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Introduction. La slavistique française au premier quart du xxie siècle : perspectives croisées

Daniel Baric, Rodolphe Baudin et Stéphane Viellard
p. 9-15

Texte intégral

  • 1 « Discours de M. le Président Masaryk », in Inauguration de l’Institut d’études slaves de l’unive (...)

C’est pourquoi, si l’on me dit : « ex oriente lux », je réponds : « oui ! », mais aussi « ex occidente » ! Thomas Masaryk1

  • 2 Ibid., p. 26.
  • 3 Ibid., p. 28-29.

1Ce numéro de la Revue des études slaves ouvre l’année du centenaire de l’inauguration de l’Institut d’études slaves. Fondé en 1919 par Ernest Denis, c’est le 17 octobre 1923 que l’Institut d’études slaves de l’université de Paris est officiellement inauguré par Thomas Masaryk, président de la jeune République tchécoslovaque, lors de son premier voyage ès qualités à Paris, et Alexandre Millerand, président de la République française. Dans son discours, Antoine Meillet, alors président du Comité de direction, mettait en avant le rôle crucial de l’Institut d’études slaves dans la réhabilitation des différentes cultures slaves dans le contexte difficile de l’après-guerre et de la fin de l’Empire austro-hongrois. Meillet soulignait également le rôle actif de l’Institut dans l’étude, la diffusion et la promotion, parmi un public large, de ces cultures grâce à l’enseignement de leurs langues et de leur histoire, enseignement rendu alors matériellement possible par la libéralité des gouvernements tchécoslovaque, yougoslave et polonais. Dans son intervention, le président Masaryk, qui s’interrogeait sur « la position des Slaves à l’égard de deux civilisations, l’allemande et l’occidentale2 », se félicitait de voir désormais entreprise « la belle tâche pour l’Institut d’études slaves […] de connaître les peuples slaves, de comparer leurs cultures à celles des peuples occidentaux, de réunir ainsi les matériaux scientifiques de la grande synthèse de l’avenir3. »

  • 4 Après deux ans d’existence de la Revue des études slaves, Antoine Meillet notait : « Notre Revue (...)

2Plus d’un siècle après, et en s’adaptant régulièrement aux différents remodelages géopolitiques de l’Europe ainsi qu’aux fluctuations institutionnelles qu’ils ont dû à maintes reprises affronter face à leurs tutelles, l’Institut et la même si certaines des illusions de l’après-guerre ont été perdues, n’ont pas trahi cet idéal4.

3S’il s’inscrit, par sa date, dans une perspective historique, le présent numéro rend également compte d’une actualité tragique. Le dix-septième Congrès international des slavistes devait se tenir à Paris du 28 août au 1er septembre 2023, en cette année hautement symbolique pour la slavistique française. L’agression et l’occupation illégale de l’Ukraine par la Russie ont amené le comité d’organisation du Congrès à différer la tenue de celui-ci, en le reportant aux 25-29 août 2025.

4L’une des conditions de participation au Congrès est la publication préalable des communications. Un numéro spécial de la Revue des études slaves était donc programmé, qui ne verra pas le jour. Certains participants de la délégation française ont néanmoins souhaité voir leur travail publié. La rédaction de la Revue a donc décidé, après les expertises d’usage, de les accueillir dans la première livraison de 2023, qui offre des articles portant sur tous les grands domaines de la recherche dans notre champ : linguistique, littérature et civilisation. Ces trois grands domaines expliquent la division du présent numéro en trois parties. On a ajouté à ces parties une coda formée par deux articles, soumis récemment à la revue mais sans lien avec les communications destinées au Congrès international des slavistes.

5Dès sa création, en 1921, la Revue des études slaves a accueilli les travaux des grands philologues et des linguistes de renom, initiant ainsi une tradition, désormais séculaire, d’études consacrées à la description des différentes langues slaves. Ce numéro s’inscrit dans cette continuité. Les cinq études de linguistique qui ouvrent ce volume couvrent les domaines du russe, du serbe et de l’ukrainien. Elles relèvent de champs variés : la morphologie et la morphosyntaxe, l’analyse énonciative, l’analyse du discours et la traductologie. En cette année du centenaire de l’inauguration officielle de l’Institut d’études slaves, il nous paraît important de signaler que deux de ces études illustrent incidemment combien la foi d’Ernest Denis, fondateur de l’Institut, en des valeurs européennes, est, peut-être plus que jamais, d’actualité.

6Dans « Le suffixe -k- en russe moderne : singularité et variation », article qui complète une série de publications de l’auteur sur la suffixation, Rémi Camus se propose de montrer que la suffixation en général ne consiste pas en un simple ajout d’un morphème à droite de la racine, mais implique l’interaction de trois éléments : la base, le suffixe et la désinence. Le suffixe -k- et ses allomorphes, dont la présence massive dans la langue les rend presque invisibles, inscrit le morphème /k/ dans un microsystème fondé sur l’exploitation des alternances vocaliques et consonantiques. Rémi Camus dégage ainsi trois grandes configurations où la désinence est tantôt solidaire du suffixe, tantôt solidaire de la base. Cette interdépendance des éléments permet à la suffixation de fonctionner comme un véritable processus de nomination.

7La morphologie verbale de l’ukrainien se caractérise entre autres par le maintien d’une forme de plus-que-parfait, héritée de l’ancien système verbal du vieux slave. Alors que les grammaires se contentent souvent d’une évocation sommaire du plus-que-parfait ukrainien, cette forme a suscité ces dernières années l’intérêt des chercheurs. Dans l’étude intitulée « Le contraste entre deux situations et le plus-que-parfait en ukrainien », Oleg Chinkarouk montre que le plus-que-parfait ukrainien ne se limite pas à l’expression d’une simple antériorité dans le passé, mais marque une étroite relation de dépendance entre les plans temporels. À partir de la notion de contexte large et dans le cadre d’une linguistique textuelle, Oleg Chinkarouk analyse, grâce à de nombreux exemples, le mécanisme de cette interdépendance. L’étude éclaire de surcroît le regain de vitalité, en ukrainien, d’une construction verbale qui, comme l’illustre la conclusion originale de l’article, dépasse le cadre des textes littéraires, auquel on la croyait circonscrite.

8C’est sous l’angle de l’analyse énonciative que Tatiana Bottineau et Daria Kholodova examinent le comportement du lexème russe uže. Dans « Uže, adverbe de temps et particule énonciative russe », Tatiana Bottineau et Daria Kholodova repensent le statut et la dynamique de cette unité polycatégorielle. On découvre ainsi que ce lexème, par sa double étymologie (u + že), permet à l’énonciateur de moduler la mise en relief en fonction d’une pondération qui peut porter soit sur le premier élément (u), soit sur le second (že), constitutifs de la particule. L’examen, en contexte, de cette particule dont le statut discursif est fondamental, permet alors de mettre au jour « une altérité de points de vue sur le monde » révélée par ce que les auteurs appellent un « conflit discursif. »

9La problématique de l’énonciation est également au centre de l’étude d’Olga Tarabanova-Wambre sur « Les marqueurs linguistiques et énonciatifs de la négation ironique en russe contemporain ». Ces marqueurs, principalement mobilisés dans la langue orale, sont nombreux et de nature diverse, relevant du lexique, de la grammaire, de la pragmatique et de la prosodie. Après avoir rappelé la nature profondément polyphonique de l’ironie et les travaux fondateurs des linguistes russes au cours du siècle passé, Olga Tarabanova-Wambre dresse l’inventaire des marqueurs segmentaux et supra-segmentaux utilisés pour exprimer la négation ironique. Cet inventaire fait apparaître des procédures extrêmement variées touchant le verbe (emploi du perfectif, recalcul des marques personnelles, autant de phénomènes caractéristiques de l’énallage), les particules énonciatives, les phrasèmes, l’ordre des mots, l’accentuation et l’intonation. À cet arsenal s’ajoute l’emploi particulier du datif dit « éthique ». Il ressort de l’examen de ces différentes procédures que les énoncés qu’elles informent ont tendance à fonctionner comme des moules phraséologiques qui permettent un « remplissage lexical assez libre. »

10Si la pratique de la traduction entre le français et les langues slaves a une longue histoire, la réflexion linguistique sur l’acte de traduire est, dans la slavistique française, relativement récente et encore modestement représentée, en particulier et paradoxalement pour les langues de spécialité. Aleksandar Stefanovic vient enrichir ce champ de recherche en livrant des « Réflexions sur la traduction de la terminologie militaire du français vers le serbe ». S’appuyant sur sa propre expérience d’officier de réserve et de traducteur, Aleksandar Stefanovic part du constat que la traduction de textes militaires contemporains du français vers le serbe pose de nombreux problèmes dans la recherche d’équivalents en standard serbe. Les difficultés sont multiples, liées d’une part à la rareté des experts et des publications, et d’autre part à une évolution technologique constante et rapide entraînant le renouvellement régulier du lexique spécialisé. L’auteur propose donc un certain nombre de procédures pour rendre ce qui relève de la néologie (par exemple, opérations sous-glaciaires sera traduit par podledna dejstva), de la non-correspondance entre les nomenclatures française et serbe, contraignant le traducteur à la « traduction descriptive » (aspirant rendu par kadet završne godine), ou encore d’une terminologie opaque (comme l’exemple récent des « missiles à changement de milieu ») qui met régulièrement le traducteur « face à l’inconnu » et l’oblige à se livrer à une perpétuelle investigation lexicale auprès des spécialistes militaires. Cette démarche pragmatique permet de mettre en place quelques principes méthodologiques. Enfin, l’enjeu traductologique est, en l’occurrence, d’autant plus important qu’il se situe dans la perspective de l’intégration de la Serbie à l’Union européenne.

11Les recherches présentées dans la deuxième section de ce fascicule portent sur la littérature. Elles mettent en évidence la pluralité des voies d’accès à une lecture renouvelée des textes, ancrée dans notre environnement et nos préoccupations d’aujourd’hui. Cette actualisation passe souvent par un recours à des perspectives croisées, tant en termes de disciplines et de méthodologies, que de corpus. Les contributions font se croiser en outre le regard de plusieurs générations de chercheuses et de chercheurs. Par-delà la diversité inhérente aux études slaves en tant que champ disciplinaire, ce sont pourtant des problématiques communes qui réunissent les contributions, car elles reflètent des questionnements qui irriguent les sciences sociales, notamment sur les enjeux de la traduction, de l’histoire des sciences et de la construction d’un rapport à la fois sensible, éthique et concret aux textes.

12Les contributions sont proposées dans l’ordre chronologique des thématiques abordées.

13Guilhem Pousson propose une lecture située au point de jonction entre esthétique et éthique d’Anna Karénine. Ancrée dans une réflexion sur les conséquences morales soulevées par les personnages du roman, cette contribution expose les implications pour Tolstoï (et ses lecteurs) d’une exploration par des moyens narratifs d’une interrogation philosophique portant en particulier sur l’éthique du travail et l’altruisme qui peut en résulter.

14Liliya Dyachenko-Escalle propose une recherche qui élargit l’analyse textuelle d’un texte littéraire pour en saisir sa dimension matérielle. Un pan du travail d’Aleksej Remizov en émigration (1923 à 1957) est ainsi analysé à partir de la fabrication de son livre manuscrit intitulé « Mémoire en feu » [Ognennaja pamjat′], conservé aux archives de l’Institut d’études slaves. Cette pratique est mise en perspective avec le rapport spécifique que l’auteur développe avec la tradition littéraire russe et son expression linguistique en vieux-russe. Ce sont les apports de l’histoire du livre et de la communication littéraire qui sont mis à profit ici pour éclairer, à partir d’un cas de figure singulier, la reconfiguration du marché du livre russophone dans l’entre-deux-guerres.

15Ioulia Podoroga présente une exploration d’ordre phénoménologique de l’opus poétique de Boris Pasternak, qui met en relief la profondeur physiologique de ce corpus. À partir d’une lecture rapprochée émerge le monde anthropomorphe de Pasternak, situé entre l’humain et le non-humain. Aborder la vision poétique de Pasternak par la catégorie de l’anthropomorphe contribue à une réflexion plus large sur les rapports qu’entretient cette écriture avec la nature, dans une approche écologique du regard poétique propre à Pasternak.

16Sonia Gavory se livre, quant à elle, à une étude de la retraduction française du Don paisible par Antoine Vitez. La comparaison de la version éditée avec ses travaux préparatoires fait émerger tout le travail technique qui a accompagné la traduction dont l’ambition essentielle visait à revaloriser la poétique romanesque de Mixail Šoloxov. La construction consciente d’un « effet de mise en scène », telle qu’elle est avérée chez le traducteur et homme de théâtre, contribue à situer l’activité traductive de Vitez au regard de l’ensemble de son parcours artistique.

17Livija Ekmečić livre une réflexion joignant les approches développées à la fois dans le domaine de la bibliothérapie et dans celui de la théorie de la réception de H. R. Jauss. Il s’agit donc ici de s’intéresser à ce qui fait qu’un texte peut entrer, et selon quelles modalités, en interaction avec son lecteur. À partir de deux nouvelles peu connues d’Ivo Andrić, « La vitre » [Prozor] et « Un matin de fête » [Praznično jutro], les apports conjoints de deux méthodologies développées pour aborder les textes littéraires sont évaluées, tout en cernant les limites respectives de chacune.

18Florence Corrado-Kazanski enfin, croise les corpus poétiques récents de deux femmes poètes appartenant à la même génération, l’une polonaise (Justyna Bargielska) et l’autre russe (Maria Stepanova). Dans une perspective interrogeant la question du genre, à la fois dans sa dimension de catégorie littéraire et dans la construction du masculin et du féminin, c’est l’altérité du sujet lyrique, au-delà des distinctions genrées, qui est mise en évidence.

19La dernière partie de la section du fascicule initialement consacré au Congrès international des slavistes est consacrée à la civilisation, comprise dans le sens large de l’histoire et de l’histoire des idées.

20Marina Pantina y étudie d’abord un ensemble de textes encore peu exploré et partiellement inédit, la correspondance de Joseph de Maistre avec le comte Sergej Uvarov. Entre 1810 et 1814, les deux interlocuteurs préparent chacun un projet d’établissement scientifique, l’un d’une Académie jésuite et l’autre d’une Académie asiatique, dont la réalisation concomitante se révélera incompatible. Au-delà d’une commune opposition aux Lumières, leurs échanges font apparaître une rivalité entre influences idéologiques portant sur la question plus vaste et récurrente du positionnement de la Russie face à l’Occident. Ainsi, cette correspondance contribue à approfondir la réflexion en termes historiques d’un débat d’une éminente actualité, dans les mots comme dans les faits, sur le tiraillement russe entre occidentalisme et asiatisme.

21Dans l’étude suivante, Jana Kantoříková se penche sur la lecture et la traduction de Nietzsche autour de la Première Guerre mondiale dans les milieux tchécoslovaques. La traduction d’Ainsi parlait Zarathoustra par Otokar Fischer est présentée dans le cadre d’une réflexion plus large sur la réception tchèque très controversée du philosophe allemand en temps de guerre, généralement perçu comme le thuriféraire de l’impérialisme allemand. La présence diffuse de Nietzsche à travers citations et paraphrases, tant dans les textes littéraires que la correspondance privée du traducteur, nuance très fortement l’idée d’un rejet massif et définitif.

22Les deux dernières études portent enfin sur l’histoire institutionnelle de notre discipline, ainsi que sur l’histoire sociale des réseaux savants. Stéphanie Cirac s’intéresse ici à une figure de l’exil russe. L’itinéraire du slaviste, historien de la littérature et critique littéraire Al′fred Bem, figure moins en vue parmi les émigrés russes en lien avec le cercle linguistique de Prague, est replacé dans le contexte de son exil (1922-1945), en particulier dans son rapport à la littérature tchèque, publiée dans son pays d’accueil. Les diverses formes de sociabilité scientifique (discussions informelles et congrès) montrent comment son identité scientifique s’est construite à la fois en prise avec les renouvellements théoriques de la slavistique dans l’entre-deux-guerres (en particulier le structuralisme), et dans un relatif isolement dans le contexte tchécoslovaque.

23Sandra Dominique contribue, elle aussi, à une réflexion sur l’histoire des études slaves en présentant les débuts de l’agrégation de russe. La mise en évidence des enjeux de l’ouverture de ce concours à une nouvelle discipline, processus qui s’est déroulé sur une vingtaine d’années à partir de la fin des années 1930, montre que des considérations externes à la discipline, en l’occurrence de politique étrangère, ont pesé d’un poids tout particulier. Nul besoin de dire que cet article résonne avec l’actualité terrible que nous vivons depuis le 24 février 2022.

24Les deux articles formant la coda sont tous deux consacrés à la littérature russe du xixe siècle. L’étude de Pavel Uspenskij et Irina Polanskaja porte sur l’influence du français, langue maternelle de l’écrivain populiste Dmitrij Grigorovič, sur le style de sa nouvelle Le Village et interroge ce cas paradoxal où un style considéré comme typiquement russe présenterait en réalité des traces d’influence étrangère.

25L’article de Daniel Droixhe concerne, quant à lui, la réception de l’œuvre romanesque de Dostoïevski dans la presse belge du dernier tiers du xixe siècle. L’auteur y montre comment l’œuvre de l’écrivain russe y fut mise au service des débats politiques et sociaux qui agitaient la société belge du temps.

26Le retour proposé dans ce numéro sur l’histoire de notre discipline, à travers l’exploration de certains profils savants restés dans l’ombre ainsi que du long processus qui aboutit à la création de l’agrégation de russe en France, démontre le caractère éminemment situé, dans l’espace et dans le temps, des études slaves, dans des configurations spatiales et chronologiques qui lui sont propres, mais qui s’éclairent par une mise en perspective plus globale. L’interrogation de cette position paraît urgente dans la période que nous traversons. Elle permet d’aborder de manière critique les habitudes de notre champ, notamment les rapports de pouvoir qui s’y jouent et qui, pour des raisons institutionnelles, ont longtemps vu dominer les études russes sur le reste de la slavistique. À l’heure où l’Ukraine résiste héroïquement à l’agression russe, il faut redoubler d’efforts pour décentrer notre regard, le décoloniser, afin de désinvisibiliser ce qui demeure trop souvent relégué aux marges de la slavistique française. Faisant suite au fascicule 1 de 2022, « Cartographier les nostalgies d’un lieu : Czernowitz -Czerniowce / Cernăuți / Чернівці », ainsi qu’au bloc thématique sur la culture de l’Ukraine publié dans le fascicule 4 de la même année, la publication dans ce numéro d’un article sur la linguistique de l’ukrainien va dans ce sens. Nous nous en réjouissons et espérons pouvoir publier davantage d’articles de cette nature dans l’avenir.

27Plus largement, les questionnements au centre de plusieurs articles de ce numéro, notamment sur le genre ou le rapport de l’humain au reste du vivant, montrent que la slavistique peut et doit participer, au-delà de son périmètre habituel, aux grands enjeux de notre époque.

Inauguration de l’Institut d’études slaves de l’université de Paris 17 octobre 1923, s. l., s. d.

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Notes

1 « Discours de M. le Président Masaryk », in Inauguration de l’Institut d’études slaves de l’université de Paris 17 octobre 1923, s. l., s. d.

2 Ibid., p. 26.

3 Ibid., p. 28-29.

4 Après deux ans d’existence de la Revue des études slaves, Antoine Meillet notait : « Notre Revue des Études Slaves embrasse tout le domaine des peuples de langues slaves […] Elle se propose de faire connaître à un public de spécialistes les progrès de la linguistique et de la philologie slaves. Des slavistes de tous les pays y collaborent. » Discours de M. Antoine Meillet …, Ibid., p. 15.

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Table des illustrations

Légende Inauguration de l’Institut d’études slaves de l’université de Paris 17 octobre 1923, s. l., s. d.
URL http://journals.openedition.org/res/docannexe/image/5850/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 92k
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Pour citer cet article

Référence papier

Daniel Baric, Rodolphe Baudin et Stéphane Viellard, « Introduction. La slavistique française au premier quart du xxie siècle : perspectives croisées », Revue des études slaves, XCIV-1-2 | 2023, 9-15.

Référence électronique

Daniel Baric, Rodolphe Baudin et Stéphane Viellard, « Introduction. La slavistique française au premier quart du xxie siècle : perspectives croisées », Revue des études slaves [En ligne], XCIV-1-2 | 2023, mis en ligne le 01 juillet 2023, consulté le 07 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/res/5850 ; DOI : https://doi.org/10.4000/res.5850

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Auteurs

Daniel Baric

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