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« Deep mutualism ». Situer la théorie : traduction à 6 mains

Daniela Allocca
p. 47-56

Texte intégral

Lucia : So listening with attention and intention always implies a degree of awareness and as such can lead to some kind of transformation.
Claudia : Or at least the possibility of it.
Lucia : This could be the force of listening.
Lucia Farinati et Claudia Firth, The Force of Listening

© Andrea Bolognino

La traduction comme pratique d’écoute

1Peut-on traduire un texte sans le coloniser ? Comment puis-je reproduire la voix de l’autre avec la mienne ? Et la mienne ? Qui décide de ce qui est traduit ? Comment ouvrir le champ de la traduction à des pratiques et à des genres qui n’y trouveraient pas leur place sans un engagement actif ?

2Comment traduire sans adopter un regard critique et décolonial, alors que l’époque dans laquelle nous vivons nous le dit clairement : rien ne va plus !

3Aujourd’hui plus que jamais, on comprend ce que Jacques Rancière (1987) disait et que Charles Raymond a renforcé dans la formulation « Traduisez-vous les uns les autres » (2013).

4La création du collectif wandering translators (wt) est très probablement une réponse à ces questions. Sur le site du collectif, on peut lire : « Pour wandering translators, la traduction est un exercice de partage, d’écoute attentive et de création collaborative1 ».

5Dans une recherche constante d’équilibre, on se réinvente dans un travail de négociation continue entre les langues et entre les traductions afin de faire dialoguer des mondes culturels différents ; il y a un exercice continu de resémantisation des mots eux-mêmes.

6Antoine Berman affirme à son tour que « traduire n’est pas un simple exercice de médiation, mais une pratique qui met en jeu toute notre relation avec l’autre » (2003). Ce que l’on cultive avec cette pratique de traduction collective est peut-être un précieux espace de résistance où se mêlent solidarité, amitié, mutualisme, curiosité envers de nouveaux langages ainsi que nouvelles langues. En interrogeant des traducteurs et traductrices qui se consacrent en particulier à la poésie et aux langues mineures, on découvre un écosystème varié de soutien mutuel et d’attention. Une solidarité entre les personnes, une communauté qui, en temps de crise, retrouve dans le travail avec et pour la traduction une possibilité « d’être avec », au sens où l’entend Donna Haraway (2016) et comme le rappelle également Virginie Bobin dans son texte Désapprendre en traduisant (2025).

7Dans l’œuvre de Virginie Bobin, tout comme au sein du collectif wt, la traduction s’ouvre et collabore avec l’art contemporain. En 2017, grâce à une invitation de l’institut Goethe de Naples désireux de créer des formats consacrés à la diffusion de la poésie contemporaine hors du circuit des spécialistes, l’occasion se présente de relancer le projet wt avec Rosa Coppola et Beatrice Occhini (alors doctorantes à l’université L’Orientale, à Naples, et aujourd’hui postdoctorantes respectivement à l’université de Padoue et à celle de Zurich et à l’université de Salerne) et moi-même. Malgré son lien avec le milieu universitaire, le projet a toujours poursuivi une volonté curatoriale et artistique qui dépasse le cadre académique.

8Les époques et les lieux étaient différents, mais tel était l’essence du projet wt né quelques années auparavant. C’était en 2009, à Berlin, où, après avoir rédigé une thèse sur la traduction de la voix dans les nouvelles de Kafka, je m’étais trouvée à discuter de la traduction de textes théâtraux avec Elisa Ricci, chercheuse indépendante et cheffe de projet basée à Berlin, et Gabriella Sgambati, actuellement maîtresse de conférences en langue et traduction allemandes à l’université L’Orientale, à Naples. Dans une ambiance très conviviale, entre sourires et plaisanteries, nous avons corrigé quelques « erreurs ». Traduire ensemble transforme le tourment du mot manquant en une confrontation joyeuse. La solitude du travail de traduction évoquée par les représentations de saint Jérôme, protecteur des traducteurs, s’ouvre à un travail commun, un mutualisme qui nous parle d’associations et de synergies contre l’ancienne rhétorique du corps à corps, et nous décidons de nous en remettre au corps avec les corps. Les réflexions autour de cette pratique commune ont donné naissance au premier projet de wt Performing Translation/Voix de l’ombre2.

9Dès le début, cette matrice transdisciplinaire a caractérisé la conception du travail de traduction. La traduction en tant qu’art et la poésie, qui doit dialoguer avec d’autres arts, nous ont motivées et nous motivent encore aujourd’hui à faire connaître la poésie contemporaine de langue allemande en Italie. En effet, alors que la traduction n’est pas nécessaire pour tous les arts, en matière de littérature et de poésie, un travail de traduction et de médiation est essentiel pour découvrir ce qui se passe dans l’autre langue, dans l’autre culture ; c’est de là qu’est né le format RadioPoesia en 2017 avec Rosa Coppola, Beatrice Occhini et moi-même. RadioPoesia est une émission de radio diffusée en direct depuis le studio Riot à Naples et retransmise parallèlement sur des radios communautaires, comme RadioLeib à Naples, Cashmere Radio à Berlin et Radio 8000 à Munich. Au fil des ans, nous avons en effet réussi à organiser des événements en Allemagne, à Munich et à Cologne, grâce à des financements et à un réseau très étendu de partenariats. L’émission permettait avant tout aux poètes de différentes langues de se rencontrer à travers l’acte de traduction, mais aussi à travers le dialogue avec la musique contemporaine, puisque la musique joue un rôle structurel dans la construction de RadioPoesia3. Cela transparaît clairement dans l’article que nous avons rédigé pour le magazine 20 Seconds4, dans un numéro consacré aux archives. La musique, le choix des poètes à inviter, les sujets à traiter, les questions à poser, tout est discuté, examiné, choisi ensemble pour établir des correspondances entre les poétiques des auteurs et les axes théoriques. Cela n’a pas toujours été le cas : c’est ce qui a mûri notre volonté d’agir en tant que collectif, il a fallu traverser de nombreux moments critiques, tels que ceux provoqués par le covid. En 2020, alors que nous devions réaliser de nouveaux rendez-vous pour RadioPoesia, le covid est arrivé et j’ai en profité pour suivre une formation tant sur la radio de communauté que sur la permaculture personnelle et sociale. C’est à partir de cette expérience que nous avons commencé à réfléchir aux processus de leadership partagé et au rôle de l’intelligence collective.

10Ces années ont été marquées par une grande transformation, durant laquelle nous avons choisi de devenir un collectif. Nous nous sommes interrogées sur nos objectifs et avons élaboré une méthodologie d’écoute pour nous-mêmes et pour faire entendre notre voix.

11Chacune d’entre nous apporte à la pratique de la traduction collective sa propre vision du travail culturel et de traduction. Cela ressort dans une interview5 accordée l’été dernier alors que nous étions en résidence dans le cadre du programme Junivers réservé aux traducteurs et traductrices de poésie vers l’allemand6.

12En soi, l’exercice de traduction contient en germe la capacité d’écoute de l’autre et la nécessité de restituer sa parole en évitant le danger de colonisation (Spivak). On évolue dans le réseau complexe des déformations possibles qu’Antoine Berman a mis en évidence dans son ouvrage La preuve de l’étranger. Dans cette mesure, pour moi, la traduction constitue un exercice (Benjamin) riche en possibilités de créer pour vivre ensemble, comme le raconte un article publié dans la revue Odradek intitulé « Translation doesn’t exist : translation exists. A sonic laboratory of coexistence » [La traduction n’existe pas : la traduction existe. Un laboratoire sonore de la coexistence]. Ce n’est pas un hasard si ce numéro de la revue a été édité par Beatrice Occhini et Gabriella Sgambati.

13Pour ce numéro, j’ai préparé une série de questions inspirée du texte « Thinking Collectives/Collective Thinking ». Voici quelques extraits de nos réponses. Nos voix s’entremêlent délibérément, un jeu avec l’écheveau, dirait Donna Haraway.

Remise en jeu

14Si c’est toujours Daniela qui pose les questions, nous y avons répondu toutes les trois et nos réponses constituent un chœur. J’ai délibérément choisi de ne pas séparer les réponses, afin de laisser s’enchaîner les voix et les points de vue qui s’alternent.

Daniela : Comment en es-tu venue à la traduction ?

wt : Tout au long de mes études, depuis le lycée, j’ai toujours aimé traduire et parler des langues autres que la mienne ; je l’avais plutôt considérée comme une activité professionnelle secondaire, un side hustle, comme on dit en anglais, pour gagner un peu d’argent. Puis, à l’université L’Orientale, je l’ai davantage vécue comme une pratique herméneutique ; grâce à mes études en littérature comparée, mais aussi grâce à mes rencontres avec d’autres traductrices.

Avais-tu déjà participé à des projets collectifs avant de rejoindre wt ?

À l’université, j’ai fondé un collectif politique qui s’appelait Lingue Vive/Langues vivantes. Ce qui est intéressant, c’est que nous étions souvent nombreux et que, pour voter et prendre des décisions, nous utilisions la méthode de l’assemblée, c’est-à-dire que nous devions tous être d’accord ; j’ai fait partie de collectifs politiques universitaires, mais je m’en suis toujours éloignée car j’avais l’impression que nous étions davantage un groupe de personnes qu’un collectif. Oui, je fais toujours partie de collectifs artistiques ; je me rends compte que les retours des autres enrichissent les œuvres, les projets.

Comment surmonte-t-on les moments de crise au sein du groupe ?

En attendant le bon moment dans le silence et en prenant le temps nécessaire pour parler et échanger de manière très directe sur les problèmes que nous avions rencontrés dans certaines situations. Je pense que cela a été facilité par notre grande amitié. Grâce à l’écoute, et peut-être grâce à l’envie de les dépasser. Parfois, en prenant un peu de recul, on se rend compte que tout le monde n’a pas la même énergie au même moment ; cela laisse donc une grande liberté, même si l’on souhaite mener à bien des projets individuels au nom du collectif, à condition qu’ils soient en accord avec les valeurs et l’éthique qui se sont dessinées au fil du temps. De la solidarité, même si certains doivent travailler plus et d’autres moins, et un soutien mutuel.

Comment aborder les problèmes liés au stress au travail au sein d’un groupe ?

En essayant de répartir les tâches, en acceptant les faiblesses des autres et en s’adaptant au rythme du moment du mieux qu’on peut. Nous avons pris conscience que nous sommes toutes responsables non seulement de notre santé mentale, mais aussi de celle des autres, et que les projets de wt sont particulièrement réussis lorsque nous avons le temps et l’espace nécessaires pour en profiter pleinement et pour être vraiment présentes. Nous avons donc compris que, parfois, nous avons des idées merveilleuses, de grandes possibilités, des constellations que nous aimerions saisir, mais que nous n’en avons pas la force, et que c’est très bien ainsi. Et je pense que cela a beaucoup amélioré notre travail.

Quel mot utiliserais-tu à la place de « collectif » si tu devais définir le projet de wt ?

« Jardin », car il faut semer et s’occuper des plantes, respecter les cycles. J’utiliserais le mot « rehab » précisément parce qu’il s’agit d’un espace où l’on se désintoxique des dynamiques extérieures, ces dynamiques qui récompensent ceux qui s’imposent aux autres, ceux qui imposent leur ego et ceux qui sacrifient leur temps, leur vie au mythe du travail du xxie siècle ; tandis que nous, au sein de wt, nous parvenons à faire de belles choses qui nous donnent de la force, la force de supporter les frustrations extérieures et nous nous soustrayons justement aux toxines que nous subissons à l’extérieur. Je pense à un autre mot : « organisme ».

En quoi ton approche de la traduction a-t-elle évolué grâce à cette expérience de traduction collective ?

J’ai compris à quel point l’équilibre d’un choix est fragile ; j’ai appris de nouvelles façons d’écouter non seulement le texte, mais aussi ses variantes possibles, et comment déterritorialiser mon oreille en l’hybridant avec le monde. J’ai beaucoup appris ; j’ai appris à accepter les meilleures solutions et aussi à en trouver d’autres. Le plus beau, c’est justement quand nous trouvons ensemble une solution qui nous satisfait, et cela me semble être une approche qui m’aide à persévérer pour rechercher également, dans d’autres expériences, des solutions de réciprocité. La traduction n’est pas simplement la transposition d’un texte dans une autre langue, mais un processus qui, en tant que tel, peut être à la base de diverses pratiques artistiques et culturelles. En traduisant avec vous, je me suis rendu compte que j’avais acquis ne serait-ce que des mots et des structures que je n’utilisais pas auparavant dans mon langage quotidien ; j’ai peut-être emprunté quelque chose aux autres, et j’ai ainsi enrichi mon langage en écoutant et en lisant vos langues.

Conclusion

15Deep mutualism fait référence à la méthode du deep listening mise au point par la compositrice Pauline Oliveros. Rosa et Beatrice m’ont offert pour mon anniversaire, en 2025, lors de la résidence de traduction organisée à la Kulturfactory7, le livre Meditazioni Sonore (2023) de Pauline Oliveros. J’avais déjà la version anglaise, et on sait bien que lire un livre dans plusieurs langues est toujours bénéfique. Cependant, le deep listening qu’elle a théorisé est une pratique qui allie plusieurs concepts : la pensée féministe et queer, une approche qui invite à détourner l’écoute pour explorer de nouvelles dimensions sonores. Ce qui nous ramène aux détours de la traduction dont parle Derrida (1987). Ce cadeau et cette référence ont également un rapport avec la direction de notre collectif. Dans notre recherche constante d’équilibre acoustique, dans le travail de négociation continue entre les langues et nos traductions pour mettre en dialogue différentes façons d’appréhender la poésie.

16La traduction se révèle comme pratique d’apprentissage continu de l’écoute. « The more I listen the more I learn to listen » [« Plus j’écoute, plus j’apprends à écouter »], écrit Pauline Oliveros8. Pour paraphraser cette idée, on pourrait dire que plus nous traduisons, plus nous apprenons à traduire ensemble et plus nous apprenons à nous écouter les unes les autres, à écouter nos limites et à écouter l’autre au moment même où nous le traduisons. Un exercice continu de ré-auralisation9, d’ouverture de notre espace à une dimension acoustique, ce qui peut également nous aider à nous ouvrir à la différence.

17C’est ainsi que, dans les ateliers et les différents formats (tra.po.co, Poesia Forma Traduzione), nous nous efforçons de multiplier les traductions possibles, dans plusieurs langages (musique, arts plastiques), avec plusieurs poètes, artistes, arts.

18Dans ce jeu entre visibilité et invisibilité du traducteur, c’est peut-être la formule du collectif qui résume le mieux le caractère hybride de cette voix traductrice, écho de plusieurs voix. Un espace où cohabitent différentes voix et différents points de vue, une grammaire complexe de la cohabitation à mettre en pratique verset après verset.

Fig. 1 De gauche à droite : Beatrice Occhini, Daniela Allocca, Rosa Coppola

Fig. 1 De gauche à droite : Beatrice Occhini, Daniela Allocca, Rosa Coppola

© Johannes Lechner

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Bibliographie

ALLOCCA Daniela, « Translation doesn’t exist: translation exists. A sonic laboratory of coexistence », in Odradek Studies in Philosophy of Literature, Aesthetics, and New Media Theories, 1-2, 2023, p. 67-89.

BENJAMIN Walter, Il compito del traduttore [The translator’s task], traduit par Maria Teresa Costa, Milano (Italie), Mimesis, 2023.

BENJAMIN Walter, « Die Aufgabe des Übersetzers » [The Translator’s Task], in Gesammelte Schriften Bd. IV/1, Frankfurt-am-Main (Allemagne), 1972, Suhrkamp, p. 9-21.

BENTCHEVA Eva et al. (dir.), Thinking Collectives/Collective Thinking, Berlin, ICI Berlin Press, 2025.

BERMAN Antoine, La traduction et la lettre ou l’auberge du lointain, Paris, Seuil, 1985.

BOBIN Virginie, Unlearning with Translation: A Critical and Collective Practice ; London : Sternberg Press, Nice (France) : Villa Arson ; 2025.

DERRIDA Jacques, Des tours de Babel, in Psyché. Inventions de l’autre, Paris, édition Galilée, 1987, p. 194-224.

FARINATI Lucia et FIRTH Claudia, The Force of Listening, Berlin, Errant Bodies Press, 2017.

HARAWAY Donna, Staying with the Trouble: Making Kin in the Chthulucene, Durham (États-Unis), Duke University Press, 2016.

OLIVEROS Pauline, Deep Listening. A Composer’s Sound Practice, Bloomington (États-Unis), iUniverse, 2005.

OLIVEROS Pauline, Sonic Meditations, Kingston (États-Unis), Ministry of Maat, 2022.

OLIVEROS Pauline, Mediazioni Sonore [Sonic Meditations], traduit par Diana Lola Posani, Palermo (Italie), Timeo, 2024.

OLIVEROS Pauline, « Auralizing in the sonosphere: A vocabulary for inner sound and sounding », in Journal of Visual Culture, 10(2), 2011, p. 162-168, https://doi.org/10.1177/1470412911402881.

MESCHONNIC Henri, Poétique du traduire, Lagrasse (France), Verdier, 1999.

RAMOND Charles, « “Traduisez-vous les uns les autres” – Logique, politique et anthropologie de la traduction dans Le maître ignorant de Jacques Rancière », in Noesis, 21, 2013, p. 107-124, https://doi.org/10.4000/noesis.1853.

RANCIÈRE Jacques, Le maître ignorant. Cinq leçons sur l’émancipation intellectuelle, Paris, Fayard, 1987.

SPIVAK Gayatri Chakravorty, « Can the Subaltern Speak », in NELSON Cary and GROSSBERG Lawrence (dir.), Marxism and the Interpretation of Culture, London, Macmillian Education, 1988, p. 271-313.

THE CARE COLLECTIVE, Manifesto della cura [The Care Manifesto], traduit par Marie Moïse et Gaia Benzi, Roma, Alegre, 2021.

wandering translators, « Excentric Archive: RadioPoesia », in 20 Seconds Magazine, 9, 2025, p. 45-75.

wandering translators, https://wanderingtranslators.wordpress.com/ www.mixcloud.com/wanderingtranslators/

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Notes

1 https://wanderingtranslators.wordpress.com.

2 Documentation vidéo du projet : https://vimeo.com/127416400.

3 www.mixcloud.com/wanderingtranslators.

4 www.20secondsmag.com.

5 www.swr.de/kultur/literatur/junivers-treffen-internationaler-lyrikuebersetzerinnen-in-berlin-100.html.

6 https://www.toledo-programm.de/projekte/476/junivers

7 www.kulturfactoryresidency.com.

8 www.deeplistening.rpi.edu/deep-listening.

9 P. Oliveros (2011) souligne qu’il existe peu de mots pour exprimer l’auralité ; c’est pourquoi elle reprend un terme inventé par Mendel Kleiner, « auralisation », qui sert à simuler l’acoustique des pièces et des bâtiments.

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Table des illustrations

Crédits © Andrea Bolognino
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Fichier image/png, 20k
Titre Fig. 1 De gauche à droite : Beatrice Occhini, Daniela Allocca, Rosa Coppola
Crédits © Johannes Lechner
URL http://journals.openedition.org/traduire/docannexe/image/5517/img-2.jpg
Fichier image/jpeg, 504k
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Pour citer cet article

Référence papier

Daniela Allocca, « « Deep mutualism ». Situer la théorie : traduction à 6 mains »Traduire, 254 | 2026, 47-56.

Référence électronique

Daniela Allocca, « « Deep mutualism ». Situer la théorie : traduction à 6 mains »Traduire [En ligne], 254 | 2026, mis en ligne le 01 juillet 2026, consulté le 11 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/traduire/5517 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16j85

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Auteur

Daniela Allocca

Daniela Allocca (PhD) est postdoctorante en études juridiques et organisationnelles pour la promotion de la diversité et de l’inclusion (LOSPD) à l’École supérieure méridionale de Naples. Elle est diplômée en études comparées avec un mémoire intitulé Il ritmo della voce e la meccanica della scrittura nei racconti di Franz Kafka [Le rythme de la voix et la mécanique de l’écriture dans les nouvelles de Franz Kafka]. Sa thèse de doctorat a été publiée sous forme de monographie intitulée BerlinoGrafie. Letteratura nomade e spazi urbani [BerlinGrafies. Littérature nomade et espaces urbains, 2016]. En 2023, elle publie Mudrābox(e), un livre d’art et de poésie. En 2025, wandering translators publie di notte splendono le navi, chez La Vita Felice, traduction de nachts leuchten die schiffe de Nico Bleutge.

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Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

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