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Afriques
Israël

L’Affaire Kota en Israël

Edo Eshet
p. 176-181
Traduction(s) :
The Kota Case [en]

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Mots-clés :

Afriques, Israël
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Texte intégral

  • 1 NCL 15868-04-18 Kota c. la ville de Raanana (2022).

1En avril 2021, le Tribunal national du travail israélien a rendu une décision historique dans l’affaire Kota1. Dans une décision de 200 pages, le tribunal s’est prononcé sur le mécanisme juridique adapté dans les cas de déclaration rétroactive du statut de salarié, une question épineuse du droit du travail israélien. Ce bref article donne tout d’abord un aperçu du contexte juridique entourant la décision rendue dans l’affaire Kota (I), suivi d’un résumé de l’affaire (II), et de quelques mots sur les notions de statut et de contrat dans le droit du travail israélien actuel (III).

I - Aperçu du contexte juridique

  • 2 NCL 3/27-31 La ville de Netanya c. Birger (1971).

2En vertu du droit du travail israélien, les salariés bénéficient d’un « statut » juridique privilégié, caractérisé par une abondante législation protectrice, des droits et obligations collectifs, tandis que le statut de travailleur indépendant relève exclusivement du droit des contrats. Les termes « salarié » et « employeur » ne sont pas définis dans la législation du travail israélienne. Aussi, depuis sa création en 1970, c’est le tribunal du travail, une branche spécialisée du système juridique israélien, qui, au fil des ans, s’est vu confier la tâche difficile de préciser et de définir ces termes. Depuis lors, les tribunaux du travail (et le Tribunal national du travail en particulier) ont élaboré un ensemble de tests à la fois juridiques et factuels visant à distinguer, dans la mesure du possible, un salarié d’un travailleur indépendant dans le droit du travail israélien. À l’heure actuelle, le principal test utilisé est le test d’intégration, qui évalue le niveau d’intégration du travailleur au sein de l’entreprise ou de la structure organisationnelle, et vérifie que le travailleur n’utilise pas sa propre structure organisationnelle ou entreprise pour fournir la prestation de travail objet du litige2.

3L’un des principaux problèmes que pose la définition judiciaire du statut de salarié tient à son caractère rétroactif évident et tout à fait naturel. En vertu du droit du travail israélien, il n’existe pas de mécanisme juridique externe pouvant être utilisé par les parties contractantes pour clarifier la nature et les conditions de leur relation de travail. C’est donc seulement lorsque la relation entre les parties est arrivée à échéance que la qualification juridique est soumise à un examen judiciaire.

  • 3 E. Eshet, « Labor Law », Israeli Legal System, Walter, Medina, Scholz, Wabnitz (eds.), 2018.

4Conformément à la tradition juridique de Common Law d’Israël, le Tribunal national du travail ne se contente pas, dans ses décisions, de qualifier rétroactivement les liens juridiques entre les parties contractantes en litige. Il est également chargé de définir et de préciser, en l’absence de législation, les standards juridiques qui auront vocation à s’appliquer pour l’avenir. L’existence de précédents qui influenceront le comportement futur des parties joue un rôle important dans le développement d’une approche casuistique au sein du droit du travail israélien3.

  • 4 Par exemple, le droit à l’indemnité de licenciement en vertu de la loi israélienne de 1963 sur les (...)
  • 5 Pour le modèle israélien de représentation exclusive, voir E. Eshet, « Coercion and Freedom in Labo (...)

5En vertu des normes juridiques israéliennes en vigueur avant l’affaire Kota, si A était déclaré salarié par le tribunal du travail, mais qu’il était à l’origine considéré comme un travailleur indépendant par le simple libellé du contrat conclu entre les parties, alors A avait droit uniquement à une compensation financière équivalente au manque à gagner, eu égard à sa qualification erronée de travailleur indépendant4. Le tribunal du travail israélien a maintes fois souligné qu’il ne pouvait pas « faire marche arrière », en transformant comme par magie en salarié un travailleur considéré à tort comme un travailleur indépendant. Par exemple, le tribunal du travail a indiqué que certains droits non financiers dont n’avait pas pu bénéficier le travailleur considéré à tort, en raison de son statut, comme un travailleur indépendant (comme la possibilité d’être promu par l’entreprise au fil des ans, ou celle de rejoindre l’unité de négociation de l’entreprise et d’être représenté par le syndicat exclusif), ne pouvaient pas être compensés par le caractère rétroactif de la décision judiciaire5.

  • 6 Dans de rares cas où le salarié avait agi avec une extrême mauvaise foi, le Tribunal national du tr (...)

6Néanmoins, dans certaines circonstances, lorsque le tribunal du travail déclarait que A est un salarié plutôt qu’un travailleur indépendant, il soulignait la nécessité d’accorder à A les droits inhérents au statut de salarié, tout en dissuadant les futurs employeurs de qualifier à tort de leurs salariés de travailleurs indépendants. Ce faisant, le tribunal réaffirmait le caractère indisponible de la qualification des relations de travail salarié, celles-ci comme étant similaires à un « statut » qui échappe à la volonté des parties au contrat. En outre, les tribunaux du travail ont reconnu le déséquilibre inhérent à la relation de travail et rejeté systématiquement les allégations des employeurs dénonçant la mauvaise foi de salariés qui auraient refusé la qualification initiale de relation commerciale entre un travailleur indépendant et son client6.

  • 7 Cela signifie que le salarié déclaré doit restituer le trop-perçu des sommes lui ayant été versées (...)

7Lorsque le tribunal du travail déclarait que B était un salarié et non un travailleur indépendant et cherchait par cette décision, à accorder à B les droits inhérents au statut de salarié, cela a parfois posé problème. Supposons qu’un travailleur indépendant B ait perçu une rémunération supérieure à son salaire (et à ses droits) en tant que salarié. Le tribunal du travail doit-il fermer les yeux sur cette situation ? Le tribunal du travail doit-il déclarer que les réclamations de B sont contraires à l’obligation de bonne foi de celui-ci ? Le tribunal doit-il compenser la rémunération de B en tant qu’entrepreneur indépendant en lui accordant les droits inhérents au statut de salarié ? Avant l’affaire Kota, les tribunaux du travail étaient divisés sur ces questions. Plusieurs juges considéraient que la rémunération de B ne devait être compensée en fonction des droits inhérents au statut de salarié que dans les cas où la mauvaise foi de B était prouvée, et où la rémunération de B en tant que travailleur indépendant était plus importante que celle à laquelle il pouvait prétendre en tant que salarié. Certains exigeaient non seulement la compensation, mais aussi la restitution partielle7 des sommes perçues. D’autres encore fixaient des seuils différents à partir desquels exiger une compensation.

8Ainsi, la compensation était le principal outil utilisé par les tribunaux du travail pour dissuader les employeurs de qualifier à tort leurs salariés d’entrepreneurs indépendants. C’est dans ce contexte juridique que l’affaire Kota a été jugée.

II - L’affaire Kota

  • 8 L’affaire Kota a été tranchée par un panel complet de juges du Tribunal national du travail et étai (...)
  • 9 Le tribunal a également reconnu le caractère punitif de la réparation non financière, voir p. 126.
  • 10 G. Davidov, « Contractual Stipulation Concerning ’Employee’ Status and its Implications », Mishpati (...)

9Sept magistrats professionnels et deux juges non professionnels ont statué et rendu une décision de 200 pages dans l’affaire Kota, se prononçant sur deux questions principales8. La première question, sur laquelle tous les juges se sont accordés, concernait le mécanisme juridique adapté en cas de déclaration rétroactive du statut de salarié. Le tribunal a décidé qu’il était nécessaire de modifier l’outil de dissuasion dans les cas de qualification rétroactive, passant ainsi d’un mécanisme binaire de compensation à un système plus subtil, à savoir la détermination judiciaire d’une compensation non financière9. Ce changement a également été justifié par des écrits universitaires qui ont exposé les failles de l’option de compensation dichotomique et recommandé l’adoption d’un mécanisme juridique plus subtil et plus juste visant à dissuader les futurs employeurs de procéder à une qualification erronée de leurs salariés10.

  • 11 Selon la décision, l’employeur a la charge de prouver le salaire théorique du salarié, sinon, les d (...)
  • 12 Voir l’affaire Kota, p. 57. Le tribunal a également invalidé la demande par l’employeur visant à la (...)

10La décision du tribunal précise donc la méthode appropriée pour traiter les droits découlant de la requalification d’un travailleur indépendant en salarié. Selon le tribunal, la première étape consiste à accorder une compensation financière au salarié, proportionnelle au préjudice subi du fait de sa qualification erronée. Le calcul est basé sur l’équilibre entre la rémunération théorique du salarié (salaire et autres avantages financiers) en tant que salarié et la rémunération réelle qu’il a perçue en tant que travailleur indépendant11. Dans les cas où la rémunération de travailleur indépendant dépasserait celle du salarié théorique, le système de compensation obligatoire serait utilisé12. Dans les autres cas, le salarié se verrait accorder une compensation financière.

  • 13 Voir l’affaire Kota, p. 58. Le tribunal propose différents critères à prendre en compte lors du cho (...)

11La deuxième étape consiste à déterminer la réparation non financière et son étendue. Le tribunal a décidé qu’une indemnité devrait être accordée dans tous les cas de qualification erronée, à moins que l’employeur ne parvienne à le convaincre du contraire. Le tribunal explique que certains droits liés à l’emploi (titularisation, promotion) n’ont pas d’équivalence financière et ne peuvent donc pas être compensés durant la première étape. Parmi les autres raisons de l’importance de l’octroi d’une réparation non financière, figure la nécessité de dissuader les employeurs de procéder à de fausses qualifications13.

  • 14 Par exemple, s’il peut être prouvé que la personne considérée comme salariée a demandé à l’autre pa (...)
  • 15 Voir Kota, p. 30.
  • 16 L’opinion du Président du tribunal a été soutenue par le juge Poliak, le juge Soffer et le juge Lif (...)

12La deuxième question qui divisait le tribunal portait sur la possibilité de révoquer le statut de salarié en cas de mauvaise foi du salarié14. Selon l’opinion minoritaire, rédigée par le Président du tribunal, le juge Virt-Livne, en raison des évolutions en matière technologique et de lieu de travail (travail à distance, externalisation), ainsi que de la nécessité de reconnaître le besoin mutuel de flexibilité dans la détermination de la relation de travail, il est justifié, dans certains cas, d’accorder une marge de manœuvre aux parties contractantes15. Cette marge de manœuvre a conduit le juge Virt-Livne à reconnaître que la mauvaise foi du salarié puisse prévaloir sur le « statut » de salarié, lors de la phase initiale, éliminant le besoin de calculer les droits du salarié en tant que tels16.

  • 17 Expression employée par le professeur Aaron Barak (ancien président de la Cour suprême israélienne)
  • 18 Voir p. 108 (juge Davidov-Motola) ; p. 154 (juge Itach & juge Gliksman) ; p. 171 (juge Ofek-Gandler (...)

13L’opinion majoritaire a souligné le principe de jus cogens sur lequel le droit du travail israélien a été construit. Elle était réticente à reconnaître que les changements récents du marché du travail justifiaient une adaptation de ce principe fondamental. Selon l’opinion majoritaire, il est pertinent17 de juger de la bonne ou de la mauvaise foi au cours de la deuxième phase. C’est lors de cette phase que les droits sont définis, et non lors de la première phase qui procède à la qualification juridique de la relation de travail18.

14En résumé, aux yeux du Tribunal national du travail israélien, les relations de travail s’apparentent à un « statut », auquel le salarié ou l’employeur ne peuvent renoncer. En outre, elles ne devraient pas dépendre d’une exigence de bonne (ou de mauvaise) conduite, mais de tests juridiques effectués au fil des ans permettant de faire la distinction entre un salarié et un travailleur indépendant.

Conclusion

  • 19 Sir Henry James Sumner Maine, Ancient Law, Its Connection to the History of Early Society, 1861, p. (...)

15La tension entre le statut et le contrat en droit du travail n’est pas nouvelle. Néanmoins, il est assez étrange qu’en 2022, les tribunaux israéliens délibèrent encore sur cette question, comme en témoigne l’affaire Kota. L’ouvrage Ancient Law, Its Connection to the History of Early Society, de Maine, n’a jamais eu pour objet de décrire les relations de travail modernes. Au contraire, selon Maine, s’agissant des relations de travail, « le statut d’esclave a disparu - il a été remplacé par la relation contractuelle entre le serviteur et son maître »19.

  • 20 O. Kahn-Freund, A Note on Status and Contract in British Labor Law, The Modern Law Review, vol. 30, (...)
  • 21 Sir H. J. S. Maine, Ancient Law, Its Connection to the History of Early Society, op. cit., p. 99 : (...)

16C’est le professeur Kahn Freund qui a fait la distinction entre deux techniques juridiques, à savoir le concept de « statut » juridique de Maine et le droit du travail britannique, qui peut être conceptualisé comme imposant des limites à la liberté contractuelle traditionnelle20. Par conséquent, les relations de travail ne sont pas considérées comme un « statut » juridique, du moins pas dans la perspective ancienne de Maine ou dans l’optique moderne de Kahn Freund21. Si l’approche de Kahn Freund sur le statut et le contrat était précise, elle n’était pas complète. Elle portait sur la conceptualisation des relations de travail lorsque leur existence n’est pas remise en question. Dans ce cas, comme il l’a fait valoir à juste titre, ces relations ne peuvent être dépeintes en référence au « statut » juridique de Maine, mais comme un ensemble de normes juridiques qui supplantent la liberté contractuelle des parties, ce que l’on retrouve également dans d’autres domaines de jus-cogens, tels que le droit de la protection des consommateurs.

17Toutefois, l’affaire Kota portait sur une question légèrement différente. Il s’agissait de conceptualiser l’essence juridique des relations de travail lorsque la question préliminaire est de savoir si elles existent vraiment. On ne trouve pas la réponse à cette question dans la note de Kahn Freund ni dans les écrits de Maine. Dans l’affaire Kota, le Tribunal national du travail israélien nous a fourni quelques indications sur le paysage juridique des relations de travail en droit israélien, mais son refus de prendre en considération les pratiques contractuelles et leur évolution vers des concepts juridiques de type statutaire nécessitent un examen plus approfondi qui dépasse le cadre de cet article.

18En résumé, l’affaire Kota a introduit un outil novateur, progressif et dissuasif, pour les cas de qualification rétroactive, en prévoyant une réparation non financière, tout en sauvegardant et en renforçant le sens juridique traditionnel de jus cogens des relations employeur-travailleur en vertu du droit du travail israélien.

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Notes

1 NCL 15868-04-18 Kota c. la ville de Raanana (2022).

2 NCL 3/27-31 La ville de Netanya c. Birger (1971).

3 E. Eshet, « Labor Law », Israeli Legal System, Walter, Medina, Scholz, Wabnitz (eds.), 2018.

4 Par exemple, le droit à l’indemnité de licenciement en vertu de la loi israélienne de 1963 sur les indemnités de licenciement, le droit au paiement des heures supplémentaires en vertu de la loi israélienne de 1951 sur les heures de travail et de repos, et le droit aux conventions collectives en vertu de la loi de 2008 sur les pensions obligatoires. Tous les droits que nous venons de mentionner bénéficient uniquement aux salariés.

5 Pour le modèle israélien de représentation exclusive, voir E. Eshet, « Coercion and Freedom in Labor Law: Perspectives américaine, canadienne et israélienne », International Journal of Comparative Labor Law and Industrial Relations, vol. 33, n°4, 2017, p. 489.

6 Dans de rares cas où le salarié avait agi avec une extrême mauvaise foi, le Tribunal national du travail a cependant reconnu la possibilité théorique de révoquer le statut de salarié de la personne concernée en raison d’un tel comportement. Voir NCL 154/3-45 État d’Israël c. Buchris (1997).

7 Cela signifie que le salarié déclaré doit restituer le trop-perçu des sommes lui ayant été versées en sa qualité de travailleur indépendant et qui sont supérieures à la rémunération qu’il aurait touchée s’il bénéficiait du statut de salarié.

8 L’affaire Kota a été tranchée par un panel complet de juges du Tribunal national du travail et était attendue depuis longtemps par la communauté juridique. La décision, dans cette affaire, a tiré les leçons de trois cas similaires. Concernant l’utilisation par le tribunal de sa décision pour sensibiliser les publics ciblés à la loi, voir G. Davidov et E. Eshet, « Improving Compliance with Labor Law: The Role of Courts », Comparative Labor Law & Policy Journal, vol. 34, n°1, 2023, p. 71.

9 Le tribunal a également reconnu le caractère punitif de la réparation non financière, voir p. 126.

10 G. Davidov, « Contractual Stipulation Concerning ’Employee’ Status and its Implications », Mishpatim, n°50, 2020, p. 87 (hébreu) ; Y. Procaccia, « On Misclassifications, Efficient Deterrence and the Law of Employment », Tel Aviv University Law Review, n°43, 2020, p. 171 (hébreu).

11 Selon la décision, l’employeur a la charge de prouver le salaire théorique du salarié, sinon, les droits à l’emploi seront calculés sur la base de la rémunération réelle du travailleur indépendant.

12 Voir l’affaire Kota, p. 57. Le tribunal a également invalidé la demande par l’employeur visant à la restitution des sommes versées au salarié, limitant ainsi la mise en balance à la seule compensation.

13 Voir l’affaire Kota, p. 58. Le tribunal propose différents critères à prendre en compte lors du choix d’accorder une réparation non financière, tout en fixant le montant de cette réparation.

14 Par exemple, s’il peut être prouvé que la personne considérée comme salariée a demandé à l’autre partie d’être considérée comme un travailleur indépendant et non comme un salarié, en raison d’avantages fiscaux ou autres, et qu’elle a ensuite déposé plainte pour que son statut de salarié soit reconnu.

15 Voir Kota, p. 30.

16 L’opinion du Président du tribunal a été soutenue par le juge Poliak, le juge Soffer et le juge Lifshitz (représentant les Employeurs).

17 Expression employée par le professeur Aaron Barak (ancien président de la Cour suprême israélienne).

18 Voir p. 108 (juge Davidov-Motola) ; p. 154 (juge Itach & juge Gliksman) ; p. 171 (juge Ofek-Gandler) ; p. 190 (juge laïc Ron).

19 Sir Henry James Sumner Maine, Ancient Law, Its Connection to the History of Early Society, 1861, p. 99.

20 O. Kahn-Freund, A Note on Status and Contract in British Labor Law, The Modern Law Review, vol. 30, n°6, 1967, p. 635. Voir également p. 640 sa définition des relations de travail : « ... un accord fondé sur une relation juridique encadrée par la loi, en ce sens que son existence et sa résiliation dépendaient de la volonté des parties, mais que sa substance était déterminée par des normes juridiques ne relevant pas de la liberté contractuelle des parties. »

21 Sir H. J. S. Maine, Ancient Law, Its Connection to the History of Early Society, op. cit., p. 99 : « Partant, comme d’un terminus de l’histoire, d’un contexte social dans lequel, toutes les relations des personnes se résument aux relations familiales, nous semblons avoir évolué régulièrement vers une phase de l’ordre social dans laquelle toutes ces relations résultent du libre consentement des personnes » ; p. 100 : « ... nous pouvons dire que le mouvement des sociétés progressistes a été jusqu’ici une évolution du Statut vers le Contrat ».

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Pour citer cet article

Référence papier

Edo Eshet, « L’Affaire Kota en Israël », Revue de droit comparé du travail et de la sécurité sociale, 1 | 2023, 176-181.

Référence électronique

Edo Eshet, « L’Affaire Kota en Israël », Revue de droit comparé du travail et de la sécurité sociale [En ligne], 1 | 2023, mis en ligne le 01 avril 2023, consulté le 07 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rdctss/5499 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rdctss.5499

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Auteur

Edo Eshet

Faculté de droit du Sapir Academic College

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Droits d’auteur

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