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Rassegna bibliografica
Ottocento a) dal 1800 al 1850 a cura di Lise Sabourin e Valentina Ponzetto

Édouard de Tocqueville, Voyage en Angleterre, en Écosse et en Irlande

Lise Sabourin
p. 420-421
Notizia bibliografica:

Édouard de Tocqueville, Voyage en Angleterre, en Écosse et en Irlande, éd. Barbara Wright, Paris, Honoré Champion, 2022, 250 pp.

Testo integrale

1Après Hippolyte, avant Alexis, se trouve Édouard de Tocqueville, tous éduqués par l’abbé Lesueur, précepteur de leur père, dans un royalisme anti-révolutionnaire bien compréhensible dans une famille éprouvée par la guillotine, tant du côté paternel que maternel, leur mère Louise de Rosanbô étant la fille de Malesherbes et descendante de Vauban. Mais on sait aussi que le plus connu des trois frères, Alexis, sut dépasser ces instructions pour s’intéresser au devenir de la démocratie en Amérique. Édouard, lui, accomplit à vingt-quatre ans le nouveau tour à la mode (après celui d’Italie), vers le pays d’Ossian, de Scott et de Marie Stuart. D’où ce Voyage en Angleterre, en Écosse et en Irlande, dont la regrettée Barbara Wright nous donne la première édition, annotée avec précision, terminée par Roger Little. Désabusé de l’armée où il sert de 1816 à 1821, Édouard de Tocqueville, après avoir découvert la Suisse en 1822, part donc en 1824 avec trois compagnons, le peintre Pernot (qui publiera un Voyage historique et littéraire en Angleterre et en Écosse en 1825 et des Vues pittoresques de l’Écosse en 1826), son ami de jeunesse Mondragon et un Hongrois polyglotte, le baron Dumenil.

2C’est bien sûr la Promenade de Dieppe aux montagnes d’Écosse (1821) de Nodier qui leur sert de bible pittoresque, mais aussi la traduction de La Dame du lac par Amédée Pichot et son Voyage historique et littéraire en Angleterre et en Écosse (1822) dont ils usent pour choisir leurs lieux de visite, répertoriés également par les guides de Sismond et Cruttwell. Certaines étapes sont incontournables après l’émigration, tel Holyrood où le comte d’Artois tint sa cour d’exilé à partir de 1796, mais aussi Kenilworth, Édimburg, Glasgow, Stirling, Bothwell… et autres demeures aristocratiques. Mais l’intérêt se porte aussi sur les merveilles naturelles, comme la Chaussée des géants, le lac Lomond, la cascade de Bonnington, les rochers de Cartelane, l’île d’Iona. Tous sites dont Édouard, avec un sens maîtrisé du dessin, fixe le souvenir au passage pour illustrer sa relation de voyage (et que cette édition reproduit).

3Édouard ne s’est pas autant émancipé des idées de son milieu qu’Alexis, et son style comme sa réflexion sont moins affinés. Mais il rend bien compte de ses expériences visuelles et esthétiques et se montre conscient de l’importance de la décentralisation britannique, de l’autonomie de l’Irlande «pays de conquête», de la spécificité du pays de Galles comme des mythes liés au passé écossais; il s’intéresse également à la géologie, à la toponymie et sait voir la condition misérable des ouvriers du fait de l’industrialisation déjà largement avancée.

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Per citare questo articolo

Notizia bibliografica

Lise Sabourin, «Édouard de Tocqueville, Voyage en Angleterre, en Écosse et en Irlande»Studi Francesi, 203 (LXVIII | II) | 2024, 420-421.

Notizia bibliografica digitale

Lise Sabourin, «Édouard de Tocqueville, Voyage en Angleterre, en Écosse et en Irlande»Studi Francesi [Online], 203 (LXVIII | II) | 2024, online dal 01 février 2025, consultato il 11 septembre 2026. URL: http://journals.openedition.org/studifrancesi/61377; DOI: https://doi.org/10.4000/13e2s

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