Navigation – Plan du site

AccueilNuméros57VariaLes panneaux de façade en alliage...

Varia

Les panneaux de façade en alliages d’aluminium entre 1950 et 1970 : confrontation des analyses chimiques aux recommandations données aux constructeurs

Facade panels made of aluminium alloys between 1950 and 1970: Comparison of chemical analyses with the recommendations given to constructors
Christian Degrigny, Aurélia Azéma, Florence Hachez-Leroy, Émilie Regnault, Stéphanie Quantin-Biancalani, Stéphanie Airaud et Léopold Rémy
p. 106-117

Résumés

Au tournant du xxe siècle, l’invention du procédé d’élaboration par voie électrolytique de l’aluminium conduit à l’emploi progressif du métal et de ses alliages dans le bâti. Parallèlement, de fortes campagnes de sensibilisation sont menées, invitant les architectes et ingénieurs à prendre le risque d’expérimenter ce nouveau matériau. La lecture de la littérature spécialisée contribue à retracer cette histoire, mais seulement partiellement. En effet, la nature chimique des alliages est rarement mentionnée. L’étude d’un corpus de panneaux de façade de six édifices patrimoniaux bâtis entre 1950 et 1970 et conservés à la Cité de l’architecture et du patrimoine de Paris (CAPA), ainsi que de données d’archives globales sur les pratiques, confrontée à celle de la matérialité de ces objets, a permis de redécouvrir l’expertise acquise par certains architectes ou ingénieurs du bâti dans la mise en œuvre de l’aluminium et de ses alliages.

Haut de page

Texte intégral

Introduction

1Si, à la fin du xixe siècle, les alliages d’aluminium ont été élaborés pour des secteurs d’application en pleine évolution (transport, emballage, etc.), des matériaux aux propriétés spécifiques et adaptés à celui de la construction ont ensuite été développés tout au long du xxe siècle, avec des désignations fluctuantes dans le temps et selon les pays.

2Depuis le début des années 2000, la Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA) de Paris enrichit ses collections sur la thématique de l’architecture moderne et contemporaine avec pour objectif de proposer une vision de l’architecture des xixe, xxe et xxie siècles et de son évolution. Ces collections comportent, en particulier, des éléments provenant de constructions emblématiques, dont un ensemble de huit panneaux de façade de six édifices construits entre 1950 et 1970. Ils fournissent un aperçu de la place de l’aluminium et de ses alliages au sein du développement de la technique des murs-rideaux. Si ces objets constituent un témoignage tangible des différentes techniques d’élaboration mises en œuvre et de leur éventuelle évolution, demeurent cependant de nombreuses interrogations quant à leur matérialité. Pour l’aluminium, l’information sur la famille des alliages employés s’est perdue entre la conception et l’entrée de ces éléments dans les réserves du musée.

3C’est pourquoi le croisement des données d’archives relatives aux recommandations sur l’emploi de ces matériaux, fournies par la littérature spécialisée en architecture, avec l’étude de la matérialité de ces objets peut renseigner sur l’expertise acquise par certains architectes ou ingénieurs du bâti, dont Jean Prouvé, dans la mise en œuvre de l’aluminium et de ses alliages, le choix des matériaux et de leurs traitements de surface.

4Ce travail interdisciplinaire s’inscrit dans le projet Archipal de l’Agence Nationale de la Recherche (Aluminium, architecture & patrimoine, xxe-xxie siècles – ANR-18-CE27-0026).

Histoire de l’emploi de l’aluminium et de ses alliages dans la construction

Un matériau innovant et polyvalent qui ne cesse d’évoluer

  • 1 Grinberg, Hachez-Leroy, Plateau, 2003, p. 14 et 20.

5L’histoire de l’aluminium est récente1. Les progrès de l’électricité à la fin du xixe siècle réduisent considérablement les coûts de production du matériau, initialement obtenu par méthode chimique (procédé H. Sainte Claire-Deville) dès 1854, avec un second procédé électrochimique (procédé P. Héroult – C.-M. Hall) en 1886.

  • 2 Anonyme, 1954, p. 259-260, 262, 264 ; Dumontet, 1936, p. 72.
  • 3 Binczewski, 1995, p. 20.
  • 4 Frary, 1935, p. 3118.
  • 5 Dumontet, 1936, p. 72.
  • 6 Anonyme, 1954, p. 259, 264 et 266.
  • 7 Bally, 1934, p. 2650-2651.
  • 8 Eyglunent, 1938, p. 1353.
  • 9 Aircraft Industries Research Organisation on Housing.
  • 10 Baudart, 1950, p. 174 ; Anonyme, 1963, p. 176.
  • 11 Victor, 1946, p. 259.
  • 12 Victor, 1945, p. 193 ; Hachez-Leroy, 2021.

6Les propriétés de l’aluminium et de ses alliages intéressent les architectes : légèreté, variété des traitements de surface et facilité d’usinage, fort pouvoir réfléchissant favorisant l’isolation thermique et belle finition de surface, résistance au feu et à la corrosion atmosphérique, et enfin simplicité d’entretien2. La littérature spécialisée (Revue de l’aluminium, documentation technique, archives des architectes) s’en fait l’écho et trace les grandes étapes de son emploi depuis la fin du xixe siècle : partie sommitale du monument de Washington en 18843, décors intérieurs autour de 1890 notamment à Chicago4, couverture de la coupole de l’église San Gioacchino in Prati de Rome en 1897 suivie d’autres projets similaires en Suisse (1898), puis en France (1912)5, devantures et vitrines de magasins en Europe6 mais aussi panneaux extérieurs de gratte-ciel à New York7 ou de refuges de montagne8 pendant l’entre-deux guerres. Matériau stratégique durant la Seconde Guerre mondiale, il est alors interdit dans l’architecture civile. La paix revenue, les importants stocks militaires d’alliages d’aluminium aéronautique sont réemployés pour la reconstruction de bâtiments publics et civils. C’est le cas en Angleterre des maisons AIROH9 préfabriquées10. D’autres projets d’habitats en alliages d’aluminium produits en grande série voient le jour aux États-Unis11 ou en France12.

  • 13 Anonyme, 1954, p. 259.
  • 14 Dumontet, 1936, p. 74.
  • 15 Guillet, 1926, p. 240.
  • 16 Dumontet, 1936, p. 72.
  • 17 Charlent, 1950, p. 417.
  • 18 Leymonerie, 2011, p. 23.
  • 19 Dumontet, 1936, p. 74.
  • 20 Bally, Dumas, 1935, p. 2984.
  • 21 Anonyme, 1946, p. 166.

7Cet emploi de plus en plus conséquent de l’aluminium et de ses alliages est aussi lié aux progrès de la métallurgie. Au tournant du xxe siècle, l’aluminium du bâti est non allié mais comporte des impuretés introduites lors du procédé d’élaboration : fer (jusqu’à 2 % en masse) et silicium (jusqu’à 1 % en masse13). Les nouveaux alliages inventés durant la première moitié du xxe siècle sont rapidement employés dans le secteur du bâtiment : le Duralumin (1906) développé pour l’aéronautique et faiblement résistant à la corrosion14, l’Alpax (1920) et d’autres alliages de fonderie AlSi15, l’Almasilium (1921) ou anticorodal, en remplacement du Duralumin16, l’Aluman (1931)17, le Studal TT, proche de l’Almasilium et le Studal MM18 tout comme le Duralinox ou Alumag19 dans les années 1930. L’anodisation, qui renforce la résistance à la corrosion des matériaux par l’obtention en surface d’une couche épaisse d’oxyde (entre 1 et 17 µm selon les procédés), est également mise au point au même moment20. La très grande diversité des alliages et l’internationalisation du marché conduisent à la mise en place d’une désignation standardisée et alphanumérique des alliages en 194321 (tableau 1).

Tableau 1. Principaux alliages utilisés en architecture extérieure et intérieure avec leurs désignations nouvelles et anciennes

Famille d’alliage

Désignation standardisée de 1943

Composition moyenne

Ancienne(s) désignation(s)

Usage

Aluminium (Al) non allié

A4

99 % Al

Aluminium

Couvertures

A5

99,5% Al

Al-Cuivre (Cu)

A-U4G

Al + 3-5 % Cu/ 0,5-1 % Mg/0,5-1 % Mn

Duralumin (corroyé + TT*) / Fortal / Avial

Décors intérieurs

Al-Manganèse (Mn)

A-M

Al + 1-1,5 % Mn

Aluman

Couvertures

Al-Mn-Magnésium (Mg)

Al + 1-2 % Mg/ 1,25-1.5 % Mn

Studal MM / Peraluman

Décors intérieurs

Al-Silicium (Si)

A-S5

Al+ 5 % Si

Pièces de fonderie

A-S10G

Al + 10 % Si / <1 Mg

Alpax – H (fonderie + TT)

A-S13

Al + 13 % Si

Alpax (fonderie sans TT)

Al-Mg

A-G1

Al + 1 % Mg

Panneaux

A-G3

Al + 3 % Mg/0,5 % Mn

Duralinox H3 / Alumag 35 (corroyé sans TT) / Alumag 35 (fonderie sans TT) /Carbinox 3

A-G5

Al + 5 % Mg/0,5 % Mn

Duralinox H5 / Alumag 50 (corroyé sans TT) / Carbinox 5

Al-Si-Mg

A-SG

Al + 1,5 % Si/

0,7 % Mg

Almasilium (corroyé + TT) / Studal TT / Anticorodal

Décors

intérieurs et profilés

Al-Mg-Si

A-GS

Al + 1 % Mg/0,6 % Si

Profilés

* TT = Traitement thermique.

  • 22 Anonyme, 1950, p. 154.
  • 23 Anonyme, 1951, p. 397.
  • 24 CIDA, RT n° 21, 1951.
  • 25 CIDA, RT n° 22, 1951.

8L’essor de la préfabrication amorcé dans les années 1950 se traduit par l’emploi de châssis de fenêtres, de panneaux en alliages d’aluminium22. La qualité du métal s’améliore également : la marque Alufran, déposée en 1945, proscrit les matériaux contrefaits et impurs23. En 1951, le Centre international pour le développement de l’aluminium (CIDA), organisme créé par les producteurs d’aluminium, préconise l’utilisation spécifique de certains alliages pour les couvertures (A5, A-M24) et les menuiseries (A-G3, A-G5, A-SG et A-S1325).

  • 26 Anonyme, 1963, p. 179 et 182.
  • 27 Victor, 1951a, p. 279.
  • 28 Victor, 1951b, p. 375.
  • 29 Anonyme, 1952, p. 94. 
  • 30 Chevrier, 1953, p. 155.
  • 31 Victor, 1954, p. 144.

9Les pratiques se généralisent à partir de 1955 avec l’emploi des A4 et A5 en tôles laminées et mises en forme pour les couvertures, A-G1, A-G3 et A-G5 en tôles laminées et/ou embouties pour les panneaux de façade, A-SG en tôles extrudées pour les profilés puis A-GS plus facilement extrudable, et A-S13 pour les éléments de fonderie. Les A-G1 et A-SG peuvent être anodisés26. Les articles de la Revue de l’aluminium portant sur des édifices construits durant cette période, comme la façade du palais de la Foire de Lille27, le bâtiment de la Fédération nationale du bâtiment (FNB, 1951)28, la salle méridienne de l’Observatoire de Paris (1952)29, le nouveau bâtiment de Cégédur (1953) à Paris30, ou encore les sheds de l’imprimerie Mame (1954) à Tours31 restent toutefois très imprécis sur la composition chimique des matériaux : on parle d’alliage léger ou d’aluminium.

Le panneau de façade : un exemple d’appropriation du matériau par les architectes et ingénieurs de construction

  • 32 Victor, 1953, p. 21.
  • 33 Victor, 1951b, p. 380-381.

10Son apparition est concomitante à celle des gratte-ciel, dont la structure centrale en béton permettait de s’affranchir de murs porteurs. Le siège social d’Alcoa à Pittsburgh, construit en 1951 et constitué de panneaux en tôles embouties en alliage A-G1 plaqué d’alliage à 5 % de silicium, en est un bon exemple32. On peut voir (fig. 1 a-b) l’installation d’un panneau de l’immeuble de la Fédération nationale du bâtiment (FNB), réalisé par Jean Prouvé entre 1949 et 1951. La partie basse est élaborée à partir de deux parois indépendantes extérieure et intérieure faites de tôles laminées et mises en forme en aluminium A5 ou en A-G1, protégées par une anodisation ou une couche de peinture, recouvrant une feuille d’Isorel mou, elle-même revêtue de part et d’autre de papier d’aluminium. L’ensemble réfléchit les rayonnements intérieurs et extérieurs et intègre une ventilation interne évitant la condensation33.

Fig. 1 a-b. a. Installation d’un panneau de façade de l’immeuble de la Fédération nationale du bâtiment (FNB) ; b. Une rangée de panneaux de façade en place. Architectes : Raymond Gravereaux (1905-1991), Raymond Lopez (1904-1966) ; ingénieur-constructeur : Jean Prouvé (1901-1984)

Fig. 1 a-b. a. Installation d’un panneau de façade de l’immeuble de la Fédération nationale du bâtiment (FNB) ; b. Une rangée de panneaux de façade en place. Architectes : Raymond Gravereaux (1905-1991), Raymond Lopez (1904-1966) ; ingénieur-constructeur : Jean Prouvé (1901-1984)

© Photographies : Lucien Alff, 1950 – Collection photographique de L’Aluminium français, Institut pour l’histoire de l’aluminium (IHA). © Adagp, Paris, 2024.

  • 34 Anonyme, 1963, p. 181.

11Après l’homologation de ces panneaux, les architectes et les ingénieurs de construction sont chargés de leur développement commercial. Jean Prouvé s’est imposé très vite comme un inventeur génial dans ce domaine et ses réalisations impressionnent par leurs diversités, leurs technicités et leurs formes. Sa signature figure très souvent parmi les édifices remarquables de la seconde moitié du xxe siècle, dont l’immeuble de la FNB, la grande façade du palais de la Foire de Lille, tous deux précités, la caserne des pompiers de Bordeaux-La Bastide, la cité administrative de Bayonne, la Salle des Congrès de Royan, le sanatorium Rhône-Azur à Briançon, etc.34

Étude technique et analytique d’un corpus

Les panneaux de façade dans les collections de la Cité de l’architecture et du patrimoine (CAPA), Paris

12Les panneaux de façade constituent, au sein de la collection de la galerie d’architecture moderne et contemporaine de la CAPA, la catégorie la plus riche du corpus d’éléments grandeur nature. Les critères de constitution de cet ensemble sont l’intérêt historique de l’édifice comme la renommée de son concepteur, suivis par la valeur propre de l’objet qui permet souvent d’illustrer une innovation structurelle, matérielle ou de mise en œuvre et la valeur d’unicité de l’élément à l’échelle 1. La majorité des éléments ont été collectés à la suite d’un programme de destruction ou, dans la plupart des cas, de réhabilitation. Le plus souvent, ces acquisitions résultent de l’initiative des architectes en charge du chantier, de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC), des services patrimoine des conseils régionaux, ou encore du Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) avertis par la mise en danger d’un ouvrage exceptionnel et qui alertent ensuite la CAPA. En effet, le musée n’a pas vocation à faire une veille des édifices remarquables susceptibles d’être en danger, mais se doit, dans la limite de ses possibilités, d’œuvrer pour en conserver la mémoire.

  • 35 Hachez-Leroy, 2006.
  • 36 Callite, 2003.

13Les huit panneaux de façade retenus pour cette étude proviennent de six édifices construits entre 1949 et 1972, en grande partie par Jean Prouvé (tableau 2). Le panneau du siège social de Siemens de l’architecte B. Zehrfuss fait exception. Il a été construit par la Société d’exploitation des alliages légers (SEAL). Le corpus, certes limité en raison des difficultés de manipulation (chaque panneau fait plusieurs mètres de long et ne peut être déplacé que par des équipes spécialisées) et du temps de recherche imparti, nous permet de suivre l’évolution de la nature des matériaux utilisés par un même concepteur sur une vingtaine d’années et de les comparer au matériau du panneau conçu par un concurrent. Les panneaux élaborés par J. Prouvé ont été réalisés dans des usines et des entreprises différentes selon leur date de fabrication, avec des matières premières et des matériels qui diffèrent également. Installé en 1947 à Maxéville, près de Nancy, J. Prouvé quitte les lieux en 1952-1953, dépossédé de son usine par la Compagnie générale du Duralumin (Cégédur35). Il collabore ensuite avec la Compagnie industrielle de matériel de transport (CIMT), qui s’est lancée dans la production de panneaux de façade à partir de 1951 au sein de son usine de Marly-lez-Valenciennes36.

Tableau 2. Description des huit panneaux du corpus provenant de six édifices construits entre 1949 et 1972 et localisation des zones d’analyse

Tableau 2. Description des huit panneaux du corpus provenant de six édifices construits entre 1949 et 1972 et localisation des zones d’analyse

* Victor, 1951b, p. 375-388.

© Clichés réalisés par les auteurs. © ADAGP, Paris, 2024.

** Les différences d’épaisseur et de poids correspondent à des panneaux de mêmes hauteur et largeur, présentant ou non des ouvertures.

© Clichés réalisés par les auteurs. © ADAGP, Paris, 2024.

*** Desmoulins, 2012, p. 84.

© Clichés réalisés par les auteurs.
© ADAGP, Paris, 2024 pour les œuvres de Jean Prouvé.

Évolution technique

14Les cadres des vitrages des années 1950 sont différents de ceux des années 1960. Construits dans les ateliers de Maxéville, durant les dix années après la fin de la guerre, les conditions techniques y étaient encore difficiles, et ces panneaux sont en quelque sorte des prototypes. Entre 1963 et 1965-1966, les panneaux extérieurs sont désormais peints. Ils sont conçus et fabriqués dans les ateliers de la CIMT, entreprise spécialisée initialement dans la construction ferroviaire. De fait, l’entreprise maîtrise les techniques de transformation et de revêtement de l’aluminium, qu’elle transfère des wagons vers les panneaux de façade. Quelques éléments les différencient encore comme l’absence d’aérateur dans les panneaux CIMT, et la présence, toujours pour ceux-ci, de mousse polyuréthane injectée, un matériau nouveau à l’époque, pour l’isolation thermique.

Analyse des matériaux

Les techniques d’analyse

  • 37 Degrigny, Menart, Erny, 2018, p. 16-18.

15Plusieurs techniques portables ont été testées, des plus simples et moins coûteuses (multimètre) à celles utilisant des outils accessibles pour des non-experts (sonde à courants de Foucault, application Discovery Mat37) et celles requérant une expertise (spectrométrie de fluorescence X – FRX, spectrométrie d’émission optique de plasma induit par laser – LIBS). Seules les techniques produisant des résultats quantitatifs quant à la composition élémentaire des alliages sont considérées par la suite. Aussi a-t-on laissé de côté la FRX difficilement applicable sur des surfaces anodisées biaisant les résultats, ainsi que l’application Discovery Mat qui ne donne accès qu’aux familles des alliages et non à leur composition exacte.

  • 38 Javier, Jaime, Ernesto, 2011, p. 2525.

16Les zones analysées sont représentatives des pièces des panneaux (tableau 2). Lorsqu’ils sont peints, des zones écaillées ont été retenues. Ont d’abord été conduites des mesures de conductivité de surface révélant la présence ou non d’un traitement d’anodisation. Deux contacts électriques connectés aux bornes Com et V d’un multimètre sont déplacés à la surface du métal. Une résistance nulle indique une surface conductrice et donc non anodisée. Si la présence d’une couche anodique était avérée, son épaisseur (entre 1 et 17 µm selon le procédé appliqué) était mesurée avec la jauge PosiTector 6000GS, dont le fonctionnement est basé sur le principe des courants de Foucault (fig. 2). Elle se compose d’une bobine créant un champ magnétique. À l’approche d’un matériau conducteur non ferreux (ici l’aluminium), un courant alternatif est généré créant à son tour le champ magnétique. Les variations de l’impédance mesurées permettent de déduire l’épaisseur de la couche d’anodisation ou du revêtement38.

Fig. 2. Mesure d’épaisseur de la couche d’anodisation par courants de Foucault

Fig. 2. Mesure d’épaisseur de la couche d’anodisation par courants de Foucault

© LRMH.

17La spectrométrie d’émission optique de plasma induit par laser (LIBS) permet d’accéder à la composition élémentaire des alliages d’aluminium. Elle repose sur la formation d’un micro-plasma généré par l’interaction entre un laser et le matériau analysé. Quelques microgrammes de matière sont ablatés (impact assimilable à un trou d’aiguille avoisinant la centaine de micromètres de diamètre et 10 µm de profondeur – fig. 3) et excités. Le rayonnement alors produit et capté via une fibre optique par un détecteur génère un spectre caractéristique des éléments chimiques présents. À la différence de la FRX, employée de manière ponctuelle dans le cadre de cette étude, la LIBS s’affranchit de l’influence de la surface du matériau (souvent corrodée et/ou anodisée, recouverte de dépôts atmosphériques). L’appareil utilisé dans le cadre de cette étude est un X200 du constructeur SCIAPS et le logiciel associé est Profilbuilder. La mise en place de calibrations, à partir d’un ensemble de neuf étalons dont la gamme concorde avec les matrices des alliages constitutifs des objets étudiés (tableau 3), a permis de réaliser une analyse quantitative de leur composition élémentaire. Elles reposent sur le tracé de courbes I=f(C) pour six éléments chimiques (Mg, Si, Fe, Mn, Cu, Zn). I correspond à l’intensité du pic de l’élément considéré, pour une longueur d’onde choisie. Plusieurs longueurs d’onde pouvant être associées à un élément chimique, le choix réalisé est un compromis entre quatre paramètres principaux : une intensité significative du pic associé (cinq fois supérieure au bruit de fond), un non-recouvrement avec un pic correspondant à un autre élément, une normalisation avec l’aire du spectre entier ou celle du pic de l’élément majeur (ici l’aluminium) et une droite de régression linéaire pour laquelle la RMSE (racine de l’erreur quadratique moyenne) est la plus faible possible. Pour chaque analyse (étalons compris), quatre zones d’impact espacées les unes des autres de 100 µm ont été réalisées (fig. 3). Pour chaque zone, 18 impacts ont été effectués, générant 18 spectres. Les huit premiers ont été éliminés afin de s’affranchir des dépôts et anodisation de surface. En conséquence, l’interprétation de chaque analyse est fondée sur le traitement de 40 spectres.

Tableau 3. Étalons de référence certifiés employés pour les calibrations des analyses LIBS

Étalons d’aluminium

Mg (%)

Si (%)

Fe (%)

Mn (%)

Cu (%)

Zn (%)

MBH 57XG12H1

0,4

2,5

0,9

0,03

5,5

1

MBH 59XG77J1

4,5

0,1

0,2

0,8

2,8

2,3

9143

1,6

0,2

0,1

0,1

2,4

0,03

HRT-AL2015

0,4

0,5

0,2

_

_

0,01

SUS R A18/175

0,2

16,7

0,4

0,3

8,4

0,3

Tune_3003_5

0,03

0,2

0,5

1,1

0,1

_

Tune_6061_6

0,8

0,7

0,4

0,1

0,3

0,1

Tune_7050_2

2,1

0,1

_

_

1,6

6

Tune_A356_1

0,4

7,4

0,3

0,03

0,1

0,1

Fig. 3. Image en microscopie optique des impacts des analyses LIBS sur un étalon d’alliage d’aluminium

Fig. 3. Image en microscopie optique des impacts des analyses LIBS sur un étalon d’alliage d’aluminium

© LRMH.

Résultats et discussion

18Le tableau 4 compile à la fois l’information relative aux traitements d’anodisation (présence, épaisseur) et les résultats LIBS obtenus.

Tableau 4. Résultats d’analyse LIBS (% en masse et écart type) pour chacun des panneaux du corpus avec, en gras, les éléments majoritaires

Tableau 4. Résultats d’analyse LIBS (% en masse et écart type) pour chacun des panneaux du corpus avec, en gras, les éléments majoritaires

C/NC : conducteur/non-conducteur ; A : épaisseur de la couche d’anodisation ; LOD : limite de détection ; LOQ : limite de quantification ; RMSE : racine de l’erreur quadratique moyenne.

  • 39 Shimizu et al., 2000 ; Bally, Dumas, 1935, p. 2984.

19Il semblerait que l’anodisation (NC) soit une pratique systématiquement employée par J. Prouvé. L’épaisseur mesurée se situe entre 5 et 10 µm, valeur inférieure aux épaisseurs mentionnées dans la littérature (15-17 µm pour le procédé qui nous concerne, voir ci-dessous). Les intempéries ont pu abraser la surface, réduisant son épaisseur, ou initier des phénomènes de corrosion conduisant, au contraire, à la surestimer. Les quelques analyses effectuées en FRX indiquent, pour les surfaces anodisées, des concentrations importantes en soufre. Un procédé à l’acide sulfurique aurait donc été utilisé39. Le panneau du siège Siemens, conçu à partir d’un procédé de fonderie, n’est pas anodisé.

20La composition des alliages employés varie avant tout selon la fonction et donc le procédé de fabrication de la pièce considérée au sein d’un même panneau. On retrouve toutefois des alliages similaires d’un panneau à l’autre. Ainsi, les tôles, y compris les aérateurs, sont en aluminium peu allié (plutôt A5, d’après le tableau 1), les châssis et cadres des ouvertures sont en alliage A-G, A-GS, voire A-SG (toujours d’après le tableau 1, même si les concentrations moyennes ne sont pas tout à fait concordantes comme dans le cas des alliages Al-Mg) contenant également un peu de manganèse, au moins dans les années 1950 (fig. 4). Les pièces de fonderie contiennent, comme attendu, une proportion plus élevée en silicium, qui augmente la fluidité du métal en fusion, réduit la température de fusion, diminue la contraction associée à la solidification et est très bon marché en tant que matière première.

Fig. 4. Teneurs relatives en magnésium et en manganèse des alliages employés pour la fabrication des pièces des différents panneaux analysés en fonction des usages

Fig. 4. Teneurs relatives en magnésium et en manganèse des alliages employés pour la fabrication des pièces des différents panneaux analysés en fonction des usages

21Il semble, au final, que les recommandations d’utilisation de tel ou tel alliage, émises par le CIDA, soient relativement bien respectées, au moins par Jean Prouvé. Si les matériaux ne semblent guère évoluer entre 1950 et 1970, à part l’élimination progressive du manganèse dans les alliages pour les périodes les plus récentes, les formes des cadres changent.

Conclusion

22Les résultats de cette étude montrent que pour la période étudiée (1950 à 1970), les compositions des pièces (tôles et profilés) des panneaux de façade réalisés par un même constructeur sont relativement conformes à celles préconisées. La simple mention de « métal » peut désormais être remplacée par celle d’« alliage d’aluminium », améliorant de fait la connaissance des objets et l’intérêt des collections.

23Le croisement de la littérature technique avec l’étude des archives et l’analyse des panneaux a permis de comprendre la mise en œuvre de ces objets tout comme les traitements de surface – anodisation ou peinture –, et les transferts entre les techniques ferroviaires et celles des menuiseries métalliques. La recherche menée dépasse la valeur muséale nouvellement acquise des objets étudiés dont la conservation contribue à écrire l’histoire d’une architecture trop souvent en danger. Elle approfondit également la connaissance de l’œuvre de Jean Prouvé du point de vue de la matérialité des structures qu’il a créées.

Haut de page

Bibliographie

Anonyme, 1946, « Spécifications et caractéristiques des principaux alliages légers », Revue de l’aluminium, 122, p. 166-167.

Anonyme, 1950, « Une technique de construction des grands immeubles par panneaux préfabriqués », Revue de l’aluminium, 165, p. 154-157.

Anonyme, 1951, « Le label de qualité “Alufran” pour les pièces en alliages légers de quincaillerie de bâtiment », Revue de l’aluminium, 182, p. 397-399.

Anonyme, 1952, « La salle méridienne de l’Observatoire de Paris », Revue de l’aluminium, 186, p. 94-95.

Anonyme, 1954, « Bâtiment et décoration », Revue de l’aluminium, 211, p. 259-266.

Anonyme, 1963, « Le bâtiment », Revue de l’aluminium, 309, p. 176-196.

Bally J., 1934, « Bref aperçu de quelques applications des alliages légers aux États-Unis », Revue de l’aluminium, 66, p. 2647-2652.

Bally J., Dumas A., 1935, « Protection et décoration de l’aluminium et de ses alliages par oxydation anodique », Revue de l’aluminium, 74, p. 2984-3008.

Baudart G.-A., 1950, « Un débouché mondial de l’aluminium : le bâtiment », Revue de l’aluminium, 166, p. 173-174.

Binczewski G. J., 1995, “The point of a monument. A history of the aluminium cap of the Washington Monument”, Journal of the Minerals, 47, 11, p. 20-25.

Callite A., 2003, « La naissance d’une société multiforme : la Compagnie industrielle de matériel de transport (1919-1939) », Revue d’histoire des chemins de fer, 28-29, p. 100-110 [https://journals.openedition.org/rhcf/1756].

Centre International pour le Développement de l’Aluminium – CIDA, 1951, Rapport technique n° 21 (R4-51), Couvertures en aluminium.

Centre International pour le Développement de l’Aluminium – CIDA, 1951, Rapport technique n° 22 (R4-51), Utilisation de l’aluminium dans les menuiseries métalliques en France (fenêtres).

Charlent M.-H., 1950, « Le Congrès d’Anvers et les toitures en aluminium », Revue de l’aluminium, 171, p. 417-420.

Chevrier A., 1953, « Les utilisations de l’aluminium dans le nouvel immeuble de la Cegedur », Revue de l’aluminium, 198, p. 155-158.

Degrigny C., Menart E., Erny G., 2018, “Easy-to-use, low-cost electrochemical open-source hardware to analyse heritage metals: possibilities and limits”, Current Topics in Electrochemistry, 20, p. 15-23.

Desmoulins C., 2012, L’ancien siège Siemens de B. Zehrfuss à Saint-Denis – Une architecture emblématique revisitée, Architectures à lire en Seine-Saint-Denis, CAUE 93.

Dumontet J., 1936, « Magasins et boutiques : présentation et aluminium », Revue de l’aluminium, 78, p. 65-80.

Eyglunent G., 1938, « La plus haute construction métallique du monde : le refuge Vallot – Mont-Blanc (Alt. 4362 m) en alliages légers », Revue de l’aluminium, 104, p. 1353-1360.

Frary F.-C., 1935, « L’aluminium, matériau de construction », Revue de l’aluminium, 76, p. 3118-3119.

Grinberg I., Hachez-Leroy F., Plateau J., 2003, L’aluminium, un si léger métal, Gallimard, Paris.

Guillet L., 1926, « L’Alpax », Revue de l’aluminium, 15, p. 240.

Hachez-Leroy F., 2006, « Accompagner l’innovation : l’aluminium français et Studal face à J. Prouvé », dans Jean Prouvé, La poétique de l’objet technique, Vitra Design Foundation, Weil am Rhein, p. 154-157.

Hachez-Leroy F., 2021, « L’aluminium et le pari d’un nouvel âge architectural. 1945-1955 », dans Rot G., Vatin F. (dir.), L’Esthétique des Trente glorieuses, Actes de colloque (Cerisy, 5-12 juin 2019), Illustria, Librairies des Musées, Trouville-sur-Mer, p. 54-63.

Javier G. M., Jaime G. G., Ernesto V. S., 2011, “Non-destructive techniques based on Eddy Current Testing”, Sensors Journal, 11, 3, p. 2525-2565 [https://doi.org/10.3390/s110302525].

Leymonerie C., 2011, « L’aluminium, matériau des arts décoratifs à l’Exposition internationale de Paris en 1937 », Cahiers d’Histoire de l’Aluminium, 46-47, p. 8-49.

Shimizu K., Habazaki H., Skeldon P., Thompson G. E., Wood G. C., 2000, “Migration of sulfate ions in anodic alumina”, Electrochemica Acta, 45, 11, p. 1805-1809.

Victor M., 1945, « La 1re exposition de la reconstruction », Revue de l’aluminium, 117, p. 193.

Victor M., 1946, « La Maison Fuller », Revue de l’aluminium, 124, p. 259-261.

Victor M., 1951a, « Les panneaux de revêtement préfabriqués en aluminium », Revue de l’aluminium, 179, p. 279-283.

Victor M., 1951b, « Les façades en aluminium du nouvel immeuble de bureaux de la Fédération nationale du bâtiment », Revue de l’aluminium, 181, p. 375-388.

Victor M., 1953, « Le building de l’Alcoa », Revue de l’aluminium, 195, p. 21-34.

Victor M., 1954, « Sheds en aluminium à la nouvelle imprimerie Mame », Revue de l’aluminium, 209, p. 144-157.

Haut de page

Notes

1 Grinberg, Hachez-Leroy, Plateau, 2003, p. 14 et 20.

2 Anonyme, 1954, p. 259-260, 262, 264 ; Dumontet, 1936, p. 72.

3 Binczewski, 1995, p. 20.

4 Frary, 1935, p. 3118.

5 Dumontet, 1936, p. 72.

6 Anonyme, 1954, p. 259, 264 et 266.

7 Bally, 1934, p. 2650-2651.

8 Eyglunent, 1938, p. 1353.

9 Aircraft Industries Research Organisation on Housing.

10 Baudart, 1950, p. 174 ; Anonyme, 1963, p. 176.

11 Victor, 1946, p. 259.

12 Victor, 1945, p. 193 ; Hachez-Leroy, 2021.

13 Anonyme, 1954, p. 259.

14 Dumontet, 1936, p. 74.

15 Guillet, 1926, p. 240.

16 Dumontet, 1936, p. 72.

17 Charlent, 1950, p. 417.

18 Leymonerie, 2011, p. 23.

19 Dumontet, 1936, p. 74.

20 Bally, Dumas, 1935, p. 2984.

21 Anonyme, 1946, p. 166.

22 Anonyme, 1950, p. 154.

23 Anonyme, 1951, p. 397.

24 CIDA, RT n° 21, 1951.

25 CIDA, RT n° 22, 1951.

26 Anonyme, 1963, p. 179 et 182.

27 Victor, 1951a, p. 279.

28 Victor, 1951b, p. 375.

29 Anonyme, 1952, p. 94. 

30 Chevrier, 1953, p. 155.

31 Victor, 1954, p. 144.

32 Victor, 1953, p. 21.

33 Victor, 1951b, p. 380-381.

34 Anonyme, 1963, p. 181.

35 Hachez-Leroy, 2006.

36 Callite, 2003.

37 Degrigny, Menart, Erny, 2018, p. 16-18.

38 Javier, Jaime, Ernesto, 2011, p. 2525.

39 Shimizu et al., 2000 ; Bally, Dumas, 1935, p. 2984.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Fig. 1 a-b. a. Installation d’un panneau de façade de l’immeuble de la Fédération nationale du bâtiment (FNB) ; b. Une rangée de panneaux de façade en place. Architectes : Raymond Gravereaux (1905-1991), Raymond Lopez (1904-1966) ; ingénieur-constructeur : Jean Prouvé (1901-1984)
Crédits © Photographies : Lucien Alff, 1950 – Collection photographique de L’Aluminium français, Institut pour l’histoire de l’aluminium (IHA). © Adagp, Paris, 2024.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-1.jpg
Fichier image/jpeg, 428k
Titre Tableau 2. Description des huit panneaux du corpus provenant de six édifices construits entre 1949 et 1972 et localisation des zones d’analyse
Légende * Victor, 1951b, p. 375-388.
Crédits © Clichés réalisés par les auteurs. © ADAGP, Paris, 2024.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 320k
Légende ** Les différences d’épaisseur et de poids correspondent à des panneaux de mêmes hauteur et largeur, présentant ou non des ouvertures.
Crédits © Clichés réalisés par les auteurs. © ADAGP, Paris, 2024.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-3.jpg
Fichier image/jpeg, 332k
Légende *** Desmoulins, 2012, p. 84.
Crédits © Clichés réalisés par les auteurs. © ADAGP, Paris, 2024 pour les œuvres de Jean Prouvé.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 404k
Titre Fig. 2. Mesure d’épaisseur de la couche d’anodisation par courants de Foucault
Crédits © LRMH.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-5.jpg
Fichier image/jpeg, 596k
Titre Fig. 3. Image en microscopie optique des impacts des analyses LIBS sur un étalon d’alliage d’aluminium
Crédits © LRMH.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-6.jpg
Fichier image/jpeg, 640k
Titre Tableau 4. Résultats d’analyse LIBS (% en masse et écart type) pour chacun des panneaux du corpus avec, en gras, les éléments majoritaires
Légende C/NC : conducteur/non-conducteur ; A : épaisseur de la couche d’anodisation ; LOD : limite de détection ; LOQ : limite de quantification ; RMSE : racine de l’erreur quadratique moyenne.
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-7.png
Fichier image/png, 205k
Titre Fig. 4. Teneurs relatives en magnésium et en manganèse des alliages employés pour la fabrication des pièces des différents panneaux analysés en fonction des usages
URL http://journals.openedition.org/techne/docannexe/image/22455/img-8.jpg
Fichier image/jpeg, 171k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence papier

Christian Degrigny, Aurélia Azéma, Florence Hachez-Leroy, Émilie Regnault, Stéphanie Quantin-Biancalani, Stéphanie Airaud et Léopold Rémy, « Les panneaux de façade en alliages d’aluminium entre 1950 et 1970 : confrontation des analyses chimiques aux recommandations données aux constructeurs », Technè, 57 | 2024, 106-117.

Référence électronique

Christian Degrigny, Aurélia Azéma, Florence Hachez-Leroy, Émilie Regnault, Stéphanie Quantin-Biancalani, Stéphanie Airaud et Léopold Rémy, « Les panneaux de façade en alliages d’aluminium entre 1950 et 1970 : confrontation des analyses chimiques aux recommandations données aux constructeurs », Technè [En ligne], 57 | 2024, mis en ligne le 26 septembre 2025, consulté le 14 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/techne/22455 ; DOI : https://doi.org/10.4000/12cw8

Haut de page

Auteurs

Christian Degrigny

Enseignant-chercheur, Haute École Arc Conservation-restauration – Haute École Spécialisée de Suisse Occidentale (HES-SO), Neuchâtel (christian.degrigny[at]he-arc.ch).

Articles du même auteur

Aurélia Azéma

Ingénieure de recherche, Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), Centre de recherche sur la conservation (CRC), UAR 3224, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS, Paris (aurelia.azema[at]culture.gouv.fr).

Articles du même auteur

Florence Hachez-Leroy

Maîtresse de conférences HDR, CREHS, UR 4027, université d’Artois, Arras (f.hachezleroy[at]gmail.com).

Émilie Regnault

Adjointe-attachée de conservation, Département des collections, Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris (emilie.regnault[at]citedelarchitecture.fr).

Stéphanie Quantin-Biancalani

Chef de service-conservatrice, Département des collections, Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris (stephanie.quantin[at]citedelarchitecture.fr).

Stéphanie Airaud

Conservatrice du patrimoine, directrice du Musée d’art contemporain (MAC) de Marseille, Marseille (sairaud[at]marseille.fr).

Léopold Rémy

Ingénieur d’étude, Laboratoire de recherche des monuments historiques (LRMH), Centre de recherche sur la conservation (CRC), UAR 3224, Muséum national d’Histoire naturelle, CNRS, Paris (leopold.remy[at]culture.gouv.fr).

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Rechercher dans OpenEdition Search

Vous allez être redirigé vers OpenEdition Search