Écologie et fraternité : une grille d’analyse pour les jeunes
Texte intégral
1Le pape François invitait en septembre 2022 quelques milliers de jeunes, rassemblés à Assise, à construire une économie de l’Évangile. Voici par conséquent quelques réflexions inspirées des encycliques Laudato si’ et Fratelli tutti, car ces deux textes constituent à mes yeux de très bonnes grilles d’analyse de la marche à suivre, et rejoignent un nombre croissant de jeunes de mon époque. Je vais me risquer à faire un petit peu de prospective, mais je crois que nous vivons véritablement un basculement dans nos sociétés, qui bouleverse chez de plus en plus de jeunes leur manière d’appréhender la vie.
2Tout d’abord, ce bouleversement a des manifestations concrètes : nous sommes témoins d’une modification sans précédent des conditions de vie sur terre. L’effondrement du vivant est très clairement constaté : le rythme de disparition des espèces est inédit, les scientifiques sont formels, nous sommes bien à l’ère d’une extinction de masse. Les chiffres sont sans appel : l’Europe a vu sa population d’oiseaux diminuer de 30 % en quarante ans, et celle d’insectes de 70 %. C’est une réalité que nous remarquons toujours plus : les parebrises de voitures ne sont plus couverts d’insectes après de longs trajets en voiture, le chant des oiseaux se fait plus rare. Le vivant se meurt et nous en sommes les principaux responsables. Parmi les multiples causes de cette crise de la biodiversité se trouve bien sûr le changement climatique, autre phénomène faisant peser sur nos sociétés des risques considérables. Le temps de l’alerte est passé, les conséquences du changement climatique deviennent une réalité visible au quotidien. Les canicules, sécheresses, incendies et inondations se multiplient à la surface du globe. La question est de plus en plus présente dans nos discussions mais les réponses restent très insuffisantes, les trajectoires n’évoluant guère. Depuis que la communauté internationale s’est engagée à réduire ses émissions de CO2, il y a 25 ans lors du protocole de Kyoto, ces émissions ont augmenté de près de 60 %. Jamais l’humanité n’aura émis autant qu’en 2022. Qu’en sera-t-il en 2023 ?
3Au-delà de ces réalités physiques, nous nous trouvons également face à une accumulation très rapide de crises, de perturbations du système avec des conséquences sur nos vies. La crise financière de 2008, la crise économique qui s’est installée depuis, la crise sanitaire, les crises humanitaire et migratoire auxquelles nous risquons de nous habituer, la crise démocratique avec la montée des populismes, la crise géopolitique avec notamment la guerre en Ukraine, et les risques de famine qui en découlent, la crise énergétique qui commence cet hiver… Je pourrais continuer longtemps avec ces constats. Ce n’est pas l’objet principal du propos, mais je crois qu’il est important que chacun ose regarder avec lucidité la situation dans laquelle nous nous trouvons. Ce n’est pas agréable, cela dérange et peut inquiéter. Mais c’est nécessaire, afin d’entendre ce que cette situation a à nous dire, pour trouver la juste réponse à apporter. Comme le dit le pape François au début de Laudato si’, « l’objectif n’est pas de recueillir des informations ni de satisfaire notre curiosité, mais de prendre une douloureuse conscience, d’oser transformer en souffrance personnelle ce qui se passe dans le monde, et ainsi de reconnaître la contribution que chacun peut apporter » (LS 19).
4Je crois par ailleurs qu’il ne faut pas comprendre ces crises comme des événements conjoncturels, relativement indépendants les uns des autres, qui pourront être résolus de manière à nous permettre de continuer à vivre comme avant. Je crois que nous sommes au commencement d’un bouleversement profond de notre monde. La jeune génération, en particulier, est en train de se rendre compte que nos sociétés se trouvent dans une situation d’incertitude radicale. On ne sait pas exactement vers où notre système va basculer, à quelle vitesse les crises vont s’enchaîner, pour aboutir à quel mode de société. Pour le moment, le système, néolibéral, croissanciste, productiviste et consumériste, résiste. Mais certainement pour une durée limitée, et avec un lieu d’atterrissage encore inconnu.
5Face à ces constats, chacun d’entre nous, et notamment les jeunes, adoptons différentes postures. Nous pouvons vivre encore pour un temps dans le déni, en refusant de regarder le problème ; croire que nous pouvons continuer comme avant, que ces petites perturbations du moment ne seront que passagères, que l’une ou l’autre innovation technologique va nous permettre de reprendre paisiblement le cours de nos vies. C’est une posture dangereuse car elle induit une poursuite de cette fuite en avant technologique, mais surtout parce qu’elle n’est pas crédible d’un point de vue scientifique. Deuxièmement, nous pouvons être résignés, déprimés devant l’ampleur de l’enjeu, souffrant d’une éco-anxiété paralysante… C’est à la fois compréhensible au vu du défi auquel nous faisons face, mais ce n’est pas évidemment pas souhaitable et c’est une posture qu’il faut chercher à quitter. La troisième voie est d’être bâtisseur. Nous pouvons nous mettre résolument en mouvement pour construire un monde plus juste, plus écologique, plus fraternel. Vivre ce mouvement de conversion écologique auquel le pape nous invite dans Laudato si’. Je crois qu’une l’une des grandes qualités de ses écrits est de permettre de dessiner, d’articuler les différents plans sur lesquels chacun d’entre nous est appelé à s’engager, dans une certaine mesure. J’en détaillerai trois : le plan politique, les plans personnel et collectif, le plan spirituel.
Le plan politique
6Pour commencer, les crises écologiques et sociales que nous affrontons attendent une réponse politique. C’est certainement le niveau d’action le plus évident pour beaucoup d’associations. Avoir des institutions politiques justes, qui prennent en compte les fragilités humaines et environnementales de nos sociétés est absolument nécessaire. Comme nous sommes à un événement en lien avec le Conseil de l’Europe, je peux en dire quelques mots pour illustrer ces enjeux. Comme dans beaucoup d’institutions, plusieurs leviers peuvent être actionnés pour protéger notre maison commune.
7Concrètement, la Cour européenne des droits de l’homme est de plus en plus sollicitée sur des contentieux environnementaux. Des militants, personnes ou organisations, s’appuient sur le système des droits de l’homme pour protéger l’environnement, en appliquant des concepts tels que le droit à la vie, la liberté d’expression et le droit à la vie familiale. La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme atteint sur ces thèmes plus de 300 requêtes1. Cela illustre bien le fait que les impacts écologiques et humains sont très liés.
8En regardant cette jurisprudence, il me semble qu’il y a bien un risque que l’utilisation des droits de l’homme reste dans une logique individualiste, c’est-à-dire qu’ils défendent les droits de l’individu, quand celui-ci est touché par des catastrophes environnementales. Or, dans les deux encycliques, le pape insiste beaucoup sur l’aspect collectif des enjeux auxquels nous faisons face. Il dit à plusieurs reprises dans Frattelli tutti que « personne ne se sauve tout seul, qu’il n’est possible de se sauver qu’ensemble ». L’enjeu n’est pas uniquement d’être dans une logique de réparation des dommages causés à une personne, mais bien d’entrer dans une logique collective, qui assure à tous une possibilité de vivre dignement. Le pape l’exprime ainsi : « La justice exige la reconnaissance et le respect non seulement des droits des individus, mais aussi des droits sociaux et des droits des peuples » (FT 126).
9Enfin, au-delà des droits des peuples, ce sont les droits de l’ensemble du vivant qui devraient être considérés. L’homme n’a pas seulement droit à un environnement sain. Il a des devoirs envers l’ensemble de la création. Inverser la logique en reconnaissant les droits des êtres vivants est un chantier considérable mais nécessaire pour faire face aux défis écologiques, et permettre aux hommes et aux femmes de retrouver leur juste place au sein de la création.
10Un dernier point me paraît très important à souligner dans la manière d’appréhender la défense de ces droits environnementaux. Comme l’a déclaré l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, ce sont les plus fragiles qui sont le plus touchés par la crise écologique, bien qu’ils en soient les moins responsables. Il faut absolument des outils juridiques qui les protègent particulièrement et il faut des moyens pour qu’ils puissent faire valoir leurs droits. Au-delà de ces moyens, c’est une bonne manière de considérer le problème que de regarder conjointement les désastres environnementaux et les droits des plus fragiles. Cela permet notamment d’éviter la fuite en avant dans l’innovation technologique, qui ne bénéficie qu’à une partie de la société. C’est aussi essentiel parce que les mécanismes de la crise écologique et ceux de la crise sociale sont les mêmes ; en traitant correctement l’un, on traite aussi l’autre correctement. On retrouve en effet la même logique d’avidité dans l’exploitation de la terre et des pauvres, la même dynamique de domination. Les pauvres et la terre sont victimes de l’indifférence « froide, confortable, mondialisée » (FT 30).
Le plan personnel et collectif
11Évoquer ce lien entre clameur des pauvres et clameur de la terre me permet de poursuivre mon propos en considérant les autres leviers d’action possibles. On ne peut pas s’arrêter à un regard politique sur cette crise écologique et humaine : la posture des humains doit également être ajustée. Le pape l’exprime bien dans les deux encycliques : si les évolutions juridiques et l’action politique sont éminemment nécessaires pour apporter une réponse aux défis de notre époque, ils ne sont pas suffisants — ainsi dans Laudato si' : « Pour que la norme juridique produise des effets importants et durables, il est nécessaire que la plupart des membres de la société l’aient acceptée grâce à des motivations appropriées, et réagissent à partir d’un changement personnel. C’est seulement en cultivant de solides vertus que le don de soi dans un engagement écologique est possible » (LS 211).
12Le deuxième champ d’action est assez évident. La crise écologique nous invite à considérablement revoir nos modes de vie et de consommation. On ne peut pas en rester à des injonctions politiques, nous devons chacun faire évoluer nos comportements, incarner de manière concrète notre réponse à la crise écologique. Cela peut s’envisager de différentes manières : nous pouvons calculer notre bilan carbone, nous rendre compte qu’il dépasse largement ce qu’il faudrait pour avoir un impact neutre sur le climat — le bilan carbone moyen d’un Français est supérieur à 9 tonnes de CO2 alors qu’il faut viser 2 tonnes de CO2 par personne pour respecter l’accord de Paris (2015) — et mettre en œuvre les mesures pour le réduire. Celles-ci sont pour la plupart connues, bien qu’elles ne soient pas toujours simples à mettre en œuvre selon les personnes : réduire drastiquement sa consommation de viande et en particulier de viande rouge, prendre l’avion uniquement pour des raisons exceptionnelles, réduire autant que possible l’usage de la voiture pour privilégier le train, le vélo ou d’autres modes de transports en commun…
13Présentées de la sorte, ces actions peuvent paraître comme des contraintes qu’il faudrait s’imposer pour préserver l’environnement. C’est à mon avis une erreur de les considérer ainsi. Je crois que s’engager dans une démarche écologique à son échelle peut être réellement source d’épanouissement et de bonheur. Cela invite à repenser un certain nombre d’habitudes, et de prendre conscience de celles qui n’ont pas beaucoup de sens. Les nouveaux gestes mis en œuvre ont généralement beaucoup d’autres bénéfices sur la qualité de vie : faire du vélo sur des courts trajets est souvent plus rapide et plus agréable que d’utiliser sa voiture et permet de pratiquer du sport ; manger moins de viande réduit les risques de cancer et d’infarctus… Mais plus fondamentalement, cela nous permet de nous réinterroger sur les besoins essentiels de nos vies, afin de sortir d’une logique consumériste aliénante. Le pape François l’évoque dans Laudato si’, quand il exprime le caractère libérateur de la sobriété : « On peut vivre intensément avec peu, surtout quand on est capable d’apprécier d’autres plaisirs et qu’on trouve satisfaction dans les rencontres fraternelles, dans le service, dans le déploiement de ses charismes, dans la musique et l’art, dans le contact avec la nature, dans la prière » (LS 223). Faire le choix d’une démarche écologique cohérente ou intégrale, c’est aussi repenser son rythme de vie et ses priorités : partir loin ? Accumuler des expériences et des biens matériels ? Ou bien savoir s’arrêter, ralentir ?
14Ces démarches sont d’autant plus précieuses et cohérentes qu’elles sont vécues en groupe, avec d’autres. Le pape l’exprime dans Laudato si’ : « Les individus isolés peuvent […] finir par être à la merci d’un consumérisme sans éthique et sans dimension sociale ni environnementale. On répond aux problèmes sociaux par des réseaux communautaires, non par la simple somme de biens individuels. […] Autour des associations qui interviennent en faveur du bien commun se développent ou se reforment des liens, et un nouveau tissu social local surgit. Une communauté se libère ainsi de l’indifférence consumériste » (LS 219-232). Cet aspect me semble essentiel pour créer un changement qui dure et qui porte du fruit : loin d’isoler, la conversion écologique doit d’abord nous rassembler. Les initiatives locales qui permettent de regrouper des citoyens autours d’actions communes, qui permettent l’échange et le débat, sont essentielles. De telles démarches foisonnent aujourd’hui : collectifs de villes en transition, cafés associatifs ou repair-cafés, éco-festivals, cleanwalk, manifestations pour le climat… Elles contribuent à la mise en œuvre d’une écologie fraternelle.
15Au-delà des bénéfices directs que peuvent avoir ces initiatives en réduisant concrètement des impacts environnementaux, celles-ci ont le mérite de fédérer les citoyens autour d’un projet, d’expérimenter le « faire ensemble » qui permet de bâtir une fraternité visible. Alors que les pressions se font de plus en plus fortes, que l’accès à un certain nombre de ressources (énergétiques, aquatiques, alimentaires,…) est de plus en plus contraint, les tensions sociales peuvent rapidement être explosives. Les logiques de coopération mises en œuvre aujourd’hui nous préparent à mieux traverser ensemble les défis qui arrivent.
Le plan spirituel
16Pour finir, au-delà des aspects politiques, personnels et collectifs à notre échelle, la conversion écologique à laquelle le pape nous invite possède aussi une dimension spirituelle. Ce n’est pas un hasard si c’est le terme de conversion qui est utilisé, le même que dans l’Évangile. Parce que la dynamique de conversion est la même, et sa finalité aussi. La dynamique est la même, dans le sens où nous sommes appelés à nous mettre en chemin, en quête, à y passer du temps, à sans cesse ajuster notre manière de vivre. Sa finalité est également la même : l’enjeu n’est pas de se convertir à l’écologie¸ en faisant de l’écologie une nouvelle religion, mais bien de marcher à la suite du Christ. Nous devons assumer pleinement notre vocation de cocréateur, d’humains créés à l’image et à la ressemblance de Dieu et ayant une responsabilité sur l’ensemble du vivant, tout en reconnaissant nos limites.
17Cette dimension spirituelle de la conversion écologique est vraie aussi bien au niveau individuel que collectif. Choisir de ralentir, d’adopter un mode de vie plus sobre, plus contemplatif, où la relation prime sur l’avoir est le chemin à suivre. C’est un chemin heureux mais exigeant, et il faut cultiver ses ressources intérieures pour oser l’emprunter. Nous sommes plusieurs jeunes diplômés à renoncer à des carrières prestigieuses et à des salaires élevés pour choisir une voie en cohérence avec nos convictions et l’état de notre monde. Oser passer des idées à leur concrétisation dans nos modes de vie est exigeant et cela nécessite de passer de la tête au cœur. C’est un véritable mouvement spirituel. Nous ne pouvons pas nous engager pleinement dans la préservation de notre maison commune avec les seules idées — comme l’affirme le pape : « sans une mystique qui nous anime, sans les mobiles intérieurs qui poussent, motivent, encouragent et donnent sens à l’action personnelle et communautaire » (LS 216).
18Au niveau collectif, nos sociétés font face à une crise spirituelle. La croyance selon laquelle il faudrait consommer, accumuler des expériences, voyager le plus possible, pour s’épanouir et être heureux est mise à mal par la crise écologique. La croyance selon laquelle il faut faire carrière, grimper rapidement pour exercer plus de responsabilités est aussi en train de s’étioler, de plus en plus de jeunes et moins jeunes n’envisagent plus leur vie centrée d’abord autour de leur travail et de leur réussite professionnelle. Enfin se perd aussi la croyance que l’être humain peut vivre séparé de la nature, hors sol, dans des lieux artificialisés, qu’il peut être indépendant de l’environnement, notamment grâce à la technique. Nous nous rendons compte que nous avons besoin de la nature pour faire face aux défis environnementaux mais aussi pour notre santé corporelle et mentale.
19Toutes les spiritualités proposent aux individus des modèles de réalisation de soi. Alors que les croyances consuméristes et technicistes conduisent nos sociétés à des désastres et qu’on commence à se rendre compte qu’il faut en sortir, nous avons besoin d’entendre de nouveaux récits. Les religions peuvent proposer d’autres modèles d’accomplissement. Pour les chrétiens, cela suppose de rompre plus clairement avec les idoles de notre temps — le marché, l’innovation technologique ou le pouvoir capitalistique — et d’actualiser le message évangélique avec les enjeux d’aujourd’hui. Les encycliques Laudato si’ et Fratelli tutti constituent pour cela un bon point de départ.
20Cela doit permettre à l’Église d’accompagner les questionnements spirituels qui ressurgissent avec force chez une grande partie des jeunes personnes engagées pour l’écologie. Alors que nos sociétés se dirigent vers des catastrophes environnementales et humaines et que les croyances dominantes s’effondrent, la recherche existentielle et ontologique surgit. J’ai eu la chance d’organiser en 2022 une semaine de retraite proposant des ressources spirituelles pour une conversion écologique, et les jeunes présents venaient d’horizons très variés. Certains étaient de religion chrétienne mais plusieurs n’avaient pas d’attache particulière à une tradition spirituelle. Certains pratiquaient la méditation, des pratiques chamaniques, du yoga… Ils étaient pour la plupart curieux et désireux de mieux connaître la position de l’Église sur de nombreuses questions. Beaucoup étaient en recherche sur la place qu’ils avaient à prendre dans cette société. L’Église peut jouer un rôle important dans l’accompagnement de ces quêtes, mais cela suppose qu’elle puisse rejoindre ces jeunes, que les bouleversements écologiques et leurs conséquences sociétales soient assimilés par les croyants et les communautés ecclésiales. Ce travail de conversion écologique doit donc commencer au sein de notre Église.
⁂
21Pour cette nouvelle construction, nous avons là les briques essentielles pour bâtir l’avenir et une société résiliente et plus humaine : écologie, fraternité, spiritualité. À chacun d’en être bâtisseur.
Pour citer cet article
Référence papier
Benoît Halgand, « Écologie et fraternité : une grille d’analyse pour les jeunes », Revue des sciences religieuses, 97/2-3 | 2023, 217-225.
Référence électronique
Benoît Halgand, « Écologie et fraternité : une grille d’analyse pour les jeunes », Revue des sciences religieuses [En ligne], 97/2-3 | 2023, mis en ligne le 13 décembre 2023, consulté le 10 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/rsr/13634 ; DOI : https://doi.org/10.4000/rsr.13634
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