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Analyses d’ouvrages

L’habitat rural du premier âge du Fer. Enclos palissadés de l’Atlantique à la Moselle

Axel Levillayer
Référence(s) :

Maitay C., Marcigny C. et Riquier V. (dir.), 2022, L’habitat rural du premier âge du Fer. Enclos palissadés de l’Atlantique à la Moselle, Paris, Inrap/CNRS Éditions (Recherches archéologiques, 21), 249 p.

Texte intégral

1Cet ouvrage publié en 2022 est le 21e de la série « Recherches archéologiques », co-éditée par l’Inrap et CNRS Éditions. Dirigé par trois chercheurs de l’Inrap, il réunit pas moins de 34 auteurs, issus de l’Inrap, mais aussi des collectivités territoriales, des universités ou du ministère de la Culture. Il rend compte d’une table ronde organisée à l’École du Louvre en mai 2017.

2Ainsi que le présente l’introduction de Christophe Maitay, Cyril Marcigny, François Malrain, Vincent Riquier et Marc Talon (18 p.), les résultats présentés dans cet ouvrage sont en partie issus des enquêtes nationales lancées par l’Inrap en 2005 et auxquelles collaborent de nombreux contributeurs, formalisées sous la forme des bases DatAFer et DatABronze. Ces dernières sont désormais exploitées par les chercheurs, à l’occasion de colloques, publications ou travaux universitaires. Les cartes présentées dans l’introduction illustrent l’état de ces bases de données au moment de la publication et sont l’occasion d’intéressantes remarques, notamment du point de vue méthodologique.

3Comme le rappellent l’introduction et la préface de Colin Haselgrove, le premier âge du Fer a longtemps été le parent pauvre de la recherche sur l’habitat protohistorique (si l’on excepte les sites fortifiés). Les précédentes synthèses parues sur cette thématique dans la même collection, laissaient dans l’ombre la période du viiie au ve s. av. n. è. (Malrain et al., 2013 ; Carozza et al., 2017). Des explications, tant heuristiques qu’institutionnelles, sont d’ailleurs avancées en introduction (p. 29), alors même que sont esquissés les changements majeurs qui se mettent en place dans l’habitat rural à cette période.

4Ce sont eux que mettent en lumière les sept chapitres qui constituent la colonne vertébrale de l’ouvrage et qui abordent la question au travers de synthèses régionales, d’une présentation monographique et de l’étude de « terroirs ». Signalons tout de suite que le sous-titre ne rend pas compte de l’intégralité des contributions qui s’intéressent, au-delà du cas des enclos palissadés, à la multiplicité des formes d’habitat de cette période et à leur complexité.

5Le premier chapitre rédigé par Christophe Maitay (28 p.) traite des habitats palissadés dans le centre-ouest de la France, depuis la Vendée jusqu’à la Corrèze entre le Bronze final IIIb et La Tène ancienne. La part la plus importante du corpus composé d’une quarantaine de sites provient toutefois du Poitou et des Charentes (p. 38-41). Les résultats se fondent essentiellement – comme l’ensemble des données présentées dans l’ouvrage, sur les résultats de l’archéologie préventive, la mieux à même de mettre au jour, par de grands décapages, les occupations de cette période.

6L’auteur examine les enclos palissadés, quadrangulaires ou trapézoïdaux, parfois de grande superficie, en distinguant les enclos sur tranchée de fondation qui accueillent les poteaux, de ceux sur file de poteaux. Les données présentées permettent de prendre conscience de l’ampleur et de l’organisation de ces sites, bien que les structurations internes soient parfois délicates à appréhender. S’en suit une étude sur les dispositifs d’entrée (interruptions simples, porches ou édicules isolés et ceux associés à un enclos). Si elle peut paraître longue (p. 51-60), elle est en réalité fondamentale, puisque leurs caractéristiques (notamment le plan oblong des fosses d’ancrage) peut-être liées à la gestion des cheptels peuvent permettre, sur les sites souvent arasés que nous rencontrons pour ces périodes et où les structures moins profondes ont disparu, de reconnaître ces enclos. D’ailleurs, prolongeant une réflexion initiée dans un précédent article (Maitay, 2014), l’auteur évoque fort judicieusement la possibilité de clôture par des éléments impossibles à détecter par l’archéologie (haies vives…). Les bâtiments découverts dans ces enclos sont présentés de manière synthétique (p. 60-63), avec la mise en exergue d’architectures à poteaux porteurs de faîtières avant, dans sa conclusion (p. 63-65), d’insister sur la rupture que constitue l’émergence de cette forme d’habitat dans l’étape finale du Bronze final. Rappelant que ce phénomène n’est pas propre au centre-ouest, Christophe Maitay insiste enfin sur l’augmentation des structures de stockage aérien au sein de ces fermes qui marquent vraisemblablement un changement socio-économique.

7Le deuxième chapitre (16 p.) est consacré à la présentation d’un site fouillé en Bretagne par Joseph Le Gall en 2015, celui de Kermat à Inzinzac-Lochrist (Morbihan). Son évolution entre le vie et le ive s. av. n. è. est présenté dans la première partie du chapitre (p. 70-74). Il se marque dès l’origine par la création d’un enclos de plus de 7 000 m² qui circonscrit le cœur de l’habitat sans contraindre l’occupation qui se développe au-delà. Le grand nombre de bâtiments à l’architecture variée (dont des constructions circulaires à parois rejetées) est souligné, avec notamment la présence de plusieurs dizaines de greniers sur quatre poteaux porteurs, dont on note l’implantation très structurée. Les évolutions des systèmes fossoyés au cours du ve s., puis entre la fin de ce siècle et le siècle suivant, sont présentées et illustrent, au-delà du site d’Inzinzac-Lochrist, la précocité et la pérennité des habitats enclos en Bretagne. On notera la mise en place d’un vaste bâtiment sur cour (grange ?) au ve s., ou encore l’adjonction d’un enclos palissadé lors de la dernière phase d’occupation.

8Joseph Le Gall et ses collaborateurs examinent par la suite les caractères structurels du site : un système enclos stable qui s’inscrit dans une organisation viaire et parcellaire préexistante, un nombre très élevé de greniers organisés en files qui ont – pour certains – permis une étude carpologique, et l’insertion du site dans son territoire, où il aurait pu constituer, via le Blavet qu’il jouxte, un pôle d’échanges entre la façade littorale et l’intérieur des terres. La notion d’exportation y est même abordée (p. 77). La définition du statut du site constitue la dernière partie du chapitre. Elle est menée à partir de comparaisons avec d’autres sites, mais également au travers d’une réflexion sur la main-d’œuvre et les ressources implicitées. Cette démarche, qui reste encore peu fréquente, est ici fondamentale pour comprendre l’insertion de ces sites particuliers dans des espaces qu’ils contribuent à modeler.

9C’est ensuite à la Normandie occidentale (l’ancienne Basse-Normandie) que s’intéresse l’article rédigé par Pierre Giraud, Chris-Cécile Besnard-Vauterin, Hubert Lepaumier, Cécile Germain-Vallée et Cyril Marcigny (14 p.). Cet article qui repose pour l’essentiel sur les données de la plaine de Caen et sa périphérie, est organisé chronologiquement (du viiie au vie s. puis de la fin du vie au milieu du ve s.) et met en regard les « habitats de plaine » et les sites fortifiés. La présentation claire et synthétique trahit une documentation bien maîtrisée, dans un espace fortement investi par l’archéologie. Les vastes habitats ouverts du début de l’âge du Fer d’Ifs qui s’inscrivent dans la continuité des sites du Bronze final montrent toutefois des évolutions des modes de stockage (p. 87). Ils vont peu à peu céder la place au vie s. à des sites enclos. Même si un intéressant parallèle peut être fait avec la Bretagne voisine, la structuration des sites semble différente, les auteurs évoquant, pour la Normandie, des « parcellaires lotis » (p. 89), caractérisés par des enclos de petite superficie aux fossés modestes, encore que les exemples de Blainville-sur-Orne et Monceaux-en-Bessin tempèrent le propos. Ces sites se distinguent – quoi qu’il en soit – des occupations fortifiées, notamment de sites originaux à enclos hémicirculaires à fossés massifs qui sont présentés par la suite.

10L’examen des sites de la période suivante (p. 95-97) montre que l’habitat enclos de plan quadrangulaire devient presque exclusif. Au travers du site de Cagny, on voit qu’il s’ancre déjà dans La Tène. L’examen des sites fortifiés contemporains (p. 97-99) est l’occasion de présenter la fouille récente du mont Castel (Port-en-Bessin, Calvados) d’Anthony Lefort et Cyril Marcigny. On pourra regretter que les relations entre les habitats ruraux et les sites fortifiés ne soient pas développées ; c’est probablement encore prématuré, mais on pressent que les auteurs s’y attèleront pour saisir la « complexité du modèle » (p. 99).

11Le chapitre IV rédigé par Éric Frénée, Florent Mercey, Pierre-Yves Milcent et Stéphane Joly aborde le Centre-Val de Loire. L’introduction (p. 101-103) montre la richesse du corpus, les aménagements autoroutiers ou ferroviaires favorisant le Loiret, l’Indre-et-Loire et, dans une moindre mesure, l’Eure-et-Loir. La question des chronologies est discutée par les auteurs (p. 105) ; la région dont il est question est en effet peut-être plus avancée à cet égard, du fait notamment d’un mobilier plus abondant (Milcent, 2004).

12Une première partie (p. 106-112) se penche sur les structures des habitats ruraux (silos, « fosses ateliers », puits, bâtiments…). Permettant d’établir la nature des occupations, on y note qu’à l’inverse de la Normandie, le stockage en silos est « en très nette augmentation » (p. 106) à la fin de la période. Les bâtiments recensés sont exclusivement à module porteur, presque tous de plans quadrangulaires, mais on ne peut que souligner avec les auteurs « la rareté des constructions suffisamment bien conservées pour sortir de [ce] schéma classique » (p. 112). Vient ensuite une « typologie des sites d’habitat » (p. 113-123), où sont distingués les habitats ouverts, les habitats enclos et les sites fortifiés. La présentation des premiers met en lumière leur importante extension, souvent sur plusieurs hectares (à Treilles-en-Gâtinais les vestiges se répartissent sur 14 ha). Les enclos qui restent « rares dans la région » (p. 116), sont tous – du moins pour ceux présentés – délimités par des files de poteaux, ou peuvent être, à l’image du site de Sainte-Maure-de-Touraine, identifiés uniquement comme nous le soulignions, par leurs accès baptisés ici « entrées renforcées de type Préguillac ». Comme pour les habitats préalablement évoqués, les surfaces investies sont vastes et l’occupation parfois dense, à l’image du site de Pussigny. L’emblématique site de Bourges sert de support à un début de réflexion sur les relations entre sites de pouvoir et habitats ruraux et artisanaux. Si le statut particulier de cette agglomération hallstattienne interdit de systématiser ce modèle, la démarche multiscalaire – dans un contexte qui le permet – est à saluer.

13La question des enclos palissadés est au cœur du chapitre suivant consacré à ces habitats dans les Hauts-de-France (32 p.). Dirigé par Emmanuelle Leroy-Langelin et Yann Lorin, il rassemble plusieurs collaborateurs, la seconde moitié étant consacrée à la présentation par Bénédicte Hénon et Frédéric Gransar – à qui l’ouvrage est dédié – des enclos de la plaine de Cuiry. Cet article émane du projet de recherche Habata initié en 2017, qui porte sur les sites d’habitat de l’âge du Bronze à La Tène ancienne dans les Hauts-de-France.

14La présentation des sites enclos (p. 126-132) laisse voir des habitats délimités (totalement ou non dans les emprises étudiées) par des fossés, plus rarement des palissades, où l’ordonnancement des constructions, notamment ceux de petits modules de type « greniers », fait écho à d’autres régions. À propos des sites « en aire ouverte » qui font l’objet de la partie suivante (p. 132-136), on note de nouveau leurs importantes superficies, à l’image de ceux de Brébières et Lauwin-Planque. Les auteurs rappellent les ressemblances avec les sites enclos et posent utilement la question de la réalité de l’absence de clôture (p. 132). Après un paragraphe consacré aux bâtiments allongés à trois nefs mis au jour sur plusieurs sites (p. 137), une analyse fonctionnelle des espaces des habitats est présentée (p. 137-140). Les critères utilisés permettent de dégager une tripartition entre habitat, cour et stockage qui paraît pertinente dans la région.

15La présentation à part des enclos de Cuiry s’explique à la fois par leur rôle pionnier dans la recherche (les premiers enclos palissadés y ont été identifiés dans les années 1970), mais aussi parce que les sites enclos du premier âge du Fer sont particulièrement denses le long de la vallée de l’Aisne, en amont de Soisson. Qui plus est, les fouilles de Cuiry-Beaurieux par B. Hénon et F. Gransar, permettent de disposer d’une documentation conséquente. Les enclos qui se succèdent sur moins de 5 km, implantés dans la plaine alluviale, sont de tailles modestes, mais ne circonscrivent pas strictement les occupations. De plan quadrangulaire, on y trouve les traces d’entrées-porches qui sont étudiées plus en détail dans un second temps avec les bâtiments (p. 150-153). Le site du Champ Tortu fait l’objet d’une sous-partie (p. 147-148). Il se caractérise en effet par des enclos palissadés curvilignes et rectilignes emboîtés. Les difficultés de datation qui transparaissent dans presque toutes les communications sont ici exposées et examinées au travers du mobilier céramique et des datations 14C (p. 153-157). Le chapitre se termine en rappelant que « sous l’uniformisation apparente, différentes fonctions peuvent se cacher » (p. 156), dans un espace structuré autour de la rivière.

16Le chapitre consacré aux établissements palissadés de Champagne est le plus long (52 p.). Il faut dire que les auteurs, Vincent Riquier, Vincent Desbrosse et Arnaud Rémy, enrichissent une première synthèse (Desbrosse et Riquier, 2012) de nombreuses découvertes faites après cette date. Deux importants focus sont faits sur des territoires particuliers, la commune de Bezannes (Marne) par Sidonie Bündgen et Vincent Riquier (p. 182-199) et celle de La Chapelle-Saint-Luc (Aube) par Arnaud Rémy (p. 200-211).

17Le chapitre commence par une analyse d’un riche corpus de près de 50 sites (p. 159-162). Son importance permet aux auteurs de développer une étude détaillée, d’abord sur les délimitations. Bien que les enclos sur file de poteaux existent, la tranchée d’implantation de palissade est le modèle régional dominant (p. 163). L’analyse des formes et des surfaces et celle de leur structuration – enclos isolés ou « en grappe » (p. 166-171) sont très intéressantes, en ce qu’elles permettent de montrer la diversité des solutions adoptées, au-delà de certains traits dominants (plans quadrangulaires, surfaces inférieures à 5 000 m²…). La présentation de décapages extensifs (à Bazancourt/Pommacles par exemple) pose la question de l’isolement réel des enclos ou, au contraire, d’une structuration en enclos accolés, à l’image d’autres régions traitées dans le livre. On retrouve une analyse des systèmes d’accès (p. 172-173) qui se termine par d’intéressantes considérations ethnographiques. Une présentation de la question des mobiliers (sa rareté !) précède celle de la chronologie qui reste encore à préciser, bien que l’existence de ces établissements enclos soit attestée dès le Hallstatt C-D1 (p. 176). Une réflexion multiscalaire (du local au régional) et multicritérielle (géographique et culturelle) précède la conclusion (p. 177-179). Elle propose, tout en le nuançant, de faire des enclos palissadés un marqueur des cultures atlantiques, à côté des maisons rondes (p. 179). La conclusion quant à elle revient sur l’hypothèse que les enclos palissadés, entre les habitats ouverts et les sites fortifiés, constitueraient un habitat intermédiaire, notamment en termes de statut. Elle bat en brèche l’idée d’y voir systématiquement des centres de stockage spécialisés et, derrière le modèle « des barrières et des palissades » (p. 181), soulève la diversité des solutions locales.

18La présentation des enclos de Bezannes, au sud de Reims, reprend la structure de l’étude régionale. Parmi les enclos, on note que celui de la Bergerie présente une palissade sur poteaux disjoints en arrière d’un fossé. Une étude des accès des enclos précède celle des bâtiments circulaires et établit un parallèle intéressant entre l’entrée de ceux-ci et des enclos (p. 192). La présence de greniers est systématique, avec en moyenne une douzaine d’entités recensées par site. Sur la base du mobilier céramique présenté par deux planches et des datations 14C, la chronologie des habitats est exposée ; elle remonte au Hallstatt B3, mais est centrée sur le Hallstatt C-D1 (p. 194-199).

19La présentation du site de La Chapelle-Saint-Luc aborde le secteur de Troyes où quatre sites ont été mis au jour. La présentation complète de la fouille réalisée par Arnaud Rémy en 2015 intègre un intéressant mobilier céramique.

20Le septième chapitre, par Jean-Charles Brénon, Justine Franck et Franck Thiériot, s’intéresse à une concentration d’établissements ruraux sur la commune de Yutz en Moselle, connue depuis 1927 par la découverte de vaisselles en bronze celtiques et étrusques (16 p.). Les occupations mises au jour sont strictement du Hallstatt C-D1 à La Tène A. Un des intérêts majeurs de cette contribution est la proposition d’évolution des sites, depuis un grand habitat organisé autour d’un espace central au Hallstatt D1 (site 2), vers un habitat multipolaire au Hallstatt D2 (site 3), avant que n’émergent des habitats plus modestes et dispersés à la fin de la période (p. 220-224).

21À cette analyse chronologique succède une analyse fonctionnelle qui, pour l’heure et en l’état de la documentation, plaide pour des occupations domestiques (p. 226).

22Le bilan que dressent les trois directeurs de la publication conclut l’ouvrage (p. 231-237). Il revient sur un des aspects qui nous paraît être l’un des plus fondamentaux de ce travail et qui en constituait un des objectifs, à savoir porter à la connaissance de tous les nombreux sites mis au jour ces dernières années par l’archéologie préventive, à propos d’une période jusqu’à récemment mal documentée. Les difficultés qui président à l’étude de ces habitats sont rappelées (l’indigence des mobiliers et la chronologie), tout comme les disparités régionales qui demeurent. Malgré tout, on constate avec les auteurs qu’un « mouvement de fond » (p. 232) traverse le premier âge du Fer, dont les enclos palissadés, des Charentes à la Champagne, sont emblématiques. La réflexion sur les formes d’assiettes d’emprise, en osant des parallèles avec d’autres chronologies (p. 233) ouvrent des pistes de réflexion quant à la mise en place et à la structuration des habitats ruraux de cette période. En rentrant au sein des enclos, après s’être interrogés sur leur émergence même, les auteurs reviennent sur l’élément clé que constituent les entrées, à la fois pour l’identification des sites et pour leur définition, avant d’analyser les aménagements internes, le modèle « médio-atlantique » étant discuté (p. 235).

23Au terme de cette recension, et comme en témoigne sa longueur, cet ouvrage marque une avancée notable dans la connaissance du premier âge du Fer. Coincée entre deux périodes plus emblématiques et sans doute plus aisée à caractériser sur le terrain – au moins s’agissant du second âge du Fer, c’est tout un pan d’une société qui sort de l’ombre faite par les élites du premier âge du Fer. On retiendra ici la qualité des contributions qui synthétisent les données et dépassent souvent les cadres monographiques ou régionaux en évitant l’écueil du catalogage. On saluera pour cela les auteurs, mais également les directeurs de cet ouvrage. Il ne peut que nous inciter à prolonger ces travaux en instaurant une dynamique de recherche propre à ces chronologies.

24Signalons qu’outre la publication papier servie par de nombreuses illustrations, l’ouvrage est désormais en accès libre et intégral : https://inrap.hal.science/​hal-03663368.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Axel Levillayer, « L’habitat rural du premier âge du Fer. Enclos palissadés de l’Atlantique à la Moselle »Revue archéologique de l'Ouest [En ligne], 40 | 2024, mis en ligne le 08 novembre 2024, consulté le 11 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rao/10438 ; DOI : https://doi.org/10.4000/12nap

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Auteur

Axel Levillayer

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