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Le Dossier
Supports et matières

La conservation des herbiers : état des lieux et bonnes pratiques

Juliette Berli

Texte intégral

1Conserver des herbiers au sein des collections patrimoniales des bibliothèques, des archives ou encore des muséums d’histoire naturelle, pose des problèmes particuliers. Qu’il soit relié ou en liasse, l’herbier est un objet composite qui associe des matériaux organiques (plantes séchées, papier, encres, carton, cuir, parchemin, parfois même des textiles) ayant chacun leurs propres spécificités. Au cœur de ce dispositif, les spécimens botaniques, des plantes simplement séchées sous presse, sont simultanément les éléments sur lesquels repose tout l’intérêt scientifique ou historique, mais également les composés les plus fragiles de l’ensemble.

2Parce qu’ils sont à la fois des supports pour la recherche scientifique, des témoins historiques ou des objets esthétiques, transmettre les herbiers aux générations futures est en enjeu déterminant pour la connaissance de notre environnement végétal, passé comme présent.

Des objets sensibles à leur environnement

  • 1 On trouve, en particulier, des insectes de la famille des vrillettes (anobium), mais également des (...)

3Les herbiers sont composés de matériaux qui sont attrayants à la fois pour les insectes se nourrissant de cellulose1, mais également pour les moisissures qui peuvent se développer si les conditions environnementales leur sont favorables.

  • 2 Si les équipements le permettent, une température un peu inférieure est même recommandée pour limit (...)

4Comme toutes les collections constituées de matériaux organiques, il est nécessaire de conserver les herbiers dans un environnement dont la température tourne autour de 18°C2 et l’humidité relative autour de 50 %. Les variations climatiques dans les réserves sont quasiment impossibles à éviter ; quand elles se produisent, elles doivent alors être lentes pour permettre aux matériaux de s’adapter, mais également au personnel en charge de leur conservation de repérer un départ d’infestation ou un début de développement de moisissures. Si la température ou l’humidité augmentent très rapidement, alors l’apparition de micro-organismes ou d’insectes peut être difficile à gérer sans dégâts sur les collections. À ce propos, il faut être particulièrement attentif quand des collections, conservées dans un bâtiment climatisé, sont déplacées à l’extérieur. Le changement de climat peut alors réveiller des insectes, qui étaient présents mais à l’état léthargique, et initier une phase de développement rapide.

Développement très important de moisissures sur une liasse d’herbier.

Développement très important de moisissures sur une liasse d’herbier.

Dans ce cas, les spécimens et les étiquettes ont pu être récupérés et remontés sur des planches neuves (Herbier Robin Massé, 1820-1880)

Coll. Muséum d’Orléans pour la biodiversité et l’environnement. Cliché Juliette Berli / Julie Tyrlik

5L’attrait des insectes pour les herbiers peut être favorisé par l’empoussièrement des documents et leur facilité d’accès (défaut de conditionnement). L’absence de traitements insecticides au moment de la fabrication de l’herbier est également un facteur aggravant. En se nourrissant des spécimens, des matériaux de la reliure ou du support, les insectes provoquent des pertes importantes et irréversibles ainsi qu’un encrassement des documents (dépôts de déjections, d’exuvies, de cocons, présence d’insectes morts sur les planches). Il est donc indispensable de procéder à un dépoussiérage, puis à un conditionnement des herbiers, associés à une veille sanitaire régulière des collections (ouverture ponctuelle de certains conditionnements, nettoyage des espaces, mise en place et relevés de pièges).

  • 3 Les études menées à ce sujet semblent montrer qu’il n’existe pas d’effets néfastes causés par l’irr (...)
  • 4 L’anoxie passive consiste à encapsuler le document jusqu’à ce que tout l’oxygène présent soit conso (...)
  • 5 Généralement entre -35 et -40°C pendant 48h, ou pendant au moins une semaine si la température n’es (...)

6Les micro-organismes, quant à eux, peuvent se développer sur les spécimens et sur le papier de support quand des spores se sont déposées et que leurs conditions de développement sont favorables (voir ill. ci-dessus). En utilisant les matériaux comme substrat, les moisissures affaiblissent en profondeur leur structure, provoquent l’apparition de lacunes et les rendent très fragiles aux manipulations. En cas de contamination avérée par des micro-organismes actifs, deux solutions existent : l’irradiation aux rayons gamma et la désinfection à l’oxyde d’éthylène. D’après les études sur le sujet, il est préférable d’avoir recours à l’irradiation et non à l’oxyde d’éthylène pour les herbiers. En effet, la première solution préserve l’ADN et peut ainsi permettre des analyses dans le futur, contrairement à l’oxyde d’éthylène3. Pour les insectes, deux solutions sont envisageables : l’anoxie (privation d’oxygène) passive ou active4, et le traitement par le froid5.

Les solutions en matière de conditionnements

7Comme les livres ou les documents graphiques, les herbiers doivent être conditionnés afin de les protéger de l’empoussièrement, de la lumière et des contaminations. Il est préférable de conditionner dans des boîtes en carton de conservation, et non dans des matériaux en plastique, afin d’éviter des phénomènes de confinement. Le carton est un matériau tampon qui peut aider, dans une certaine mesure, à réguler des changements d’humidité au sein d’une réserve, contrairement à l’inertie du plastique. Il est possible de se tourner vers les mêmes fournisseurs que pour les livres, avec cependant des spécificités pour les herbiers, notamment dues au fait qu’il y a souvent des fragments de spécimens à conditionner à part. Dans le cas des herbiers scientifiques, utilisés dans le cadre de recherches, les fragments sont souvent conditionnés dans des pochettes en papier fixées sur les planches. Cependant, quand l’herbier porte des valeurs esthétiques, il est dommage de changer les compositions en attachant des pochettes directement sur les planches ou les pages. Il faut alors prévoir d’adapter le conditionnement de l’objet avec la réalisation de compartiments ou de tiroirs (voir ill. ci-dessous). Il est également indispensable d’identifier l’endroit où a été récolté le fragment (numéro de page ou de planche) et si possible, à quel spécimen il appartient.

Aménagement de compartiments pour le stockage des pochettes de fragments de spécimens dans le conditionnement sur mesure

Aménagement de compartiments pour le stockage des pochettes de fragments de spécimens dans le conditionnement sur mesure

Herbier Plumier, 1692

Coll. Muséum d’histoire naturelle de Troyes. Cliché Juliette Berli / Atelier Coralie Barbe

8Dans le cas des herbiers déjà conditionnés dans des boîtes « historiques » (souvent en carton acide ou en bois) que l’on souhaite conserver, il est possible de simplement réaliser une pochette en carte de conservation pour créer une interface entre la liasse et le matériau ancien. Cette démarche améliore les conditions de conservation des documents et permet de garder l’aspect originel de la collection.

9Il est conseillé de limiter l’épaisseur des liasses d’herbiers dans les boîtes, afin d’éviter d’exercer trop de pression sur les spécimens et d’engendrer des déformations sur les bords. Cependant, conserver une légère contrainte sur la liasse est profitable à l’ensemble, en permettant d’éviter que les planches ne bougent lors des manipulations des boîtes et ne créent des frottements sur les spécimens.

La question des polluants dans les collections d’herbiers

  • 6 La littérature atteste également l’emploi d’arsenic, de plomb ou encore de pesticides plus récents (...)

10À partir du 19e siècle, pour protéger les herbiers des insectes, les botanistes ont parfois appliqué des traitements insecticides préventifs au moment de la fabrication. Les recherches dans ce domaine sont encore loin d’avoir permis d’identifier tous les produits présents dans les collections, mais il semble que les solutions à base de mercure ont été les plus utilisées6. Ces éléments toxiques posent aujourd’hui des problèmes pour le personnel chargé de conserver ces objets, ainsi que pour les chercheurs. Sous l’effet de la lumière, le mercure présent sur les planches d’herbier passe sous forme gazeuse dans l’environnement.

  • 7 Analyse élémentaire par micro-fluorescence de rayons X, analyse de l’air dans les réserves. Ces exa (...)

11La difficulté majeure réside dans le fait qu’il est parfois difficile de savoir si les documents sont contaminés ou non. Dans certains cas, des mentions manuscrites ou des archives bien identifiées l’attestent, mais le plus souvent il faut se référer aux traces visuelles, si elles existent, ou à des examens difficiles d’accès7. Il n’est actuellement pas possible de décontaminer les matériaux concernés (sauf à changer le papier de la planche de support, mais le spécimen restera contaminé) ; il faut alors se protéger grâce à des équipements spécifiques : masque (cartouches spécialement conçues pour le mercure), gants, blouse, charlotte, et des protocoles précis : ne pas mettre les parties contaminées au contact d’objets personnels (téléphone, ordinateur) ou de nourriture, procéder au nettoyage des locaux ou à un traitement de dépoussiérage ou de restauration sous hotte aspirante. Une autre solution pourrait être envisagée pour le mercure : laisser les liasses à la lumière sous hotte aspirante le temps du passage du produit à l’état gazeux. Il n’existe cependant pas aujourd’hui d’étude précise pour permettre de déterminer un protocole de durée d’exposition minimale ou de nombre de lux à respecter pour s’assurer de l’innocuité d’un herbier anciennement traité.

Exemple de décollement typique dans la zone du fond de cahier

Exemple de décollement typique dans la zone du fond de cahier

Dans un herbier-livre, Herbier de Lövestabruk, 17e siècle

Coll. Bibliothèque universitaire Carolina Rediviva, Uppsala. Cliché Juliette Berli

Les altérations structurelles : des objets difficiles à manipuler et à consulter

12Les spécimens de plantes séchées sont des éléments délicats à conserver : ils deviennent rigides et cassants après leur séchage, d’autant plus s’il s’agit déjà, à la base, de plantes ligneuses et épaisses. En outre, ils sont conservés sur des supports en papier, qui sont flexibles la plupart du temps. Cette incompatibilité est très manifeste dans le cas des herbiers-livres. La présence d’un corps d’ouvrage, dont on peut tourner les pages, est un facteur aggravant pour la conservation des spécimens. Contrairement aux planches, qui permettent à ceux-ci de garder une position horizontale lors des consultations, les pages d’un livre font subir aux plantes séchées des déformations importantes. Ces mouvements du papier entraînent des décollements (voir ill. ci-dessus), des cassures, des pertes de fragments ou de spécimens complets. Ce sont ces altérations structurelles et celles des systèmes de montage qui posent des problèmes majeurs pour la consultation, l’exposition ou la numérisation de ces objets.

13Mais malgré les difficultés de conservation engendrées par la structure reliée, il n’est pas préconisé de démonter la reliure. Cet élément fait pleinement partie du document, et son retrait engendrerait une perte d’information importante. Il est donc nécessaire de mettre en œuvre des traitements de stabilisation pour faire cohabiter tous ces matériaux.

Un domaine récent pour la conservation-restauration

  • 8 On estime en France que la première étude en conservation-restauration sur un herbier est celle de (...)

14Les collections d’histoire naturelle, au même titre que le patrimoine technique et industriel, ont mis du temps à être intégrées aux champs d’intervention des conservateurs-restaurateurs. Au sein de ces collections, les herbiers, plus difficiles à valoriser aux yeux du grand public qu’un montage ostéologique ou un animal naturalisé, et qui sont considérés, la plupart du temps, uniquement comme des objets d’étude pour les scientifiques, n’ont que rarement bénéficié de l’attention des restaurateurs8. Pourtant, depuis quelques années, ces objets, qui présentent également de fortes valeurs esthétiques, suscitent un regain d’intérêt de la part des conservateurs et du public. Manipuler et exposer ces collections nécessite cependant de pouvoir stabiliser en amont les altérations présentes, en particulier les problèmes structurels qui touchent les spécimens et notamment les décollements. Le système de montage d’origine (bandelettes de papier, collage en plein, épingles, fentes, etc.) est un élément porteur d’informations techniques, historiques et esthétiques (voir ill. ci-dessous) ; il doit être pris en compte dans les choix de restauration et rester lisible après intervention.

Herbier porteur de valeurs esthétiques fortes

Herbier porteur de valeurs esthétiques fortes

Herbier Rouanet, 1779

Musée Émile Hermès, Paris. Cliché Juliette Berli / Atelier Coralie Barbe

15La manière dont le botaniste a choisi de placer le spécimen sur la planche ou sur la page d’un herbier relié, est, en quelque sorte, sa signature, et doit rester au plus proche de l’original. De ce fait, il n’est jamais conseillé de rajouter des bandelettes ou des épingles pour stabiliser des fragments, ou encore de réaliser de nouvelles fentes dans un papier de support. Ces nouveaux éléments changeraient radicalement la perception visuelle d’une composition et rendraient très visible l’intervention du restaurateur. Il est donc plutôt envisagé de procéder à des refixages en plein, au revers des spécimens, à l’aide d’adhésifs de conservation et de mises en œuvre adaptées à ces éléments fragiles. L’utilisation de bandelettes de fixation est préconisée dans le cas de montages simples, pour des spécimens encore non attachés, simplement glissés avec leur étiquette entre des feuilles de papier.

Exposer et numériser

16La valorisation des collections d’herbiers est essentielle et va de pair avec leur conservation. Elle passe par deux aspects : une diffusion en direction du grand public via leur exposition, et un accès pour les chercheurs et amateurs éclairés grâce à leur numérisation et leur accès en ligne.

17Exposer des spécimens à la lumière n’est pas sans incidence sur leur préservation. Les effets néfastes des rayonnements ultraviolets contenus dans la lumière sont cumulables et irréversibles, en particulier sur les couleurs des spécimens. Il est conseillé d’appliquer aux herbiers les mêmes conditions d’exposition que pour les documents graphiques : une limite de cinquante lux pendant une durée maximale de trois mois consécutifs. Il faut cependant prendre en compte le fait que les colorants présents dans le matériel botanique sont probablement plus fragiles et instables que les pigments de nos œuvres d’art. Plus le temps d’exposition à la lumière est court, moins les risques de perte de couleur sont importants. La mise en place de verre anti-UV lors des expositions est une solution pour réduire l’impact de la lumière.

18Les planches d’herbier doivent toujours être exposées à l’horizontale ou légèrement inclinées dans une vitrine, mais jamais à la verticale, dans un cadre, comme des documents graphiques. Cette position peut créer des tensions sur les spécimens et produire des détachements de fragments, ainsi que des pertes. De plus, si des parties se désolidarisent, elles tomberont dans le fond du cadre et leur emplacement d’origine ne sera plus identifiable (et donc difficilement repositionnable). Si la planche se trouve à l’horizontale, le fragment restera proche de sa zone initiale et sera plus facile à replacer. De manière générale, la mise sous cadre des planches d’herbier constitue un risque à long terme pour des collections anciennes et déjà altérées, car elle incite à cette présentation à la verticale.

Exemple d’un lutrin en carton de conservation pour contraindre l’ouverture d’un herbier-livre

Exemple d’un lutrin en carton de conservation pour contraindre l’ouverture d’un herbier-livre

Herbier Palàa, fin du 18e siècle

Muséum départemental du Var, Toulon. Cliché Juliette Berli / Institut national du patrimoine

19Dans le cas des herbiers-livres, les angles d’ouverture doivent être réduits, même si la reliure est souple et en bon état (voir ill. ci-dessus). En effet, plus l’angle est grand, plus la courbure du papier a tendance à s’accentuer et donc à faire subir des tensions aux spécimens et à leur système de montage, en particulier dans la zone proche des fonds de cahiers. Cet aspect est également à prendre en compte au moment de la numérisation d’un herbier relié. Le matériel utilisé doit absolument s’adapter à l’objet et il est recommandé de faire appel à des prestataires de numérisation spécialisés dans les documents fragiles et qui présentent des particularités. Cela permet notamment d’éviter l’utilisation des plaques en verre employées pour la numérisation de livres, qui permettent d’aplatir la page afin d’avoir une surface plane et plus facile à numériser. Les spécimens ne peuvent pas subir ce type de manipulations.

20Les problématiques de conservation des herbiers sont donc à la croisée des connaissances entre la conservation des livres et des documents graphiques et celle des objets ethnographiques. Parce que les herbiers sont constitués de matériaux hétérogènes et peu transformés par l’homme, les processus de dégradation qui les touchent sont parfois rapides et impressionnants. Bien que ces problématiques fassent depuis longtemps l’objet de réflexions au sein des muséums d’histoire naturelle, ce domaine est encore récent pour les conservateurs-restaurateurs, et de nombreuses études restent à mener, notamment sur les questions de toxicité, mais également sur les techniques de restauration en elles-mêmes.

21L’attrait grandissant du public pour le végétal, peut-être en lien avec la crise environnementale actuelle, augure sans doute à l’avenir d’un regain d’intérêt des professionnels du patrimoine pour les herbiers et leur conservation.

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Bibliographie

Diane Bridson et Leonard Forman, The herbarium handbook, Kew, Royal botanic garden, 1992

Gary Krupnick et John Kress, Plant conservation, a natural history approach, The University of Chicago press, 2005

Robert Child, Conservation and the herbarium, The Institute of paper conservation, 1994

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Notes

1 On trouve, en particulier, des insectes de la famille des vrillettes (anobium), mais également des lépismes ou encore, quand les herbiers sont reliés avec des matériaux protéiniques comme le cuir ou le parchemin, des anthrènes.

2 Si les équipements le permettent, une température un peu inférieure est même recommandée pour limiter l’activité des insectes, en particulier. En dessous de 18°C, la plupart des insectes ne se reproduisent et ne s’alimentent plus.

3 Les études menées à ce sujet semblent montrer qu’il n’existe pas d’effets néfastes causés par l’irradiation aux rayons gamma sur les herbiers. Voir Leni Meire Pereira Ribeiro Lima et al., « Effects of ionizing radiation decontamination on botanical collections in herbaria », in Radiation Physics and Chemistry, 202, 2023

4 L’anoxie passive consiste à encapsuler le document jusqu’à ce que tout l’oxygène présent soit consommé par les insectes. L’anoxie active consiste à remplacer l’oxygène par un autre gaz (azote), qui n’est pas consommable par les insectes. Ce procédé nécessite plus de mise en œuvre et est plus coûteux.

5 Généralement entre -35 et -40°C pendant 48h, ou pendant au moins une semaine si la température n’est que de -20°C.

6 La littérature atteste également l’emploi d’arsenic, de plomb ou encore de pesticides plus récents comme le DDT, mais il serait nécessaire de réaliser des études de plus grande ampleur sur les collections publiques.

7 Analyse élémentaire par micro-fluorescence de rayons X, analyse de l’air dans les réserves. Ces examens requièrent du matériel coûteux et du personnel formé, ou de faire appel à un laboratoire spécialisé.

8 On estime en France que la première étude en conservation-restauration sur un herbier est celle de Marlène Margez (L’herbier Haller du Muséum national d’histoire naturelle : un objet d’intérêt historique et scientifique. Étude, restauration du volume n° 16 et recherche appliquée à la conservation de ses planches), dans le cadre de son mémoire de fin d’étude à l’Institut national du patrimoine, qui date de 2004. Depuis cette date, peu d’études et d’articles spécialisés ont été publiés sur le sujet.

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Table des illustrations

Titre Développement très important de moisissures sur une liasse d’herbier.
Légende Dans ce cas, les spécimens et les étiquettes ont pu être récupérés et remontés sur des planches neuves (Herbier Robin Massé, 1820-1880)
Crédits Coll. Muséum d’Orléans pour la biodiversité et l’environnement. Cliché Juliette Berli / Julie Tyrlik
URL http://journals.openedition.org/rbnu/docannexe/image/6970/img-1.JPG
Fichier image/jpeg, 1,7M
Titre Aménagement de compartiments pour le stockage des pochettes de fragments de spécimens dans le conditionnement sur mesure
Légende Herbier Plumier, 1692
Crédits Coll. Muséum d’histoire naturelle de Troyes. Cliché Juliette Berli / Atelier Coralie Barbe
URL http://journals.openedition.org/rbnu/docannexe/image/6970/img-2.JPG
Fichier image/jpeg, 912k
Titre Exemple de décollement typique dans la zone du fond de cahier
Légende Dans un herbier-livre, Herbier de Lövestabruk, 17e siècle
Crédits Coll. Bibliothèque universitaire Carolina Rediviva, Uppsala. Cliché Juliette Berli
URL http://journals.openedition.org/rbnu/docannexe/image/6970/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 1,0M
Titre Herbier porteur de valeurs esthétiques fortes
Légende Herbier Rouanet, 1779
Crédits Musée Émile Hermès, Paris. Cliché Juliette Berli / Atelier Coralie Barbe
URL http://journals.openedition.org/rbnu/docannexe/image/6970/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 1,7M
Titre Exemple d’un lutrin en carton de conservation pour contraindre l’ouverture d’un herbier-livre
Légende Herbier Palàa, fin du 18e siècle
Crédits Muséum départemental du Var, Toulon. Cliché Juliette Berli / Institut national du patrimoine
URL http://journals.openedition.org/rbnu/docannexe/image/6970/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 1,2M
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Pour citer cet article

Référence électronique

Juliette Berli, « La conservation des herbiers : état des lieux et bonnes pratiques », La Revue de la BNU [En ligne], 29 | 2024, mis en ligne le , consulté le 03 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rbnu/6970 ; DOI : https://doi.org/10.4000/11v7w

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Auteur

Juliette Berli

Restauratrice indépendante diplômée d’État, spécialisée en livres, arts graphiques et herbiers d’histoire naturelle

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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