Bonnes et mauvaises pratiques dans les corpus consacrés aux sexualités numériques.
Résumés
Si les corpus sensibles sont caractérisés par la présence de données personnelles et intimes, l’observation de transactions sexuelles en ligne (forums de masturbation, petites annonces de rencontre sans lendemain…) ou pornographiques mettant en scène des couples amateurs (en une forme extrême du principe d’extimité) constitue un terrain privilégié de questionnement sur leurs aspects techniques, éthique et moraux.
Si les obligations légales et les « bonnes pratiques » professionnelles (Baude, 2006) commandent justement au chercheur le respect des enquêtés (lié notamment aux questions de l’anonymisation et de l’obtention du consentement), celles-ci sont parfois impossible à réaliser et s’avère être préjudiciables pour les sites diffuseurs, ou relayées au point qu’il devient difficile de constituer des corpus conforme à la morale professionnelle. Un conflit éthique peut alors apparaître confinant le chercheur à n’observer que les pratiques assumées ou rendues visibles (A. Desclaux, 2008), parfois incompatibles avec la volonté de réunir des données pertinentes.
À travers des exemples concrets, cet article vise un questionnement de ces praxis professionnelles de constitution de corpus entre « droit de la recherche » et « droit des enquêtés », sur un sujet hautement sensible (la sexualité).
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Haut de pagePour citer cet article
Référence papier
Francois Perea, « Bonnes et mauvaises pratiques dans les corpus consacrés aux sexualités numériques. », Cahiers de praxématique, 59 | 2012, 91-108.
Référence électronique
Francois Perea, « Bonnes et mauvaises pratiques dans les corpus consacrés aux sexualités numériques. », Cahiers de praxématique [En ligne], 59 | 2012, document 4, mis en ligne le 01 janvier 2015, consulté le 15 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/praxematique/3376 ; DOI : https://doi.org/10.4000/praxematique.3376
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