Notes
Jean Joseph-Renaud, Après les obsèques, Imprimerie Polyglotte Hugonis, Paris, 1902, p. 8-11.
Jean-Claude Yon parle de « dramatocratie » pour qualifier la période allant de la fin du XIXe au début du XXe siècles au cours de laquelle le théâtre exerce sur la société une influence considérable. Voir Une histoire du théâtre à Paris. De la Révolution à la Grande Guerre, Paris, Aubier, 2012.
« Au Théâtre Moncey », Le Matin, 9 juin 1899.
Nous traduisons. « There is a fortune waiting for you as soon as you are free to procure it. The way to acquire it is to travel throughout the world, with your wife, and if possible, with Mr E. Zola and Colonel Picquart. The object would be to give Conferences in different towns, and of course in the largest Theatres », lettre de David H. Attwell à Alfred Dreyfus du 24 juin 1899, à Buenos Aires, fonds Dreyfus du Musée de Bretagne, n° d’inventaire 978.0023.959.
Octave Mirbeau, « Vainqueur de son ombre », L’Aurore, 24 octobre 1898.
Émile Zola, « Le Cinquième Acte », L’Aurore, 12 septembre 1899.
Voir les cartes postales conservées dans le fonds Dreyfus du Musée de Bretagne.
Dont Alphonse Allais, « Réhabilitation solennelle » (1896).
Dont Julien Benda, Dialogues à Byzance (1900).
Dont Georges Grison et Albert Dupuy, Fergus (1898) ou encore Dep, L’Or Dieu (1901).
Jean-Yves Mollier, « Du côté de chez Stock », L’Histoire, n° spécial 173, janvier 1994, p. 83-85.
Le terme référencé est utilisé à dessein pour exprimer l’hétérogénéité de notre corpus, lequel s’est constitué aux moyens de bibliographies anciennes et récentes spécialisées sur l’Affaire, d’articles de presse ou encore de fonds d’archives. Si nous connaissons certaines œuvres du corpus par leur texte, nous ne possédons pour d’autres que des mentions de titres dans la presse ou des éléments de réception par les critiques dramatiques de l’époque.
Voir liste en fin d’article.
Nous nous appuyons sur la presse de la Troisième République, en tenant compte de la nature des discours qu’elle rapporte et de l’orientation politique et idéologique des journaux.
Seymour Hicks, Twenty-for years of an actor’s life, Londres, Alston Rivers, 1910, p. 193-194.
À ce moment, l’engagement des dreyfusards est très minoritaire. Il faut attendre la fin de l’année 1897 et les premières listes dreyfusardes, puis surtout janvier 1898 et J’Accuse… !, pour que l’affaire Dreyfus devienne l’Affaire.
Crispin, « Courrier des Théâtres », Le Journal, 11 juillet 1899.
Ibid.
Lettre d’Arduino Chiaffarelli à Lucie Dreyfus du 4 juillet 1899, à Bonefro, fonds Dreyfus du Musée de Bretagne, n° d’inventaire 978.0023.1240.
Lettre de comédiennes de la troupe du théâtre Sarah Bernhardt à Lucie Dreyfus du 10 septembre 1899, à Grenoble, fonds Dreyfus du Musée de Bretagne, n° d’inventaire 978.0023.2602.
Dont Anton Van Sprinkhuijsen, Dreyfus of de martelaar van het Duivelseiland (1897).
Dont Antonio Verso Mendola, Ritorno dall’isola del Diavolo di Alfredo Dreyfus (1901).
Le Procès Dreyfus ou le condamné de l’île du diable, auteur inconnu (1898).
Le Procès Dreyfus, auteur inconnu (1906).
Nous traduisons. « [T]he people of Johannesburg, irrespective of nationality and of creed, unanimously condemn the verdict of the Rennes Court Martial as an atrocious miscarriage of justice and a cruel wrong to an innocent man. As a result of that decision French justice stinks in the nostrils of humanity. […] The belief that a terrible injustice has been done to Captain Dreyfus is absolute throughout the Transvaal, and has found expression in the Press and in popular demonstrations at the Theatres and Music Halls. The residents of the South African Republic ally themselves with all the world upon the side of Captain Dreyfus and justice. », lettre du journal The Standard and Diggers’ News à Lucie Dreyfus du 16 septembre 1899, à Johannesburg, fonds Dreyfus du Musée de Bretagne, n° d’inventaire 978.0023.822.
Georges Clemenceau, « À l’étranger », L’Aurore, 17 février 1899.
Idem.
Voir Marie-Christine Kok-Escalle, art. cité, p. 119-120.
A. Kuntz, « Le Courrier des Théâtres », L’Aurore, 24 février 1898.
Ibid.
Ibid.
Lettre de A. de Knÿf à Lucie Dreyfus du 23 mars 1899, à Bruxelles, fonds Dreyfus du Musée de Bretagne, n° d’inventaire 978.0023.2132.
Le père de l’auteur, Hyacinthe Loyson, ancien prêtre ayant rompu avec l’Église, connu de ses contemporains, signe la préface de Magor. Il y écrit : « Tu aimes la religion qu’on t’accusera d’insulter. Comment ne l’aimerais-tu pas, puisqu’elle est l’idéal suprême, et aussi la suprême réalité ? Comment ne l’aimerais-tu pas, puisque tu l’as puisée dans le cœur d’une mère chrétienne, le plus saint et le plus doux des sanctuaires, et puisque tu t’y es affermi par les enseignements d’un père qui lui a tout sacrifié ? » (in Paul-Hyacinthe Loyson, Magor, Paris, Stock, 1899, p. ix.)
René Rémond, « Les Catholiques choisissent leur camp », L’Histoire, n° spécial 173, janvier 1994, p. 72.
Idem.
L’édition Stock de 1899 s’achève ainsi : « Rome, novembre 1898 ».
Paul-Hyacinthe Loyson, Magor, Paris, Stock, 1899, p. 15.
Ibid., p. 45.
Voir la lettre de Romain Rolland à Malwida Von Meysenbug du 18 avril 1901, dans Cahiers Romain Rolland, choix de Lettres à Malwida Von Meysenbug, établi par Marie Romain Rolland, Cahier 1, Paris, Albin Michel, 1948, p. 229.
Romain Rolland à Malwida Von Meysenbug, lettre du 18 mai 1898, dans Une Amitié française. Correspondance entre Charles Péguy et Romain Rolland, Cahier 7, Paris, Albin Michel, 1955, p. 316. « Au-dessus de la mêlée » atteste chez Rolland d’une posture pacifiste. C’est ainsi le titre qu’il donne en 1915 à son manifeste pacifiste.
Depuis que Lugné-Poe y a créé en 1898 une version dreyfusarde de Un Ennemi du Peuple d’Ibsen.
Lettre de Romain Rolland à Louis Gillet du 21 mai 1901, Correspondance entre Louis Gillet et Romain Rolland, choix de lettres établi par Mme Louis Gillet et Mme Romain Rolland, Cahier 2, Paris, Albin Michel, 1949, p. 141-142.
La pièce de Malato, à travers les portraits de personnages souvent caricaturaux, met en scène l’alliance nécessaire dans l’Affaire entre les Intellectuels et les Prolétaires pour la construction d’une société meilleure et le triomphe de la Justice.
Les premières Universités populaires voient le jour pendant l’Affaire, en 1899.
« Dreyfus au théâtre » (non signé), Le Matin, 21 janvier 1898.
Monsieur Lecoq, « Le Théâtre du Peuple », L’Aurore, 19 octobre 1900.
« L’Affaire Dreyfus » (non signé), La Gazette de France, 07 janvier 1898.
Eugène Quémeneur, Fatalité, Paris, Stock, 1903.
Voir Marcel Thomas, Une Affaire sans Dreyfus, Paris, Fayard, 1961.
Romain Rolland à Malwida Von Meysenbug, lettre du 18 mai 1898, in Une Amitié française. Correspondance entre Charles Péguy et Romain Rolland, op. cit., p. 312.
Paul-Hyacinthe Loyson, op. cit., p. 46.
Jean Joseph-Renaud, op. cit., p. 8-9.
Lettre de Romain Rolland à Malwida Von Meysenbug du 18 mai 1898, in Une Amitié française. Correspondance entre Charles Péguy et Romain Rolland, op. cit., p. 313.
Voir Chantal Meyer-Plantureux, Antisémitisme et homophobie, clichés en scène et à l’écran, Paris, CNRS éditions, 2019. Chapitre 10 « L’affaire Dreyfus au théâtre et au cinéma : la réhabilitation du juif ? » p. 117-124.
Charles Malato, Révolution chrétienne et révolution sociale, Paris, Albert Savine, 1891, p. 15.
Voir Chantal Meyer-Plantureux, op. cit.
Dans Le Réveil il explique ainsi sa position d’antisémite dreyfusard : « un antisémite résolu put s’engager dans le camp dreyfusiste, parce que le péril de dictature militaire lui paraissait alors plus terrible et plus imminent que le péril de terreur juive », avant d’ajouter : « Mon antisémitisme est devenu plus résolu, parce que la puissance juive a tiré de la victoire dreyfusarde un formidable accroissement. » (Urbain Gohier, Le Réveil, Paris, Éditions de l’Œuvre, 1911, p. 80 et 126)
Ibid., p. 80.
Elle s’engage notamment auprès des enfants pauvres et des malades mentaux.
Œuvre qualifiée ainsi par son auteur. À entendre au sens de très brève comédie.
La préface de l’auteur est signée en novembre 1898 mais l’édition n’est ni datée ni située. Dans une lettre adressée à Eugène Wagner le 28 juillet 1909, elle déclare : « Mes ouvrages ne sont jamais vendus par les libraires vu que je m’exprime trop clairement, et que, comme Dreyfus, j’ai mille fois trop raison. » (Manuscrit BnF-Richelieu - LA-WELDON GEORGINA - 8 notice FRBNF39830740).
Georgina Weldon, Le Complot de l’État-major, Dehli, Facsimile Publisher, 2015, p. 4.
Marie-Christine Kok-Escalle, « La Réception de l’Affaire Dreyfus aux Pays-Bas : la presse néerlandaise et les réactions françaises », dans Les Représentations de l’Affaire Dreyfus dans la presse en France et à l’étranger, actes du colloque de Saint-Cyr-Sur-Loire, Littérature et Nation. Revue d’histoire des représentations littéraires et artistiques, hors-série, novembre 1994, p. 126.
Pascal Ory, préface à Léon Blum, Souvenirs sur l’Affaire, Paris, Gallimard, 1981, p. 24.
Charles Malato, Barbapoux, Paris, Librairie Républicaine, 1901, p. 10.
Ibid., p. 30. Récipient servant au transport des matières fécales.
Émile Faguet, Le Journal des Débats, 23 mai 1898.
Paul-Hyacinthe Loyson, op. cit., p. 5.
Nous affirmions plus haut que le fait de défendre un Juif était, pour des auteurs antisémites, une manière de donner plus de poids à leur discours et à leur défense. Parallèlement et paradoxalement, il conviendra encore de se demander si la volonté de ces mêmes auteurs d’effacer de leurs œuvres le personnage de Dreyfus ne traduit pas la gêne de devoir défendre un Juif.
« Théâtres », Le Temps, 1er juillet 1898.
Il s’agit probablement d’un pseudonyme.
En référence à la lèvre inférieure des Juifs qualifiée de lippe épaisse par les antisémites.
Dep, L’Or Dieu, Paris, Société d’Éditions Littéraires, 1901, p. 3. Les dreyfusards et les antidreyfusards, au théâtre comme dans la presse, s’animalisent réciproquement.
Rolland renomme Esterhazy verrat (cochon) selon la logique – évoquée plus haut – d’animalisation des personnages du camp opposé.
Romain Rolland, Journal (1893-1902), 19 mai 1898, p. 207. Copie dactylographiée du fonds Romain Rolland (BnF). Le terme « enlevez » peut faire référence au fait qu’Esterhazy est en exil en Angleterre à ce moment.
Romain Rolland à Lugné-Poe, lettre du 28 mars 1898, reproduite dans Romain Rolland et Lugné-Poe, Correspondance 1894-1901, Paris, L’Arche, 1957, p. 77.
Fouquier écrit cela à une époque (la fin du XIXe siècle) où la notion de foule intéresse particulièrement. Ainsi, Gustave Le Bon publie trois ans plus tôt sa Psychologie des foules dans laquelle il affirme que « [d]es milliers d’individus séparés peuvent à certains moments, sous l’influence de certaines émotions violentes, un grand événement national par exemple, acquérir les caractères d’une foule psychologique ». (Paris, Alcan, 1895, p. 12)
Henry Fouquier, « Les Théâtres », Le Figaro, 19 mai 1898.
Romain Rolland cité par Paul-Henri Bourrelier, La Revue blanche : une génération dans l’engagement 1890-1905, Paris, Fayard, 2007, p. 751.
Georgina Weldon, op. cit., p. 3.
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