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Comptes-rendus

Anne Delbrayelle, Mathilde Fradet-Hannoyer et Sophie Pélissier (dir.), Former à et par la littérature jeunesse

Christophe Meunier
Référence(s) :

Anne Delbrayelle, Marthe Fradet-Hannoyer et Sophie Pélissier (dir.), Former à et par la littérature jeunesse. Regards pluriels, Paris, L’Harmattan, 2023.

Texte intégral

1En 2017, Lydie Laroque et Sophie Pelissier, deux enseignantes-chercheuses à l’ESPE d’Amiens et membres du Centre amiénois de recherches en éducation et en formation (CAREF) à l’Université de Picardie Jules-Verne, s’interrogeaient sur la place et le rôle de la littérature de jeunesse à l’école et au collège, d’un point de vue institutionnel mais également didactique et interdisciplinaire, au moment où le décret du 28 juillet 2013 avait conduit à une réorganisation des cycles du primaire et du secondaire. Un ouvrage, publié chez L’Harmattan dans la collection « Enfance, Éducation et Société », sous le titre Regards pluriels sur la littérature de jeunesse, avait alors constitué l’aboutissement d’une journée d’étude en octobre 2015, apportant quelques premières réponses aux interrogations soulevées par les deux chercheuses

2Six ans plus tard, Former à et par la littérature jeunesse s’intéresse à la formation des futurs enseignants et enseignantes et, plus généralement, à la formation de l’individu et du citoyen par la littérature de jeunesse. L’ouvrage, toujours dirigé par Sophie Pélissier rejointe par Anne Delbrayelle (enseignante-chercheuse à l’INSPE d’Amiens et membre du CAREF) et Marthe Fradet-Hannoyer (enseignante-chercheuse à l’Université de Clermont-Auvergne, membre du laboratoire ACTé), est le fruit du colloque Littérature de jeunesse en formation qui s’est déroulé les 17 et 18 novembre 2021, toujours à l’Université de Picardie Jules-Verne. L’ouvrage réunit un peu moins d’interventions qu’il y a six ans : huit contre dix en 2017. L’interdisciplinarité n’est toujours pas au rendez-vous et rend donc compte d’une pratique de la littérature de jeunesse essentiellement dans les heures allouées à l’enseignement du français. En revanche, le colloque a permis de donner la parole à d’autres chercheurs, non issus de l’Université de Picardie Jules-Verne et du CAREF. Ainsi trouve-t-on représentées des expériences de lecture de jeunesse dans des pays francophones comme la Côte d’Ivoire et l’Algérie. Contrairement à il y a six ans encore, le colloque de 2021 semble s’être concentré sur le premier degré.

3L’ouvrage est composé de trois parties : la première revient sur la naissance et le développement de l’offre de formation en littérature de jeunesse ; la deuxième s’intéresse à la formation par la littérature de jeunesse et la troisième aux dispositifs et aux supports mis en place par les formateurs et les formatrices.

1. Naissance et développement en France de l’offre de formation en littérature de jeunesse

4Max Butlen, maître de conférences honoraire à l’INSPE de Versailles (laboratoire EMA), revient dans un long et riche exposé sur les relations historiques entre le développement de la littérature de jeunesse et le développement de formations dans ce domaine. Si l’acte de naissance de la littérature de jeunesse reste à ce jour incertain et divise encore la communauté scientifique, on assiste cependant à un « envol de la production dans la deuxième moitié du xxe siècle ». L’auteur impute cette inflation au contexte de mutations sociales et culturelles qui ont généré une « offre nouvelle de lecture ». En effet, la littérature de jeunesse, d’abord pensée à l’intention de l’élite, s’est grandement démocratisée à partir des années 1930. D’autre part, écrit Butlen, le processus d’alphabétisation de la jeunesse et la massification des publics scolaires ont « entraîné un élargissement sans précédent du marché du livre et la constitution d’un immense lectorat potentiel ».

5L’auteur souligne les changements notoires qu’a pu entraîner la massification scolaire. « Les enseignants des “collèges uniques” ont alors été confrontés à l’accueil de nouveaux publics très différents des “héritiers” qui fréquentaient les lycées d’autrefois. Les nouveaux arrivants apparurent souvent très éloignés d’une culture scolaire légitime qui avait peu de place dans les pratiques de leurs milieux sociaux d’origine » (p. 32). Ainsi, Butlen rappelle-t-il quelques conclusions du rapport officiel remis au président de la République en 1982 : « Au lieu de former les jeunes à l’utilisation du livre, du document, au lieu de les initier au plaisir de la lecture, [l’école] aurait tendance dans bien des cas à les en décourager. »

6Le chercheur explique que, dans ces conditions, l’introduction de la littérature de jeunesse dans le second degré a pu contribuer à une ouverture des horizons de lecture. En ce sens, son entrée progressive dans les classes de collège a pu être une opportunité pour tenter de réconcilier le système éducatif, les textes et les jeunes lecteurs et lectrices.

  • 1 Concours de recrutement de professeur des écoles.

7À son tour, la légitimation de la littérature de jeunesse dans la formation a été favorisée par un triple processus de professionnalisation, d’universitarisation et d’institutionnalisation. Max Butlen rappelle qu’en 1989, le rapport Migeon avançait 16 propositions dans le champ de la lecture, parmi lesquelles l’introduction d’un certain nombre de livres pour la jeunesse à l’école et l’élargissement d’une offre de formations. En 2002, le BO (Bulletin officiel) fit officiellement entrer la littérature de jeunesse dans les programmes de l’école. Presque logiquement, en 2005, une option « littérature de jeunesse » fut introduite dans les épreuves du CRPE1, augmentant les formations au sein des IUFM d’abord puis des universités ensuite. La suppression de cette épreuve quatre ans plus tard a eu la triste conséquence de voir reculer la formation des maîtres dans ce domaine.

  • 2 Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active.
  • 3 Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse.
  • 4 Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations.
  • 5 Association française de recherche sur les livres et les objets culturels de l’enfance.

8Pour terminer, l’auteur dresse une liste conséquente des acteurs et actrices qui ont pris et qui prennent toujours une part déterminante dans la formation en littérature de jeunesse. En premier lieu, il est fait état de l’importance des bibliothécaires jeunesse, et en particulier de leur travail au sein de La Joie par les Livres/CNLJ et de la Revue des Livres pour Enfants. Butlen évoque également la contribution des associations telles que la Ligue de l’enseignement, les CEMÉA2, le CRILJ3, l’Union nationale Culture et bibliothèque pour tous, la revue Nous voulons lire, l’association ACCES4, l’Institut Charles-Perrault ou l’AFRELOCE5. Malgré toutes ces structures citées, dont nous n’avons pas repris l’intégralité, l’auteur termine par un constat sans appel : « la formation des médiateurs adultes à l’usage de la littérature de jeunesse quels que soient leurs secteurs d’intervention, est encore peu généralisée » (p. 56). Le chercheur déplore un manque d’évaluation de ces actions diffuses et variées sur les publics et propose la mise en place d’une instance de coordination des formations qui pourrait permettre de nouvelles avancées.

2. Formation de l’individu et du citoyen par la littérature de jeunesse

  • 6 Une « salade de titres » est un mélange de titres proposé aux élèves, qui doivent reconnaitre celui (...)

9Cette deuxième partie rend compte de trois expériences de formation en Côte d’Ivoire, en France et en Algérie. Nadia Dangui, qui enseigne au département des Sciences de la communication à l’Université Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan, présente une activité de médiation culturelle à l’école primaire d’Abidjan : la lecture-animation. Cette activité est inscrite dans l’emploi du temps des élèves. Elle a lieu une ou deux fois par semaine et dure 15 à 30 minutes. Lors de cette activité, il est question de mettre l’enfant en contact avec l’écrit et le livre. Cette lecture-animation suit un plan d’exécution élaboré par le Ministère de tutelle, qui propose sept types d’activités avec le livre de jeunesse : lire un album, raconter une histoire, pratiquer une lecture autonome, reconstituer une histoire racontée, imaginer une fin à une histoire, inventer un épisode supplémentaire et les salades de titres6. Malgré ces intentions politiques fortes, Nadia Dangui observe que le quart d’heure de lecture-animation n’est pas majoritairement appliqué dans toutes les écoles publiques de Côte d’Ivoire. Pour beaucoup des enseignants du primaire, déclare-t-elle, la lecture-animation représente quelque chose de « surajouté et d’accessoire » (p. 70).

Ils estiment qu’ils doivent percevoir une rémunération pour ce surcroît de travail occasionné par cette activité. Ils sont persuadés qu’elle est subventionnée par des organismes internationaux et qu’ils devraient être rémunérés pour cela. Ceux-ci ne voient donc pas l’importance et la nécessité de fournir les efforts supplémentaires pour la mener à bien. (p. 71)

  • 7 Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation.
  • 8 Stanley Cavell, « La littérature de jeunesse nous rend-elle meilleurs ? », dans : Le cinéma nous re (...)
  • 9 Irvin Yalom, Thérapie existentielle, Paris, Le livre de poche, 2017.
  • 10 Leo Lionni, Pezzettino, Paris, L'école des loisirs, 2013.
  • 11 Florence Seyvos et Anaïs Vaugelade, L'ami du petit tyrannosaure, Paris, L’école des loisirs, coll. (...)
  • 12 Nadja, Chien bleu, Paris, L’école des loisirs, 1989.
  • 13 Paul Ricoeur, Temps et récit. Tomes I, II, III, Paris, Seuil, 1983-1984.

10Isabelle Dagué et Renaud Hétier, tous les deux de l’UCO d’Angers, se sont intéressés à la place de la littérature de jeunesse dans le cursus des étudiants et étudiantes se destinant à l’enseignement dans le cadre du Master MEEF7 premier degré et, plus particulièrement, à la manière dont la littérature de jeunesse pourrait contribuer à « alimenter un questionnement sur le rapport à l’existence ». Le travail des deux chercheurs s’inscrit dans un questionnement plus large, qui s’inspire d’un essai de Stanley Cavell : La littérature de jeunesse nous rend-elle meilleurs ?8, en analysant quelques albums à travers le prisme des quatre dimensions existentielles recensées par Irvin Yalom dans Thérapie existentielle9 : la mort, la liberté, l’isolement fondamental et le non-sens. Ainsi sont passées au crible de cette grille d’analyse philosophique des œuvres comme Pezzettino de Lionni10, L’ami du petit tyrannosaure de Seyvos et Vaugelade11 ou encore Chien bleu de Nadja12. Évidemment, tout un pan important n’est pas évoqué, au grand dam des auteurs eux-mêmes, celui de la réception. En conclusion, seulement, sont proposées des pistes de médiation auprès du jeune public en se référant aux théories de la réception de Paul Ricoeur dans Temps et récit13.

11Faffa Chikh Salah, enseignant-chercheur à l’ENS de Bouzaréah d’Alger, dresse un portrait de l’enseignement de la littérature de jeunesse dans son institution de rattachement, qui forme les futurs enseignants de français. Un module « littérature de jeunesse » est dispensé aux étudiants qui se préparent à l’enseignement dans le primaire. Ce module est programmé en troisième et dernière année de leur cursus, avec un volume horaire de trois heures hebdomadaires. Comme le précise l’auteur, une place de choix est accordée à l’album pour enfants malgré la non-utilisation de ce dernier dans les classes algériennes, en raison, très probablement, de son prix. Au terme de cette étude, l’auteur, qui a interrogé d’anciens étudiants qui enseignent aujourd’hui dans le primaire, constate la rupture qui existe entre une formation « gratifiante et positive » et les conditions d’enseignement difficiles : temps relativement court imparti à l’enseignement du français, difficulté d’accès aux albums dans les bibliothèques et faible niveau de français des élèves.

3. Supports, pratiques et dispositifs en formation

  • 14 Institut national supérieur du professorat et de l'éducation.

12Cette dernière partie de l’ouvrage se penche sur la formation initiale des enseignants et enseignantes du premier degré, et plus particulièrement sur les supports et dispositifs de formation. Dominique Perrin, maîtresse de conférences en langue et littérature françaises à l’INSPÉ14 de l’Université Lyon 1, s’intéresse à l’album sériel de grande diffusion comme levier des formations professionnalisantes à la littérature de jeunesse. Elle questionne l’apport d’une étude littéraire d’albums issus de séries telles que Petit ours brun de Danièle Bour, T’Choupi de Thierry Courtin, Franklin de Paulette Bourgeois, Sharon Jennings et Brenda Clark ou Tchà de Jennifer Dalrympe. Si l’impression dominante chez les lecteurs experts est « celle d’un faible indice de littéralité » ou « d’une faible qualité esthétique » (p. 126), pour la majorité des étudiants, ces albums constituent des « objets familiers » liés à une « culture commune ». Dominique Perrin montre alors que l’exploration sémiologique du texte et des images permet aux lecteurs experts et formateurs de (ré)expérimenter les enjeux et ressorts spécifiques de la littérature iconotextuelle adressée aux enfants : importance de la sensorialité, puissance affective et cognitive des hors champ et de la tourne de page, attention aux personnages visuels secondaires et miniatures. Le vaste champ de l’album « populaire », conclut Dominique Perrin, offre par sa diversité et par son hétérogénéité des perspectives multiples de formation, pour les professionnels de la médiation comme pour l’enseignement. Certaines réalisations permettent de mettre en évidence les enjeux et ressorts propres à la littérature en images adressée aux enfants, à la manière de corpus « élémentaires » ou « prototypiques ».

  • 15 Ce dispositif propose de rendre visibles les moments du récit qui sollicitent un contrôle particuli (...)
  • 16 Le visibileo est un schéma à réaliser pendant ou après la lecture, pour rendre visibles le chemin d (...)
  • 17 Marie-France Bishop, « Aider à comprendre : deux canevas d'enseignement de la compréhension au cycl (...)
  • 18 Narramus est un dispositif qui consiste à proposer une lecture dont l’enjeu est de comprendre l’his (...)

13À son tour, Cécile Vallée, enseignante à l’INSPÉ de Versailles, analyse un dispositif de formation proposé à un groupe de professeurs des Écoles stagiaires (PES) en stage en responsabilité en Cycle 1, qui ont élaboré des séquences d’apprentissage autour d’un album de jeunesse. Pour aider à élaborer leur séquence, les PES avaient à choisir entre « trois outils didactiques validés par la recherche pour lire les textes narratifs fictifs en classe » (p. 145) : la lecture pas à pas15 de Marie-France Bishop, le visibileo16 de la même Marie-France Bishop17 ou Narramus18 de Sylvie Cèbe et Roland Goigoux. Le retour sur la pratique des stagiaires a mis en évidence le changement de leur représentation de la lecture d’albums en maternelle. Considérant initialement que la lecture en Cycle 1 était un moment de « temps calme et de détente », ils ont pris conscience qu’elle était l’enjeu d’apprentissages essentiels.

14Élise Ouvrard, enfin, maîtresse de conférences à l’INSPÉ de l’Université de Caen, s’est intéressée au recours de l’album de jeunesse anglophone dans la formation des futurs professeurs des écoles. L’article présente une enquête réalisée dans le courant de l’année universitaire 2021-2022. Les entretiens menés avec des formateurs ainsi que l’analyse des travaux rendus par des étudiants de M2 ont permis de montrer que l’album de jeunesse anglophone constituait une ressource pertinente dans la mesure où il permet de travailler « les objectifs prioritaires de l’enseignement-apprentissage » de l’anglais, mais aussi des compétences transférables, d’autant plus que l’album peut s’insérer dans des projets numériques.

15Dans sa conclusion générale, Brigitte Louichon apporte un dernier regard pessimiste sur la formation en littérature de jeunesse. Elle souligne l’importance des programmes scolaires de 2002, qui traduisaient la mobilisation massive de l’institution autour de la question de l’enseignement de la littérature, de la « maîtrise de la langue » et de son « observation réfléchie », deux enseignements qui disparaîtront formellement dans les programmes de 2008. Brigitte Louichon le constate : les épreuves de littérature de jeunesse ont disparu du CRPE et les masters MEEF, « fortement verrouillés par l’institution, ne permettent guère qu’une formation marginale à la littérature de jeunesse et à sa didactique », tout au moins sur les heures allouées au français à l’INSPE.

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Notes

1 Concours de recrutement de professeur des écoles.

2 Centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active.

3 Centre de recherche et d’information sur la littérature pour la jeunesse.

4 Actions culturelles contre les exclusions et les ségrégations.

5 Association française de recherche sur les livres et les objets culturels de l’enfance.

6 Une « salade de titres » est un mélange de titres proposé aux élèves, qui doivent reconnaitre celui correspondant au livre étudié.

7 Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation.

8 Stanley Cavell, « La littérature de jeunesse nous rend-elle meilleurs ? », dans : Le cinéma nous rend-il meilleur ?, trad. Élise Domenach et Christian Fournie, Paris, Bayard, 2003.

9 Irvin Yalom, Thérapie existentielle, Paris, Le livre de poche, 2017.

10 Leo Lionni, Pezzettino, Paris, L'école des loisirs, 2013.

11 Florence Seyvos et Anaïs Vaugelade, L'ami du petit tyrannosaure, Paris, L’école des loisirs, coll. « Lutin poche », 2005.

12 Nadja, Chien bleu, Paris, L’école des loisirs, 1989.

13 Paul Ricoeur, Temps et récit. Tomes I, II, III, Paris, Seuil, 1983-1984.

14 Institut national supérieur du professorat et de l'éducation.

15 Ce dispositif propose de rendre visibles les moments du récit qui sollicitent un contrôle particulier du lecteur. L’enseignant repère en amont les nœuds de compréhension et élabore une question qui permet d’inférer, d’anticiper, de réguler sa compréhension.

16 Le visibileo est un schéma à réaliser pendant ou après la lecture, pour rendre visibles le chemin du texte et celui du lecteur. Le chemin du texte fait apparaître les étapes importantes du récit, celui du lecteur fait apparaître les intentions des personnages et les liens logiques entre les étapes du récit.

17 Marie-France Bishop, « Aider à comprendre : deux canevas d'enseignement de la compréhension au cycle 2 », Forumlecture.ch [en ligne], n° 3, 2018, DOI : https://doi.org/10.58098/lffl/2018/3/649.

18 Narramus est un dispositif qui consiste à proposer une lecture dont l’enjeu est de comprendre l’histoire pour pouvoir la raconter avec des marottes. La lecture se fait sans les images dans un premier temps. Les activités proposées par le dispositif sont ritualisées et spiralaires. Sylvie Cèbe et Roland Goigoux, « Comprendre et raconter : de l'inventaire des compétences aux pratiques d'enseignement », Le français aujourd'hui, n° 179, Lecture de récits en maternelle, 2012, p. 21-36, DOI : https://doi.org/10.3917/lfa.179.0021.

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Pour citer cet article

Référence électronique

Christophe Meunier, « Anne Delbrayelle, Mathilde Fradet-Hannoyer et Sophie Pélissier (dir.), Former à et par la littérature jeunesse »Strenæ [En ligne], 28 | 2026, mis en ligne le 29 juillet 2026, consulté le 05 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/strenae/12764 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16pp9

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Auteur

Christophe Meunier

Université d’Orléans, laboratoire InTRu

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