Navigation – Plan du site

AccueilNuméros34Essai de classification typo-chro...

Essai de classification typo-chronologique des enclos funéraires de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer fouillés dans la Plaine de Caen (Calvados, Basse-Normandie)

Typo-chronological classification test of Bronze and Iron ages funerary enclosures excavated in la Plaine de Caen (Calvados, Basse-Normandie)
Versuch einer typochronologischen Einordnung von Grabgärten und Grabeinhegungen der Bronze- und Eisenzeit in der Ebene von Caen (Calvados, Basse-Normandie)
Mathieu Vandergucht
p. 125-142

Résumés

Dans le cadre d’un travail universitaire de Master 1 à l’université de Caen (Basse-Normandie) et de Master 2 à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne, les enclos funéraires protohistoriques identifiés lors de fouilles archéologiques effectuées sur le territoire de la Plaine de Caen ont été recensés. Le corpus des 119 structures ainsi répertoriées a tout d’abord fait l’objet d’une classification typologique en fonction de leur architecture. Si certaines formes d’enclos trouvent des équivalences dans des classifications typologiques existantes, la création d’une nouvelle codification des formes des enclos funéraires s’est avérée nécessaire pour mieux correspondre aux données des fouilles archéologiques. Enfin, l’étude des attributions chronologiques d’une grande partie des enclos funéraires de la Plaine de Caen, proposées par les archéologues, a permis d’identifier leurs caractéristiques principales par période permettant ainsi de proposer une classification typo-chronologique.

Haut de page

Texte intégral

1De nombreuses campagnes de prospections aériennes menées par Jean Desloges (service régional de l’archéologie de Basse-Normandie), effectuées de manière régulière ces vingt dernières années sur les plaines de Basse-Normandie, ont permis la création d’un corpus de 338 enclos funéraires protohistoriques supposés dont seule une vingtaine d’entre eux avait été étudiée lors de fouilles archéologiques. Ce corpus a été analysé par Arnaud Chevalier lors d’un travail universitaire (Chevalier, 2005) dont les résultats ont été publiés en 2009 (Chevalier, 2009).

2L’analyse des enclos funéraires protohistoriques en Plaine de Caen a donc été réalisée quasi exclusivement à partir des photographies aériennes. Dans le travail présenté ici, il s’agit au contraire de tenir compte uniquement des entités étudiées lors d’opérations de fouilles archéologiques réalisées sur la Plaine de Caen. Cette recherche, exécutée de la manière la plus exhaustive possible, a permis d’identifier 119 enclos fouillés lors d’opérations archéologiques. La problématique d’étude a donc été de caractériser les différents types architecturaux pour ensuite essayer d’aborder, à travers la proposition d’une typo-chronologie, la question de leur évolution au cours des deux millénaires que sépare le début de l’âge du Bronze du règne d’Auguste.

1. Le cadre d’étude

3La Plaine de Caen (fig. 1) est une longue dépression de vastes plateaux calcaires jurassiques surmontés d’une couverture discontinue et plus ou moins épaisse de limons lœssiques.

4La délimitation de la Plaine de Caen est un exercice complexe et ses résultats peuvent varier selon l’angle d’étude. La présente description s’appuie ici sur le récent projet de recherche collectif dirigé par Cécile Germain-Vallée et Laurent Lespez (Germain-Vallée et Lespez, 2012-2014).

5La Plaine de Caen représente une surface d’environ 1 240 km² soit un espace d’une cinquantaine de kilomètres de longueur du nord au sud pour une largeur de presque trente kilomètres d’est en ouest. Elle est limitée au nord par les côtes de la Manche, au nord-ouest par la vallée de la Seulles qui la sépare du bocage du Bessin et au sud-est par la vallée de la Guigne et la vallée du Laize. Celles-ci marquent bien la distinction entre la fin du Bassin parisien et la roche ancienne plissée du Massif armoricain. Cet espace correspond aux régions de la Suisse normande et du Bocage virois qui présentent un relief de petites collines dominées par des plateaux. Au sud, la vallée de l’Ante sépare la campagne de Falaise de la Plaine d’Argentan (Orne). Enfin, les avant-buttes de la vallée de la Dive à l’est marquent le début de la région bocagère du Pays d’Auge où s’étendent des plateaux forestiers encadrés de vallons qui atteignent une altitude proche de celle du Massif armoricain.

6L’espace de la Plaine de Caen est donc un paysage composite. Son relief est faiblement ondulé, s’inclinant progressivement vers la mer. Les altitudes maximales culminent aux alentours de 150 mètres à l’ouest de Falaise selon une pente générale orientée sud-ouest/ nord-est. L’hydrographie, de par la nature perméable du substrat calcaire, se caractérise par un faible nombre de rivières et par de modestes fleuves comme l’Orne mais aussi par un dense réseau souterrain d’origine karstique. Les axes fluviaux présentent tous plus ou moins une orientation sud-ouest/nord-est. Du sud-est au nord-ouest nous pouvons citer la Dives et ses trois affluents : l’Ante, le Laizon et la Muance, l’Orne et ses trois affluents : le Laize, la Guigne et l’Odon et enfin la Seulles et son affluent : la Mue.

7La Plaine de Caen n’est donc pas à proprement parler une « plaine ». Son nom résulte de la vocation céréalière de cet espace qui contraste avec les paysages bocagers alentour à vocation d’élevage.

2. Le corpus

8Le corpus (tabl. 1) est constitué des structures fossoyées interprétées par les archéologues comme étant des enclos funéraires, voire des architectures funéraires de type tumulaire de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer. Les structures funéraires de type tumulaire du Néolithique n’ont pas été prises en compte dans cette étude. L’interprétation est réalisée à partir d’indices funéraires mis au jour dans le fossé ou dans l’aire interne de la structure (restes osseux, restes cinéraires ou dépôts de mobilier d’accompagnement) ou par analogie avec ce type de monument. Le fait qu’un certain nombre d’enclos funéraires de la Plaine de Caen ne contiennent pas de restes humains peut être expliqué, si l’on admet la présence d’une structure tumulaire, par la possibilité qu’ils aient certes été enfouis sous le tertre mais surtout à même le sol de l’époque ou dans l’élévation de terre qui a aujourd’hui complètement disparu. Malgré tout, ils sont considérés comme des enclos funéraires, car il n’existe pas d’autres types de vestiges anthropiques qui possèdent cette forme en Plaine de Caen. Le seul type de structure avec lequel ils peuvent être confondus est l’habitat sur tranchée circulaire du Néolithique. Mais cette forme d’architecture étant toujours ou presque accompagnée de mobilier et/ou d’autres structures contemporaines à caractère domestique, la confusion est généralement écartée. C’est le cas de l’occupation du site de « L’Ormelet » à Saint-Contest (Ghesquière, 2001) qui comprend trois unités domestiques construites sur des fondations circulaires fossoyées, accompagnées de plusieurs fosses contenant des restes de bûcher, et mises au jour dans une zone d’habitat identifiée. Si l’interprétation de la vocation funéraire a été proposée lors du diagnostic archéologique, la fouille a bien démontré la vocation d’habitat de ces structures.

9Concernant les structures funéraires de type tumulaire, il est important de préciser qu’il est impossible d’avoir une vue exhaustive de leurs formes architecturales en Plaine de Caen. L’étude des tumulus de l’âge du Bronze encore en élévation en Bretagne (Briard, 1984) et dans le sud de l’Angleterre (Grinsell, 1941) a démontré que bon nombre de ces structures funéraires ne sont pas systématiquement associées à un fossé excavé. Cet article ne montre donc qu’une vue partielle des différentes architectures existantes à cette époque compte tenu de l’état de conservation des vestiges mis au jour. Il existe cependant dans la Plaine de Caen deux exemples de sépultures de l’âge du Bronze déposées sous un tertre exempt de fossé périphérique : la sépulture de l’âge du Bronze de Verson « Les Mesnils » (Germain-Vallée et Giraud, 2016) dont l’étude micromorphologique des comblements de la fosse sépulcrale a permis de démontrer la présence d’un tertre qui la recouvrait et la structure 77 de Fleury-sur-Orne « les Mézerettes » (Lepaumier et Brunet, 2011) dont la morphologie d’un enclos d’habitat semble clairement montrer la présence d’un monument de type tumulaire sur la sépulture. Le fossé de l’enclos d’habitat reprend, dans un périmètre proche de la sépulture, la forme curvilinéaire d’un élément morphogène disparu à son époque de construction.

10Les structures mises au jour en Plaine de Caen sont donc particulièrement difficiles à interpréter. Beaucoup de fossés sont très arasés et certains sont même conservés sur uniquement 5 cm de profondeur. Sur l’ensemble du corpus, les archéologues ont mis au jour des restes humains dans 52 enclos, des structures pouvant en abriter (fosses sépulcrales probables) dans 20, et 12 enclos ne contiennent pas de restes humains mais ont été mis au jour dans des ensembles funéraires. Trente-cinq monuments, soit 29,5 % du corpus, sont donc exempts de toute information anthropologique.

11En ce qui concerne le mobilier, les informations sont encore plus partielles avec uniquement 28 occurrences d’enclos funéraires qui ont été associées avec du mobilier céramique, métallique, lithique ou autre, pertinent mis au jour dans les comblements des fossés et/ou dans les sépultures associées.

3. Répartition des sites étudiés

12Le but originel de cette étude était de se limiter aux sites de la Plaine de Caen (fig. 1) qui constitue un corridor naturel bien spécifique et qui joue un rôle particulier en tant que vecteur de peuplement par son potentiel céréalier et par sa facilité d’occupation, toute relative, que procure un territoire au relief faiblement accidenté. Malgré tout, il a paru évident d’intégrer les sites de Monceaux-en-Bessin, de Vaucelles et de Saint-Martin-des-Entrées qui comprennent à eux seuls six enclos funéraires. Bien que ces sites soient situés dans le Bessin, leur localisation en limite de la Plaine de Caen, entre 2 et 6 km de distance de la Seulles, permet de penser qu’ils font partie d’une même aire chrono-culturelle. A contrario, la nécropole à monuments de Saint-Gatien-des-bois fouillée en 2012 (Giraud et Coupard, 2014) est la seule du Calvados à être exclue de cette étude car elle est située sur un des contreforts du Pays d’Auge à plus de 30 km de l’aire géographique concernée.

Figure 1 : Carte de répartition des enclos funéraires. / Figure 1: Map of the distribution of the funerary enclosures.

Figure 1 : Carte de répartition des enclos funéraires. / Figure 1: Map of the distribution of the funerary enclosures.

13Le corpus établi comprend 119 enclos funéraires répartis sur 50 sites archéologiques dont la majorité, soit 32 sites, ne recense qu’un seul enclos funéraire. Dix-huit sites archéologiques comprennent entre 2 et 12 occurrences d’enclos distinctes.

14L’ensemble de ces structures funéraires sont répartis sur 33 communes. Quatre-vingt-quatre occurrences ont été découvertes dans 24 des communes situées à proximité de Caen. Une grande part des enclos funéraires a été mise au jour lors d’opérations de fouille préventive consécutives aux aménagements liés à la croissance de l’agglomération caennaise. Les autres communes concernées sont regroupées autour de l’agglomération de Bayeux, sur le tracé de la nationale N158 au niveau de Falaise et sur le littoral. La position de ces sites n’est donc pas fortuite mais résulte des projets d’aménagement relatifs aux différents pôles économiques et voies de communication actuelles.

4. Description des formes d’enclos funéraires protohistoriques

15Sur l’ensemble du corpus d’étude, deux grands types de formes architecturales sont dégagés (fig. 2). La forme curvilinéaire est la plus représentée sur la Plaine de Caen avec 83 occurrences pour 20 enclos de forme quadrangulaire. Seize structures n’ont pu être catégorisées à cause de leur forme trop incomplète. Bien que faiblement illustrés dans ce corpus, les enclos quadrangulaires sont dans l’ensemble relativement bien conservés en comparaison des enclos de forme curvilinéaire et comprennent pour la majorité d’entre eux des restes humains et des éléments de datation. Ces formes architecturales curvilinéaires et quadrangulaires sont des formes connues, et reconnues dans l’ensemble de l’Europe mais plus particulièrement dans le sud de l’Angleterre (Grinsell, 1974), dans la moitié nord de la France (Briard, 1984 ; Le Maire, 2014 ; Leman Delerive, 2000 ; Toron, 2006 ; Plouin, 2008) ou en Allemagne (Fitzpatrick à paraître).

Figure 2 : Récapitulatif des formes architecturales principales d’enclos funéraires de la Plaine de Caen. / Figure 2: Summary of the main architectural forms of funerary enclosures of la Plaine de Caen.

Figure 2 : Récapitulatif des formes architecturales principales d’enclos funéraires de la Plaine de Caen. / Figure 2: Summary of the main architectural forms of funerary enclosures of la Plaine de Caen.

16La très grande majorité des enclos funéraires de la Plaine de Caen, soit 97 % du corpus, ont des fossés ouverts. S’il est intéressant de voir que la forme d’enclos palissadée existe dans l’éventail de l’architecture funéraire protohistorique, elle semble rester anecdotique sur le territoire étudié.

17A contrario, la caractéristique d’interruption des fossés de certains enclos funéraires semble être non négligeable tant elle concerne 35 % du corpus : 25 % d’enclos curvilinéaires et 10 % d’enclos quadrangulaires.

18Parmi les types de formes architecturales définis ci-dessus, il est possible de distinguer différentes sous-catégories de forme (fig. 3).

Figure 3 : Description des sous-catégories des formes architecturales d’enclos funéraires de la Plaine de Caen (n = nombre de structures recensées). / Figure 3: Description of the sub-categories of architectural forms of funerary enclosures of la Plaine de Caen (n = number of identified structures).

Figure 3 : Description des sous-catégories des formes architecturales d’enclos funéraires de la Plaine de Caen (n = nombre de structures recensées). / Figure 3: Description of the sub-categories of architectural forms of funerary enclosures of la Plaine de Caen (n = number of identified structures).

19Pour les enclos curvilinéaires à fossé continu et ouvert, il est possible de différencier les enclos à tendance circulaire, ovalaire et dits « à forme en D ». La première sous-catégorie recense la majorité des enclos avec 42 occurrences et la seconde, bien moins représentée, recense 6 enclos funéraires. La dernière sous-catégorie ne dénombre que 3 enclos funéraires mais elle correspond à une forme connue en Bretagne (Daire et Langouet, 1999).

20En ce qui concerne les enclos curvilinéaires à fossé interrompu, il est important de distinguer les enclos à petite interruption, les enclos dits « en arc curvilinéaire », « en arcs curvilinéaires opposés » et les enclos dits « en arcs curvilinéaires irréguliers opposés ».

21La distinction des enclos dits « à petite interruption » se retrouve pour les formes curvilinéaires avec 6 occurrences et pour les formes quadrangulaires avec 2 occurrences. Leur interruption de fossé n’est pas liée à un arasement des structures mais bien à une caractéristique architecturale planifiée. Il n’est pas possible de proposer des généralités sur ces interruptions car leur orientation, tout comme leur taille est variable, entre 0,60 m et 4 m de largeur. Le site de Biéville-Beuville « La Haie du Coq » (Germain-Vallée, 2013) par exemple montre deux enclos à petite interruption situés à moins de 10 m l’un de l’autre et possédant une ouverture orientée dans la direction opposée. Il reste cependant intéressant de noter que les interruptions des deux enclos quadrangulaires (l’enclos du groupe funéraire 13 et St. 1561 d’Ifs « Object’Ifs Sud », Le Goff, 2006 ; Besnard-Vauterin, 2007) sont chacune orientées vers un chemin qui dessert un enclos d’habitat qui semble contemporain.

22Les enclos dits « en arc curvilinéaire » représentent une part importante du corpus avec 15 individus. Ils ont comme spécificité, une interruption du fossé qui est supérieure ou égale à la moitié de leur périmètre théorique. À part l’enclos de Baron-sur-Odon « Aménagement de la RD8 » (Pillault à paraître), tous les enclos de cette sous-catégorie ont été mis au jour au sein d’une nécropole.

23Faute de relations stratigraphiques directes, l’interprétation des enclos dits « en arcs curvilinéaires opposés » reste hypothétique et non démontrée. Toutefois, en tenant compte des interprétations des archéologues, il est possible de proposer que les enclos en arcs curvilinéaires opposés que l’on peut qualifier de « réguliers », sont en réalité des enclos à tendance circulaire possédant deux interruptions opposées. Les fossés seraient donc creusés simultanément. C’est le cas de l’enclos de Falaise « Expansia – 2e Tranche » (Hérard-Dumont, 2008), de l’enclos 1242 et de l’enclos 1827 d’Ifs « Object’Ifs Sud » (Le Goff, 2006) et de l’enclos 6/7 de Mondeville « MIR » (Carte archéologique de Basse-Normandie). A contrario, les fossés des enclos en arcs curvilinéaires opposés que l’on qualifierait « d’irréguliers », n’auraient probablement pas été réalisés dans un même temps. Ils pourraient correspondre à deux monuments en arcs curvilinéaires distincts. C’est le cas de l’enclos de Bernières-sur-Mer « Rue du Maréchal Montgomery » (Marcigny et al., 2005), de l’enclos Sc. 1 de Cagny « Projet Décathlon » (Giraud et al., 2011), de l’enclos d’Emiéville « Contournement Sud-Est de Caen » (Flotté, 2007) et de l’enclos 1041/1042 d’Ifs « Object’Ifs Sud » (Besnard-Vauterin, 2011). Ils sont alors à rapprocher des enclos en arc curvilinéaire. Les indices de constructions simultanées ou diachroniques correspondent aux différences de morphologies et de mesures des fossés des deux arcs et au positionnement de la sépulture lorsqu’il y en a une. Une sépulture située dans l’axe des deux ouvertures comme pour l’enclos 1242 d’Ifs « Object’Ifs Sud » (Le Goff, 2006) démontrerait une simultanéité de la construction des fossés alors que le positionnement d’une sépulture dans l’aire d’un ou des deux arcs curvilinéaires mais excentré du milieu du monument comme pour l’enclos Sc. 1 de Cagny « Projet Décathlon » (Giraud et al., 2011) démontrerait plutôt une diachronie dans la construction des fossés.

24Bien que les enclos à trois côtés semblent avoir une architecture comparable aux arcs curvilinéaires, l’exemple de la structure 1399/1406 d’Ifs « Object’Ifs Sud » (Besnard-Vauterin, 2011), permet de proposer une autre interprétation. L’archéologue a démontré que l’enclos avait été construit contre un fossé préexistant et visible lors de l’installation de notre structure. Il est donc possible de proposer que ce type d’architecture puisse aussi être une forme fermée par un élément anthropique ou naturel morphogène.

25La dernière sous-catégorie de forme correspond aux enclos dits « en agrafe ». Elle concerne la structure 2351 de Cagny « Projet Decathlon » (Giraud et al., 2011) et la structure 1114 de Verson « Les Mesnils » (Germain-Vallée et Giraud, 2016). Ils diffèrent des enclos « à trois côtés » par leurs angles qui sont strictement supérieurs à 90° et qui mesurent entre 110° et 130°. Bien qu’aucun élément de datation n’ait été associé à ces enclos, le fait qu’ils aient été mis au jour dans des contextes de l’âge du Bronze, voire du Bronze ancien, les rapprocherait des enclos en arc curvilinéaire.

5. Proposition d’une typo-chronologie

26Les enclos funéraires mis au jour dans la Plaine de Caen semblent appartenir à seulement trois grandes phases chronologiques : l’âge du Bronze ancien et moyen/final I (2200 à 1250 av. J.-C. – fig. 9 et 10), une partie du premier âge du fer et le début du second (vie-milieu ve s. av. J.-C. – fig. 10 et 11), et la fin du second âge du Fer (seconde moitié du ier siècle av. J.-C. – fig. 10). Sur les 119 enclos funéraires du corpus, seuls 78 ont pu avoir une attribution chronologique. La première phase chronologique regroupe la majorité des enclos funéraires, soit 58 enclos, qui sont tous de forme curvilinéaire. Bien que les enclos funéraires de la seconde phase soient moins nombreux en ne recensant que 19 occurrences, ils sont ceux qui ont permis de mettre au jour le plus d’éléments de datations fiables. Ils sont quasiment tous de forme quadrangulaire. Enfin, un seul enclos est attribué à la dernière phase.

27Les propositions de datation, sur lesquelles s’appuie cette typo-chronologie, sont fondées sur du mobilier mis au jour dans les fossés ou dans les sépultures associées au monument, sur des datations isotopiques et sur l’étude du contexte archéologique (tabl. 2) : dix-sept attributions chronologiques sont fondées sur des datations isotopiques dont douze sur des sépultures « en position primaire » associées avec certitude au monument (situées dans l’aire interne de l’enclos, dans les comblements des fossés ou coupant les fossés) ; une datation isotopique est effectuée sur un charbon mis au jour dans les comblements inférieurs du fossé de l’enclos et quatre datations sur des sépultures situées à proximité des enclos. Dix-huit enclos funéraires ont été datés par le mobilier d’accompagnement situé dans des sépultures « en position primaire » qui leur sont associées avec certitude et quinze enclos ont été datés par le contexte archéologique de leur site.

28Les degrés de fiabilité des attributions chronologiques sont toujours discutables mais il est possible de considérer comme pertinent l’ensemble des éléments de datation provenant des études isotopiques et des études de mobilier pris en compte dans cet article. Seule la datation au radiocarbone effectuée sur un charbon mis au jour dans les comblements du fossé de l’enclos 101 de Bernières-sur-Mer « Chemin de la Grande Voie » (Marcigny, 2000) pourrait être remise en cause si l’on considère qu’il peut être un élément résiduel. Le degré de fiabilité des datations proposées par l’étude des contextes archéologiques de chaque site peut aussi être discuté et ainsi élargir les fourchettes chronologiques proposées par les responsables d’opération.

29Les enclos funéraires de la Plaine de Caen sont exclusivement de forme curvilinéaire à l’âge du Bronze (fig. 4 et 5). Les enclos à tendance circulaire ou ovalaire semblent se retrouver du Bronze ancien jusqu’au début du Bronze final. Cependant, seul un enclos funéraire de ces types a été strictement attribué au Bronze ancien par une datation isotopique effectuée sur un charbon provenant des comblements du fossé de l’enclos (Bernières-sur-Mer « Chemin de la Grande Voie » St. 101, Marcigny, 2000). Le second enclos de ce site (St. 104) étant attribué par comparaison au premier, la fiabilité de son attribution est à prendre avec précaution. Cette période pourrait donc être caractérisée par les enclos en arc curvilinéaire. De manière générale, les archéologues proposent, pour les enclos en arc curvilinéaire à tendance circulaire ou irrégulier, une fourchette assez large qui englobe le Bronze ancien et le Bronze moyen, faute d’éléments probants. Malgré tout, il y a une forte présomption pour que ces enclos à forme ouverte soient de tradition Bronze ancien. Les contextes archéologiques de ces enclos et trois datations au radiocarbone tendent vers cette proposition (Pillault à paraître et Giraud et al., 2011). Le Bronze moyen et le début du Bronze final seraient donc caractérisés par des enclos à tendance circulaire et à tendance ovalaire à fossé continu ou interrompu, par des enclos en arcs curvilinéaires opposés et par des enclos palissadés à tendance circulaire. La forme privilégiée est donc fermée.

Figure 4 : Classification typo-chronologique 1/3.

Figure 4: Classification typo-chronologique 1/3. / Figure 4:Typo-chronological classification 1/3.

Figure 4: Classification typo-chronologique 1/3. / Figure 4:Typo-chronological classification 1/3.

Figure 5 : Classification typo-chronologique 2/3. / Figure 5: Typo-chronological classification 2/3.

Figure 5 : Classification typo-chronologique 2/3. / Figure 5: Typo-chronological classification 2/3.

30Aucun enclos n’a été attribué à la période allant de la fin de l’étape ancienne du Bronze final jusqu’à la fin du Hallstatt C, soit entre 1150 et la fin du viie siècle av. J.-C.

31L’enclos funéraire de forme quadrangulaire est une exclusivité de l’âge du Fer (fig. 5 et 6). Aucun exemple n’a été attribué avant la fin du Hallstatt C. Il est possible de proposer une tendance d’évolution de la morphologie des enclos pour cette époque du premier âge du Fer. Les plus anciens (fin viie-première moitié vie siècle av. J.-C.) sont de tendance carrée ou rectangulaire et leurs côtés mesurent entre 7 et 17 m. Les enclos de la seconde phase (milieu vie-début ve siècle av. J.-C.) semblent être majoritairement de grandes dimensions. Ils sont principalement de forme quadrangulaire, parfois irréguliers ou à fossés multiples, et leurs côtés peuvent dépasser les 20 m. Un enclos curvilinéaire à fossés multiples, également de grandes dimensions (21 m de diamètre maximal en intégrant l’ensemble des structures) a été attribué à cette période. À la fin de cette phase (fin vie-début ve siècle av. J.-C.) réapparaissent des enclos de plus petites dimensions, entre 6 et 15 m de côté, avec la particularité de posséder une ou deux interruptions dans leur fossé. Les enclos de la dernière phase du premier âge du Fer (première moitié du ve siècle av. J.-C.) sont de petites dimensions, entre 4 et 10 m de côté ou diamètre et de formes variées. On y retrouve des enclos à tendance rectangulaire, à fossés continus ou à trois côtés et des enclos à tendance circulaire. Notons qu’aucun enclos à tendance carrée n’est contemporain de cette phase. Seule la reprise de l’enclos 1 d’Eterville « le Clos des Lilas » (Jahier et al., 2013) qui forme un second enclos de 17 m de côté montre la continuité avec les traditions de la seconde phase.

Figure 6 : Classification typo-chronologique 2/3. / Figure 6: Typo-chronological classification 3/3.

Figure 6 : Classification typo-chronologique 2/3. / Figure 6: Typo-chronological classification 3/3.

32Dans l’état actuel de la recherche, aucun enclos n’a été attribué à la période allant du milieu du ve siècle jusqu’au ier siècle av. J.-C., soit entre la période du La Tène ancienne et du La Tène D.

33Le ier siècle av. J.-C. est représenté par un seul et unique enclos à tendance carrée de petites dimensions (Ifs, Lotissement « Quartier Sud-Est », Chanson, 1993 – fig. 6). Il n’est pas possible de voir ici une caractéristique de l’époque, ni une véritable résurgence du mode de l’incinération en enclos et il serait plus prudent de parler dans ce cas d’une singularité de l’époque. Toutefois, cette forme de petit enclos quadrangulaire enserrant des trous de poteaux est une forme connue pour cette période dans le sud de l’Angleterre et sur le site de Manching (Haute-Bavière – Fitzpatrick à paraître).

34Les deux hiatus, du Bronze final au Hallstatt C et du La Tène A au La Tène D, peuvent trouver plusieurs explications : soit les monuments de ces périodes n’ont pas pu être identifiés ou ne laissent pas de traces archéologiques. Il est possible que l’architecture de ces monuments ne comprenne pas de structures excavées ou que ces structures ne soient pas assez profondes pour pouvoir subsister à travers le temps. Pour exemple, cette période du Bronze final et du Hallstatt C correspond, dans l’est de la France, à la civilisation des « champs d’urnes », aussi appelée culture « Rhin – Suisse – France orientale » (Brun et Pommepuy, 1984 ; Brun, 1986 ; Bourgeois et Talon, 2005 ; Plouin, 2008) et dans le département de la Somme (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), le site de Méault (Lascour-Rossignol, de Portzamparc, Soupart, 2007) semble avoir livré les mêmes caractéristiques funéraires ; soit leur localisation d’implantation est différente. Par exemple, pour la fin du Bronze final, les monuments funéraires pourraient être construits à proximité des habitats fortifiés ; soit cette pratique est tout simplement abandonnée, notamment à la période du La Tène, montrant peut-être alors le reflet d’un changement de type de société. Cette période du second âge du Fer correspond aux nécropoles dites familiales, sans monument funéraire, situées à proximité de l’habitat et souvent au niveau des chemins d’accès (Barral et al., 2011).

6. Conclusion

35Un grand nombre d’enclos funéraires de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer a été mis au jour ces vingt-cinq/trente dernières années lors d’opérations archéologiques sur la Plaine de Caen, permettant de recenser plus de cent occurrences alors que les précédentes études, qui se basaient uniquement sur des photographies aériennes, n’en dénombraient pas plus d’une vingtaine.

36Cet article propose, suite à une première étude des enclos funéraires fouillés lors d’opérations archéologiques, une typo-chronologie. Si les éléments de datation pris en compte sont considérés ici comme pertinents, ils n’en restent pas moins discutables.

37Selon la typo-chronologie proposée dans cet article, on constate qu’une majorité des enclos funéraires de la Plaine de Caen est datée de l’âge du Bronze (73 % des 76 enclos inventoriés). Il s’agit exclusivement d’enclos curvilinéaires. Il apparaît qu’ils soient d’abord de forme ouverte au Bronze ancien (en arc curvilinéaire), puis de forme fermée au Bronze moyen/final I (circulaire ou ovalaire). C’est probablement à la fin du viie siècle av. J.C. qu’apparaissent les monuments de forme quadrangulaire qui sont, a priori, tous implantés au sein d’une nécropole.

38On observe donc une évolution des formes des monuments et celle-ci est parfois assez similaire avec d’autres régions, notamment avec le nord de la France pour l’âge du Bronze. Il serait intéressant de faire la part de ce qui peut être des spécificités de la Plaine de Caen ou de ce qui est plus général, au moins pour le nord-ouest de la France et le sud de l’Angleterre, notamment en comparant des études similaires sur des régions limitrophes (Briard, 1984 : Grinsell, 1974 ; Le Maire, 2014 et Toron, 2006).

39D’autres questions, plus larges, restent encore en suspens pour la Plaine de Caen. Quelle est l’identité hiérarchique et sociale des défunts inhumés/incinérés au sein de ces enclos ? Y a-t-il un recrutement spécifique en fonction du sexe ou de l’âge du défunt ? L’étude, en cours, des sépultures associées à ces enclos permettra de répondre en partie à ces questions.

Haut de page

Bibliographie

Barral P., Dedet B., Delrieu F., Giraud P., Le Goff I., Marion S. et Villard-le-Tiec A., 2010 – L’Âge du Fer en Basse-Normandie, Actes du XXXIIIe colloque international de l’AFEAF, Caen, 20-24 mai 2009, Besançon, Presses universitaires de Franche-Comté.

Besnard-Vauterin C.-C., 2005 – Cairon, « Rue Mac Mahon / Rue des Frênes » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Besnard-Vauterin C.-C., 2007 – Ifs, « ZAC Object’Ifs Sud » (Calvados) – Extension – AP 19, 20, 100, 116, 132 ; AS 49, 110, Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Besnard-Vauterin C.-C., 2011 – Ifs, « ZAC Object’Ifs Sud » (Calvados) – Dernière Tranche. Habitats et lieux funéraires protohistoriques et vestiges antiques, Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Inrap Grand Ouest.

Bourgeois J. et Talon M., 2005 – L’âge du bronze du nord de la France dans son contexte européen, Actes du 125e congrès national des sociétés historiques et scientifiques à Lille, 2000, Paris.

Briard J., 1984 – Les tumulus d’Armorique, L’Âge du Bronze en France, 3, Paris.

Brun P. et Pommepuy C., 1984 – La nécropole protohistorique du méandre de Bucy-le-Long/Missy-sur-Aisne, dans son contexte chronologique et historico-culturel, Actes du Colloque de Lille (1984), Mémoires de la SPF et Revue Archéologique de Picardie, p. 57-75.

Brun P., 1986 – La civilisation des Champs d’urnes, Paris, Maison des Sciences de l’Homme.

Carpentier V., 2005 – Eterville, Lotissement de la Ferme. Du mésolithique à nos jours… Aux origines d’un village de la plaine de Caen (Calvados), Rapport final d’opération de fouille archéologique préventive, Inrap Grand Ouest.

Chanson K., 1993 – Ifs, Lotissement « Quartier Sud-Est » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Chevalier A., 2005 – Les enclos funéraires protohistoriques de Basse-Normandie : essai d’analyse spatiale, Mémoire de Master 2, Université Panthéon-Sorbonne de Paris I, France.

Chevalier A., 2009 – « Espaces funéraires et réseaux viaires protohistoriques en Basse-Normandie », Les nouvelles de l'archéologie, 115, p. 44-51.

Daire M.Y. et Langouet L., 1999 – « Les enclos protohistoriques et gallo-romains du Nord de la Bretagne (France) », Revue archéologique de Picardie, 17, p. 437-446.

Dupont H., 2011 – Verson, « Les Mesnils », Création d’une ZAC – Ecoquartier des Mesnils – Tranche 2 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Flotté D., 2006 – Eterville, Route d’Aunay et allée du Bac d’Athis, parcelle AH 150 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Flotté D., 2007 – Emiéville, Contournement sud-est de Caen, Barreau RN13/A13. Communes de Cagny, Emiéville, Frénouville et Banneville-la-Campagne (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Flotté D., 2009 – Blainville-sur-Orne, « Espace d'activités » – Tranche 1 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Flotté D., 2009b – Colombelles, Projet de Z.A.C. à usage d’activités (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Flotte D., 2010 – Soliers, Parcs d’Activités EOLE – Tranche 2b (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Germain-Vallée C., 2013 – Biéville-Beuville, « La Haie du Coq » (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Service Archéologie CG14.

Germain-Vallée C. et Lespez L. (coord.) 2012-2014 – Projet Collectif de Recherche – « Archéologie du paysage de la Plaine de Caen du Néolithique à l’époque mérovingienne », Rapports d’activité 2012, 2013 et 2014, Service Archéologie du Conseil départemental du Calvados et Laboratoire Geophen-LETG- UMR 6554 CNRS.

Germain-Vallée C., Giraud P. et Durand R., 2007 – « L’enclos funéraire de l’Âge du Bronze de Saint-Martin-de-Fontenay (Calvados, Basse-Normandie) », Bulletin de la Société préhistorique française, 104, 3, p. 565-558.

Ghesquière E., 2001 – Saint-Contest, « L’Ormelet » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Caen, AFAN/SRA de Basse-Normandie, 2001, 20 p.

Ghesquière E., 2005 – Saint-Martin-des-Entrées, ZAC des Longchamps II (Calvados). Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Giazzon D., 2012 – Vaucelles, « Le Chemin du Moulin Morin » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Giazzon D., 2014 – Biéville-Beuville, « Delle du chemin d'entre deux voies » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Giraud P., Germain-Vallée C., Riquier C. et Coussiart M., 2011 – Cagny, « Projet Décathlon » (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Service Archéologie CG14.

Giraud P., Poirier A. et Veron J., 2013 – Hérouvillette, « Déviation routière de Sainte-Honorine-la-Chardronnette » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Service Archéologie CG14.

Giraud P. (dir.), Duval H. et Nivez E., 2013 – Les sites fortifiés de hauteur protohistoriques, Prospection thématique, année 2012, Service Archéologie CG14, p. 33-57.

Giraud P. et Coupard F., 2014 – « Deux nécropoles de l’âge du Bronze du Calvados (Basse-Normandie) », in APRAB (éd.), Journée « Bronze » – Musée des Antiquités Nationales à St-Germain-en-Laye, le 2 mars 2013, Université de Bourgogne – Faculté des Sciences, 12, p. 60-68.

Fitzpatrick A., à paraître – « L’architecture des sanctuaires et des monuments funéraires dans le sud de l’Angleterre à l’âge du Fer », in Barral P. et al. (éd.), Architectures de l’âge du Fer en Europe occidental et centrale, Actes du XLe colloque international de l’AFEAF, Rennes, 4-7 mai 2016, à paraître.

Giraud P., Germain-Vallée C. et Nivez E., 2016 – Verson, Ecoquartier des Mesnils (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Service Archéologie CG14.

Grinsell L. V., 1941 – « The Bronze Age Round Barrows of Wessex », Proceedings of the Prehistoric Society, 7, p. 73-113.

Hérard-Dumont A., 1999 – Carcagny, « Le chemin de Caen, RN13, déviation de Bayeux » (Calvados), Rapport final d’opération archéologique, AFAN.

Hérard-Dumont A., 2007 – Argences, « Domaine du Decauville » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Hérard-Dumont A., 2008 – Falaise, Expansia : 2e tranche – lot 1 (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Inrap Grand Ouest.

Hérard-Dumont A., 2009 – Saint-Martin-de-Mieux, « Les Longs Champs » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Hincker V., 2000 – Hérouvillette, « Contournement d'Hérouvillette – RD 513 » (Calvados) Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Service Archéologie CG14.

Jahier I., 1995 – Soulangy ZA08, « La Fosse Chartier » (Calvados), Rapport final d’opération de fouille archéologique préventive, AFAN.

Jahier I., 1999 – Ifs, ZAC « Object’Ifs Sud » II (Calvados), Document final de synthèse sur l’exploration de la partie sud de la première tranche d’aménagement, AFAN.

Jahier I. (dir.), 2011 – L’enceinte des premier et second âges du Fer de La Fosse Touzé (Courseulles-sur-Mer, Calvados) : entre résidence aristocratique et place de collecte monumentale, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, coll. « Documents d’archéologie française ; 104 », p. 18-25.

Jahier I., Pluton-Kliesch S., Chanson K., Gouernou G. et Moulherat C., 2013 – Eterville, « Le Clos des Lilas » (Calvados), Une nécropole des premier/second âges du Fer, Rapport final d’opération archéologique, Inrap Grand Ouest.

Lascour-Rossignol A., de Portzamparc P., Soupart N., 2007 – Méaulte (Somme) : La plate-forme aéro-industrielle de Haute-Picardie, DRAC Picardie, Service régional de l’archéologie, Amiens.

Le Gaillard L., 2007 - Vieux « Le Hameau du Closet » (Calvados). Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Le Goff E., 2006 – Ifs, Les occupations protohistoriques et antiques de la ZAC « Object’Ifs Sud » à Ifs (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, AFAN/Inrap Grand Ouest.

Le Saint Allain, M., 2013 – « La nécropole du Bronze moyen de la “ZAC du ClosNeuf” à Démouville (Calvados) », in APRAB (éd.), Journée « Bronze » – Musée des Antiquités Nationales à St-Germain-en-Laye, le 3 mars 2012, Université de Bourgogne – Faculté des Sciences, 11, p. 41-44.

Leduck A., 1992 – Grentheville, « La Sente », Z.I. Mondeville Sud (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Le Maire M., 2014 – Les enclos circulaires protohistoriques en Bretagne, Mémoire de Master 1, Université de Rennes II, France.

Leman Delerive G., 2000 – « Enclos funéraires et cultuels dans la partie septentrionale de la Gaule Belgique », Revue archéologique de Picardie, 1-2, p. 67-76.

Lepaumier H., 2004 – Démouville, « Le Petit Vallon » (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Inrap Grand Ouest.

Lepaumier H., 2010 – Blainville-sur-Orne, Espace d'activité « Quartier Nord » – Tranche 2 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Lepaumier H. et Brunet V., 2011 – Fleury-sur-Orne – « les Mézerettes » (Calvados), Rapport final d’opération d’archéologique préventive, Inrap Grand Ouest.

Leroy D., 1990 – Grentheville, Z.I. Sud-Est de Caen – Parcelles ZB 2 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Leroy D., 1990b – Mondeville, Z.I. Sud-Est de Mondeville – Parcelles ZA 4, 5, 34, AZ 303 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Marcigny C., 2000 – Bernières-sur-Mer, « Chemin de la Grande Voie » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Marcigny C., 2001 – Bénouville, « Avenue de la Côte de Nacre » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Marcigny C., Besnard M., Ghesquière E. et Fromont N., 2005 – Bernières-sur-Mer, « Rue du Maréchal Montgomery » (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, Inrap Grand Ouest.

Ollagnier A., 1996 – Monceaux-en-Bessin, « La Petite Campagne », Parcelles no 284 et 286 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Paez-Rezende L., 1999 – Saint-Martin-des-Entrées, « La Pièce des Côtelets » (Calvados), Rapport final d’opération d’évaluation archéologique, AFAN.

Peuchet-Geilenbrugge C., 1993 – Aubigny, ZB22 (Calvados), Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Pillault S., à paraître – Baron-sur-Odon, Aménagement de la RD8, section de Baron-sur-Odon, Parcelle ZB 641,649,652, 656 (Calvados), Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Service Archéologie CG14.

Plouin S. (dir.), 2008 – Au temps des Celtes et des Gaulois. Mondelange « Schemerten » (Moselle), histoire d'une grande nécropole lorraine, de 1300 avant notre ère à 50 de notre ère, Association pour le Développement de la Recherche Archéologique en Lorraine, imprimerie Fort-Moselle.

San Juan G., Le Goff E. et Macario F., 1997 – Basly, L’occupation de l’âge du Fer dans la basse vallée de la Seulles. Le site protohistorique de « La Campagne » à Basly (Calvados), Rapport final d’opération de fouille pluriannuelle, Service Archéologie CG14.

San Juan G., 1999 – Basly, L’occupation protohistorique au nord-ouest de Caen. Document final de synthèse d’Evaluation du plateau de « La Campagne » à Basly (Calvados). La nécropole du viie siècle av. J.-C. et l’enclos cérémoniel carré. Résultats des fouilles de 1994-1997, Service Archéologie CG14.

Taupin M.-C., 1992 – Grentheville, « Le Hameau de Trainecourt » (Calvados). Rapport final d’opération de diagnostic archéologique, AFAN.

Toron S., 2006 – « Les enclos circulaires à caractère funéraire dans le nord de la France au sein des groupes culturels d’Europe nord occidentale au début de l’âge du Bronze », in APRAB (éd.), Journée « Bronze » – Musée des Antiquités Nationales à Saint-Germain-en-Laye, le 5 mars 2005, Université de Bourgogne – Faculté des Sciences, no 3, p. 5-8.

Villaregut J., 2009 – Bourguébus, « La Main Delle » – Périphérie d'une enceinte gauloise (Calvados). Rapport final d’opération de fouille d’archéologie préventive, Inrap Grand Ouest.

Haut de page

Annexe

Tableau 1 : Liste du corpus. / Tableau 1 : List of the corpus.

Tableau 2 : Liste des modes de datation des enclos funéraires. / Tableau 2 : List of the dating methods of the funerary enclosures.

Tableau 3 : Liste des datations isotopiques des enclos funéraires. / Tableau 3 : List of the isotopic datings of the funerary enclosures.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Figure 1 : Carte de répartition des enclos funéraires. / Figure 1: Map of the distribution of the funerary enclosures.
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 326k
Titre Figure 2 : Récapitulatif des formes architecturales principales d’enclos funéraires de la Plaine de Caen. / Figure 2: Summary of the main architectural forms of funerary enclosures of la Plaine de Caen.
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 83k
Titre Figure 3 : Description des sous-catégories des formes architecturales d’enclos funéraires de la Plaine de Caen (n = nombre de structures recensées). / Figure 3: Description of the sub-categories of architectural forms of funerary enclosures of la Plaine de Caen (n = number of identified structures).
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 161k
Titre Figure 4: Classification typo-chronologique 1/3. / Figure 4:Typo-chronological classification 1/3.
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 305k
Titre Figure 5 : Classification typo-chronologique 2/3. / Figure 5: Typo-chronological classification 2/3.
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 280k
Titre Figure 6 : Classification typo-chronologique 2/3. / Figure 6: Typo-chronological classification 3/3.
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 249k
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-7.jpg
Fichier image/jpeg, 1,4M
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 1,9M
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-9.jpg
Fichier image/jpeg, 1,9M
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-10.jpg
Fichier image/jpeg, 528k
URL http://journals.openedition.org/rao/docannexe/image/3870/img-11.jpg
Fichier image/jpeg, 1,3M
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Mathieu Vandergucht, « Essai de classification typo-chronologique des enclos funéraires de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer fouillés dans la Plaine de Caen (Calvados, Basse-Normandie) », Revue archéologique de l'Ouest, 34 | 2017, 125-142.

Référence électronique

Mathieu Vandergucht, « Essai de classification typo-chronologique des enclos funéraires de l’âge du Bronze et de l’âge du Fer fouillés dans la Plaine de Caen (Calvados, Basse-Normandie) », Revue archéologique de l'Ouest [En ligne], 34 | 2017, mis en ligne le 13 juin 2020, consulté le 09 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rao/3870 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rao.3870

Haut de page

Auteur

Mathieu Vandergucht

Étudiant en Master 2 à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne (mailto:vanderguchtmathieu@gmail.com)

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search