Introduction
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- 1 Georges Duby, Le Chevalier, la femme et le prêtre. Le mariage dans la France féodale, Paris, Hachet (...)
1En 1981, pour conclure Le Chevalier, la femme et le prêtre, Georges Duby écrivait : « Il ne faut toutefois pas oublier parmi tous ces hommes […] les femmes. On en parle beaucoup. Que sait-on d’elles1 ? »
- 2 Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre, xiie–xve siècle, Paris, Armand Coli (...)
2Depuis que l’historien a écrit ces lignes, deux certitudes semblent s’être installées. D’une part, la femme médiévale évolue dans un milieu masculin au sein duquel son corps est par principe soumis. Sur l’exemple biblique d’Ève condamnée après la Chute à enfanter dans la douleur, les jeunes filles de l’époque médiévale ne sont pas destinées à être introduites au sein du domaine public, elles sont au contraire gardées à la maison ou placées dans un monastère. Vierges, épouses, mères puis veuves, le rôle assigné aux femmes médiévales évolue avec leur âge et dépend des attentes sociales associées à leur corps2.
- 3 Filarete’s Treatise on Architecture: Being the Treatise, éd. et trad. John Richard Spencer, New Hav (...)
- 4 Cette constatation a été exprimée dans plusieurs études, voir notamment Michelle Perrot, « Georges (...)
3D’autre part, les femmes dans les sources médiévales sont la plupart du temps soumises à un regard masculin puisque la grande majorité des sources, que celles-ci soient écrites ou plastiques, ont été réalisées par des hommes et participent à construire un monde fait pour les hommes. Rappelons brièvement la valeur panoptique de certains traités : Filarete par exemple imaginait un bâtiment où « de l’extérieur, on [c’est-à-dire un homme] pourrait regarder à l’intérieur même des pièces où [les jeunes filles] soient vues, de sorte qu’elles puissent être mariées3 ». Ainsi les sources médiévales nous montrent-elles un corps féminin soumis à l’emprise visuelle des hommes. De ce fait, les études sur le corps de la femme médiévale doivent impérativement considérer l’empreinte de l’imaginaire masculin sur les sources médiévales4. Chercheurs et chercheuses d’aujourd’hui sont donc confrontés à une double opacité : à la soumission médiévale du corps de la femme se superpose une dépendance au masculin inhérente aux sources historiques.
Un corps féminin, des corps féminins
- 5 Georges Duby, Mâle Moyen Âge. De l’amour et autres essais, Paris, Flammarion, 2014.
- 6 Michelle Perrot, « Georges Duby et l’imaginaire-écran de la féminité », Art. cit.
4En partant du postulat de la soumission du corps féminin à l’homme, réaffirmé dans la somme que Didier Lett consacre aux Hommes et femmes au Moyen Âge, on peut se demander si la domination masculine sur le corps des femmes est totale. En effet, le problème se présente d’abord comme d’ordre historiographique. L’imaginaire d’un Moyen Âge centré autour des figures masculines a surtout été constaté par la recherche du xxe siècle. Georges Duby le premier a fortement contribué à montrer, puis à pérenniser cette vision5. D’autres auteurs, comme Michelle Perrot, ont toutefois souligné qu’un homme gagne son pouvoir en se mariant6. Bien que dominant, l’homme n’en est donc pas moins dépendant de son épouse. Cette contradiction engage à porter un regard plus attentif à la situation des femmes.
- 7 Régine Le Jan, Femmes, pouvoirs et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, 2001, p. 21–29. V (...)
- 8 Shelomoh Dov Goitein, A Mediterranean Society. The Jewish Communities of the Arab World as Portraye (...)
5Depuis plusieurs années, des médiévistes ont cherché à souligner la diversité des rôles que les femmes médiévales ont pu jouer : force est de signaler que les archives renferment, en plus des vierges, épouses et veuves, des reines et des châtelaines, des femmes de science et de lettres, des combattantes ou encore des marchandes. En effet, des féminisations de titres ou de statuts professionnels s’observent à la fin du ixe siècle : les titres de duchesse, de comtesse puis de vicomtesse apparaissent et témoignent d’une plus grande visibilité des femmes dans la sphère publique7. Celles-ci peuvent désormais décider, commander et gérer des fiefs dans des cadres relativement bien limités. De rares femmes deviennent des actrices à part entière au sein du système féodal. En Italie, certaines d’entre elles sont mentionnées dans les sources comme marchandes à Venise, peintresses à Florence, médecines à Salerne8.
- 9 Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge, op. cit., p. 213.
- 10 Ibid., p. 165–176.
- 11 Ibid., p. 73–74.
- 12 Voir par exemple la vie de sainte Marine : François Nau, « Histoire de sainte Marine », Revue de l’ (...)
6Toutefois, le statut de la femme ainsi que sa perception se dégradent progressivement pour assister à la fin de l’époque médiévale à une « victoire de la hiérarchie sur l’égalité9 ». Bien que la situation des femmes évolue tout au long du Moyen Âge, des tendances systématiques ont malgré tout pu être établies. Ainsi, des criminelles aux saintes, la rupture avec la cellule familiale catalyse bien souvent une vie singulière, et le lien que la femme entretient avec son propre corps en est modifié. Les recherches actuelles sur la criminalisation ont mis en évidence un corps criminel sexué : certains crimes comme les injures ou les infanticides apparaissent comme typiquement féminins, et les supplices infligés au corps criminel sont sexués10. Alors que les hommes peuvent être pendus, les femmes, par pudeur, sont brûlées ou enterrées vivantes. Le rapport de genre peut aussi apparaître modifié lorsqu’il est question de sainteté : certains saints sont féminisés, alors que des saintes gagnent en masculinité11. C’est ainsi que des femmes se déguisent par exemple en moines pour se retirer au désert, selon ce qu’on peut lire par exemple dans les Vitae Patrum12.
7Plus généralement, la distinction entre hommes et femmes n’est pas toujours la plus pertinente, car les femmes comme les hommes appartiennent à des catégories sociales dont la division à l’époque médiévale apparaît plus rigide, à l’exemple de celles des clercs et des laïcs ou celles des aristocrates et des paysans.
Le corps comme construction sociale
- 13 Michel Foucault, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1975 ; Ernst Kantor (...)
8À travers ce séminaire, nous souhaitons regarder au-delà des corps historiques en les comparant avec le traitement des femmes dans la littérature et les arts plastiques. Des études capitales comme celles de Michel Foucault et d’Ernst Kantorowicz ont montré depuis longtemps que le corps physique devait être distingué du corps culturel, défini par des pratiques du quotidien, et du corps social, soumis à un ensemble de règles13.
- 14 Le Mesnagier de Paris, éd Georgina E. Brereton et Janet M. Ferrier, trad. et notes Karin Ueltschi, (...)
- 15 Yasmina Foehr-Janssens, La veuve en majesté. Deuil et savoir féminin dans la littérature médiévale, (...)
- 16 On peut ajouter à ces réflexions les remarques de Georges Duby qui rappelle que chaque état de la v (...)
9Ainsi, des rituels de soins du corps et de gestes rythment la vie des femmes médiévales. Dans le Mesnagier de Paris, un bourgeois dispense par exemple des enseignements à sa jeune épouse : cuisine, entretien et gestion de la maison, conseils religieux, médicaux et même recommandations sexuelles, tous les domaines sont traités en même temps qu’un portrait de la femme idéale – la prudefemme – est dressé14. Le corps de la femme n’a de cesse d’être contrôlé et mesuré pour répondre aux normes sociales. Il en va de même pour des statuts et états sociaux moins attendus. Yasmina Foehr-Janssens s’est par exemple attachée à étudier la représentation de la veuve dans l’imaginaire médiéval notamment à travers le topos de la « femme persécutée15 ». Le veuvage confère à la femme une indépendance qu’il faut maîtriser afin de l’intégrer dans le corps social. Chaque âge, chaque état, suppose ainsi une règle de conduite et un comportement16.
- 17 Simon Gaunt, Gender and Genre in Medieval French Literature, University of Cambridge, Cambridge Uni (...)
- 18 Michel Zink, » Corps visible, corps caché dans la poésie des troubadours », Revue des langues roman (...)
- 19 Christine de Pizan, Le Livre de la Cité des Dames [1405], trad. Éric Hicks et Thérèse Moreau, Paris (...)
10Au corps social réel des femmes s’ajoute une vision plus idéalisée et fantasmée de la femme en particulier dans les arts. Simon Gaunt rappelle que chaque genre littéraire définit avant tout une construction idéologique mouvante, évoluant au fil des événements historiques17. Il souligne que certains d’entre eux, notamment le roman et la canso, qui mettent en scène de nombreux personnages féminins, apportent plus de précisions sur les rapports homosociaux et donc sur les corps masculins évoluant dans la société de cour : parler des corps féminins, c’est ainsi en dire davantage sur les corps masculins. De la lyrique des troubadours aux romans en prose, le corps de la femme représente souvent un point de tension sur lequel se concentre le regard de l’homme. L’amour de lohn rappelle en effet l’absence du corps de la femme qui se dérobe aux yeux de l’amant souffrant18. À l’inverse, chez Christine de Pizan, ce sont des corps de femmes qui servent à ériger une forteresse pleinement allégorique faite de figures exemplaires19.
Corps féminin, regard masculin : le problème des sources
- 20 Christiane Klapisch-Zuber, Mariages à la florentine. Femmes et vie de famille à Florence (xive–xve (...)
- 21 Jane Burns, Bodytalk. When Women Speak in Old French Literature, Philadelphie, University of Pennsy (...)
11Dans les sources historiques, la place des femmes soulève des problèmes ardus. D’une part, les femmes sont très souvent absentes des archives. À Florence par exemple, une femme ne peut signer un contrat en son nom propre et doit utiliser celui de son époux. Pour contourner ce problème, Christiane Klapisch-Zuber propose de mêler l’étude de plusieurs médias : les archives administratives sont ainsi enrichies par les sources peintes, lorsqu’il s’agit de documenter la vie des Florentines avant, pendant et après leur mariage20. La pluridisciplinarité apparaît ainsi comme une force nécessaire pour étudier des femmes souvent invisibles. De la même manière, Jane Burns a aussi démontré que certains personnages féminins issus de la littérature masculine tiennent un discours tentant de déconstruire les stéréotypes liés à leur genre au sein des sources historiques21.
- 22 Christiane Klapisch-Zuber, « Guda et Claricia : deux “autoportraits” féminins du xiie siècle », Cl (...)
12D’autre part, le corps des femmes est la plupart du temps soumis à la médiation d’un homme. Un regard masculin est ainsi posé sur le corps de la femme et le travail du chercheur consiste à reconstituer la part féminine sous l’empreinte masculine. Pour ce faire, les sources exclusivement féminines, aussi rares soient-elles, doivent notamment être trouvées. Des femmes nous ont en effet laissé des témoignages sur leur propre corps. Conscientes de leur valeur, certaines artistes ont par exemple dessiné l’image de leur silhouette, comme l’enlumineuse allemande du xiie siècle Guda22. Si une comparaison de ces sources, provenant d’hommes et de femmes, reste difficile compte tenu de la différence quantitative entre elles, les articles rassemblés dans ce recueil ont tous pour but de différencier l’histoire du féminin d’une histoire au féminin.
Axes de recherches
13Les communications de ce volume s’organisent autour de deux grands axes : la construction sociale du corps féminin et la place de ce dernier dans les sources. De quelle manière et avec quel degré d’exactitude historique ou de fantasme le Moyen Âge a-t-il représenté le corps des femmes ? Dans quelle mesure peut-on observer le corps féminin en dehors du carcan établi par le regard masculin ? Enfin, comment rendre au corps de la femme médiévale son image plurielle ?
14Pour répondre à ces questions, trois contributions du recueil s’intéressent à la représentation sociale et imagée des corps dans une perspective historique. L’article de Louise Gay d’abord réfléchit au corps pluriel de la reine. Sur les mêmes pistes, Nicolas Varaine étudie ensuite dans l’art byzantin la représentation des corps, entre l’humain et le divin. Mathilde Berthier enfin propose quant à elle une réflexion sur le corps de la femme sportive à travers des manuels de combat allemands dédiés à la pratique du duel judiciaire et du corps à corps.
15Les quatre autres contributions cherchent à saisir les nuances avec lesquelles il faut analyser les sources médiévales. Nadia Pla met ainsi au jour des textes sur les menstrues écrits ou dictés par des femmes issues de différents milieux sociaux. Élodie Gidoin-Barale propose quant à elle de regarder l’impact de Louise de Savoie sur l’œuvre du peintre Robinet Testard, tandis que Claudia Tassone compare les traités de conduite, émanant de la main d’hommes et de femmes, pour régir le comportement des filles et des jeunes femmes. Enfin, Nicolas Garnier s’interroge sur les conséquences de la représentation de la violence exercée contre le corps féminin dans le fabliau de la Dame escoillée.
16Du xiie à la fin du xve siècle, ces sept articles abordent une zone géographique vaste – la France, l’Italie, l’Allemagne et le monde byzantin – et s’intéressent à des domaines variés, tels que les arts plastiques, la littérature, la médecine, la justice, le sport ou encore les codes sociaux. D’exemple en exemple, ce recueil permet de saisir la multitude des corps féminins afin de mieux reconstituer l’émail de la pensée médiévale.
Notes
1 Georges Duby, Le Chevalier, la femme et le prêtre. Le mariage dans la France féodale, Paris, Hachette, 1981, p. 304.
2 Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge : histoire du genre, xiie–xve siècle, Paris, Armand Colin, 2013.
3 Filarete’s Treatise on Architecture: Being the Treatise, éd. et trad. John Richard Spencer, New Haven/London, Yale University Press, 1965, vol. 2, p. 65, cité par Adrian W. B. Randolph, « Les seuils de l’expérience. L’Annonciation de Crivelli et le genre de la peinture », Perspective. Actualité en histoire de l’art, no 4, Genre et histoire de l’art, 2007 [en ligne : http://journals.openedition.org/perspective/3572, consulté le 4 mars 2022], p. 649–678, cit. p. 654.
4 Cette constatation a été exprimée dans plusieurs études, voir notamment Michelle Perrot, « Georges Duby et l’imaginaire-écran de la féminité », Clio, n° 8, 1998 [en ligne : http://journals.openedition.org/clio/312, consulté le 4 mars 2022] ; Gabrielle Houbre, Christiane Klapisch-Zuber et Pauline Schmitt Pantel, « Éditorial », Clio. Femmes, Genre, Histoire, no 19, 2004, p. 7–19.
5 Georges Duby, Mâle Moyen Âge. De l’amour et autres essais, Paris, Flammarion, 2014.
6 Michelle Perrot, « Georges Duby et l’imaginaire-écran de la féminité », Art. cit.
7 Régine Le Jan, Femmes, pouvoirs et société dans le haut Moyen Âge, Paris, Picard, 2001, p. 21–29. Voir aussi Jean Dufournet, André Joris, Pierre Tourbet et al., Femmes, mariages, lignages xiie–xive siècles : mélanges offerts à Georges Duby, Bruxelles, De Boeck Université, 1992 ; Emmanuelle Santinelli, Des femmes explorées ? Les veuves dans la société aristocratique du haut Moyen Âge, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2003.
8 Shelomoh Dov Goitein, A Mediterranean Society. The Jewish Communities of the Arab World as Portrayed in the Documents of the Cairo Geniza, Berkeley, University of California Press, 1978, p. 246‑352 ; Hugh Hudson, Paolo Uccello. Artist of the Florentine Renaissance Republic, Saarbrücken, VDM, 2008, p. 21. Pour les femmes médecins, nous renvoyons à l’article de Nadia Pla dans ce recueil.
9 Didier Lett, Hommes et femmes au Moyen Âge, op. cit., p. 213.
10 Ibid., p. 165–176.
11 Ibid., p. 73–74.
12 Voir par exemple la vie de sainte Marine : François Nau, « Histoire de sainte Marine », Revue de l’Orient chrétien, n° 2, 1901, p. 283‑290 ; Clovis Maillet, Les genres fluides. De Jeanne d’Arc aux saintes trans, Paris, Arkhê, 2020.
13 Michel Foucault, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1975 ; Ernst Kantorowicz, Les deux corps du roi. Essai sur la théologie politique au Moyen Âge, Paris, Gallimard, 1989.
14 Le Mesnagier de Paris, éd Georgina E. Brereton et Janet M. Ferrier, trad. et notes Karin Ueltschi, Paris, Librairie générale française, coll. « Lettres gothiques », 1994.
15 Yasmina Foehr-Janssens, La veuve en majesté. Deuil et savoir féminin dans la littérature médiévale, Genève, Droz, 2000. Voir également le projet en cours « Lactation in History » qui s’intéresse au corps et au sein maternels ainsi qu’à l’allaitement afin d’en analyser les pratiques, les représentations mais aussi les discours.
16 On peut ajouter à ces réflexions les remarques de Georges Duby qui rappelle que chaque état de la vie modifie le rapport au corps. Par exemple, au sein du mariage, « la personne féminine était partagée » entre obéissance et ardeur. Tandis que les vierges se devaient de rester chastes, les épouses devaient obéir au principe de continence et les veuves devaient pratiquer la viduité. Georges Duby, Mâle Moyen Âge, op. cit., p. 45.
17 Simon Gaunt, Gender and Genre in Medieval French Literature, University of Cambridge, Cambridge University Press, 1995.
18 Michel Zink, » Corps visible, corps caché dans la poésie des troubadours », Revue des langues romanes, vol. CXXII, n° 1, Le corps au Moyen Âge : anthropologie, histoire, littérature, 2018 [en ligne : http://journals.openedition.org /rlr/583, consulté le 4 mars 2022], p. 107–123.
19 Christine de Pizan, Le Livre de la Cité des Dames [1405], trad. Éric Hicks et Thérèse Moreau, Paris, Stock, coll. » Moyen Âge », 1986.
20 Christiane Klapisch-Zuber, Mariages à la florentine. Femmes et vie de famille à Florence (xive–xve siècles), Paris, EHESS/Gallimard/Éditions du Seuil, 2020.
21 Jane Burns, Bodytalk. When Women Speak in Old French Literature, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1993.
22 Christiane Klapisch-Zuber, « Guda et Claricia : deux “autoportraits” féminins du xiie siècle », Clio, no 19, Femmes et images, 2004 [en ligne : http://journals.open edition.org/clio/1602, consulté le 4 mars 2022] ; Pierre Alain Mariaux, « Women in the Making : Early Medieval Signatures and Artists’ Portraits (9th–12th c.) », dans Reassessing the Roles of Women as « Makers » of Medieval Art and Architecture, Leiden/Boston, Brill, 2012, p. 393–427. Pour l’autoportrait, voir l’Homéliaire de Guda (détail d’une lettrine D représentant un autoportrait de l’enlumineuse), Francfort‑sur‑le‑Main, Universitätsbibliothek Johann Christian Senckenberg – Zentralbibliothek, ms. Barth. 42 (anciennement ms. lat. 13601), fol. 110vb.
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Référence papier
Marie-Antoinette Alamenciak, Marie-Christine Payne et Marie Piccoli‑Wentzo, « Introduction », Questes, 45 | 2023, 9-17.
Référence électronique
Marie-Antoinette Alamenciak, Marie-Christine Payne et Marie Piccoli‑Wentzo, « Introduction », Questes [En ligne], 45 | 2023, mis en ligne le 30 juin 2023, consulté le 18 août 2026. URL : http://journals.openedition.org/questes/6280 ; DOI : https://doi.org/10.4000/questes.6280
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