Morgane Belhadi, The Populist Aesthetic of the Rassemblement National and la France Insoumise, To Be or Not Be in the System?, Bournemouth, Palgrave Macmillan/Bournemouth University, coll. Political campaigning and communication, 2025, 188 pages
Morgane Belhadi, The Populist Aesthetic of the Rassemblement National and la France Insoumise, To Be or Not Be in the System?, Bournemouth, Palgrave Macmillan/Bournemouth University, coll. Political campaigning and communication, 2025, 188 pages
Texte intégral
1L’ouvrage est issu d’une thèse soutenue par Morgane Belhadi, chercheuse associée à l’Institut de recherche médias, cultures, communication et numérique de l’Université de la Sorbonne Nouvelle. Elle a été publiée par l’éditeur Palgrave-MacMillan dans le cadre de sa collection « Political campaigning and communication » dirigée par Darren G. Lilleker, enseignant à l’Université de Bournemouth au Royaume-Uni. Cette collection a pour objet d’analyser les expressions visuelles par lesquelles, lors de leurs campagnes politiques, les partis politiques donnent des expressions graphiques à leurs idées. Dans le cas présent, il s’agit seulement de deux partis politiques français, le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI), deux partis considérés, l’un comme étant d’extrême droite et l’autre d’extrême gauche. L’autrice se propose de prendre comme objet, d’une part, les affiches utilisées lors des campagnes de ces dernières années et, d’autre part, les images présentes sur les réseaux sociaux numériques (RSN). Elle souhaite saisir ainsi comment les partisans de ces deux groupes utilisent la représentation et symbolisent des concepts abstraits comme ceux de résistance, de révolution ou de patriotisme. Elle cherche à savoir comment ces partis créent d’éventuelles images dystopiques ou esquissent, par le dessin, des thèmes de contre-culture. Au-delà de l’analyse iconographique, l’autrice ambitionne d’offrir aux étudiants en sciences politiques une nouvelle grille de lecture des campagnes électorales, tout en proposant une compréhension renouvelée du populisme français au prisme de sa culture visuelle.
2Tout part de l’observation du développement dans le monde de mouvements illibéraux appelés aussi « populistes ». Or ces mouvements antidémocrates utilisent aussi les outils de la démocratie, dont les campagnes électorales pluralistes, afin de gagner et de pouvoir « rendre le pouvoir au peuple » (« on the promise of returning power to the “people” », p. 6, ma traduction). Dans le cas présent, ils s’adressent aux perdants de la mondialisation libérale, à tous ceux qui se pensent désormais comme déclassés. Mais ils ne le font pas que par le discours. Ils peuvent aussi utiliser l’image. Existe-t-il une esthétique ou un style propre au populisme ? Y a-t-il des constantes visuelles, éventuellement des thèmes secondaires variables dans le temps ? Pour répondre à ces questions, l’autrice examine d’abord le concept de populisme en général (prologue, p. 1-26). Puis elle aborde, dans le deuxième chapitre (p. 27-39), les deux exemples de parti populiste français, car elle sait que si l’on ne définit pas avec précision le terme de populisme, il sera rapidement contesté, comme ce fut d’ailleurs le cas pour le RN (Annie Collovald, Le « populisme du FN », un dangereux contre-sens, Bellecombe-en-Bauges, Éd. du Croquant, 2004). Après quoi, apparaît un double questionnement : comment peut être lue une image (p. 40-47) et que peut être une esthétique populiste (p. 49-75) ? Le quatrième et le cinquième chapitre décrivent comment est construite l’idée de proximité avec le peuple (p. 77-94), puis quelles formes prend le projet de réenchanter le monde (p. 95-122) ; finalement (p. 123-144), qu’est-ce qu’une esthétique populiste et en quoi cela pourrait-il être utile de la formaliser ? La fin de l’ouvrage présente une sélection des photos utilisées.
3Faute de précision dans la définition du mot populiste, les chercheurs ne sont pas tous d’accord sur l’attribution de ce qualificatif à des individus ou à des partis. Ce terme est apparu en 1897 chez un inspecteur de l’éducation nationale qui voulait rapprocher la littérature du peuple. Le mot est alors un synonyme de « populaire » (p. 5). L’emploi politique de ce terme date de la fin du xxe siècle, mais le concept demeure extrêmement flou. Le mot est tantôt une fierté, tantôt une insulte. Il désignerait quelqu’un qui est tenté de jouer avec les émotions ou les peurs de ce qui est conçu comme peuple. Pour Jean-Marie le Pen, fondateur du parti Front national (FN), le mot « populiste » veut dire répondre aux aspirations du peuple. D’autres vont l’assimiler à démagogie. Autre sens possible : est populiste quelqu’un qui croit qu’il existe, non pas une nation unifiée, mais un peuple pur et non corrompu, souffrant ou misérable, en tout cas déclassé, toujours victime, qu’il faut donc remettre au pouvoir à la place des élites ou des « establishments » qui dominent en matière politique. C’est ce sens qui est choisi dans cette étude. Mais il est bien clair que cette définition, où le peuple n’est qu’une partie de la population, porte d’abord sur des croyances : il faut accepter qu’il existerait un peuple unifié et souffrant face à une élite perverse et diabolisée. On ne part pas de faits objectivables, d’où les réticences de beaucoup de chercheurs (p. 15). L’autrice décrit les oppositions successives, au xixe siècle entre plèbe (foules incontrôlables prêtes à se soulever) et peuple qui accepte les institutions. Au xxe siècle, se construit une autre opposition entre peuple et les élites (politiques, médiatiques, mondialistes Pour le RN, le peuple-nation est blanc, chrétien, de souche ; pour LFI, il est très divers et surtout transnational. Ce sont là des constructions idéologiques que M. Belhadi constate sans les faire siennes. Par conséquent, s’ajoute immédiatement un autre thème, du moins au RN : ce peuple idéalisé se confond avec le peuple originel, celui des prétendues racines de la France. Cela suppose un principe d’exclusion visant les musulmans ou les immigrés. Dans ce cas, le peuple n’est plus du tout la Nation. Pour LFI, il convient, plus simplement, de défendre le peuple contre la « caste » détenant l’économie mondialiste et ses alliés médiatiques et politiques pour redonner à ce peuple la souveraineté perdue (p. 21). De plus, dans le cadre de LFI, on ne défend pas des frontières et le peuple est transnational puisqu’il intègre les minorités arabes présentes dans le pays. Le mot populiste, si on veut le maintenir, n’a donc pas le même sens pour LFI que pour le RN. Il y a simplement « nous », concept pensé de manière très différente et, en face, les « autres ». Du point de vue de la sociologue, les électeurs de LFI sont plus diplômés, mais dans des situations sociales modestes, alors que ceux du RN ont un niveau d’études faible, mais disposent de revenus en moyenne plus élevés (p. 15). Dans les deux cas, on n’est plus dans la lutte des classes, mais il demeure un système agonistique où le peuple se construit face à un ennemi pour retrouver son pouvoir et imposer une « démocrature » (Pierre Rosanvallon, The Populist Century: History, Theory, Critique, trad. du français par C. Porter, Medford, Polity Press, 2021, p. 227). Ceux qui se sentent délaissés dans les nouvelles inégalités sociales ou territoriales, en particulier dans les zones rurales, doivent éliminer les « cadres » ou les « élites » qui ne les représentent pas correctement. Et il en est de même pour les journalistes des médias qui sont aux ordres. Eux aussi doivent disparaître.
4De cette première réflexion, dans le refus de la position de ceux qui affirment qu’il n’y a pas de sens possible pour le mot « populisme, mais seulement des usages » (Ihl Olivier, Hanine Chêne, Éric Vial et Ghislain Waterlot [dirs], La Tentation populiste au cœur de l’Europe, Paris, Éd. La Découverte, 2003, p. 20), l’autrice propose de maintenir une définition du terme de « populisme » qui comporte 6 éléments de façon à pouvoir y englober à la fois LFI et le RN. Pour être « populiste », il faut penser : le peuple comme réunissant des gens ordinaires tous dotés de bon sens ; ayant une vision polarisée de la société qui n’est plus l’axe gauche-droite, mais l’opposition élite corrompue contre ce peuple uni ; un peuple tendu dans l’attente d’un changement imminent ; un peuple communicant par un usage intensif des RSN ; ayant une représentation précise du leader qui le représentera ; sans avoir besoin de communiquer ou de s’informer au moyen des médias traditionnels.
5Comment traduire ces idées en images ? Est-ce possible ? Qu’est-ce qu’une esthétique populiste ? Est-ce que les images des partis populistes innovent vraiment ? L’autrice commence par rappeler l’histoire de l’affiche politique en France avant l’arrivée des médias numériques. Ensuite, on constate qu’on a très peu d’affiches de LFI, puisque ce parti n’apparaît qu’en 2016 alors que le FN date de 1972 et ne sera remplacé par le RN qu’en 2018. Cependant, l’autrice choisit de ne pas intégrer dans son étude les affiches du parti communiste depuis les années 1970, du fait que les présupposés du programme ou le programme lui-même ne sont pas représentables, comme les revendications des « victimes » sont hétérogènes, le seul moyen de communiquer est de créer la figure d’un chef – dont l'ubiquité est parfois techniquement mise en scène (comme les hologrammes de LFI) –, afin d’incarner l’unité du corps électoral. Effectivement, les affiches de LFI (du moins les anciennes affiches) et du RN ne montrent que des figures du chef, c’est-à-dire de la personne qui préside le parti. La seule différence est que le RN ajoute un héritage du fascisme italien sous la forme d’une petite flamme symbolisée alors que LFI utilisera le symbole « Phi », mais ce sont les images des médias sociaux qui dominent – la communication se fait de plus en plus par les smartphones. Il y a alors un peu plus de créativité qui s’accroît avec la progression électorale du parti, freinée dans le cas du RN par la volonté de dédiabolisation – cela même si la figure du leader est toujours essentielle.
6Le court quatrième chapitre (« To Be in the System? “Re-enchanting” the World: Towards a Counter-Utopian Narrative », p. 95-122) est consacré à déduire des principes énoncés par la chercheuse lorsqu’elle définit le populisme, ce que devrait être une esthétique populiste. Mais il faut être prudent, si l’image n’a pas d’autonomie, elle ne peut exprimer des inconscients individuels ou collectifs et donc contredire ce que les textes, qui évoluent, peuvent affirmer. Or il est évident que les images du RN évoluent. On ne montre plus aujourd’hui une France avec l’œil au beurre noir ou le chef du parti avec du scotch sur la bouche (esthétique de la rupture), mais une Marine Le Pen resplendissante selon les canons des autres partis fondés sur de forts pouvoirs personnalisés qui ne font pas passer leurs programmes en premier(esthétique du mimétisme institutionnel). La dédiabolisation est passée par là et cela peut éliminer l’imagerie de la décadence ou de la victimisation (p. 95 et sq.). Et le chapitre 5 (« Epilogue. Populism, a Postmodern Aesthetic », p. 123-144) montre ce passage vers les images des partis établis et modérés, du moins dans les affiches et les images contrôlées, car il faudrait le vérifier à propos des images présentes sur les RSN, ce qui n’est pas fait. Il n’est plus question de dystopie, mais seulement de valeurs positives, un peuple débarrassé de ses éléments étrangers, à nouveau unifié et vivant dans la prospérité tout en ayant confiance dans ses élus, en particulier en Marine (qui peut alors perdre son nom). Le RN n’est plus contre le système, mais dedans et M. Le Pen se fait photographier devant une bibliothèque comme si elle était déjà présidente à l’Élysée (p. 103). Il ne s’agit plus de choisir « sa » France, mais « la » France. Le « front » (terme belliqueux) devient un « rassemblement » et la flamme d’origine fasciste est volontairement adoucie. Cette mutation s’achève en 2019 pour les affiches officielles du RN (p 108). Pour le reste, on ne sait pas puisque les dessins spontanés des militants n’ont pas été étudiés.
7Qu’en est-il pour l’autre parti déclaré « populiste », LFI ? On est face à une sensibilité, à une relation aux règles présente dans toute la France qui serait l’insoumission (p. 109-121). Les affiches officielles font alors le choix d’une couleur inédite dans le domaine politique, le bleu turquoise. Toutefois, à la différence du RN, LFI rejette la notion de leader, préférant mettre en avant « la force du peuple » et le parti demande à une agence, Studio Streetpresse, d’élaborer un logo qui sera la lettre « phi » pouvant évoquer éventuellement un poing levé, mais il n’y a pas de lecture univoque de ce signe. Les différences avec le RN se voient sur les affiches dans le traitement du ciel qui est nuageux et maussade. Puis cela évoluera, il y aura le passage du bleu turquoise au violet qui dépasse les clivages entre gauche et droite, unissant le bleu au rose. Les rides du chef seront effacées, mais celui-ci porte une cravate rouge, ce qui n’est pas sans intention. De plus, le parti fera de plus en plus appel à des visages de militants dans sa communication. Autre différence avec le RN, la page Facebook du leader reproduit les pancartes des militants. Malheureusement, on y voit surtout du texte et très peu de dessins.
8On arrive ainsi aux conclusions (« Back Matter », p. 145-188). Que change le fait d’aborder ce qui est défini par certains comme « populiste » lorsqu’on passe des textes aux images ? Est-ce que la notion de « populisme » en est renouvelée ou devrait-elle être, au contraire, abandonnée ? De fait, l’autrice pense qu’il faut la conserver, même si elle souligne aussi le caractère profondément éclectique des choix opérés par le RN et LFI. D’une part, dans ces partis, nombreux sont ceux qui veulent sortir du « système », mais qui font aussi tout pour y entrer. On passe, dans les deux cas, d’une propagande d’agitation à une propagande d’intégration. Toutefois, on ne peut pas parler d’une esthétique populiste unifiée puisque les stratégies et donc les images diffèrent profondément. Le RN a un ennemi intérieur, ce que n’a pas LFI : au RN en 2026, des candidats (de première heure, racistes et condamnés) se représenteront en dissidents contre les nouveaux alliés ex-Les Républicains, ils ne quittent pas le parti ; à l’inverse, il n’y a pas d’opposition interne à LFI, car les dissidents quittent le parti en cas de désaccords sur la stratégie, le Proche-Orient ou le pouvoir monarchique de Jean-Luc Mélenchon. Le peuple est seulement « national » dans le premier cas, interculturel et international dans le second. Et les relations au leader sont verticales dans un cas, ou au contraire, horizontales dans l’autre. Mais les affiches actuelles tendent à effacer ces différences. On a donc des images hybrides, les images officielles n’étant pas celles qui peuvent apparaître sur les RSN. Les unes peuvent signifier une volonté d’intégration au système politique existant, alors que les autres manifestent très souvent une volonté de rupture. Cela produirait une esthétique inconsistante, avec des idées disparates, qui ne serait que l’expression du populisme comme « idéologie aux propositions et solutions simplistes refusant de voir la complexité du monde » (p. 126). D’ailleurs, ces images ne restent pas neutres puisqu’elles peuvent être attaquées ou détournées dans l’espace public, par adjonction de moustaches hitlériennes ou fixation d’autocollants sur les bouches des candidats. Toutefois, cette analyse n’est pas véritablement entreprise.
9Pourrait-on maintenant identifier cette forme d’éclectisme avec ce que certains ont appelé une esthétique postmoderniste ? La rupture aurait été la mondialisation qui met fin aux oppositions entre gauche et droite dans les années 1990. Des modes de vie s’unifient par-delà les frontières, les individus, tout particulièrement les perdants de la mondialisation, s’enferment sur eux-mêmes ou dans une bulle qu’on leur construit dans les RSN. C’est dans ce sens que l’on peut parler de postmodernisme puisque les principaux idéaux de la modernité, dont la valeur de progrès ou la diffusion d’une vérité établie scientifiquement, disparaissent dans de nombreux esprits. Mais peut-on trouver une convergence entre les esthétiques sous-jacentes aux images politiques du RN et de LFI et la pensée postmoderne. On doit répondre que cela n’est nullement évident. Aucune des idées de cette pensée n’apparaît vraiment dans les images à moins d’en être persuadé par avance.
10Au terme de la lecture de ce livre, on peut douter de sa thèse principale qui est l’apparition d’une esthétique disruptive et transgressive présente dans la communication politique des partis populistes. Cela a été vrai pour les régimes démocratiques à la fin du xixe siècle, puis pour les régimes totalitaires du début du xxe siècle qui ont tous disposé d’artistes compétents travaillant dans une perspective claire de rupture et créant alors de nouvelles chartes graphiques. On peut se référer à des ouvrages généraux comme celui d’Arthur Maurice et Frederic Cooper (The History of the Nineteenth Century in Caricature, Londres, Grant Richards, 1904) ou celui de Michel Melot (Le Dessin d’humour du xve siècle à nos jours, Paris, Bibliothèque nationale, 1971). À quoi on peut ajouter les études montrant l’émergence de styles plus monumentaux, plus schématiques ou plus héroïsants dans les régimes totalitaires, ce qu’analyse l’ouvrage de Cherian George et Sonny Liew (Red Lines: Political Cartoons and the Struggle against Censorship, Cambridge [Mass], MIT Press, 2021).On cherche en vain ces chartes renouvelées dans les deux partis analysés, alors que les ruptures dans les textes fondateurs sont parfois présentes, mais occultées la plupart du temps tout comme des textes plus anciens peuvent avoir disparu pour s’assurer du plus grand nombre d’électeurs possibles. Il est donc difficile de savoir exactement comment évoluera la situation actuelle. Ira-t-on vers des affiches qui abandonneront l’image du leader ? Verra-t-on apparaître des éléments graphiques montrant la corruption des élites ou l’inconsistance, ou encore le danger des responsables européens ? Ou, à l’inverse, les responsables de ces partis ne vont-ils pas, à leur tour, devenir des élites très rapidement honnies dans quelques mois ? Et ce qui est vrai pour la France, cela pourrait-il s’appliquer à d’autres pays où des partis illibéraux tentent de s’approprier le pouvoir ou l’ont déjà fait ?
11Cet ouvrage a plusieurs limites dont l’une est de penser a priori que les images jouent un rôle crucial (p. 40), comme si les dispositions mentales du récepteur n’avaient pas un rôle bien plus important. Par exemple, une enquête réalisée en France en 2017 révèle que les choix des électeurs pour le RN ou LFI dépendent surtout de leur statut économique, revenus plus élevés au RN et de leurs niveaux de diplôme plus important à LFI. Le sentiment d’abandon de la part de l’État ou de déclassement social est aussi majeur. Toutes les images ne sont pas performatives. La deuxième faiblesse est de penser l’image politique à partir de son seul émetteur sans se préoccuper de la diversité des réceptions, ce qui aurait supposé de passer du temps à faire la typologie des récepteurs et à déconstruire leurs perceptions. Or ceci est totalement absent de cette étude. On pourrait ajouter que la méthodologie d’analyse des images, proposée ici avec le terme d’iconologie, n’est qu’un des regards possibles sur les images politiques. De plus, la méthodologie proposée n’est pas véritablement mise en action, ce qui peut se comprendre puisqu’une théorisation de l’imagerie « populiste » précède, dans le troisième chapitre (« Who’s In, Who’s Out? Proximity with the People », p. 77-94), l’étude empirique des images alors qu’il aurait été préférable d’opter pour la méthode inverse. Dernière remarque, la place accordée au RN est beaucoup trop grande, LFI étant manifestement un parti très secondaire pour l’autrice.
Pour citer cet article
Référence papier
Jean-François Clément, « Morgane Belhadi, The Populist Aesthetic of the Rassemblement National and la France Insoumise, To Be or Not Be in the System?, Bournemouth, Palgrave Macmillan/Bournemouth University, coll. Political campaigning and communication, 2025, 188 pages », Questions de communication, 49 | 2026, 598-604.
Référence électronique
Jean-François Clément, « Morgane Belhadi, The Populist Aesthetic of the Rassemblement National and la France Insoumise, To Be or Not Be in the System?, Bournemouth, Palgrave Macmillan/Bournemouth University, coll. Political campaigning and communication, 2025, 188 pages », Questions de communication [En ligne], 49 | 2026, mis en ligne le 01 juin 2026, consulté le 11 juillet 2026. URL : http://journals.openedition.org/questionsdecommunication/44278 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16ecq
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