Le langage et le temps : Le temps du langage
Résumé
L’auteur reprend certains points de la praxématique en référence à la théorie guillaumienne. Il revient sur le problème de la topogénèse, dont l’exposé a permis la compréhension du système de la langue : Ce système, dans ses volets d’actualisation topothétique (le nominal) et chronothétique (le verbe), prend en charge la "fonction réaliste" du langage. De ce point de vue la chronogénèse est une forme supplémentaire de la topogénèse : il n’y a pas de vision propre du temps, mais conceptualisation d’espace-temps. L’autre grand problème abordé est celui du métalinguistique. L’état actuel de la recherche en praxématique permet de comprendre comment les prépositions, les conjonctions de coordination et les outils relationnels appartiennent à la fonction métapraxémique. Finalement, le temps signifiant syntaxique (l’algorithme de phrase) est le plus abstrait des métapraxèmes, qui donne forme aux algorithmes mathématiques et à la logosphère seconde. Un point important de la démonstration est le retournement de la décadence du temps représenté en ascendance du temps représentant : on y découvre, sous le schéma actanciel, le désir du sujet qui se construit de son faire.
Pour citer cet article
Référence papier
Robert Lafont, « Le langage et le temps : Le temps du langage », Cahiers de praxématique, 4 | 1985, 3-24.
Référence électronique
Robert Lafont, « Le langage et le temps : Le temps du langage », Cahiers de praxématique [En ligne], 4 | 1985, document 1, mis en ligne le 01 janvier 2015, consulté le 09 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/praxematique/3539 ; DOI : https://doi.org/10.4000/praxematique.3539
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