Diderot et l’hiéroglyphe musical
Résumés
Par la notion d’hiéroglyphe, Diderot cherche à démontrer que dans l’audition de la poésie et de la musique est en jeu une indication schématique qui, comme dans le cas de l’esquisse, favorise la production d’images. Le plaisir est généré dans le mécanisme de reconnaissance d’une représentation idéogrammatique qui s’imprime dans la mémoire grâce aux rapports qu’elle instaure entre les sons. C’est à ce niveau que se stabilise l’unité de l’expérience et que la perception peut être entendue comme une totalité disposée à une projection de sens. L’hiéroglyphe musical, trace subtile et fugace, met en évidence l’intervention, dans l’organisation du donné sensible, d’un résidu intermédiaire qui se limite à suggérer. De fait, la croissance de l’expression s’accompagne d’une perte inévitable : un écart ou une dérive du sens, une insolubilité de la structure qui ouvre le son à une multiplicité de fonds.
Pour citer cet article
Référence papier
Alessandro Arbo, « Diderot et l’hiéroglyphe musical », Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie, 30 | 2001, 65-80.
Référence électronique
Alessandro Arbo, « Diderot et l’hiéroglyphe musical », Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie [En ligne], 30 | avril 2001, mis en ligne le 17 juin 2006, consulté le 12 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rde/60 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rde.60
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