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2022
Décembre

Rapport annuel 2022 de la FRABilan de sortie de crise Covid-19 : l’Agence des droits fondamentaux entre vigilance et indigence

Hélène Bourrouilh, Camille Lebrun et Clara Le Parc

Résumé

Au sortir de la période de pandémie de Covid-19, l’Agence européenne des droits fondamentaux met un terme à la tolérance à certaines violations jusqu’alors justifiée par la crise sanitaire. Elle souligne avec fermeté les défaillances des États membres en matière de respect des droits fondamentaux. Toutefois, la vigilance réaffirmée de l’Agence est à relativiser, en ce que cette dernière demeure dépourvue de moyens coercitifs.

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Texte intégral

1Alors que les violations des droits et libertés se sont multipliées du fait de la pandémie mondiale et se poursuivent depuis, notamment en ce qui concerne les droits sociaux et l’égalité au sein de l’Union européenne, les avis de l’Agence et les solutions proposées sont déterminants.

2Dans son rapport annuel de 2022, la FRA a plus particulièrement analysé le comportement des États membres de l’Union en la matière. Elle en déduit l’ouverture d’une « ère post-Covid-19 » caractérisée par la persistance de violations issues de la période pandémique, comme si aucun retour en arrière n’était possible. En effet, la FRA relève que les « vingt-sept » n’ont respecté les droits fondamentaux que de manière lacunaire. Plus précisément, ces défaillances consistent en un respect des droits à géométrie variable. La FRA alerte tout particulièrement sur la situation dégradée des personnes vulnérables. De plus, la FRA relève que les États membres ne mettent pas pleinement en œuvre les outils mis à disposition par les textes communautaires malgré leur obligation de les respecter. Il en résulte un devoir de vigilance accru de l’Agence (I).

3En dépit de la nécessité de ne pas relâcher l’attention que l’Agence reconnaît volontiers, on peut néanmoins s’interroger sur l’efficacité et l’effet incitatif des avis formulés dans son rapport. En effet, la FRA ne se départit pas d’une certaine opiniâtreté dans l’énoncé de recommandations ne faisant apparemment pas obstacle à la pérennisation d’un état de violation des droits, une fois passé le pic de la crise Covid. Pour autant, le manque de moyens coercitifs qui la caractérise face à l’étendue des atteintes disqualifie largement le mécanisme qui s’apparente au mieux à un mécanisme d’alerte (II).

I/- Un devoir de vigilance accru de la FRA dans l’ère post-Covid-19

4Dans ce rapport, la FRA rappelle le progrès des organes de l’UE et des États membres quant à la protection des droits fondamentaux, mais dépeint tout de même la période du Covid-19 comme une période sombre pour les droits protégés par la Charte, notamment les droits sociaux et le principe d’égalité qui leur est associé (A). Elle regrette que les 27 utilisent peu ou mal la Charte et les différents outils communautaires (B).

A/- Les efforts nuancés des États membres en matière de droits sociaux et d’égalité

5La FRA constate des efforts louables pour préserver la garantie des droits fondamentaux, de la part de l’UE qui a développé rapidement plusieurs stratégies pour lutter contre le Covid : d’abord, la mise en place d’une stratégie d’analyse de la situation épidémiologique avec le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies ; ensuite une stratégie d’évaluation des traitements et des vaccins par l’Agence européenne des médicaments ; enfin sur le plan financier, la mise à la disposition de 723,8 milliards d’euros aux États membres pour faire face aux conséquences sociales de la crise.

6La FRA met tout d’abord en lumière les progrès de l’UE en matière de non-discrimination, et notamment en faveur de l’égalité des personnes LGBTQI+. Elle insiste, entre autres, sur la jurisprudence V.M.A. c. Stolichna obshtina de la Cour de justice de l’UE selon laquelle l’obligation de reconnaître dans un couple homosexuel, la relation parent-enfant, dans le cadre de la libre circulation, ne porte pas atteinte à l’identité et aux compétences nationales. Plusieurs États membres ont réagi favorablement à ces évolutions, en adoptant des plans d’action nationaux en faveur des droits des personnes LGBTQI+ ainsi que, plus largement, pour lutter contre le racisme, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance. Concernant, ensuite, les droits de l’enfant, la Commission européenne a élaboré une stratégie reposant sur 6 piliers : l’inclusion socioéconomique, la santé et l’éducation et la promotion de participation des enfants. Au sujet des violences de genre, l’UE et les États ont également adopté de nouvelles mesures juridiques et politiques pour renforcer les droits des victimes. Ou encore, la FRA souligne que l’ensemble des 27 disposent aujourd’hui d’un organe national du suivi de la convention des droits des personnes handicapées et que la Commission européenne entreprend une nouvelle stratégie pour les droits des handicapés. Enfin, l’UE a réfléchi aux enjeux de la numérisation du quotidien et a mis en place une stratégie pour lutter contre les dérives, survenues pendant la pandémie, concernant la protection des données personnelles et la sécurité.

  • 1 Eurostat

7Mais la FRA ne peut que partiellement se réjouir car elle déplore un regain de violations des droits fondamentaux dans d’autres domaines. Elle dénonce en ce sens une surmortalité, une augmentation de la pauvreté et du chômage ainsi que l’aggravation de la fracture numérique. L’accès à la santé, à l’éducation et à la formation est de plus en plus restreint pour une fraction de plus en plus large de la population. S’agissant des droits des personnes LGBTQI+, l’Agence déplore l’augmentation du nombre de crimes et délits « LGBTophobes », aggravés par les différentes mesures de lutte contre la pandémie. Par ailleurs, les mesures sanitaires ont aussi considérablement détérioré les conditions de détention des prisonniers. La FRA regrette également l’impact de la pandémie sur les enfants, notamment sur le droit à l’éducation, le droit à la protection et aux soins nécessaires à leur bien-être. La proportion d’enfants exposés au risque de pauvreté et d’exclusion sociale au sein de l’UE est, en effet, passée de 22,2 % en 2019 à 24,2 % en 20201. Aussi, elle dénonce, dans encore trop d’États membres, la détention d’enfants migrants. L’État de droit a de plus été nettement affecté, notamment du point de vue de l’indépendance du pouvoir judiciaire qui s’est détériorée. La FRA relève une « sélection » des victimes, jouant en faveur de celles de la traite des êtres humains et des femmes subissant des violences domestiques ou sexuelles, mais en défaveur des victimes de violences homophobes et racistes. D’ailleurs, la FRA souligne que les minorités ethniques (Roms et migrants) continuent à faire l’objet de discriminations et de racisme institutionnel.

B/- Des outils communautaires mal intégrés par les États membres

8La FRA signale, de façon générale, les effets des textes communautaires en matière de droits fondamentaux qu’elle juge insuffisants pour faire face au regain récent de violations. Elle espère que la désignation de points focaux nationaux de la Charte permettra sur le long terme un respect plus ample par les organismes nationaux de la stratégie promue par la Commission et par les conclusions du Conseil. Au niveau national, la réalisation de toutes ces dimensions nécessite un changement quant à la culture des droits fondamentaux. Comme le montrent les données probantes tirées d’affaires judiciaires, mais aussi les travaux législatifs, la pratique des États reste en effet axée sur le droit constitutionnel national et sur la ConvEDH. Ainsi la valeur ajoutée de la Charte n’est pas encore suffisamment exploitée et l’interaction entre la Charte et le droit national, d’une part, et entre la Charte et la ConvEDH, d’autre part, ne fait pas encore suffisamment partie des programmes de formation standards. Pire encore, la FRA constate, à partir de consultations que la Commission européenne a menées lors de l’élaboration de la stratégie, que les administrations locales ne connaissent pas bien cet instrument. Les rapports de la Commission européenne et des organismes internationaux de surveillance des droits de l’Homme témoignent également que 20 ans après l’adoption de la directive relative à l’égalité raciale, un certain nombre d’États ne mettent toujours pas pleinement en œuvre ses dispositions. L’Agence appelle donc les 27 à améliorer l’efficacité de leurs mesures et de leurs dispositions institutionnelles afin que ladite directive soit pleinement appliquée en particulier s’agissant des sanctions en cas de non-respect des obligations. La FRA estime qu’une telle approche peut contribuer à réduire les obstacles auxquels se heurtent les minorités ethniques et les migrants lorsqu’ils tentent d’accéder à l’éducation, à l’emploi, aux biens et aux services, en particulier en matière de logement et de protection sociale.

9Par ailleurs, selon la FRA, les outils communautaires en faveur des droits sociaux et de l’égalité ont été délaissés. Ainsi le portail e-justice, permettant aux États membres de partager les meilleures pratiques en matière d’utilisation de la Charte et de sensibilisation à celle-ci, notamment au niveau local, n’a presque pas été employé. De même, la FRA constate un manque de contrôle systématique des mesures qui permettrait de s’assurer que ces dernières sont utilisées de manière efficiente, dans le respect du droit des personnes. En outre, les organes statutaires compétents en matière de droit de l’Homme ne prennent pas part au suivi de l’efficacité des mesures adoptées dans leurs plans pour la reprise et la résilience visant à promouvoir les droits sociaux. La FRA demande aussi que le fond de Facilité pour la Reprise et la Résilience (FRR) soit utilisé d’une façon compatible avec la Charte ou la CDPH. À cet égard, la FRA encourage les autorités compétentes des États membres dans le cadre de ce processus, à engager des consultations systématiques et constructives avec leurs organismes statutaires chargés de la protection des droits de l’Homme. Elle les incite à envisager d’associer les organes statutaires de défense des droits de l’Homme au travail d’analyse d’impact des mesures de relance sur les droits fondamentaux. En général, la mauvaise récolte ou l’absence de données en matière de discrimination ne permet pas aux États de mettre en place des plans d’action efficaces pour lutter contre la discrimination. Enfin, la FRA rappelle l’importance qu’il y a pour l’UE et les États membres de sensibiliser les populations à la protection des données personnelles et aux différents recours à leur disposition.

10Finalement, dans les conclusions de son rapport annuel, l’Agence regrette la persistance de violations des droits de l’Homme en 2021 malgré la sortie de la crise Covid-19 qui avait pu justifier certaines restrictions. Toutefois, le phénomène d’enlisement de violations des droits fondamentaux que la FRA déplore n’est pas nouveau. Les recommandations de l’Agence souffrent en effet d’un manque récurrent d’effectivité.

II/- L’effectivité très relative des recommandations de la FRA dans l’ère post-Covid-19

11Comme toujours, les avis de la FRA en vue de l’amélioration de la protection des droits fondamentaux formulent une panoplie de recommandations qui semblent adaptées à une situation toujours risquée pour les droits, en dépit de la sortie de crise Covid-19 (A). Toutefois, le défaut de force obligatoire des avis de l’Agence pénalise leur effectivité et condamne l’Agence à une vaine répétition (B).

A/- Une large gamme de recommandations pour une protection plus complète des droits fondamentaux

12Les constats dressés par la FRA des progrès ou, à l’inverse, des insuffisances quant à la protection des droits fondamentaux au sein de l’Union européenne sont systématiquement accompagnés de recommandations sous la forme d’avis. Nous pouvons observer le soin particulier avec lequel l’Agence formule des pistes variées de renforcement de la protection des droits humains. Il s’agit pour la FRA de parvenir à une amélioration de la garantie des droits fondamentaux en suggérant une panoplie ciblée et complète de mesures à mettre en œuvre.

13Tout d’abord, la diversité des acteurs ciblés par les recommandations est particulièrement bienvenue.

  • 2 Tels que la Commission européenne (Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis (...)
  • 3 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.1, Avis 7.2 et Avis 7.3.
  • 4 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 3.1 “La Commission européenne devra (...)
  • 5 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.2 “Les États membres de l’UE devr (...)

14Ce point fait écho à l’emploi insuffisant par les États membres des outils de protection des droits humains communautaires évoqué plus haut. Les avis de la FRA s’adressent en effet tour à tour aux institutions de l’UE, aux États membres et aux collectivités territoriales. D’une part, les institutions communautaires sont désignées aussi bien individuellement et nominativement2 que collectivement3, et sont incitées par la FRA à renforcer leur intervention directe en matière de protection des droits fondamentaux. L’Agence prend également en considération le rôle d’encadrants que doivent jouer les institutions européennes et leur recommande de préciser aux États membres le « cadre pertinent4» d’action dans les domaines concernés. D’autre part, les États membres apparaissent comme les principaux acteurs ciblés par les avis de la FRA dans son rapport de 2022. Nous pouvons toutefois déplorer que l’Agence ne s’adresse pas nominativement aux États membres les plus concernés, les disparités en termes de garantie des droits au sein de l’UE étant significatives. Selon la répartition des compétences établies par le droit communautaire, la FRA recommande aux États de faire preuve d’initiative nationale et les exhorte à procéder à la transposition des dispositions européennes ainsi qu’à la mise en œuvre des politiques de l’Union. L’Agence encourage également l’harmonisation des politiques européennes. Enfin, il faut noter la volonté de la FRA, du fait de la pluralité des échelons mobilisables, d’impliquer les collectivités locales dans cette démarche5.

  • 6 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 5.2 “Ces mesures pourraient compren (...)
  • 7 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.1 “Tout examen de la mise en œuvr (...)
  • 8 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 3.2 “Les États membres de l’UE devr (...)
  • 9 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.2 “Favoriser une mise en œuvre co (...)
  • 10 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 10.

15On relèvera également que la diversité de modalités d’amélioration de la protection des droits humains au sein de l’UE invoquées par la FRA est remarquable. De manière non exhaustive, la FRA encourage les différents acteurs à renforcer la formation et la sensibilisation de la population6, à assurer la récolte des informations pertinentes et la création de bases de données7, ainsi qu’à garantir effectivement le contrôle et la sanction des violations des droits fondamentaux8. Enfin, il faut mentionner la diversité des normes invoquées par l’Agence pour fonder ses recommandations (ConvEDH, Charte9 et convention relative aux droits des personnes handicapées10).

16Ainsi, la volonté de la FRA d’inciter les États membres et institutions de l’UE au renforcement de la garantie des droits fondamentaux est marquée par la qualité et la complémentarité de ses recommandations, enrichies par la gamme d’outils et d’acteurs mobilisables. Il est toutefois difficile d’ignorer le défaut de force obligatoire de ses avis.

B/- Des recommandations répétitives dénuées de force obligatoire

17La mission de l’Agence de promotion et de protection des droits fondamentaux dans l’UE se cantonne au recueil d’informations et à leur analyse afin de révéler des tendances et de formuler des recommandations. Dès lors, sans pouvoir coercitif, l’influence de l’Agence repose sur sa capacité à inciter et à soutenir les États pour l’amélioration de la garantie des droits fondamentaux. Or, nous ne pouvons que souligner ici l’aspect répétitif des recommandations contenues dans le rapport rendu par la FRA portant sur l’année 2021.

  • 11 Nathan Dufrois, Agathe Fadier et Elisabeth Miller, « Rapport annuel 2017 de la FRA : miroir d’une U (...)
  • 12 Rapport sur les droits fondamentaux 2019 — Avis de la FRA §4 Racisme, xénophobie et intolérance qui (...)
  • 13 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 — Avis de la FRA, Avis 4.1 « Les États membres de l’UE dev (...)
  • 14 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 — Avis de la FRA, Avis 9.3. « Les États membres de l’UE do (...)

18La FRA est en effet amenée à signaler les mêmes manquements et/ou insuffisances chaque année ; les recommandations correspondantes sont toutes aussi répétitives11. Ainsi, s’agissant du racisme et de la xénophobie, l’Agence fait état de lacunes en matière de politique de lutte contre le racisme, appelant les États membres à procéder à la transposition de la Décision-cadre 2008/913/JAI du Conseil du 28 novembre 2008 sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal, plus de dix années après son adoption12. Dans le rapport annuel de 2021, la FRA réitère sa recommandation14 et constate que « la Commission européenne a pris des mesures décisives pour mettre en œuvre la législation existante de l’UE en engageant des procédures d’infraction à l’encontre de 11 États membres de l’UE pour transposition incomplète et incorrecte de la décision-cadre sur la lutte contre le racisme et la xénophobie en droit national ». Concernant l’accès à la justice, la FRA porte chaque année une attention particulière à la garantie de l’État de droit et de l’indépendance de la justice. Sa recommandation dans le rapport de 2022, encourageant les États membres à veiller à l’indépendance et à l’impartialité de leurs systèmes judiciaires13, fait écho à ses avis précédents, parfois même rédigés à l’identique depuis 201714. Ces deux illustrations de la dimension répétitive des avis de la FRA font état du manque de réactivité des acteurs responsables quant à la correction des insuffisances détectées. Néanmoins, cette remarque ne doit pas éluder les progrès et évolutions notés par la FRA dans la politique des États membres et des institutions de l’UE, ni le degré de précision avec lequel l’Agence formule ses avis, propres au contexte annuel de chacun de ses rapports.

19En somme, le caractère relativement redondant des avis de la FRA peut être expliqué par l’ampleur de la marge de progression qui demeure, par l’immobilisme de nombreux acteurs ainsi que par le défaut de force obligatoire de ses avis. Cette répétition ne retire toutefois pas au rapport annuel et à l’activité générale de la FRA leur importance. Le recueil de données et leur évaluation demeurent une activité particulièrement essentielle qui peut constituer le socle de mesures plus coercitives d’amélioration de la protection des droits et libertés fondamentaux tant au niveau de l’Union européenne que de ses États membres.

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20Rapport 2022 de la FRA

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Les Lettres « Actualités Droits-Libertés » (ADL) du CREDOF (pour s’y abonner) sont accessibles sur le site de la Revue des Droits de l’Homme (RevDH)Contact

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Notes

1 Eurostat

2 Tels que la Commission européenne (Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 1.2, Avis 3.1 “La Commission européenne devrait fournir aux États membres le cadre pertinent” ; Avis 3.2 et Avis 8.1) ; Le Conseil (Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA,

Avis 2.1).

3 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.1, Avis 7.2 et Avis 7.3.

4 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 3.1 “La Commission européenne devrait fournir aux États membres le cadre pertinent”.

5 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.2 “Les États membres de l’UE devraient discuter de la nouvelle stratégie de la

Charte avec les collectivités locales et régionales”, Avis 2.3, …

6 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 5.2 “Ces mesures pourraient comprendre la formation des professionnels des services répressifs et de la justice” ; Avis 6.3 “L’UE et les États membres devraient intensifier leurs efforts pour sensibiliser les personnes dont les données sont stockées dans les bases de données …” ; “Les États membres devraient veiller à ce que tous les membres du personnel concernés reçoivent une formation obligatoire en matière de droits fondamentaux”.

7 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.1 “Tout examen de la mise en œuvre de ces documents d’action nécessite la collecte régulière de données, d’informations et d’expériences des acteurs nationaux et locaux concernés” ; Avis 5.1 “Ceux-ci devraient comprendre des objectifs concrets et mesurables afin de garantir une surveillance et une collecte de données efficaces”.

8 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 3.2 “Les États membres de l’UE devraient veiller à ce qu’aucune législation ni pratique administrative n’entraîne de discrimination à l’encontre des citoyens de l’Union” ; Avis 5.2 “Les États membres devraient veiller à ce que les cas de violence policière impliquant des Roms fassent rapidement l’objet d’enquêtes par des organismes indépendants, et devraient aider les victimes à signaler toute faute policière.” ; Avis 6.1 “Les États membres devraient veiller à ce que les allégations de refoulements et de mauvais traitements fassent l’objet d’une enquête rapide et efficace de la part des autorités compétentes.” ; Avis 7.3 “Les institutions de l’UE et les États membres devraient veiller à ce que toute nouvelle initiative juridique proposée pour renforcer la sécurité des personnes, que ce soit dans un contexte d'urgence ou non, respecte les droits fondamentaux.

9 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 2.2 “Favoriser une mise en œuvre coordonnée et efficace de la stratégie de la charte”.

10 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 – Avis de la FRA, Avis 10.

11 Nathan Dufrois, Agathe Fadier et Elisabeth Miller, « Rapport annuel 2017 de la FRA : miroir d’une Union européenne en perte de vitesse sur les droits fondamentaux ? », La Revue des droits de l’homme [En ligne], Actualités Droits-Libertés, mis en ligne le 28 novembre 2017, consulté le 18 novembre 2022. URL : http://journals.openedition.org/revdh/3516; DOI : https://doi.org/10.4000/revdh.3516; Victoire Le Feuvre, Étamine Nollet, Pauline Lacroix et Mathilde Muller, « Rapport 2018 de la l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne : un bilan mitigé mais résolument optimiste », La Revue des droits de l’homme [En ligne], Actualités Droits-Libertés, mis en ligne le 20 novembre 2018, consulté le 18 novembre 2022. URL : http://journals.openedition.org/revdh/4887; DOI : https://doi.org/10.4000/revdh.4887; Aurèle Pawlotsky, Dimitri Marsac and Alix Ratabou, «

L’immobilisme des acteurs de l’Union européenne en matière de protection des droits fondamentaux », La Revue des droits de l’homme [Online], Actualités Droits-Libertés, Online since 04 November 2019, connection on 11 November 2019. URL : http://journals.openedition.org/revdh/7566;

DOI : 10.4000/revdh.7566 ;

Inès Cung, Arthur Steger and Elizabeth Trouillefou, « FRA et droits fondamentaux dans l’Union européenne en 2020 : l’histoire se répète, la pandémie l’empire », La Revue des droits de l’homme [Online], Actualités Droits-Libertés, Online since 13 December 2021, connection on 15 December 2021. URL : http://journals.openedition.org/revdh/13135; DOI : https://doi.org/10.4000/revdh.13135.

12 Rapport sur les droits fondamentaux 2019 — Avis de la FRA §4 Racisme, xénophobie et intolérance qui y est associée, p. 9. https://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2019-fundamental-rights-report-2019-opinions_fr_0.pdf

13 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 — Avis de la FRA, Avis 4.1 « Les États membres de l’UE devraient transposer et appliquer pleinement et correctement les dispositions de la décision-cadre sur la lutte contre le racisme et la xénophobie ».

14 Rapport sur les droits fondamentaux 2021 — Avis de la FRA, Avis 9.3. « Les États membres de l’UE doivent veiller à ce que leurs systèmes judiciaires restent indépendants et impartiaux afin de garantir que les affaires pertinentes relevant du droit de l’Union sont tranchées dans le respect de l’état de droit et des droits fondamentaux, y compris l’article 47 de la charte. » 16 Rapport sur les droits fondamentaux 2017 — Avis de la FRA, Avis 8.1 de la FRA

https://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2017-fundamental-rights-report-2017-opinions_fr.pdf; Rapport sur les droits fondamentaux 2018 — Avis de la FRA, Avis 9.1 de la FRA

https://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2018-fundamental-rights-report-2018-opinions_fr.pdf; Rapport sur les droits fondamentaux 2019 — Avis de la FRA, Avis 9.1 de la FRA

https://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2019-fundamental-rights-report-2019-opinions_fr_0.pdf; Rapport sur les droits fondamentaux 2020 — Avis de la FRA, Avis 8.3 de la FRA https://fra.europa.eu/sites/default/files/fra_uploads/fra-2020-fundamental-rights-report-2020-opinions_fr.pdf.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Hélène Bourrouilh, Camille Lebrun et Clara Le Parc, « Rapport annuel 2022 de la FRABilan de sortie de crise Covid-19 : l’Agence des droits fondamentaux entre vigilance et indigence »La Revue des droits de l’homme [En ligne], Actualités Droits-Libertés, mis en ligne le 07 décembre 2022, consulté le 15 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/revdh/16052 ; DOI : https://doi.org/10.4000/revdh.16052

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Auteurs

Hélène Bourrouilh

Étudiante du Master 2 Systèmes juridiques et droits de l’Homme, Université Paris Nanterre

Camille Lebrun

Étudiante du Master 2 Systèmes juridiques et droits de l’Homme, Université Paris Nanterre

Clara Le Parc

Étudiante du Master 2 Systèmes juridiques et droits de l’Homme, Université Paris Nanterre

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Droits d’auteur

Le texte et les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés), sont « Tous droits réservés », sauf mention contraire.

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