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Dossier: Alimentation, pouvoirs et politiques au XIXe siècle

Administration et politique : le pain des Parisiens dans la crise de 1846-1847 et les années suivantes

Administration and Politics: Parisians and their Bread during the 1846-1847 Crisis and the Following Years
Vincent Robert
p. 61-77

Résumés

Tout au long de la crise économique de 1846-47, quand les départements connaissaient une flambée d'émeutes et d'incidents liés à la question des subsistances et sévèrement réprimés, le calme des Parisiens peut et doit paraître surprenant. Cet article cherche à l'expliquer en examinant, ce qui n'a jamais été fait auparavant, les mesures prises par le préfet Rambuteau et la municipalité, dans le but de maintenir le pain à un prix abordable pour la moitié la plus pauvre de la population parisienne ; mais il s'interroge également sur les raisons pour lesquelles quelques années plus tard le baron Haussmann, confronté à une crise tout aussi sévère, se refusa pourtant à suivre l'exemple de son prédécesseur et à instaurer un système de « bons supplémentaires de pain ».

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Cairn

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Plan

Urgence et efficacité : la mise en place des bons supplémentaires de pain
Le fonctionnement du système
L’ombre des journées de Juin

Aperçu du texte

Ce même Rambuteau, en me parlant des bons de pain de cet hiver, me disait, avec une réelle admiration de lui-même : – J’ai nourri 450 000 personnes cet hiver.

Même en mettant à part l’épouvantable famine irlandaise, la gravité de la crise européenne de subsistances de 1846-1847 ne fait de doute pour personne. Elle est comme le prologue obligé de toutes les histoires de la révolution de 1848 en France comme en Europe ; et rares sont les ouvrages consacrés à la révolution de février et à la Deuxième République qui n’évoquent pas, sinon Pierre Dupont et son « chant du pain », du moins la fameuse émeute de Buzançais (Indre) et l’impitoyable répression qui suivit. On sait l’ampleur des troubles dans les campagnes et dans les bourgs, entraves à la circulation, taxations populaires, éléments d’un répertoire de l’action collective bien connu et bien étudié (notamment par la thèse de Nicolas Bourguinat) ; mais on mentionne rarement les révoltes pour le pain qui se produisirent dans des villes...

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Pour citer cet article

Référence papier

Vincent Robert, « Administration et politique : le pain des Parisiens dans la crise de 1846-1847 et les années suivantes »Revue d'histoire du XIXe siècle, 70 | 2025, 61-77.

Référence électronique

Vincent Robert, « Administration et politique : le pain des Parisiens dans la crise de 1846-1847 et les années suivantes »Revue d'histoire du XIXe siècle [En ligne], 70 | 2025, mis en ligne le 02 janvier 2028, consulté le 04 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rh19/10183 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14c2f

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Auteur

Vincent Robert

Vincent Robert est maître de conférences honoraire (HDR) en histoire contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et membre du Centre d’histoire du XIXe siècle

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Droits d’auteur

CC-BY-SA-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-SA 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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