pour la couverture de Color in Transparency. Le livre de Roberts est le premier ouvrage consacré à l’histoire de la couleur à s’intéresser à l’expression plus qu’à la technique ; et tout comme les monographies retenues ici, il témoigne du fait que ce renouveau d’intérêt pour la couleur tourne autour d’interrogations et d’attentes esthétiques, même si elles ne sont pas explicitées.

11L’accessibilité de nouveaux ensembles documentés (même de façon minimale) de photographies en couleurs invite à leur inscription dans une réflexion plus large. De plus, de nombreuses bribes d’information et quantité d’éléments visuels ressortent de ces livres et se croisent parfois d’un ouvrage à l’autre, laissant entrevoir l’inscription de chaque photographe dans une histoire commune. Se font écho, par exemple, le titre Slide Show [projection de diapositives] choisi pour Levitt et les propos de Leiter : « Mes photos couleurs, je les projetais. Parfois j’invitais des amis à venir les voir » ; la voiture verte dans un parking californien qui retient l’attention de Shore et la voiture verte qui sert d’appui pour une jeune New-Yorkaise vue par Levitt ; la longue exposition de lumières nocturnes chez Moholy et le flou d’une journée pluvieuse chez Leiter. Ce sont autant de témoignages qui attestent que la couleur se pratique et se regarde autrement, et qui soulignent que ces différences et leurs répercussions restent à creuser. Tout comme l’apparition de la photographie a influencé les méthodes de l’histoire de l’art, la banalisation de la reproduction en couleurs dans l’édition n’est pas sans conséquences méthodologiques pour l’histoire de la photographie. Espérons voir d’autres livres aussi bien illustrés, mais aussi la multiplication d’études approfondies et synthétiques. Espérons également que le marché de l’édition saura accueillir davantage d’ouvrages réunissant textes sérieux et richesse visuelle.

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Notes

1 Cet ouvrage intègre aussi la couleur à plusieurs autres chapitres et introduit une distinction subtile entre l’impression en noir ou en sépia selon la nature de l’original monochrome.

2 Harry Callahan: Color, 1941-1980, Providence, 1980 ; Edward Weston: Color Photography, Tucson, 1986 ; Harry M. Callahan éd., Ansel Adams in Color, Boston, 1993.

3 Saul Leiter, Paris, 2007.

4 Helen Levitt, New York, 2008 (69 fig. en coul.). Crosstown, New York, 2001, inclut également de la couleur.

5 Heinz Liesbrock éd., Stephen Shore, Photographs 1973-1993, Munich, 1994.

6 The Penrose Annual, 1937, p. 28 bis. Signalons aussi une vingtaine de vues en couleurs dans László Moholy-Nagy, (Phaidon 55), Londres, 2001.

7 Ses tirages sont aussi proposés à la vente, comme dernièrement à la galerie parisienne Camera Obscura (10 septembre-18 octobre 2008).

8 William Eggleston’s Guide, avec une introduction de John Szarkowski, (cat. expo., New York, Museum of Modern Art, 1976), New York, (1976) 2002.

9 Par exemple : Nathalie Boulouch, « Les passeurs de couleur. 1976 et ses suites », dans Études photographiques, décembre 2007, 21, p. 106-122.

10 Shore a récemment publié Leçon de photographie : la nature des photographies, Paris, 2007.

11 A Century of Colour Photography from the Autochrome to the Digital Age, Londres, 2007. Je propose une discussion à part de cet ouvrage dans History of Photography (à paraître, 2009).

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Pour citer cet article

Référence papier

Kim Timby, « L’histoire de la photographie prend des couleurs », Perspective, 3 | 2008, 445-449.

Référence électronique

Kim Timby, « L’histoire de la photographie prend des couleurs », Perspective [En ligne], 3 | 2008, mis en ligne le 12 avril 2018, consulté le 17 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/perspective/3247 ; DOI : https://doi.org/10.4000/perspective.3247

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