Discrimination et vieillissement. Le regard d’une juriste
Résumé
Marie Mercat-Bruns observe que le processus du vieillissement est largement invisibilisé en droit. Mise à part la loi d’adaptation de notre société au vieillissement de 2015, c’est seulement en arrière-plan que le vieillissement apparaît, par exemple derrière les figures du consommateur, de la personne sous tutelle ou du retraité qui, elles, sont saisies par le droit. Une prise en compte plus assumée des personnes âgées obligerait d’ailleurs à transformer le droit, et à préférer par exemple à l’assistance l’accompagnement de la personne vieillissante vulnérable, de façon à lui permettre de conserver une forme de « droit à la fantaisie ». Le droit positif se préoccupe davantage de l’âge qui est un critère désormais classique de discrimination interdite. Or, précisément une approche du vieillissement en termes de discrimination s’avèrerait très féconde, en particulier grâce au concept de discriminations systémiques. Elle permettrait de renouer avec une dimension collective, de faire front commun, de revendiquer et de participer ainsi de manière proactive à la construction d’une société plus inclusive, essence même de l’État providence.
Pour citer cet article
Référence électronique
Marie Mercat-Bruns, « Discrimination et vieillissement. Le regard d’une juriste », La Revue des droits de l’homme [En ligne], 17 | 2020, mis en ligne le 22 février 2020, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/revdh/8585 ; DOI : https://doi.org/10.4000/revdh.8585
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