1Le dépôt de l’Île aux Lièvres à Puceul (Loire-Atlantique) est très mal connu : découvert anciennement, ces objets sont considérés comme disparus. Malgré cela, leur description permet de le dater du Bronze final 3 (Briard, 1965 ; Boulud et Fily, 2009 ; Milcent, 2012). Un retour à la publication princeps nous permet d’assigner à celui-ci des objets toujours conservés au musée départemental archéologique Dobrée de Nantes, et par là même de corriger une erreur d’attribution des dits objets à un autre dépôt de la région, le dépôt de Plessé.
- 1 Soit environ 500 mètres.
- 2 Soit environ 800 mètres.
- 3 Cet article est repris dans son ouvrage Des Namnètes aux époques celtique et romaine, mais les plan (...)
2Peu de temps après la découverte de cet ensemble, L.-J.-M. Bizeul donne une première description, dans un article peu connu. Il écrit : « Au mois de novembre 1828, les ouvriers du canal de Nantes à Brest trouvèrent, à 18 pouces au-dessous du sol, un dépôt d’armes antiques, dans une prairie nommée l’Île aux Lièvres, faisant partie du territoire de la commune de Puceul, mais limitrophe de celle d’Héric, dont elle n’était séparée que par le bras méridional de la rivière d’Isar. Ce point est à 250 toises1 au nord du village de Passac, […] et à 400 toises2 au midi de la chapelle de la Chevalerais. Il porte sur le plan du canal, le no 89, et se trouve entre les profils 22 et 23 du premier bief, versant de la Vilaine. » (Bizeul, 1833, p. 334)3.
3Il poursuit : « Ces armes étaient renfermées dans un pot d’argile grossière, qui a été brisé, et dont on n’a pu retrouver les fragments. N’ayant eu connaissance de cette découverte qu’après un intervalle de plus de quinze jours, je n’ai pu parvenir à réunir tous les objets, dont plusieurs, et les plus curieux, ont disparu, et ont eu le sort de tant d’autres morceaux d’antiquité disséminés çà et là, et perdus pour l’observation ». Suit une description approfondie des objets avec leurs dimensions et accompagnée de plusieurs dessins. L.-J.-M. Bizeul indique enfin qu’il a remis les objets qui étaient en sa possession à la Société académique de Nantes.
4Plusieurs points de cette description peuvent être retenus :
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les objets étaient placés dans un vase ;
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le dépôt est incomplet lorsque L.-J.-M. Bizeul le récupère, divers objets ayant été dispersés au moment de la découverte ;
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l’emplacement du dépôt est indiqué très précisément et peut être relocalisé.
5Le toponyme de l’Île aux Lièvres, prairie dans laquelle a été trouvé le dépôt, n’apparaît pas sur l’actuelle carte de l’IGN. Il n’apparaît pas non plus sur la carte d’état-major de 1820-1866. P. de Lisle du Dreneuc précise que « L’île aux Lièvres, sur l’Isac, est située entre la Chevaleraie au nord et le château du Dréneuc au sud. » (de Lisle du Dreneuc, 1882, p. 110). La description de L.-J.-M. Bizeul permet néanmoins de donner la localisation approximative de l’emplacement du dépôt (fig. 1) : en effet, le dépôt se trouve « à 500 mètres au nord du village de Passac, à 800 de la chapelle de la Chevalerais » (Bizeul, 1854-1860). Le dessin du canal semble d’ailleurs contourner ce qui doit être l’ancienne Île aux Lièvres, fossilisée dans le paysage.
Figure 1 : Localisation approximative de la découverte du dépôt de Puceul-La Chevallerais (sur fond de carte IGN). / Figure 1: Approximate location of the discovery of Puceul-La Chevallerais hoard (Loire-Atlantique, France).
6Le dépôt a été découvert sur le territoire actuel de La Chevallerais (érigé en commune depuis 1950), et non pas dans les limites actuelles de Puceul. Nous nous y référerons donc désormais en tant que « Puceul-La Chevallerais », ce qui permettra de distinguer ce dépôt et les corrections faites de la publication connue jusqu’ici, avec les erreurs qu’elle comporte.
7La description de L.-J.-M. Bizeul est très poussée pour l’époque ; il s’attache à décrire de manière précise les objets, en donne les dimensions (en pouces et en lignes) et en illustre plusieurs. Voici la liste qu’il donne :
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une hache à ailerons subterminaux (alors possession de l’amiral Halgan). Un des coins du tranchant est cassé. (Bizeul, 1833, no 1 – ici fig. 2, no 1) ;
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quatre autres haches (« matars »), de type inconnu (disparues) ;
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quatre fragments de haches (appartenaient à L.-J.-M. Bizeul) : un « matar brisé dans sa moitié, à la naissance de la douille, qui est extérieure, et dont les rebords sont assez bien conservés, ainsi que la hache ou coupant » (non figuré) ; un « fragment du milieu d’un matar d'une espèce particulière », sans « douille extérieure ni intérieure » (Bizeul, 1833, no 3 – ici fig. 3, no 10) ; deux fragments de « matar à douille extérieure » (Bizeul, 1833, no 4 et 5 – ici fig. 3, no 8 et 9), l’un étant fendu verticalement : « il a été soumis au feu depuis la découverte, ce qui lui a enlevé son vernis antique », précise-t-il ;
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deux « fers de lance », dont un seulement est conservé : il était en possession de l’amiral Halgan (Bizeul, 1833, no 6 – ici fig. 2, no 2) ;
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six fragments d’épées : trois semblent avoir appartenu à la même arme (Bizeul, 1833, no 7 – ici fig. 3, no 7). Elles présentent « une nervure plate ». Les trois autres (Bizeul, 1833, no 8 – ici fig. 3, no 6) portent la même « nervure plate ». Deux fragments remontent : leur cassure est concordante dit-il ;
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deux fragments d’un couteau ou poignard à deux tranchants « qui a dû avoir 6 pouces de long ». L’un porte deux échancrures (Bizeul, 1833, no 9 – ici fig. 2, no 3) ;
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deux fragments de « couteau » (Bizeul, 1833, no 10 – ici fig. 3, no 12) : « La lame, renflée dans son milieu, a été brisée à l’endroit où existait au dos une boucle ou un crochet » ;
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deux petits anneaux et quelques petits fragments analogues (Bizeul, 1833, no 11 – ici fig. 3, no 11) ;
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« un chaînon resserré dans son milieu » (Bizeul, 1833, no 11 – ici fig. 2, no 5) ;
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fragments divers, dont des « morceaux de poignée et de garde d’épées, de mors de bride ; une sorte de bossette échancrée, d’un pouce 5 lignes de diamètre ; un bouton ou agrafe à deux tenons (Bizeul, 1833, no 12 – ici fig. 2, no 4) ; d’autre enfin, tellement brisés et oxidés (sic) qu’il est difficile de deviner à quels instruments ils ont appartenu » ;
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une petite barre, longue de 13 pouces 3 lignes, carrée à 5 lignes sur 5, « allant en pointe de chaque bout ». Elle a été passée au feu et limée d’après Bizeul ;
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autres fragments : « morceaux informes, couverts d’oxide (sic) » (Bizeul, 1833) ou « petites masses informes de matière cuivreuse » (Bizeul, 1854-1860). Masses similaires à celles trouvées dans d’autres dépôts du même genre.
8Nous renvoyons également aux tableaux récapitulatifs no 1 et 2, en fin de texte.
Figure 2 : Objets provenant du dépôt de Puceul-La Chevallerais, dessins de L.-J.-M. Bizeul (1833). (Mise à échelle approximative). / Figure 2: Objects belonging to the hoard of Puceul-La Chevallerais, drawings by L.-J.-M. Bizeul (1833) (approximate scale).
Les numéros 1 et 2 ont disparu. Les numéros 3 à 5 sont mentionnés dans le catalogue du musée de Nantes et y sont probablement toujours, bien que non identifiés en tant que tels. / Numbers 1 & 2 have disappeared. Numbers 3 to 5 are mentioned in the catalogue of the Museum of Archaeology of Nantes and are probably still housed there however not identified as such.
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Figure 3 : Objets provenant du dépôt de Puceul-La Chevallerais, dessins L.-J.-M. Bizeul (1833). (Sans échelle). / Figure 3: Objects belonging to the hoard of Puceul-La Chevallerais, drawings by L.-J.-M. Bizeul (1833) (not to scale).

Ils ont été publiés sous le nom de Plessé (Briard, 1961) et sont toujours au musée archéologique de Nantes (voir figure 5). / They have been published under the location of Plessé (Loire-Atlantique) by J. Briard in 1961, and are still housed in the archaeological Museum of Nantes (see fig. 5).
10La publication de L.-J.-M. Bizeul (1833) offre l’illustration d’une grande partie des objets qui sont alors en sa possession, ainsi que deux objets disparus, faisant alors partie de la collection Halgan.
11Ces planches figurent plusieurs fragments de haches à douille, des fragments d’épées, une hache à ailerons, un fragment de racloir, une flamme de pointe de lance et un possible fragment de poignard à languette. La forme du racloir, du type à bélière, l’association hache à ailerons subterminaux et haches à douille ainsi que les lames d’épée à bourrelet central vraisemblablement de type en langue de carpe prouve l’appartenance du dépôt au BFa 3.
12La première publication étant relativement peu connue, alors que la description donnée est pourtant très poussée pour l’époque, les relations sur l’inventaire et la typologie des objets ont donné lieu à des erreurs. Nous donnons ici un historique commenté des mentions décrivant ce dépôt.
135 haches, 2 épées, 1 poignard. 8 objets. « Fonderie- renfermés dans un pot grossier – dispersés – quelques objets sont à l’Académie de Nantes – Renseignement M. de Mortillet. »
14« Découverte signalée par Bizeul. » « Le lieu de la découverte, l’île aux Lièvres, sur la rivière de l’Isac, est à l’est de la commune de Blain, sur le territoire de Puceul, « mais à plus de deux lieues du bourg de ce nom, près duquel il faut bien se garder de l’aller chercher. » Faute d’avoir connu cette recommandation, je n’ai pu donner à l’article Puceul aucun renseignement sur cette magnifique trouvaille ; elle est trop importante pour que je n’y revienne pas ici.
15L’île aux Lièvres, sur l’Isac, est située entre la Chevaleraie au nord et le château du Dréneuc au sud. En novembre 1828, lors des travaux du canal de Nantes à Brest, les ouvriers occupés au creusement des terres de l’île découvrirent un vase en argile rempli d’objets en bronze. M. Bizeul, qui nous a conservé la relation détaillée de cette trouvaille (Les Nannètes), indique le point précis du dépôt : N 89 du plan du canal, entre les profils 22 et 23 du premier bief, versant de la Vilaine. Nous transcrivons, en l’abrégeant, une partie de ces notes et en les traduisant un peu, car les dénominations de matars, etc., seraient maintenant incomprises.
16Haches : 5 entières. Celle qui fut envoyée à M. l’amiral Halgan est une hache à ailerons de 12c5, avec bélières.
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4 fragments : hache plate, sur le modèle des haches en pierre ; hache à ailerons et haches à douille.
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Pointes de lance : 2, à douilles se prolongeant jusqu’à la pointe (11c).
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Épées : 6 fragments appartenant à 2 épées à nervures ; fragments de poignées.
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Poignard : 1 poignard de 10c de long avec échancrures près de la soie ; déposé au musée de Nantes. La soie est plate et taillée carrément.
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1 racloir avec bélière au dos ; longueur de coupant, 6 à 7c
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2 anneaux cylindriques et 1 bouton.
17Enfin deux objets, à mon avis, d’un intérêt très grand et décrits en ces termes par M. Bizeul : « Une sorte de bossette échancrée d’un pouce 5 lignes de diamètres. – Fragments de mors de bride. » Je verrais là des objets assez semblables aux pièces découvertes en septembre 81, parmi les bronzes de la trouvaille de la Prairie-de-Mauves, et dont on connaît seulement quelques exemplaires en France. »
18P. de Lisle du Dreneuc reproduit fidèlement le texte de Bizeul, d’après son livre « Des Nannètes… » (Bizeul, 1854-1860). De plus, il réactualise la terminologie (il détermine par exemple le racloir à bélière), mais oublie les « masses informes » probablement liées à la métallurgie et la « petite barre de cuivre ».
19Puceul à « L’Isle-aux-Lièvres, ou La Chevallerais – 1828, dans une poterie, débris divers sur lesquels 8 sont conservés, culot, haches, 4 à ailerons, 1 à douille ».
20Dans cette description très incomplète, le chiffre concernant les types de hache est erroné, et sera repris par la suite.
21On notera ici le probable doublon entre Puceul et Blain, pour lequel A. de Mortillet décrit : « 1828, débris divers, lances, épées, haches à ailerons et à douille ». En effet, Blain est plus près de La Chevallerais que Puceul. Ce doublon avec Blain, suivi par J. Déchelette, est corrigé par J. Briard en 1965 (p. 314, n° 343).
22« Puceul (Île aux Lièvres ou La Chevallerais). – 1828. – Dans un vase d’argile, débris divers, parmi lesquels 8 sont conservés, dont 1 culot, 4 haches à ail., 1 à d. (M.) [Quelques objets appartiennent à l’Académie de Nantes] (C. d’après un renseignement de G. de M.).
231 frag. de hache à t., haches à d., 2 ptes de lance, 1 poignard, 50 lames d’épées et différents débris indéterminés [En partie coll. Hagan (sic)] (P. de L.) »
24Renvois à Chantre, 1875 ; de Mortillet, 1894 ; LdD, 1883 et 1882
25J. Déchelette publie une grosse erreur concernant le nombre de fragments d’épée et reprend la méprise d’A. de Mortillet à propos des haches.
26« Ile aux Lièvres, ou La Chevallerais. 1828. Dans un vase en argile, 5 h dont h à ail., et à d., 1 fgt h à t., fgts d’épées « à nervures », 1 poignard de 10 cm à encoches, 1 racloir, anneaux, boutons, débris divers, 1 culot. »
27J. Briard semble reprendre la description de P. de Lisle du Dreneuc, 1882, mais ne mentionne pas les pointes de lance, notamment.
28Elle liste, d’après J. Déchelette, 1910 et P. de Lisle du Dreneuc, 1882 : « 5 haches entières dont « une hache à ailerons avec bélière » longue de 125 mm ; 4 fragments de hache plate, à ailerons et à douille ; 2 pointes de lance ; 6 fragments d’épées dont des fragments de poignées ; 1 poignard long de 100 mm et muni d’échancrures près de la soie ; 1 racloir à bélière, dont la « longueur du coupant » mesurait 60 à 70 mm ; 2 anneaux cylindriques ; 1 bouton, « une sorte de bossette échancrée d’un pouce » ; fragments de mors de bride (sans doute bugles). »
29C. Maggi précise que deux fragments de poignard et trois fragments d’épées ont été remis à la Société archéologique de Nantes par L.-J.-M. Bizeul, rentrés au musée en 1856. Elle intègre une illustration de Bizeul dans son mémoire, mais sans en donner la source et sans faire le lien avec l’article de 1833 de Bizeul.
30Les dessins des objets du dépôt de Puceul-La Chevallerais sont restés mal connus : quelques-uns ont été repris dans le mémoire universitaire de C. Maggi (1990), mais ils n’ont alors été rattachés à aucun objet conservé.
31Les dessins relativement précis réalisés en 1833 nous ont pourtant amenée à nous pencher sur des objets présents dans les collections du musée départemental archéologique de Nantes, le musée Dobrée : ces objets ont déjà été publiés en 1961 par J. Briard, mais sous le nom d’un autre dépôt, celui de Plessé, découvert en 1859. De nombreuses correspondances s’observent pourtant entre ces objets et ceux dessinés par Bizeul, comme le montre la figure 4. On peut s’appuyer sur certains détails comme le fragment de tranchant de hache cassé en deux dans le sens de la longueur, le fragment de racloir, voire sur certains contours de haches ou de fragments d’épées, pour se convaincre que les deux ensembles figurés sont un seul et même dépôt.
Figure 4 : Mise en correspondance entre certains objets de Puceul-La Chevallerais dessinés par L.-J.-M. Bizeul et ceux dessinés par J. Briard comme provenant de Plessé : il s’agit clairement des mêmes objets. / Figure 4: Parallels between some objects of Puceul-La Chevallerais drawn by Bizeul and those drawn by Briard and attributed to the hoard of Plessé: it clearly shows these are the same objects.
32Les objets publiés comme provenant de Plessé sont bel et bien ceux de Puceul. Lorsqu’il publie Plessé, J. Briard ne semble pas avoir connaissance de la planche de L.-J.-M. Bizeul et ne peut donc faire le lien entre les deux dépôts.
- 4 Ce qui a également pu contribuer à la confusion, le dépôt de Plessé ayant été découvert en 1859.
33Ces objets sont conservés depuis longtemps au musée archéologique de Nantes : le premier « catalogue énonciatif » du musée fait mention de l’entrée, à l’année 1856 et sous le numéro 859, de 29 objets découverts en 1828 « lors des fouilles du canal de Nantes à Brest » donnés par L.-J.-M. Bizeul. Le début de la confusion vient sans doute du fait que sous cette entrée n’est pas mentionnée le nom de la commune de découverte. On retrouve pourtant bien ce numéro 859 sur des étiquettes anciennes collées sur les objets4.
- 5 Un fragment de pointe de lance a été retrouvé juste avant la publication de cet article au musée Do (...)
34Il reste que certains des objets mentionnés par L.-J.-M. Bizeul, et certains listés dans le catalogue énonciatif, n’ont pas été retrouvés à l’heure actuelle dans les réserves du musée (tabl. 1 et 2)5. Ils doivent pourtant faire partie des collections puisqu’ils sont inscrits au catalogue. D’autres investigations sont à poursuivre sur les objets sans provenance du musée.
35Pour ce qui est du dépôt de Plessé, il est nécessaire de retourner à la première mention à notre disposition, à savoir l’entrée manuscrite, au no 1025, du premier catalogue énonciatif du musée archéologique de Nantes, qui indique : « Bracelets gaulois en bronze, hache, fragments d’épée et débris inf. Les bracelets sont recouverts de ciselures grossières et d’une patine verte, pulvérulente. Ces fragments au nombre de quatorze ou quinze ont été découverts dans un champ de la commune de Plessé (Loire-Inférieure) acquis au prix modique de dix francs par l’intermédiaire de notre collègue Mr Bizeul de Blain. » Cette mention a été correctement retranscrite par P. de Lisle du Dreneuc en 1883, qui a respecté les singuliers et pluriels de cette description : il faut en effet comptabiliser une seule hache, plusieurs bracelets et, peut-être des fragments d’une seule épée (trois fragments dans P. de Lisle du Dreneuc).
- 6 Le récent article de J. Gomez de Soto mentionnant Plessé prenait appui sur l’article de J. Briard ( (...)
36Il est difficile d’assigner ce dépôt à l’horizon de l’épée en langue de carpe avec une telle description6. Au contraire, un tel assemblage, en particulier l’association d’une hache avec plusieurs bracelets décorés, pourrait indiquer une datation au Bronze moyen 2. Ces objets devraient également être présents au Musée archéologique de Nantes. Quelques objets y sont attribués à Plessé (Maggi, 1990, p. 227-236), mais leur patine exclut qu’il puisse s’agir d’un même ensemble. Une hache à rebords en très mauvais état pourrait éventuellement correspondre à la description, ainsi que deux fragments de bracelets, et un troisième se raccordant à l’un d’entre eux (Nordez, à paraître), mais ceux-ci ne possèdent absolument pas la patine pulvérulente mentionnée dans le catalogue.
37Le numéro précédant la description et apparaissant sur la planche figurant une partie des objets (fig. 5) reprend le dernier chiffre du numéro d’inventaire du musée. Tous les objets de Puceul-La Chevallerais sont marqués comme suit : 2006.0.43.n…
38No 1 : fragment distal de hache à douille de type inconnu. Le tranchant est absent (partie très endommagée par la corrosion). L’objet présente une cassure, irrégulière, mais celle-ci est récente. L’objet a été préparé après la fonte : les bavures latérales ont été bien effacées. L’absence de tranchant ne nous permet pas de savoir si l’objet a été préparé jusqu’au bout et s’il a servi. Cependant, un début de pincement du tranchant visible sur le profil, juste avant la cassure, indique que l’objet a vraisemblablement été fini et martelé (éventuellement plusieurs fois).
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Dimensions : Long. : 59/ l. max : 33/ ép. max : 21
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Masse : 91 g.
39No 2 : fragment médian de lame de hache. Cette partie de la hache présente une section à facettes (fig. 6, c). Les plats ne possèdent pas de décor. On remarque des bavures sur les profils, peu importantes mais débordantes néanmoins : l’objet n’a pas été fini.
- 7 Ce dépôt ayant fait l’objet d’une fouille, la présence de cet objet en contexte du Bronze final 3 e (...)
40Il pourrait éventuellement s’agir d’une lame de hache à talon. On connaît en effet plusieurs exemplaires de haches à talon du Bronze moyen bien attestés en contexte de dépôt Bronze final 3, notamment dans les dépôts de Kergaradec 17 et de Menez Tosta à Gouesnac’h (Briard, 1958 ; Fily, 2009), ou encore dans celui de la Chapelle des Roches au Châtellier dans l’Orne (Bordas, 2016). Mais ici, lame ne possède pas une épaisseur suffisante pour être celle d’une hache à talon. La forme et épaisseur du fragment n’évoque pas non plus les haches à ailerons, courantes dans les dépôts de cette période. Sa section, au contraire, nous amène à y voir une possible hache à tourillons. Souvent brutes de fonte ou à l’état d’ébauche (Challans, Kergaradec, Meschers), on en rencontre régulièrement dans les dépôts de l’horizon de l’épée en langue de carpe : entre autres à Gouesnac’h, Kergaradec 2, dans le Finistère (Fily, 2009), à Planguenoual, Côtes-d’Armor (Briard et al. 1973), à Saint-Père-en-Retz, La Tiédenaie, Loire-Atlantique (Maggi, 1994), à Challans, Vendée (Verney, 1990), à Mougon, Triou, dans les Deux-Sèvres (Pautreau et al., 1983), à Meschers, Charente-Maritime (Gachina et al., 2008), à Saint-Yrieix, Vénat, Charente (Coffyn et al., 1981). Ce type d’objet est bien connu en péninsule Ibérique et en Italie (ibid., carte 4) : des moules y ont été trouvés comme à Sabucina, Caltanissetta, en Sicile (Albanese Procelli, 2004).
41Il serait par ailleurs intéressant de connaître la composition de ce fragment : en effet, ce type d’objet peut être en bronze comme dans le dépôt de Mougon, ou en cuivre, comme l’exemplaire de Meschers, dont la composition en éléments-traces diffère d’ailleurs de celles des autres objets du dépôt (Gomez de Soto et Gachina, à paraître).
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Dimensions : L. : 41/l. max : 33/ép. max : 11
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Masse : 74 g.
- 8 Cassures produites lors de la découverte : elles figurent déjà sur le dessin de L.-J.-M. Bizeul (fi (...)
42No 3 : tranchant de hache à douille. Aujourd’hui en deux fragments, cette cassure longitudinale est cependant récente, tout comme l’est la cassure proximale8. Le métal est en effet fragile (fissures dues à la corrosion). L’objet présente du reste une patine différente, plus sombre, et non verte comme celle des autres pièces du dépôt, d’où l’hypothèse de Bizeul selon laquelle l’objet a été passé au feu. Le fond de la douille est présent et l’épaisseur de métal au tranchant est de 28 mm. Le tranchant montre un fil très abîmé, qui ne permet pas de dire s’il a été utilisé ou non. Celui-ci présente un aspect convexe mais sans traces de martelage ou de stries d’affûtage observées.
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Dimensions : L. : 37/l. tr : > 48 / ép. max : 14
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Masse : 67 g.
43No 4 : fragment de lame d’épée de type en langue de carpe. Il s’agit d’une lame à bourrelet central assez marqué, bordé d’un sillon de part et d’autre. L’objet a été mis en forme : un ressaut est visible le long du tranchant et le fil est aigu. Ce fragment possède deux cassures ; son profil est très légèrement courbe.
44Sur une face, plusieurs éléments étaient collés, agglutinés par la corrosion. Certaines pièces ont été décollées, on en voit encore les traces. Il reste encore sur la lame un rivet, très fin, de 3 mm de diamètre pour 18 mm de longueur (fig. 6, a). Il présente une bavure latérale. On observe aussi un petit fragment de tôle rectangulaire, légèrement concave, d’une épaisseur inférieure à 1 mm. Il mesure 11 x 14 mm. En dessous, un autre petit fragment d’une épaisseur similaire, mais informe (en partie caché par des boursouflures de métal).
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Dimensions : L. : 48/l. : 35/ép. lame : 8
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Masse : 57 g.
45No 5 : fragment d’épée de type en langue de carpe. La lame présente un large et épais bourrelet central, marqué par deux rainures assez larges. Les bords sont très détériorés, avec des cassures liées à la corrosion (sauf à un endroit). Le tranchant a été mis en forme : il s’affine vers le fil, sans présenter cependant de réel ressaut. Son profil est très légèrement convexe, presque sinueux. Sur cette pièce également, on observe des traces d’éléments décollés.
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Dimensions : L. : 42/l. max : 39/ép. max : 9
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Masse : 50 g.
46No 6 : fragment d’épée de type en langue de carpe, présentant deux cassures et un profil très légèrement courbe. La lame est à section à bourrelet central, mais différente de la précédente : elle est bordée d’une ligne décorative. Au tranchant, le fil est fin et régulier : il a été mis en forme. Outre quelques traces récentes (dues à la corrosion), on observe quelques stigmates anciens sur le fil : d’un côté une cassure qui semble bien être de facture ancienne, et sur l’autre fil quelques marques de coups, très peu profonds et rapprochés. Ces stigmates peuvent témoigner d’une utilisation de l’objet. Ici encore, on remarque des traces d’éléments décollés (très peu de la surface d'origine de l’objet est visible).
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Dimensions : L. : 45/l. max : 35/ép. max : 8
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Masse : 46 g.
47No 7 : long fragment distal d’épée de type en langue de carpe (il manque la pointe). L’épaisseur centrale de la lame est assez peu marquée, et bordée d’une ligne assez large, sans pour autant être aussi prononcée que celles du fragment no 5. Les bords sont altérés, et l’on remarque des micro-fissures qui témoignent de la fragilité du métal ainsi qu’un gondolement du fil, de facture récente. Ce fragment a été cassé en deux à une époque récente. Il présente deux cassures, anciennes, et un profil assez droit sauf à l’approche de la cassure distale où il est courbe.
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Dimensions : L. : 105/l. max : > 3 2/ l. min : 25/ép. max : 7
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Masse : 98 g.
48No 8 : fragment d’épée de type en langue de carpe. La lame possède une section à bourrelet central. Le fil est régulier, sans pour autant être vif. Il montre des stigmates anciens notamment une importante cassure d’un côté (au côté d’enlèvements dus à la corrosion), et plusieurs traces de coups de type entaille, rapprochés, de l’autre côté. Ces trois petites entailles peuvent être le témoin d’une utilisation. L’objet présente du métal aggloméré en surface. Son profil est droit.
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Dimensions : L. : 48/l. max : 34/ép. max : 8
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Masse : 48 g.
49No 9 : moitié de racloir trapézoïdal à bélière. Il présente un dos épais de 2,5 mm, sur lequel on observe l’endroit de la jointure des valves du moule par le biais d’un petit décalage, lequel a été repris après la fonte. Le fil présente plusieurs petits enlèvements récents, dus à la corrosion. On n’observe pas de stries qui pourraient, suivant leur aspect, témoigner d’un affûtage par abrasion, ou d’une utilisation.
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Dimensions : L : 38/l. (= hauteur) : 33/ép. max : 6
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Masse : 28 g.
50Un morceau de tôle d’1 mm d’épaisseur est collé sur une des faces de ce racloir (fig. 6, b) : elle présente deux cassures anciennes et un bord qui possède une convexité. L. : 13/L. max : 7/ép. : 1 mm
51No 10 : résidu de coulée, entier. L’objet présente un côté bien plat, correspondant à la face supérieure, et un côté bombé, lequel était en contact avec le sol. Il s’agirait d’un écoulement sur le sol d’après la nomenclature établie par C. Le Carlier de Veslud et al. (2014).
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Dimensions : L. : 47/l. : 33/ép. : 12
-
Masse : 54 g.
52No 11 : Anneau massif entier, non déformé, et fini (pas de bavures). La tige est mince et de section subcirculaire, presque triangulaire, un peu anguleuse sur la face interne. On observe par ailleurs un léger méplat sur un côté, qui peut être interprété comme une usure du métal et donc comme le signe d’une utilisation de l’objet.
-
Dimensions : diam. ext : 35/diam. int : 26/diam tige : 4,5
-
Masse : 8 g.
53No 12 : Anneau à tige creuse, entier, non déformé. La fente interne est jointive à un endroit et le noyau d’argile a été gratté, ce qui montre que la pièce a été reprise après coulée. Pourtant, elle n’a pas été complètement régularisée : on observe une belle bavure sur le diamètre externe, débordante à certains endroits ; elle n’est pas disposée de manière centrale. Par ailleurs, l’emplacement du point de coulée n’est pas observable.
-
Dimensions : diam. ext : 35/diam. int : 22/diam tige : 6x8
-
Masse : 18 g.
54No 13 : Possible fragment de racloir. On remarque en effet un dos (3 mm d’épaisseur), avec une trace de jointure du moule reprise après fonte, et à l’opposé, un tranchant. Il pourrait également s’agir d’un fragment de couteau.
-
Dimensions : L. : 30/l. max : 25/ép. max : 3
-
Masse : 14 g.
Figure 5 : Dessins d’une partie du dépôt de Puceul-La Chevallerais (objets connus, conservés au musée archéologique de Nantes) (dessins M. Mélin. Les tirets indiquent des cassures récentes). / Figure 5: Drawings of part of the hoard of Puceul-La Chevallerais (known objects, housed in the Archaeological Museum of Nantes) (drawings: M. Mélin. The dashes indicate a recent fracture).
Figure 6 : Quelques objets du dépôt de Puceul-La Chevallerais. a et b) fragment d’épée no 4 avec morceaux de bronze collés, dont un rivet, et traces d’objets décollés ; c) moitié de racloir (no 9), avec élément collé sur une face, bon état du métal ; d) fragment probable de hache à tourillons (no 2), vue sur son profil facetté et sa bavure latérale (clichés M. Mélin). / Figure 6: Details of objects of Puceul-La Chevallerais. a) and b) sword fragment no 4 with elements stuck by corrosion (of which a rivet); c) half of a hog’s back knife (no 9) with a piece of metal stuck on it; d) Probable fragment of a faceted axe with lateral appendices (“hache à tourillon”) (no 2) (cl. M. Mélin).
55Suivant la première mention et l’inventaire donnés par L.-J.-M. Bizeul (1833), et les objets retrouvés au musée Dobrée, le dépôt de Puceul-La Chevallerais serait composé ainsi :
56Objets connus :
-
2 fragments de haches à douille ;
-
1 fragment de hache à tourillons ;
-
5 fragments de lames d'épées ;
-
2 fragments de racloirs ;
-
2 anneaux ;
-
1 résidu de coulée ;
-
3 fragments de tôle (collés à un fragment d’épée et un fragment de racloir) ;
-
1 rivet (collé à un fragment d’épée) ;
57Objets non localisés ou disparus, d’après la description de L.-J.-M. Bizeul (fig. 2 et 3) :
-
1 hache à ailerons ;
-
4 autres haches de type inconnu ;
-
-
2 fragments de poignard (ou couteau) ;
-
fragments d’anneaux ;
-
1 « chaînon » ;
-
divers fragments dont morceaux de poignées et de gardes d'épées ;
-
– « mors de bride » ;
-
1 « bossette échancrée » ;
-
1 bouton ou agrafe à deux tenons ;
-
1 « petite barre de cuivre » aux extrémités pointues ;
-
des « masses » ou « morceaux informes » (déchets de fonderie ?) ;
-
d’autres fragments informes.
58Cette liste ne permet pas de donner le nombre exact des objets : L.-J.-M. Bizeul précise bien que certains ont rapidement disparu après la découverte : « plusieurs, et les plus curieux, ont disparu ». Par ailleurs, malgré sa description très précise, il ne détaille pas, ni ne dessine les plus petits fragments ou les objets informes. À noter par ailleurs que deux fragments d’épées remontent, comme Bizeul le précise lui-même, mais la cassure est récente. Au total, le dépôt a pu regrouper une quarantaine d’objets au minimum (tabl. 1).
59Outre la correction de provenance, cette révision aura permis d’approcher la composition réelle de cet ensemble au moment de son dépôt, bien qu’il manque encore une partie des informations. Si le dépôt de Puceul-La Chevallerais reste bien attribuable à l’horizon métallique de l’épée en langue de carpe comme il l’a été jusqu’ici dans les inventaires, le dépôt de Plessé a contrario n’en est pas nécessairement contemporain d’après la seule description de sa composition. Les recherches sont à poursuivre dans les collections du Musée archéologique de Nantes pour ces deux ensembles.
Tableau 1 : Récapitulatif des objets composant le dépôt de Puceul-La Chevallerais, leur dénomination par Bizeul, leur dénomination selon les typologies actuelles, leur localisation actuelle. Lorsque le nombre n’est pas précisé et que la description indique un pluriel, nous avons compté deux objets. / Table 1: Details of the artefact composing the hoard of Puceul-La Chevallerais.
|
|
objet
|
type
|
figure Bizeul
|
état
|
ancienne collection
|
n° inv Dobrée
|
mentionné dans le catalogue énonciatif du musée ?
|
dénomination dans le catalogue
|
|
objets disparus
|
hache
|
à ailerons
|
n° 1
|
presque complet
|
Halgan
|
*
|
*
|
|
|
|
pointe de lance
|
à flamme biconvexe
|
n° 6
|
incomplet
|
Halgan
|
*
|
*
|
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
?
|
disparu à la découverte
|
*
|
*
|
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
?
|
disparu à la découverte
|
*
|
*
|
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
?
|
disparu à la découverte
|
*
|
*
|
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
?
|
disparu à la découverte
|
*
|
*
|
|
|
|
pointe de lance
|
inconnu
|
*
|
?
|
disparu à la découverte
|
*
|
*
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Objets appartenant au musée Dobrée
|
hache
|
à tourillons ?
|
n° 3
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.2
|
oui
|
deux fragments de matar
|
|
|
hache
|
à douille
|
n° 4
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.3
|
oui
|
deux fragments de matar
|
|
|
hache
|
à douille
|
n° 5
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.1
|
oui
|
deux fragments de matar
|
|
|
épée
|
en langue de carpe
|
n° 7
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.8
|
oui
|
trois fragments d'épée
|
|
|
épée
|
en langue de carpe
|
n° 7
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.6
|
oui
|
trois fragments d'épée
|
|
|
épée
|
en langue de carpe
|
n° 7
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.5 ou 4
|
oui
|
trois fragments d'épée
|
|
|
épée
|
en langue de carpe
|
n° 8
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.4 ou 5
|
oui
|
trois fragments d'épée
|
|
|
épée
|
en langue de carpe
|
n° 8
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.7
|
oui
|
trois fragments d'épée
|
|
|
épée
|
en langue de carpe
|
n° 8
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.7
|
oui
|
trois fragments d'épée
|
|
|
racloir
|
trapézoïdal
|
n° 10
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.9
|
oui
|
dit couteau
|
|
|
racloir ?
|
trapézoïdal ?
|
n° 10
|
fragment
|
Bizeul
|
2006.0.43.13
|
oui
|
dit couteau
|
|
|
anneau
|
à tige massive
|
n° 11
|
entier
|
Bizeul
|
2006.0.43.11
|
oui
|
3 anneaux
|
|
|
anneau
|
à tige creuse
|
n° 11
|
entier
|
Bizeul
|
2006.0.43.12
|
oui
|
3 anneaux
|
|
|
déchet de coulée
|
écoulement de coulée
|
*
|
entier
|
Bizeul
|
2006.0.43.10
|
?
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Objets anciennement dans la collection Bizeul, vraisemblablement dans les réserves du musée Dobrée mais non reconnus
|
hache
|
à ailerons ? À talon ?
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
deux fragments de matar
|
|
|
poignard
|
à languette trapézoïdale ?
|
n° 9
|
incomplet
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
|
|
|
poignard
|
à languette trapézoïdale ?
|
n° 9
|
incomplet
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
|
|
|
anneau
|
inconnu
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
3 fragments d'anneaux
|
|
|
anneau
|
inconnu
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
3 fragments d'anneaux
|
|
|
anneau
|
inconnu
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
3 fragments d'anneaux
|
|
|
anneau oval
|
anneau ou autre
|
n° 11
|
entier
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
3 anneaux
|
|
|
épée
|
morceau de poignée
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
épée
|
morceau de poignée
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
épée
|
garde d'épée
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
épée
|
garde d'épée
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
"mors de bride"
|
|
*
|
inconnu
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
applique ?
|
hémisphérique
|
n° 12
|
incomplet
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
applique ?
|
hémisphérique à bélières
|
n° 12
|
entier
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
?
|
|
n° 12
|
?
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
fragment
|
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
fragment
|
|
*
|
fragment
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
déchet de coulée ?
|
|
*
|
inconnu
|
Bizeul
|
?
|
?
|
|
|
|
alène ? Poinçon ?
|
|
*
|
a été limée et peut-être passée à feu d'après Bizeul: « elle n'est plus dans l'état où elle était lors de sa découverte. Son vernis antique a entièrement disparu sous l'action de la lime et probablement du feu »
|
Bizeul
|
?
|
oui
|
petite barre en bronze
|
|
|
|
|
|
|
|
|
indéfinis:
|
8 fragments de bronze oxidés (sic)sans formes appréciables
|
Tableau 2 : Récapitulatif des objets de Puceul-La Chevallerais dont la localisation actuelle n’est pas connue, avec la description qu’en fait L.-J.-M. Bizeul, ainsi que les dimensions qu’il en donne, converties. Ces précisions pourraient éventuellement permettre de retrouver certaines pièces / Table 2: Details of the missing artefacts composing the hoard of Puceul-La Chevallerais.
|
|
objet
|
type
|
figure Bizeul
|
description par Bizeul des objets non retrouvés
|
dimensions en pouces
|
dimensions converties approximatives
|
état d'après description Bizeul
|
|
objets disparus
|
hache
|
à ailerons
|
n° 1
|
à douille extérieure, bélière
|
4,5 pouces de long, tr restitué : 1,4 pouce
|
Long. : 120 mm/ l. tr : 38 mm
|
entier avec cassure au tranchant et sommet endommagé
|
|
|
pointe de lance
|
à flamme biconvexe
|
n° 6
|
pointe émoussée, « entrée de la douille est brisée »
|
4 pouces de long, 1,3 pouces de large
|
Long. : 110 mm/ l. : 35 mm
|
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
*
|
*
|
*
|
*
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
*
|
*
|
*
|
*
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
*
|
*
|
*
|
*
|
|
|
hache
|
inconnu
|
*
|
*
|
*
|
*
|
*
|
|
|
pointe de lance
|
inconnu
|
*
|
*
|
*
|
*
|
*
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Objets anciennement dans la collection Bizeul, vraisemblablement dans les réserves du musée Dobrée mais non reconnus
|
hache
|
à ailerons ? À talon ?
|
*
|
« matar brisé dans sa moitié, à la naissance de la douille, qui est extérieure, et dont les rebords sont assez bien conservés, ainsi que la hache ou coupant »
|
3,9 pouces de long, tr restitué : 1,4 pouce
|
Long. : 105 mm/ l. tr : 38 mm
|
fragment ou presque entier ? : brisé dans sa moitié, à la naissance de la douille. cassure au tranchant.
|
|
|
poignard
|
à languette
|
no 9
|
en deux fragments
|
devait avoir 6 pouces de long
|
Environ 162 mm de longueur restituée
|
incomplet (manque la poignée : cf Bizeul parle de deux échancrures, joignant le reste de la poignée)
|
|
|
poignard
|
à languette
|
no à
|
(deuxième fragment peut-être jointif – cassure ancienne ou récente ? – comptés comme 2 dans le doute)
|
|
|
|
|
|
anneau
|
inconnu
|
*
|
anneaux - « quelques petits fragments analogues »
|
*
|
*
|
petit fragment
|
|
|
anneau
|
inconnu
|
*
|
anneaux - « quelques petits fragments analogues »
|
*
|
*
|
petit fragment
|
|
|
anneau
|
inconnu
|
*
|
anneaux - « quelques petits fragments analogues »
|
*
|
*
|
petit fragment
|
|
|
anneau oval.
|
anneau ou autre
|
no 11
|
« chaînon resserré dans son milieu »
|
2 pouces de long
|
Long. : 54 mm
|
|
|
|
épée
|
morceau de poignée
|
*
|
« morceaux de poignées » deux sont comptées
|
*
|
|
fragment
|
|
|
épée
|
morceau de poignée
|
*
|
« morceaux de poignées » deux sont comptées
|
*
|
|
fragment
|
|
|
épée
|
garde d'épée
|
*
|
« gardes d'épées » deux sont comptées
|
*
|
|
fragment
|
|
|
épée
|
garde d'épée
|
*
|
« gardes d'épées » deux sont comptées
|
*
|
|
fragment
|
|
|
"mors de bride"
|
|
*
|
« mors de bride »
|
*
|
|
|
|
|
applique ?
|
|
No 12
|
« bossette échancrée »
|
1,5 pouce de diamètre
|
Diamètre : 40 mm
|
|
|
|
applique ?
|
|
no 12
|
« bouton ou agrafe à deux tenons »
|
*
|
|
|
|
|
?
|
|
no 12
|
un troisième objet circulaire est figuré : verso du premier ou autre objet ?
|
*
|
|
|
|
|
fragment indéterminé
|
|
*
|
« d'autres [fragments], tellement brisés et oxidés [sic], qu'il est difficile de deviner à quels instruments ils ont appartenus deux sont comptés, il est probable qu'ils soient plus nombreux »
|
*
|
|
fragment
|
|
|
fragment indéterminé
|
|
*
|
« d'autres [fragments], tellement brisés et oxidés [sic], qu'il est difficile de deviner à quels instruments ils ont appartenus deux sont comptés, il est probable qu'ils soient plus nombreux. »
|
*
|
|
fragment
|
|
|
déchet de coulée ?
|
|
*
|
« morceaux informes » « masses », puis compare avec deux masses de cuivre non travaillé trouvé dans un dépôt analogue trouvé en 1832 sur la commune d'Estables, Côtes-du-Nord
|
*
|
|
|
|
|
alène ? Poinçon ?
|
|
*
|
petite barre de section carrée (?), « allant en pointe de chaque bout », La longeur suggère une grande barre !
|
13, 3 pouces de long, carrée de 5 lignes sur 5
|
360 mm de longueur
|
« elle n'est plus dans l'état où elle était lors de sa découverte. Son vernis antique a entièrement disparu sous l'action de la lime et probablement du feu »
|
|
|
|
|
|
|
conversion:
|
le pouce = 2,706 cm ; la ligne (0,226 cm)
|
|