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L’Orient hellénisé
La Syrie

Les influences orientales sur les stucs de la grande demeure à l’est du sanctuaire de Bêl à Palmyre

Christiane Delplace
p. 265-281

Résumés

L’article évoque tout d’abord les conditions de découverte et rappelle les informations données dans le journal de fouilles de l’époque (1940-1941), pour ensuite aborder les recherches du matériel conservé en divers endroits. L’accent est mis sur les représentations figurées intégrées dans les frises architectoniques. Enfin, un essai, préliminaire, de réintégration dans un cadre culturel plus général est tenté couvrant une vaste aire géographique, s’étendant de l’Asie centrale (Iraq-Turkmenistan) jusqu’à la Bactriane (Ouzbekistan et Afghanistan).

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Texte intégral

La découverte des stucs

1Le dégagement de cette grande demeure, qui se trouvait sous les vestiges du village arabe évacué dans les années 1930, s’est déroulé grosso modo sur deux mois, du 29 avril au 25 mai, et du 4 juillet au 6 août 1940, à la suite de la fouille menée à l’agora. Le dégagement avait été précédé de sondages effectués les 10-11, 17 et 21 mars 1940 (fig. 1).

Figure 1a. Plan de la Grande Maison à l’est du sanctuaire de Bêl

Figure 1a. Plan de la Grande Maison à l’est du sanctuaire de Bêl

(d’après R. Duru)

Figure 1b. Vue générale depuis l’enceinte du sanctuaire de Bêl

Figure 1b. Vue générale depuis l’enceinte du sanctuaire de Bêl

(d’après Archives E. Frézouls)

2La recherche de la documentation concernant la fouille de cette grande maison, menée sous l’autorité de H. Seyrig et par l’architecte R. Duru, a parfois ressemblé au travail d’investigation d’un détective. En effet, comme pour l’agora, cette documentation avait été éparpillée en différents endroits. C’est ainsi que les plans d’origine ont été retrouvés à l’Institut français d’archéologie du Proche-Orient (Ifapo) de Beyrouth (lors du réaménagement des réserves), la documentation photographique de l’époque était conservée à l’Ifapo de Damas, une copie de la documentation graphique avait été déposée à Bordeaux, au Service régional de l’archéologie, par les héritiers de R. Duru — de même que la correspondance de R. Duru entretenue successivement avec H. Seyrig et E. Frézouls —, le journal de fouilles était conservé à l’Institut français d’études arabes de Damas (Ifead) à Damas et, enfin, la documentation rassemblée par E. Frézouls (manuscrit d’article, nouvelle couverture photographique effectuée au début des années 1970), nous a été transmise par Mme Andrée Frézouls.

  • 1 Frézouls 1976.

3En 1976, E. Frézouls a publié un article dans le premier numéro de la revue Ktema1 dans lequel il présentait une synthèse sur l’habitat urbain de la ville, et notamment une étude préliminaire de cette demeure. À la suite de la publication de l’agora, J. Dentzer-Feydy et moi-même avons entrepris une nouvelle étude de cette maison. Il n’est pas question ici de la présenter, mais j’insisterai, cependant, sur quatre de ses caractéristiques :

  1. son unité. Il s’agit en effet d’une seule maison ;

  2. son entrée en baïonnette ;

  3. la disposition sur un axe oblique (par rapport à l’entrée) de ses deux cours à péristyle ;

  4. la présence de deux cages d’escalier montant vers un étage ou une terrasse partiellement couverte.

4Pour revenir aux stucs, si l’ensemble de la documentation avait été rassemblé, il nous manquait encore les stucs eux-mêmes. Ce n’est qu’en 2008, après une série d’expéditions dans les réserves du Musée de Palmyre, que j’ai pu les retrouver dans deux grandes caisses ensevelies sous plusieurs autres qu’il a fallu déplacer.

5Deux nouvelles campagnes photographiques consacrées aux stucs — outre celles que nous avions faites dans la maison même —, la première par moi-même, la seconde par Jacqueline et Jean-Marie Dentzer, ont été effectuées ensuite avec quelque difficulté. Une troisième campagne de tentative de remontage avait été projetée pour le printemps 2011. Elle n’a pu avoir lieu.

Présentation des stucs

6D’après le journal de fouilles de l’époque :

  • 2 Soit dans la partie orientale du portique nord du grand péristyle 5.

« Dans la région marquée A dans le plan ci-dessous (zone correspondant à la petite salle à péristyle 17), trouvé un amas d’éléments de stuc, comprenant : des fragments de petits personnages pouvant avoir une hauteur maximum de 0 m.40 à 0 m.45, plusieurs têtes destinées à être appliquées contre un bandeau et à ne laisser voir que la moitié du visage. Eléments de bandeaux avec rais-de-cœur, palmettes simples, (godrons) plats, avec oves, petits paniers contenant des raisins. Tous ces fragments sont amassés près du mur au sud de A2, au milieu de terre, de fragments de bois brûlé, et de morceaux de plâtre gris, informes. Ils se trouvent dans le remblai au-dessous du sol de l’ancienne maison arabe. À l’ouest de la colonne 4, au-dessus du sol de la cour, trouvé des fragments de plâtre peint. »

7D’autres stucs et fragments de peinture semblent provenir des salles 15 et 13, et du portique est de la grande cour 5 (le grand péristyle). La salle 13 conservait encore un décor en place :

« Le bas des murs de la pièce est encore recouvert sur une hauteur de 0 m.70 à 0 m.80, de plâtre peint, avec soubassement mouluré. Les parties moulurées sont claires, jaunes, soulignées d’une ligne ocre rouge de 1,5 cm de largeur. Les fonds sont peints en noir avec décoration vert pomme de motifs, sol de plâtre… »

8En outre, des fragments de stuc étaient tombés contre le mur ouest de la pièce 13 :

  • 3 Terme utilisé localement pour désigner les matériaux de construction en argile crue séchée au solei (...)

« Ces fragments se trouvent, près du sol, répartis sur une hauteur de 0 m.40, mélangés à de la terre, et des fragments assez petits de briques de leben3, auxquelles restent attachés des fragments de mortier en argile rouge et paille hachée assez grossièrement. Dimensions d’une brique de leben, 0 m.33, épaisseur 0 m.10 ; lit de pose légèrement concave, jointoyées au mortier d’argile rouge et leben ; lit d’attente plat et rugueux. Ces briques semblent carrées bien que je n’en aie pas trouvé une preuve absolue…
Il peut résulter deux interprétations de ces observations :
– le haut des murs du rez-de-chaussée était fait de briques de terre et les stucs proviendraient des parties hautes des murs du rez-de-chaussée ;
– et ceci est plus vraisemblable, les murs du rez-de-chaussée auraient été construits en pierre jusqu’en haut, et les murs de l’étage en briques de terre et paille hachée.
De plus, les éléments de stuc sont tombés à cheval sur plusieurs pièces, ce qui peut se produire lorsqu’ils tombent de très haut. De plus, les briques de leben étaient cassées en petits morceaux. »

Figure 2. Photos prises au moment de la fouille dans la pièce 13 : a. côté nord de la porte ouvrant sur le grand péristyle 5 ; b. angle nord-ouest de la pièce 13, avec le passage partiellement obturé donnant sur la pièce 15 ; c. mur nord de la pièce 13 de l’autre côté du passage partiellement obturé

Figure 2. Photos prises au moment de la fouille dans la pièce 13 : a. côté nord de la porte ouvrant sur le grand péristyle 5 ; b. angle nord-ouest de la pièce 13, avec le passage partiellement obturé donnant sur la pièce 15 ; c. mur nord de la pièce 13 de l’autre côté du passage partiellement obturé

© Ifapo F3325, F3320, F3321

Figure 3. Corniches

Figure 3. Corniches

(d’après Fellmann 1975, Taf. 4, 4-6)

9À ces informations, on peut joindre trois photos de stucs et peintures prises in situ au moment des fouilles (fig. 2). Enfin, des stucs ont été trouvés lors de la fouille des salles 22, 23 et 24, et notamment « trouvé des fragments de plâtre recouvert d’or » au milieu de la salle 22.

  • 4 Eristov, Blanc & Allag 2009.

10Telles sont les indications données dans le journal de fouilles. Malheureusement, aucune information précise ne peut être tirée concernant l’attribution des stucs à telle ou telle pièce, car tous les fragments ont été mélangés. Ces problèmes d’attribution à des espaces précis constituent un obstacle majeur pour toute reconstitution. C’est également l’une des difficultés rencontrées par nos collègues qui ont publié les stucs dits « du Méridien », issus de fouilles menées en 19754.

  • 5 Fellmann 1975, Pl. 4, 4-6 ; p. 91.

11Ces fragments ont également subi divers avatars. Certains fragments, les plus « beaux » (certaines têtes), n’ont pas été retrouvés ; certains fragments publiés par R. Fellmann5 à titre de comparaison pour ceux du sanctuaire de Baalshamîn (fig. 3) n’ont pu être retrouvés ni dans les photos du fonds de l’Ifapo, ni dans la documentation d’E. Frézouls ; peut-être sont-ils restés avec les fragments du sanctuaire de Baalshamîn ? Six fragments (des têtes) sont partis à Damas, et sont exposés au Musée National avec trois autres (de provenances différentes) ; certains sont exposés dans une vitrine du Musée de Palmyre, mélangés avec les stucs de la fouille du Méridien. En conclusion, seuls les fragments documentés dans la photothèque de l’Ifapo et dans les archives Frézouls peuvent être certainement attribués à cette grande maison. À ceux-ci peuvent être joints les trois fragments mentionnés et publiés par R. Fellmann, comme l’affirme ce dernier dans son commentaire (voir sa note 3).

12Nous avons donc commencé par dresser un catalogue des fragments par catégories provisoires : tout d’abord, les décors architectoniques, ensuite les décors figurés, qui s’intègrent en fait aux frises architectoniques.

  • 6 Tober 2013, p. 170-252 ; p. 194-195, fig. 195-196 : les différents types de frises.
  • 7 Au sanctuaire de Baalshamîn : Fellmann 1975, pl. 1-4. Dans la maison de la rue des Églises : Gawlik (...)

13Je ne passerai pas systématiquement en revue l’ensemble de la documentation car, d’une manière générale, on retrouve les mêmes éléments architectoniques que ceux publiés tout récemment par B. Tober6 et qui ont également été relevés sur les autres chantiers de Palmyre7 : kymation ionique, volutes, palmettes, kymation lesbique. Seules les successions des frises peuvent varier (fig. 4).

Figure 4. Frises de corniches

Figure 4. Frises de corniches

© a. Ifapo F3508 ; b. C. Delplace ; c. Ifapo F3509 ; d. Ifapo F3507

  • 8 Allag, Blanc & Parlasca 2010, p. 210, fig. 10 (console à écailles).
  • 9 Flûte de Pan : Tober 2013, fig. 177, no 34 : détail, la situe surmontant une guirlande (fig. 176 : (...)

14À ces frises de corniches peuvent être intégrés différents types de consoles débordantes : corbeille de fruits (fig. 5a), vase aux parois ornées de pampres de vigne (fig. 5b-c), console à écailles (fig. 5d). Tous ces motifs se retrouvent, très proches, mais avec des variantes, notamment dans l’édifice de la source Efqa8. Les représentations figurées, objets et animaux, apparaissent plus difficiles à situer en raison de leur caractère fragmentaire. Dans le premier groupe, on relève la présence des boucliers ovales (fig. 6a), des flûtes de Pan9 (fig. 6b). Dans le deuxième groupe, des animaux : pigeons (fig. 7a), ovins (fig. 7b), chevaux (fig. 7c), poissons ou dauphins (fig. 7d).

15Les représentations humaines présentent une certaine variété :

  • têtes masculines, barbues (fig. 8), imberbes (fig. 9), avec ou sans couvre-chef (espèce de casque ou bonnet, taenia) ;

  • têtes féminines avec parfois une couronne (de feuilles, ruban, etc.) (fig. 10) ;

  • têtes d’enfants joufflus, vraisemblablement des Amours (fig. 11) ;

  • corps nus masculins ou féminins plutôt jeunes (fig. 12) ;

  • figures féminines drapées dansant (?), assises ou accroupies (fig. 13) ;

  • figures masculines en pied (fig. 14)…

Figure 5. Consoles : a. Corbeille de fruits ; b. Vase © Ifapo F3506 ; c. Vase ; d. Console à écailles © C. Delplace

Figure 5. Consoles : a. Corbeille de fruits ; b. Vase © Ifapo F3506 ; c. Vase ; d. Console à écailles © C. Delplace

Figure 6. a. Bouclier ; b. Flûte de Pan

Figure 6. a. Bouclier ; b. Flûte de Pan

© C. Delplace

Figure 7. a. Pigeon ; b. Tête de bélier ; c. Crinière de cheval ; d. Tête de dauphin

Figure 7. a. Pigeon ; b. Tête de bélier ; c. Crinière de cheval ; d. Tête de dauphin

© Ifapo F3498b, F3501a, F3504, F3499

Figure 8. Têtes d’hommes barbus

Figure 8. Têtes d’hommes barbus

© Ifapo F3386, F3391, F3395b, F3397

Figure 9. Tête d’homme imberbe

Figure 9. Tête d’homme imberbe

© Ifapo F3381

Figure 10. Têtes féminines

Figure 10. Têtes féminines

© Ifapo F3388, F3397a, F3393, F3395a

Figure 11. Têtes d’enfants

Figure 11. Têtes d’enfants

© Ifapo F3387, F3390

Figure 12. a. Corps de jeune homme nu ; b. Corps de jeune fille nue

Figure 12. a. Corps de jeune homme nu ; b. Corps de jeune fille nue

© Ifapo F3492, F3497

Figure 13. a. Jeune femme drapée dansant ; b. Corps de jeune femme drapée inclinée ; c. Jeune femme assise sur un siège posé sur une plante ? ; d. Bas du corps d’une jeune femme accroupie

Figure 13. a. Jeune femme drapée dansant ; b. Corps de jeune femme drapée inclinée ; c. Jeune femme assise sur un siège posé sur une plante ? ; d. Bas du corps d’une jeune femme accroupie

© Ifapo F3399, F3486, F3489, F3503

Figure 14. Corps de jeune homme drapé

Figure 14. Corps de jeune homme drapé

© Ifapo F3495

  • 10 Eristov, Blanc & Allag 2009, fig. 11 et 18.

16Ici aussi, on peut trouver des parentés avec la documentation de la source Efqa (par exemple : pour le torse viril ou pour les figures féminines sans qu’ils soient totalement identiques)10.

17Toutes ces figures sont généralement en très haut relief, presque entièrement travaillées en ronde bosse. Toutes les têtes devaient s’insérer dans les corniches de couronnement des murs, de dimensions plus ou moins importantes, ainsi que le montre, pour notre ensemble de stucs, le fragment publié par Fellmann. D’autre part, les découvertes du Méridien et de la Maison Hellénistique du quartier Sud l’ont confirmé.

18Cependant, l’atmosphère cultuelle et culturelle me semble quelque peu différente de celle de la « maison hellénistique » et de l’édifice de la source Efqa. Cela se remarque par l’absence de masques de théâtre. Nous resterions cependant dans une ambiance dionysiaque, qui semble être attestée par certaines figures féminines rappelant les représentations de Ménades. D’autre part, si le style apparaît très hellénisant dans l’expression des visages, le rendu des drapés, le mouvement des corps, le traitement en haut relief m’incite à chercher ailleurs.

Essai de réintégration dans un cadre plus général

  • 11 Bragantini & De Vos 1982, p. 61-66, 176-187, 222-233, 322-332, 394-404.
  • 12 Frizot 1977, p. 254-256.

19Une brève enquête sur les stucs d’Occident ne semble pas révéler un tel traitement : pas d’intégration de figures en haut relief, presque en ronde bosse, dans les corniches architecturales. À titre d’exemple de stucs d’Occident parmi les plus remarquables ou exceptionnels, je citerai les stucs de voûtes de la villa de la Farnésine, très différents des stucs de Palmyre, tant par le travail technique de fin modelage des silhouettes en très bas relief que par le style et les représentations11. Reprenant ensuite le travail de M. Frizot12, je n’ai trouvé comme seuls exemples proches de nos compositions que les stucs découverts à Djemila-Cuicul, dans la maison aux stucs et dans la maison de Bacchus.

  • 13 Seyrig 1940, p. 328-337.

20J’ai ensuite tenté de suivre une idée développée par H. Seyrig13, recherchant les influences culturelles perceptibles sur les plus anciens fragments sculptés trouvés dans la fondation T du sanctuaire de Bêl, en me tournant vers le monde parthe, qui a succédé à la division de l’empire d’Alexandre.

21Il faut reconnaître que la période s’inscrivant dans les iiie-iie s. av. J.-C. reste encore mal connue. Cependant, depuis l’époque de H. Seyrig, de nombreuses recherches ont été menées en Mésopotamie, Iran et Asie centrale. Rappelons que toute l’Asie centrale jusqu’à l’Inde avait été conquise par Alexandre et que les populations avaient été en contact, d’une manière ou d’une autre, avec la culture grecque. À la mort d’Alexandre, les territoires conquis furent divisés entre les Diadoques, et toute cette immense partie de l’empire recouvrant l’Asie jusqu’en Inde passa sous l’autorité de Seleucos Nicator. La capitale fut cependant implantée à Antioche ouvrant sur la Méditerranée. Progressivement, divers royaumes se formèrent restant plus ou moins sous l’autorité séleucide, comme le royaume gréco-bactrien, la Sogdiane… Ce morcellement s’accentua encore avec l’arrivée d’une nouvelle dynastie iranienne, les Parthes Arsacides, dans la seconde moitié du iie s. av. J.-C. Tous ces royaumes vont continuer à évoluer, mêlant des cultures d’origines diverses.

  • 14 On peut trouver une information générale sur les activités de la Mission italienne de Turin, de mêm (...)

22Je me suis donc attachée à examiner des documents provenant de quelques sites qui ont connu tant la conquête d’Alexandre que le pouvoir parthe, en utilisant notamment les travaux de la Mission italienne de Turin, très active dans cette vaste région14. C’est pour cette raison que, dans la seconde partie de notre table ronde, nous avons reçu une information directe concernant les principaux sites fouillés dans cette région, par Claude Rapin pour Kifrin et par Roberta Menegazzi pour Séleucie (Iraq), et par Carlo Lippolis pour Nisa (Turkmenistan). Ce qu’il faut souligner, c’est que, dans ces régions plus orientales, il s’agit essentiellement du travail de l’argile, mais la mise en œuvre apparaît très proche de celle du stuc, telle qu’on peut l’observer à Palmyre.

23L’établissement de Kifrin (Iraq), évoqué dans les documents d’archives de la XXe cohorte des Palmyréniens15, s’élève sur la rive orientale (parthe) de l’Euphrate, à environ 130 km en aval de Doura-Europos ; il a été intégré à l’époque romaine dans le système de défenses fortifiées de Rome. Son abandon serait à dater de l’époque de Sévère Alexandre, avant la seconde incursion de Shapur vers 250 apr. J.-C. La présence de monnaies de Gordien III ne serait à mettre en relation qu’avec une tentative avortée de réoccupation du site.

24L’édifice A, surélevé sur une plateforme à gradins, se situait au fond d’un vaste temenos. La façade était rythmée de demi-colonnes à chapiteaux ioniques (peut-être corinthiens pour l’étage supérieur) et portait une riche décoration en stuc, malheureusement dans un état très fragmentaire. Une belle corniche portant une frise de palmettes et astragales, une frise d’oves à l’envers, et une frise de perles et pirouettes figure parmi les découvertes ; cette corniche rappelle les corniches palmyréniennes, si ce n’est le fait que les oves sont représentés à l’envers. On évoque aussi des scènes plus complexes, présentées par Claude Rapin lors de sa communication. Les stucs de Kifrin apparaissent contemporains de ceux de Palmyre.

25À 18 km à l’ouest de la capitale du Turkmenistan, Ashgabat, deux sites voisins s’y élèvent : Nisa Nouvelle et Nisa Ancienne.

  • 16 Voir la communication de C. Lippolis, dans ce volume.

26Nisa Ancienne correspond à la forteresse de Mithridate considérée comme centre cérémoniel et véritable citadelle royale Arsacide. Là, des fouilles ont été menées depuis les années 1930, en dernier lieu par l’Institut archéologique de Turin. À l’intérieur d’une enceinte pourvue de quarante-huit tours en brique crue, ont été identifiés deux groupes de bâtiments : un secteur nord avec la monumentale Maison Carrée, un secteur central avec trois complexes explorés à partir de 1990, la Salle Ronde, l’Édifice Rouge et le Temple-Tour. La Salle Ronde a été interprétée comme pouvant avoir la fonction de mausolée pour un grand personnage tel Mithridate Ier. Celui-ci serait représenté dans une tête en argile crue dont la facture peut apparaître hellénisante (cette tête rappelle quelque peu le traitement de notre tête de la fig. 8d, cependant plus tardive). L’Édifice Rouge (Salle Carrée) est identifié comme salle du trône ou des audiences : l’une des salles a livré un décor architectonique particulier avec superposition d’ordres grecs séparés par une frise de métopes16. Dans un sondage entre l’Édifice Rouge et le Temple-Tour, des fragments dits « de métopes » ont été dégagés, également en argile crue.

  • 17 Pour un premier bilan synthétique, voir Lippolis 2002 (entre autres contributions du même auteur).

27Chronologiquement, nous nous trouvons à une époque plus ancienne qu’à Palmyre, soit à l’époque de Mithridate Ier ou même, d’après A. Invernizzi, dans la première moitié du iie s. av. J.-C. avec des réaménagements ultérieurs17. Comme l’écrit C. Lippolis, les découvertes de l’ancienne Nisa « révèlent l’adoption d’éléments locaux qui se greffent sur un répertoire formel hellénistique ».

  • 18 On trouvera une synthèse sur l’activité des Sassanides tant dans le domaine de l’architecture que d (...)
  • 19 Voir les synthèses de J. Kröger dans Sassanides 1993, p. 63-65, Sassanides 2006, p. 51-61, et sa co (...)
  • 20 Azarnoush 1994 et 1999.
  • 21 Rahbar 1998 et 1999.

28À l’exception de Nisa, on ne connaît pas l’architecture palatiale des rois parthes. Ce sont les rois sassanides qui ont développé l’architecture palatiale, notamment à Firuzabad, à Bishapur, etc.18 Si l’on retrouve des stucs à l’époque sassanide, il s’agit généralement de documents plus tardifs, ainsi que l’avait déjà noté J. Kröger19 ; comme exemples de documents remarquables, mais tardifs, signalons les stucs de la résidence de Hadjiabad dans le Fars (ive s.)20 ou de Bandiyan près de Dargaz dans le Khorassan (ve s.)21.

29Enfin, aux confins de la Bactriane et du Gandhara, plusieurs sites ont livré des sculptures en argile recouvert de stuc peint (infra). Dans ces régions s’est développée une culture combinant les influences hellénistique, parthe et bouddhique.

  • 22 Delplace 2003.
  • 23 Pougatchenkova 1999, en particulier, p. 60.
  • 24 Pidaev 1999.
  • 25 Fussmann 1999, p. 85.
  • 26 Schlumberger 1960.

30Par ailleurs, nous savons que les Palmyréniens entretenaient, au iie s. apr. J.-C., soit à l’époque des Grands Kouchans, des relations commerciales avec la vallée de l’Indus, comme l’attestent trois inscriptions de Palmyre22. Sur quelques sites de cette région (aujourd’hui l’Afghanistan et la vallée voisine du Surkhan Darya en Ouzbekistan) ont été découverts, entre autres documents, des fragments de statues ou hauts-reliefs en argile crue recouverte de stuc peint qui révèlent une nette influence hellénistique : ainsi à Dalʾverzin Tepe (au sud de l’Ouzbekistan)23 où furent découvertes des têtes féminines (fig. 15). Ce site pourrait être considéré comme la première capitale des Kouchans. Quant à la technique utilisée — argile crue stuquée et peinte —, elle sera toujours utilisée dans les siècles suivants24. Évoquant l’exemple de Surkh Kotal, G. Fussmann25, à la suite de l’article fondateur de Daniel Schlumberger26, avait insisté sur les analogies entre Palmyre, le monde parthe hellénisé et l’art kouchan de Bactriane.

Figure 15. Dalʾverzin Tepe, temple bouddhique des environs, tête de devata

Figure 15. Dalʾverzin Tepe, temple bouddhique des environs, tête de devata

(d’après Pougatchenkova 1999, p. 60)

  • 27 Païman 2005.
  • 28 Païman 2005, p. 28 (Kwâja Safâ) et 38 (Tepe Nârenj).

31En Afghanistan, à cette même époque, dans la région de Kaboul (vallée du Kapisa) et dans celle de Djalalabad, à Hadda, on voit apparaître et se développer des monastères bouddhiques. Ainsi, près de Kaboul, les monastères de Kwâja Safâ et de Tepe Nârenj27 ont livré des sculptures dans cette même technique et dont le rendu plastique des vêtements relève d’une tradition hellénisante (fig. 16-17)28. Cette production s’est poursuivie pendant toute la période des Huns Hephtalites jusqu’à la conquête musulmane au ixe s.

Figure 16. Kwâja Safâ, bouddha assis

Figure 16. Kwâja Safâ, bouddha assis

(d’après Païman 2005, p. 28)

Figure 17. Tepe Nârenj, donateur agenouillé

Figure 17. Tepe Nârenj, donateur agenouillé

(d’après Païman 2005, p. 38)

  • 29 On peut voir au Musée Guimet, à Paris, une importante production de cette école. Sur Hadda et ses p (...)
  • 30 Sur les aspects techniques et sur les nombreux exemples provenant de l’un des couvents de Hadda, Ta (...)

32Hadda (village situé à 12 km au sud de Djalalabad), site bouddhique composé de plusieurs monastères, fut le siège d’une école artistique qui a livré plusieurs milliers de sculptures en stuc et argile. Les productions de cette école reflètent une très grande maîtrise technique et esthétique du modelage gréco-bouddhique en argile et en stuc (fig. 18). Les plus anciennes productions remontent au iie s. apr. J.-C. et leurs modèles seraient à rechercher dans les ateliers des villes hellénistiques de Bactriane et du Gandhara29. Les découvertes du monastère de Tapa Shotor sont particulièrement frappantes par leur caractère hellénisant30.

Figure 18. Hadda : a. Monastère de Tapa-Kalan (d’après Afghanistan 2002, fig. 67) ; b. Monastère de Tapa-i-Kafariha (Musée Guimet)

Figure 18. Hadda : a. Monastère de Tapa-Kalan (d’après Afghanistan 2002, fig. 67) ; b. Monastère de Tapa-i-Kafariha (Musée Guimet)

© C. Delplace

33Ces quelques remarques ne peuvent qu’être préliminaires à une étude des parentés stylistiques entre les stucs en haut relief de Palmyre et ceux de cette région de Bactriane. Il nous semble en effet intéressant de souligner l’importance de la documentation abondante retrouvée en Bactriane kouchane. Les documents sont nombreux, les parentés avec les stucs de Palmyre sont notables, mais la confrontation des chronologies nous oriente vers une certaine contemporanéité de la documentation. Tout se passe comme si nous nous trouvions face à deux zones qui ont connu une évolution parallèle à partir de modèles dont on ne saisit pas encore clairement la complexité et les origines. Il nous manque en effet des documents plus anciens. Jusqu’à présent, le monde parthe n’a pas donné beaucoup d’éléments. La raison principale serait-elle liée à la technique de construction en brique crue ou autres matériaux périssables ?

  • 31 Information donnée par M. Gawlikowski lors de la discussion qui suivit sa communication.

34En fait, l’influence hellénisante apparaît prédominante dans le rendu stylistique ; la conquête d’Alexandre a probablement créé un substrat stylistique commun qui s’est conservé au cours des siècles suivants, en intégrant progressivement des cultures locales. La seule « originalité orientale » de nos stucs palmyréniens résiderait dans leur traitement en haut relief, presque en ronde bosse ; cette caractéristique technique, qui semble propre à l’Orient de la Méditerranée, se retrouve davantage dans l’extrême Orient du monde antique. Et cette tendance s’est maintenue, en Bactriane, encore durant les siècles suivants. À Palmyre, ce type de décor ne semble pas avoir perduré, si ce n’est dans l’entretien de certaines constructions (notamment dans l’insula fouillée par la mission syro-polonaise)31.

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Bibliographie

Afghanistan 2002
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Notes

1 Frézouls 1976.

2 Soit dans la partie orientale du portique nord du grand péristyle 5.

3 Terme utilisé localement pour désigner les matériaux de construction en argile crue séchée au soleil, en particulier les briques pouvant être de dimensions variables.

4 Eristov, Blanc & Allag 2009.

5 Fellmann 1975, Pl. 4, 4-6 ; p. 91.

6 Tober 2013, p. 170-252 ; p. 194-195, fig. 195-196 : les différents types de frises.

7 Au sanctuaire de Baalshamîn : Fellmann 1975, pl. 1-4. Dans la maison de la rue des Églises : Gawlikowski 1991, p. 404, fig. 4-5 et dans ce volume. Dans l’édifice de la source Efqa : Eristov, Blanc & Allag 2009, fig. 3 et 6 ; Allag, Blanc & Parlasca 2010, p. 200-203 ; et voir la contribution de N. Blanc dans ce volume. Dans le bâtiment à péristyle fouillé par la mission syro-italienne dirigée par M. T. Grassi : Palmieri 2010.

8 Allag, Blanc & Parlasca 2010, p. 210, fig. 10 (console à écailles).

9 Flûte de Pan : Tober 2013, fig. 177, no 34 : détail, la situe surmontant une guirlande (fig. 176 : reconstitution).

10 Eristov, Blanc & Allag 2009, fig. 11 et 18.

11 Bragantini & De Vos 1982, p. 61-66, 176-187, 222-233, 322-332, 394-404.

12 Frizot 1977, p. 254-256.

13 Seyrig 1940, p. 328-337.

14 On peut trouver une information générale sur les activités de la Mission italienne de Turin, de même qu’une bibliographie développée jusqu’en 2010, sur http://www.centroscavitorino.it. Une mise à jour est actuellement en cours.

15 Information donnée, s.v. « Kifrin », dans http://www.centroscavitorino.it. Malheureusement, la communication de C. Rapin ne nous est pas parvenue.

16 Voir la communication de C. Lippolis, dans ce volume.

17 Pour un premier bilan synthétique, voir Lippolis 2002 (entre autres contributions du même auteur).

18 On trouvera une synthèse sur l’activité des Sassanides tant dans le domaine de l’architecture que dans la production artistique, culturelle, économique, dans l’excellent catalogue d’exposition de Bruxelles Sassanides 1993, auquel on joindra le catalogue du Musée Cernuschi Sassanides 2006.

19 Voir les synthèses de J. Kröger dans Sassanides 1993, p. 63-65, Sassanides 2006, p. 51-61, et sa contribution dans ce volume. Voir également la contribution de R. Boucharlat dans ce volume.

20 Azarnoush 1994 et 1999.

21 Rahbar 1998 et 1999.

22 Delplace 2003.

23 Pougatchenkova 1999, en particulier, p. 60.

24 Pidaev 1999.

25 Fussmann 1999, p. 85.

26 Schlumberger 1960.

27 Païman 2005.

28 Païman 2005, p. 28 (Kwâja Safâ) et 38 (Tepe Nârenj).

29 On peut voir au Musée Guimet, à Paris, une importante production de cette école. Sur Hadda et ses productions, Tarzi 2005.

30 Sur les aspects techniques et sur les nombreux exemples provenant de l’un des couvents de Hadda, Tapa Shotor, fouillé par l’auteur : Tarzi 1976 et 1986.

31 Information donnée par M. Gawlikowski lors de la discussion qui suivit sa communication.

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Table des illustrations

Titre Figure 1a. Plan de la Grande Maison à l’est du sanctuaire de Bêl
Crédits (d’après R. Duru)
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Titre Figure 1b. Vue générale depuis l’enceinte du sanctuaire de Bêl
Crédits (d’après Archives E. Frézouls)
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Titre Figure 2. Photos prises au moment de la fouille dans la pièce 13 : a. côté nord de la porte ouvrant sur le grand péristyle 5 ; b. angle nord-ouest de la pièce 13, avec le passage partiellement obturé donnant sur la pièce 15 ; c. mur nord de la pièce 13 de l’autre côté du passage partiellement obturé
Crédits © Ifapo F3325, F3320, F3321
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Titre Figure 3. Corniches
Crédits (d’après Fellmann 1975, Taf. 4, 4-6)
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Titre Figure 4. Frises de corniches
Crédits © a. Ifapo F3508 ; b. C. Delplace ; c. Ifapo F3509 ; d. Ifapo F3507
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Titre Figure 5. Consoles : a. Corbeille de fruits ; b. Vase © Ifapo F3506 ; c. Vase ; d. Console à écailles © C. Delplace
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Titre Figure 6. a. Bouclier ; b. Flûte de Pan
Crédits © C. Delplace
URL http://journals.openedition.org/syria/docannexe/image/16498/img-7.jpg
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Titre Figure 7. a. Pigeon ; b. Tête de bélier ; c. Crinière de cheval ; d. Tête de dauphin
Crédits © Ifapo F3498b, F3501a, F3504, F3499
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Fichier image/jpeg, 251k
Titre Figure 8. Têtes d’hommes barbus
Crédits © Ifapo F3386, F3391, F3395b, F3397
URL http://journals.openedition.org/syria/docannexe/image/16498/img-9.jpg
Fichier image/jpeg, 415k
Titre Figure 9. Tête d’homme imberbe
Crédits © Ifapo F3381
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Titre Figure 10. Têtes féminines
Crédits © Ifapo F3388, F3397a, F3393, F3395a
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Titre Figure 11. Têtes d’enfants
Crédits © Ifapo F3387, F3390
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Titre Figure 12. a. Corps de jeune homme nu ; b. Corps de jeune fille nue
Crédits © Ifapo F3492, F3497
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Titre Figure 13. a. Jeune femme drapée dansant ; b. Corps de jeune femme drapée inclinée ; c. Jeune femme assise sur un siège posé sur une plante ? ; d. Bas du corps d’une jeune femme accroupie
Crédits © Ifapo F3399, F3486, F3489, F3503
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Fichier image/jpeg, 385k
Titre Figure 14. Corps de jeune homme drapé
Crédits © Ifapo F3495
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Titre Figure 15. Dalʾverzin Tepe, temple bouddhique des environs, tête de devata
Crédits (d’après Pougatchenkova 1999, p. 60)
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Fichier image/jpeg, 223k
Titre Figure 16. Kwâja Safâ, bouddha assis
Crédits (d’après Païman 2005, p. 28)
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Titre Figure 17. Tepe Nârenj, donateur agenouillé
Crédits (d’après Païman 2005, p. 38)
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Titre Figure 18. Hadda : a. Monastère de Tapa-Kalan (d’après Afghanistan 2002, fig. 67) ; b. Monastère de Tapa-i-Kafariha (Musée Guimet)
Crédits © C. Delplace
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Fichier image/jpeg, 372k
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Pour citer cet article

Référence papier

Christiane Delplace, « Les influences orientales sur les stucs de la grande demeure à l’est du sanctuaire de Bêl à Palmyre », Syria, HS V | 2019, 265-281.

Référence électronique

Christiane Delplace, « Les influences orientales sur les stucs de la grande demeure à l’est du sanctuaire de Bêl à Palmyre », Syria [En ligne], HS V | 2019, mis en ligne le 07 mai 2024, consulté le 09 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/syria/16498 ; DOI : https://doi.org/10.4000/12cje

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Auteur

Christiane Delplace

CNRS, Archéologie et Sciences de l’Antiquité (Archéologie du Proche-Orient hellénistique et romain), Maison Archéologie & Ethnologie René-Ginouvès, Nanterre.

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

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