Gilles Havard, Les Natchez. Une histoire coloniale de la violence
Gilles Havard, Les Natchez. Une histoire coloniale de la violence, Paris : Tallandier, 2024, 604 pages, ISBN : 979-10-210-6073-9, 26,90 €.
Texte intégral
1La monographie Les Natchez. Une histoire coloniale de la violence de Gilles Havard, publiée aux éditions Tallandier en 2024, offre un regard nouveau sur les causes et conséquences de l’évènement sanglant connu sous le nom de « massacre des Natchez » survenu en 1729 en Louisiane française. À travers le croisement d’un corpus riche et savamment étudié, d’une bibliographie foisonnante et de riches annexes, l’auteur propose une étude historique et anthropologique de cet évènement pivot en analysant les différentes conceptions culturelles de la violence.
2Il débute ainsi son ouvrage par l’explication de l’évènement, source de nombreuses interprétations : le massacre des Natchez du 28 novembre 1729. L’attaque survenue au Poste des Natchez, en amont de La Nouvelle-Orléans sur les rives du Mississippi, fit 200 morts du côté français et marqua un tournant dans l’histoire de la Louisiane française, qui perdit entre 10 et 15 % de sa population européenne ainsi que son poste le plus stratégique. Gilles Havard décrit cet évènement comme un tournant dans l’histoire des Natchez, qui subirent ensuite de terribles représailles, ce qui eut pour effet de durablement marquer leur culture et société. Comme de nombreux historiens et commentateurs avant lui, l’auteur se pose alors la question de comment définir cet évènement : un massacre, un carnage, une boucherie, ou un attentat, une conspiration, un soulèvement, une révolte ? Il le replace dans la période initiale de l’histoire coloniale d’Amérique du Nord, c’est-à-dire quand les peuples autochtones avaient encore le pouvoir de faire et défaire les empires coloniaux venus les confronter, mais il en souligne le caractère inédit dans l’histoire de la Nouvelle-France.
3Le massacre des Natchez est intéressant à étudier sous un angle nouveau car il remet en cause nos présupposés sur la période de différentes façons. Tout d’abord, Gilles Havard identifie que, contrairement à d’autres tueries perpétrées par des peuples autochtones, le massacre des Natchez fut commis par des voisins immédiats et partenaires commerciaux. Il explique alors que s’attarder sur cet évènement remet en cause la thèse du « génie colonial » français selon laquelle les Français auraient été plus adroits que les Anglais ou Espagnols dans leurs échanges avec les Autochtones. Selon l’auteur, contrairement à ces autres situations impériales, le massacre des Natchez n’a pas été retenu dans l’histoire de France comme un évènement emblématique de son histoire coloniale. Il entend ainsi offrir une nouvelle perspective qui puisse réévaluer notre compréhension de cette époque.
4Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité du renouvellement de l’histoire louisianaise depuis le début des années 2000 en offrant une approche historique et anthropologique. Il est important de souligner que l’auteur propose également de replacer son sujet d’étude dans son contexte philosophique et littéraire, en mettant par exemple l’accent sur les écrits de Chateaubriand et d’autres auteurs anticolonialistes. Ce choix méthodologique nous permet de mieux comprendre l’état d’esprit des colons français de la région, mais aussi d’avoir un regard plus critique sur les productions écrites de l’époque et le mythe qui fut par la suite véhiculé sur ces évènements.
5Les outils « d’enquête » (28), car c’est comme cela que Gilles Havard présente son étude, à savoir une méthodologie basée sur l’anthropologie historique française et l’ethnohistoire étatsunienne, lui servent à évaluer trois convictions : qu’une histoire pleine et entière de l’Amérique coloniale passe forcément par la reconstitution de la diversité et de la richesse culturelle des mondes autochtones ; que proposer une exploration différenciée des peuples autochtones peut permettre de mieux comprendre la situation coloniale ; et enfin que la « situation de contact » (29) est susceptible d’étoffer notre compréhension de logiques culturelles à l’œuvre à cette époque.
6Pour ce faire, Gilles Havard repose son étude sur un corpus composé d’un ensemble de sources produites sur les Natchez entre 1682 et 1763 et postule que la thèse de l’oppression coloniale (et donc de la résistance autochtone) ne permet pas d’appréhender cet épisode précis du massacre des Natchez dans son entièreté et dans toute sa complexité. Il propose, dans cet ouvrage, de réfléchir à la portée culturelle de l’exercice de la violence afin de mieux comprendre les motivations des Natchez et les rapports coloniaux entretenus avec la France à cette époque. Son étude se veut également comparatiste, avec des références faites à d’autres situations coloniales et d’autres peuples autochtones des Amériques, afin de démontrer la variété des intérêts et intentionnalités possibles. L’auteur prend le parti de se concentrer sur la culture natchez pour dresser son étude du contact à travers la singularité des mondes qui se côtoient. Bien que l’on puisse déplorer le manque de sources natchez dans ce corpus, sources qui nous auraient permis de mieux appréhender le sujet ici étudié, la réalité des archives disponibles, ou plutôt du manque d’archives autochtones, justifie la prépondérance de sources coloniales. Néanmoins, la prudence de l’auteur, son regard critique sur les sources à sa disposition, permettent de dresser un portrait très convaincant des Natchez, et cet ouvrage s’inscrit dans un mouvement plus général de réhabilitation, ou réévaluation, des présupposés engendrés au fil des années par une historiographie et une anthropologie ethnocentrées.
7L’ouvrage est composé de quatre « livres » qui retracent les évènements antérieurs et postérieurs à l’attaque. Ces livres sont eux-mêmes divisés en deux ou trois parties, elles-mêmes réparties en chapitres (trente-deux au total). Le Livre I, intitulé « La rupture d’une alliance (1699-1729) », se concentre sur la période antérieure au massacre et les raisons qui auraient pu motiver l’attaque des Natchez. L’auteur fait tout d’abord un point rapide sur la situation coloniale au moment du massacre, nous permettant de comprendre les enjeux et les jeux de pouvoirs des différentes populations présentes dans la région au début du xviiie siècle. Il revient notamment sur les rouages culturels et rituels de la société natchez afin de mieux comprendre leur motivation à commettre la « tuerie » (43) de 1729. Gilles Havard utilise ici les récits de deux témoins, plus ou moins directs, de l’époque : Dumont de Montigny (un planteur français) et Le Page du Pratz (un militaire et directeur de concession). À travers leurs témoignages, l’auteur tente ainsi d’esquisser un portrait des Natchez, et ce faisant nous donne également à voir la mentalité coloniale de l’époque et sa tendance à la dramatisation. Ce recours aux écrits de Le Page et de Dumont, et la façon dont l’auteur les manipule, renforcent la finesse de l’analyse. Loin de prendre leurs dires pour argent comptant, Gilles Havard apparente certains de leurs choix narratifs (Le Page placé en personnage clé, descriptions des Autochtones stéréotypées, recours à des tropes de la littérature épique) à de la mise en scène théâtrale. Il souligne ainsi que ces témoignages de seconde main doivent être manipulés avec beaucoup de précautions.
8Gilles Havard propose ensuite une étude plus détaillée de la composition sociale des Natchez. Il revient particulièrement sur la figure du Grand Soleil au sein de cette société, et sur les interprétations erronées qui en furent faites par les colons français. En effet, ceux-ci présentèrent le Grand Soleil comme un despote absolutiste, ce que l’auteur interprète comme une projection de leurs propres schémas occidentaux. Loin de ces conceptions ethnocentrées, il dresse un portrait complexe de cette société, basée sur différentes « classes », différents rituels et une culture fondée sur l’exploit guerrier et des pratiques sacrificielles. Cela permet à l’auteur de lancer des pistes quant à l’importance et au sens de la violence chez les Natchez, sens qui pourrait expliquer en partie le massacre de 1729. Il compare alors ces pratiques à celles d’autres nations autochtones, et celles des colons eux-mêmes, et explique que ces différences purent être à l’origine de malentendus entre Natchez et colons français, le plus malheureux d’entre eux étant, selon l’auteur, le massacre de 1729. Il met l’accent sur la cohabitation des Autochtones et des colons, sur divers évènements survenus dans les décennies précédant le massacre, mais aussi sur d’apparentes divisions internes à la société natchez, toujours rapportées par des témoins coloniaux. À travers ces récits interprétant les dissensions parmi les communautés natchez, l’auteur donne à voir non seulement une partie des relations entre Natchez, mais également une idée des relations entretenues avec les Français. Il revient notamment sur la prise d’otage de Soleils natchez (1716) en représailles à des meurtres de colons, les différences de punition (individuelle ou collective) entre Français et Natchez et la crise eschatologique qui se dessinait alors à la suite de l’emprisonnement des Soleils. Néanmoins, il revient également sur la notion d’échanges, qu’ils aient été commerciaux, linguistiques, culturels : le concubinage, notamment, attire son attention. Il est intéressant de lire les doutes de l’auteur quant à la véracité du récit de Le Page à ce propos : loin de prendre systématiquement les sources françaises pour vérité, Gilles Havard questionne leur réalité à l’aune de ses connaissances des coutumes natchez, ou en tout cas en propose une nouvelle interprétation. De plus, malgré les nombreuses alliances existantes entre Français et Autochtones, l’auteur explique que la situation spécifique des Natchez a surtout été le résultat d’un malentendu, en particulier au début des années 1720. Il se pose ainsi la question des raisons qui ont poussé à un éloignement temporaire des Natchez et des Français en remettant en cause l’interprétation de contemporains, qui virent en ce délitement de l’alliance la preuve de deux mondes diamétralement opposés. Il souligne également que c’est en comprenant le rapport culturel à la mort des Natchez qu’il est possible de comprendre leur rapport à la violence, et donc d’interpréter les évènements de 1729. L’approche la plus intéressante de l’auteur est sa remise en question des propos rapportés par les colons français, et les stratégies qu’ils adoptèrent pour développer le récit d’une conspiration, et donc alimenter le récit quasi-prophétique d’une trahison.
9Le Livre II, intitulé « La mort contagieuse (28 novembre 1729) », se concentre sur le massacre en lui-même. Gilles Havard décrit d’abord, de manière factuelle, les différentes étapes du massacre. Il revient sur quelques morts édifiantes et sur l’aspect romancé de certains récits, ce qui participe à la remise en question générale des chroniques de l’époque. L’analyse de l’attitude des Natchez, qui vient après l’explication de leurs mœurs culturelles, lui permet de développer son hypothèse quant à la « nature hybride, mi-guerrière, mi-sacrificielle » (187) du massacre des Natchez. Son approche du mimétisme natchez est intéressante : il explique qu’à l’instar des chasseurs qui imitent l’animal qu’ils s’apprêtent à tuer, les Natchez firent de même avec les Français (« jeu » au magasin de la Compagnie des Indes, port d’habits de colons), ce qui n’était pas de la vile moquerie comme interprété par les témoins français de l’époque, mais un rituel culturel.
10Gilles Havard remet également en question de manière convaincante le vocabulaire qui fut utilisé pour parler de l’évènement. Il revient sur le sens donné aux « massacres » dans l’historiographie et l’iconographie française, des représentations qui ont pu influencer les témoignages autour des évènements de 1729. En définitive, il adopte deux termes qui lui semblent appropriés pour désigner ces évènements : le « coup » (199), pour son caractère prompt, mais également le terme de « massacre » (201), car arrivant par surprise, les victimes ayant été pour la plupart désarmées, et pour le caractère massif de l’entreprise. L’auteur met alors de côté les termes de « révolte » et « rébellion », qui selon lui ne furent pas massivement utilisés par les contemporains mais plutôt fabriqués a posteriori (208-210). Il postule ici que ces termes ne s’appliquaient pas à la situation coloniale entre Natchez et Français, car ils sous-entendent une soumission préalable aux Français qui n’existait pas. L’auteur replace le massacre des Natchez dans un contexte plus large de rivalités et violences commises entre nations autochtones pour souligner l’idée selon laquelle cet évènement n’avait pas forcément qu’une motivation anticoloniale. Si l’on refuse l’interprétation du coup comme une révolte, il est possible de lui redonner sa portée rituelle et sacrificielle. L’auteur revient sur son hypothèse d’un sentiment de parenté entre Natchez et colons français qui fit s’étendre à ces derniers les obligations liées à la mort suivies au sein de la communauté natchez. C’est là ce qu’il qualifie de « guerre civile » (230) : une guerre presque fratricide, d’hypervoisinage.
11L’auteur entame ensuite son Livre III, intitulé « les voies de l’exil (1730-1776) », qui retrace les évènements survenus après, et souvent en conséquence du massacre. Il fait état de la réponse des Français à l’affront, leur tentative de rallier d’autres nations autochtones (Chacta) et les différentes techniques de représailles qui furent employées (siège ou attaque furtive), soulignant une fois de plus les différences entre colons et Autochtones. Gilles Havard peint l’image d’une société coloniale française devenue paranoïaque qui se mit à traquer les Natchez. Ceux-ci se réfugièrent auprès d’autres nations (Chicacha, Cherokee, et même auprès des Britanniques), ce qui envenima les relations franco-autochtones dans ces régions. Cet exil est relevé comme correspondant également à une disparition des mentions faites aux Natchez dans les archives françaises, preuve que ceux-ci s’éloignèrent de la sphère d’influence française et non pas qu’ils disparurent tout court, contrairement aux croyances longtemps entretenues. Gilles Havard pose alors la question des conséquences d’une telle diaspora sur les Natchez : ont-ils réussi à remigrer sur leurs terres ? Ont-ils réussi à préserver leur identité ? L’auteur les qualifie alors « d’exilés permanents » (302), mais souligne le fait qu’ils réussirent néanmoins à préserver leur langue, et certainement une partie de leurs rites. Les changements qui s’opérèrent étaient plutôt de nature structurelle et se firent de façon relativement fluide, passant d’une organisation de classe à une organisation clanique. Ici, il compare les Natchez à d’autres nations autochtones claniques, comme les Creek, pour montrer leur perméabilité.
12Enfin, le Livre IV, intitulé « Déportation et Invisibilisation (de la naissance des États-Unis à nos jours) », traite de ce que l’auteur nomme la « période américaine » de l’histoire des Natchez, après le retrait des Français de Louisiane en 1803 et la prise de contrôle des États-Unis en matière d’affaires indiennes. Il souligne que cette période a présenté un défi historiographique, car leur trace spécifique (en tant que Natchez) disparait des sources coloniales, et il propose alors d’utiliser des sources jusqu’alors négligées pour retrouver leur trace. Il revient sur le transfert colonial, du contrôle britannique et français au contrôle étatsunien, et sur les transformations qui eurent un impact sur les sociétés autochtones, notamment à travers le délitement de nombreuses alliances. Il aborde la croyance véhiculée dans l’historiographie dominante qui fait état de deux réactions autochtones à l’expansion et l’expropriation étatsuniennes : l’accommodement et la résistance nativiste. Il explique alors que cette dualité ne fut pas si clairement délimitée, et il prend une fois de plus l’exemple des Natchez pour proposer un récit alternatif. Il souligne l’existence de transformations au sein des cultures natchez (élevage de bétail pour les hommes, tissage pour les femmes), mais n’attribue pas ces signes à une occidentalisation triomphante : ces changements ne concernaient pas forcement la majorité des sociétés natchez, il pouvait s’agir d’une « potentialité mimétique » (317) de leur part (potentialité déjà abordée par l’auteur lors de l’épisode du pillage du magasin de la Compagnie des Indes en 1729), et occidentalisation ne voulait pas forcément dire abandon des pratiques culturelles traditionnelles. Comme il l’a fait tout au long de son ouvrage, Gilles Havard propose une nouvelle façon de comprendre l’évolution des Natchez en comblant le vide de nos connaissances sur leurs pratiques culturelles, et en permettant ici de replacer leurs actions dans une logique qui leur fut propre, sans transposer nos interprétations occidentales erronées. Il aborde ensuite la participation des Natchez aux affrontements des Creek et des États-Unis, la fameuse guerre des Red Sticks de 1813, et leur division dans ce conflit, division qui complexifie encore notre compréhension des intentions autochtones face à la colonisation.
13L’absence de sources dont Gilles Havard fait état, à mesure que son étude avance dans le temps, est alors comblée par le recours à d’autres champs, comme celui de l’ethnologie ou de la linguistique : l’auteur travaille alors les ouvrages de linguistes et ethnologues européens (Du Ponceau, Gallatin) qui donnèrent à voir l’évolution des Natchez exilés, en particulier concernant leur langue. Il aborde ensuite la période douloureuse de déportation infligée par les États-Unis (à partir des années 1830) et fait référence à des récits de tradition orale natchez et cherokee pour combler le vide informationnel des archives officielles et donner à voir le point de vue des Autochtones sur cet épisode traumatisant. Il représente cette déportation comme un second exil pour les Natchez, mais explique que cet enchainement désastreux ne fit pas pour autant disparaître complètement leurs coutumes culturelles et rituelles. Gilles Havard explique notamment qu’une fois déportés en Territoire indien (Indian Territory), les Natchez étaient perçus comme de grands ritualistes par leurs hôtes et voisins cherokee, signe de la continuité des pratiques culturelles natchez malgré les obstacles, notamment grâce aux mouvements de revitalisation qui virent le jour au sein de la nation cherokee durant la seconde moitié du xixe siècle. Il se concentre notamment sur l’histoire de Creek Sam (env. 1830-1907), descendant natchez, et de son rôle comme passeur de traditions, de langue et de mémoire. Il souligne en effet que la résistance politique fut difficile, mais que le renouveau rituel et spirituel mené par les Natchez fut important. Au tournant du xxe siècle, les clans traditionnels et les règles rituelles furent réaffirmés (il ainsi cite le « chemin Blanc », le feu sacré et les colliers de wampum, les stomp dances…).
14Enfin, Gilles Havard conclut son ouvrage sur un point surprenant, à savoir l’apparent refoulement des évènements de 1729 dans la mémoire natchez qui sembla renaître au tournant du xxe siècle. L’auteur en prend pour preuve les entretiens effectués par des anthropologues et ethnologues, tel que John Reed Swanton, avec des Natchez qui n’abordèrent pas cet évènement pourtant si important à la compréhension de l’évolution de leur nation et de l’identité natchez contemporaine. Nous pouvons nous réjouir que Gilles Havard comble ce manque. La fin de son ouvrage se veut presque prescriptive, appelant à la réconciliation franco-natchez, réconciliation qui passe par une réévaluation des relations coloniales longtemps tues ou mythifiées. L’auteur voit en cette reconnaissance un moyen « de se souvenir par la voie officielle de la riche histoire nord-américaine de la France, dont le principal volet est une somme d’interactions avec les populations amérindiennes » (392). Comme annoncé dans son introduction, Gilles Havard propose indirectement une redéfinition du « génie colonial français », redéfinition qui est plus que nécessaire si l’on souhaite comprendre la place de la France dans le monde aujourd’hui. En ce sens, son ouvrage, comme ses précédents, représente un apport considérable à notre connaissance collective de la France coloniale et de ses héritages.
Pour citer cet article
Référence électronique
Claire Anchordoqui, « Gilles Havard, Les Natchez. Une histoire coloniale de la violence », Transatlantica [En ligne], 1 | 2025, mis en ligne le 01 juillet 2025, consulté le 16 octobre 2026. URL : http://journals.openedition.org/transatlantica/25192 ; DOI : https://doi.org/10.4000/14b9o
Haut de pageDroits d’auteur
Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.
Haut de page


