Navigation – Plan du site

AccueilNuméros1Trans'Arts1725. Des alliés amérindiens à la...

Trans'Arts

1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV, 25 novembre 2025 – 3 mai 2026, Château de Versailles

Commissariat : Jonas Musco, historien, chercheur associé ; Paz Núñez-Regueiro, conservatrice générale du patrimoine au musée du quai Branly - Jacques Chirac ; Bertrand Rondot, conservateur général du patrimoine au château de Versailles
Mathilde Schneider

Entrées d’index

Par rubrique :

Trans'Arts
Haut de page

Texte intégral

1Logée dans les appartements de la Dauphine, cette exposition – que l’on pourrait qualifier d’« exposition dossier » de par son sujet très pointu et la surface d’exposition relativement réduite qui lui est dédiée – commémore à travers des objets essentiellement issus des collections royales du Musée du Quai Branly-Jacques Chirac et des documents graphiques, la venue en 1725 de quatre chefs amérindiens, de la fille de l’un deux et d’un esclave amérindien en France pour rencontrer le roi Louis XV à Fontainebleau et visiter des sites emblématiques français, dont le château de Versailles.

2Si ce sujet peut sembler anecdotique aux touristes venus en masse voir la demeure du Roi-Soleil avec leurs yeux d’aujourd’hui, la tenue de cette exposition en ce lieu si symbolique, et dont les collections et les expositions relèvent plus souvent du domaine des beaux-arts, mérite d’être soulignée. Le partenariat avec le Musée du Quai Branly Jacques Chirac, en tant que co-producteur et non seulement prêteur, est bien évidemment décisif pour une approche renouvelée de la présentation de ces sujets de nature ethnographique extra-occidentale.

3Le couloir d’introduction, outre la remise en contexte historique, rend d’ailleurs visible d’emblée la présence des communautés autochtones grâce à une carte à grande échelle permettant aux visiteurs de (re)prendre conscience de l’étendue du territoire de la Louisiane du XVIIIe siècle et des territoires nord-amérindiens concernés.

Remise en contexte

4La première salle met ainsi en regard des objets amérindiens incontournables sur le sujet, et bien connus des américanistes pour avoir été de nombreuses fois exposés – notamment de splendides peaux peintes et autres coiffes – ainsi qu’un aperçu des représentations et des connaissances européennes, notamment françaises, de ces territoires et des tribus, présentées tour à tour.

Fig. 1. 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition

Fig. 1. 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition

© Didier Saulnier

5Avec force cartes, mais aussi dessins et traités, le cadre des relations diplomatiques entre les deux mondes de cette époque est ainsi posé et illustré. Si l’on peut regretter quelques maladresses scénographiques avec des vitrines masquant légèrement les bords des peaux peintes, ou des vitrophanies à la perpendiculaire des objets ne permettant pas de voir simultanément les expôts et l’illustration historique, on se réjouira de voir que le dessinateur de la peau peinte quapaw est désigné comme tel, même si le terme d’« artiste » est à relativiser puisqu’il ne se percevait sans doute pas ainsi. Par ailleurs, au-delà de l’iconographie clairement expliquée sur les cartels, des données ethnographiques, comme les techniques spécifiques de tannage amérindiennes, auraient été les bienvenues afin d’expliquer l’excellent état et la souplesse de ces peaux peintes, et de comprendre si les pratiques contemporaines en sont la perpétuation.

  • 1 Le chef abénaqui Nescambiouit avait rencontré Louis XIV en juin 1706 (Musco et al. 88) et la harang (...)

6Car le touriste versaillais, qui parfois passe ici par hasard, n’a sans doute qu’une connaissance assez partielle de ce pan de l’histoire transatlantique. Un incipit plus généreux aurait permis de retracer des épisodes précédents des relations franco-amérindiennes au temps de la Nouvelle-France, et les venues préalables d’Amérindiens sur le sol français dès le xviie siècle par exemple. Louis XIV avait ainsi déjà reçu un allié amérindien à sa cour1. En quoi cette rencontre avec Louis XV est-elle donc différente des nombreuses alliances et traités de paix du siècle précédent ? Car si l’on comprend bien les enjeux politiques et commerciaux de la Compagnie des Indes, à l’instigation de cette venue, en quoi diffèrent-ils, si ce n’est par l’urgence de la situation, des précédentes tractations ? La Louisiane française de ce début de xviiie siècle ne naît évidemment pas ex-nihilo. Elle s’inscrit dans un contexte colonial international, empreint d’une forte concurrence face aux présences anglaises et espagnoles, dont la Nouvelle-France, ou Canada français, est un épisode préalable et simultané, et dont l’extension à l’Ouest n’est d’abord pas cautionnée par le pouvoir royal en place. A ces tensions relevant de la stratégie expansionniste française, s’ajoutent les enjeux commerciaux transatlantiques liés à la mise en esclavage de millions d’Africains et afro-descendants aux Antilles, dont le schéma économique va s’étendre à l’Amérique du Nord. Si la pratique esclavagiste est dûment mentionnée dans l’exposition, une remise en contexte élargie aurait sans doute permis de mieux mesurer la pression politique et économique qui pèse sur la Compagnie des Indes pour sauver son commerce, et donc sur le pouvoir royal pour ne pas perdre ni la face ni sa colonie. Mais sans doute l’espace a-t-il manqué.

Préparation du voyage

7La seconde salle s’ouvre justement sur la préparation de cette rencontre tant sur le plan logistique (notamment après le naufrage au large du golfe du Mexique du premier navire censé transporter les invités) que politique (la vingtaine de délégués autochtones se réduisant finalement à cinq après ce premier échec). Le co-commissaire Bertrand Rondot nous rappelle d’ailleurs dans le catalogue qu’il ne s’agit en vérité pas d’une rencontre diplomatique au sens plein du terme puisque non initiée par le Secrétaire d’état aux Affaires étrangères (Musco et al. 85). Si les harangues font preuve d’un état d’esprit ouvert de la part des Amérindiens à l’égard du « grand chef des Français », ils ne sont pas naïfs pour autant. Comme le rappelle l’exposition, les pratiques diplomatiques amérindiennes sont très élaborées.

Fig. 2. Calumet de la paix, 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition,

Fig. 2. Calumet de la paix, 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition,

© Didier Saulnier

8Les chefs invités sont donc culturellement rompus à l’exercice de la négociation : il ne suffit pas de leur faire miroiter quelque galerie des glaces pour les convaincre. Ils en attendent bien des bénéfices sonnants et trébuchants en retour, en l’occurrence des armes et des munitions pour contrer les Anglais et les Espagnols. Une des vitrines montre d’ailleurs que l’usage d’armes à feu européennes est déjà courant parmi les autochtones, parallèlement à des armes traditionnelles comme les couteaux ou les flèches.

9On aurait tant aimé, comme dans le podcast, entendre directement les harangues dans leurs langues d’origine, avant de lire la traduction en français sur les documents d’archives. A l’inverse, les salutations et paroles d’accueil en langues otoe-missouria et osage diffusées dans l’exposition auraient méritées d’être traduites et écrites en français et anglais, afin que l’on perçoive immédiatement le sens des propos entendus. Mais cela donne déjà à entendre des langues qui nous sont étrangères, et permet en cela de mesurer, au moins dans ce domaine, l’éloignement et le sentiment réciproque d’étrangeté que devaient ressentir les protagonistes de cette aventure.

La rencontre

10Après trois mois de traversée, la délégation arrive donc sur le sol français, au siège de la Compagnie des Indes à Lorient, avant de rallier Paris où un programme de visites spectaculaires lui est réservé. La troisième salle de l’exposition retrace ainsi les étapes marquantes de ce séjour avant le retour des invités vers l’Amérique en janvier 1726.

Fig. 3. Troisième salle retraçant les visites de la délégation. 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition,

Fig. 3. Troisième salle retraçant les visites de la délégation. 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition,

© Didier Saulnier

  • 2 On peut citer à titre d’exemple proche la venue d’Hurons et d’Abénaquis en 1678 et 1695 à Chartres, (...)
  • 3 Dans les jardins, LAmérique de Guérin et Emericq, dans le salon d’Apollon, LAmérique dans le déco (...)

11Avant même une première rencontre avec la Compagnie des Indes, les hôtes amérindiens sont conviés au théâtre des Italiens, afin d’y interpréter leur propre « danse du calumet » (Roux). Il faut rappeler que la mode « à la sauvage » est déjà présente et irrigue peu à peu l’imaginaire de l’élite française, alimenté par les précédentes visites amérindiennes2, une riche production littéraire pré-ethnographique (Le Clercq ; Lafitau ; Lahontan), mais aussi par des productions artistiques comme Arlequin sauvage de Delisle de la Drevetière. Leur séjour les fait passer ensuite par les Invalides, au même titre que les ambassadeurs occidentaux, puis par Versailles. On rêverait, puisque nous sommes sur place, pouvoir marcher dans les pas de ces invités, et imaginer leur surprise en se voyant eux-mêmes, - ou du moins les Amérindiens au sens large, voire l’Amérique au sens allégorique -, portraiturés sous des traits bien éloignés de leur réalité. Alors que les relations de voyage les décrivent comme « nuds, tout le corps barbouillé de différentes couleurs, ayant en tête un bonnet de plumes » (Mercure), les artistes versaillais les dépeignent, selon la tradition, sous les traits d’une femme au profil caucasien nue à l’exception d’une coiffe et d’une jupe de plumes, certes portant arcs et flèches, mais accompagnée d’un alligator3, ou bien d’un homme à l’allure herculéenne dont on ne peut percevoir la portée américaine que grâce au nom de la scène (Les Différentes Nations de l’Amérique de Charles Le Brun pour l’escalier des Ambassadeurs) tant les autres personnages sont européens.

Fig. 4. D'après Jean-Baptiste Van Loo, Louis XV, roi de France (1710 - 1774), vers 1721

Fig. 4. D'après Jean-Baptiste Van Loo, Louis XV, roi de France (1710 - 1774), vers 1721

Huile sur toile, 210,5 cm x 154,7 cm. Château de Versailles, MV 2175.

© Château de Versailles, Dist. RMN © Jean-Marc Manaï

12La rencontre avec Louis XV, étant donné la saison, se passe en réalité à Fontainebleau, le 25 novembre, l’échange de présents ne se faisant que trois jours plus tard. Il est alors de mise que les invités se parent de leurs plus beaux atours selon leurs propres codes, afin d’illustrer la diversité et donc le rayonnement du royaume de France aux yeux de la cour. L’acceptation d’us et coutumes étrangères, - dans ce cas jugés étranges, trop étranges -, montra malgré tout ses limites puisque l’audience de la Reine, pourtant planifiée, fut annulée en raison de la trop grande nudité des invités. La nature véritable du rapport entre le roi de France et ses invités est alors subtile à saisir. En effet, si le programme du voyage témoigne d’une considération digne d’ambassadeurs européens, les transcriptions des discours amérindiens pourraient laisser penser qu’ils se voient eux-mêmes dans une posture d’asservissement face au roi de France, dont ils se qualifient d’« enfants ». Mais cela n’illustre qu’un biais européen de lecture. En réalité, les chefs amérindiens de nations souveraines se perçoivent bien comme les égaux du roi, et ne le qualifient de « père » que pour l’inclure dans une famille politique et dans l’attente d’un soutien militaire efficient. Difficile également de juger de l’équité de valeurs des présents échangés : en effet, si les médailles offertes aux invités sont un présent récurrent depuis Louis XIV, ils sont les derniers invités américains à en recevoir avant la Révolution (Musco et al. 98), et les témoignages de missionnaires auprès des Amérindiens après 1725 témoignent du fait que ces médailles sont bien passées de génération en génération (Bossu 162). Mais les fusils – que les délégués espèrent en plus grand nombre pour défendre leurs peuples –, la sacoche de cuir, l’épée et la montre sont-ils à la hauteur des présents sombrés dans les cales de La Bellone (le premier navire qui sombra dès son départ), des coiffes personnelles, calumets, casse-têtes, arcs et carquois, ou du célèbre wampun aux quatre guerriers que les chefs amérindiens déposent aux pieds du roi ? Si la scénographie mettant face à face le portrait du jeune Louis XV et les coiffes des chefs amérindiens tente de restituer la rencontre de ces mondes certes alliés mais si éloignés culturellement, la réponse n’est pas pour autant évidente. D’autant que les discours prononcés à cette occasion, ou rapportés de la bouche du père Beaubois, énoncent clairement des revendications, voire des critiques de la politique française menée jusque-là. Les chefs amérindiens réaffirment la souveraineté de leurs peuples sur leurs terres, les colons n’y étant que des invités, et réclament un soutien militaire supplémentaire… qui ne viendra jamais. L’enthousiasme sans doute sincère de Louis XV et de la cour lors de cette visite (Musco et al. 129 ; Mercure) n’occasionnera en effet pas pour autant d’actions concrètes, et a priori pas même l’immortalisation de ce moment puisque le tableau, pourtant promis, de cette audience ne fut jamais retrouvé, si tant est qu’il eût jamais existé… Il aurait pourtant été le clou de l’exposition à n’en point douter.

Points de vue contemporains

  • 4 C’était d’ailleurs une ambition initiale du projet (Mardikian).

13En revenant sur ses pas, le visiteur est convié à terminer son parcours en sortant par un étroit couloir dans lequel est pourtant installé un dispositif majeur de l’exposition. En effet, via de courtes vidéos, les membres autochtones du conseil scientifique témoignent de la survivance de cet évènement au sein des communautés contemporaines dont ils sont issus. Avec respect et positivité, ils relatent l’influence de la période de colonisation française sur les cultures traditionnelles et combien ce métissage a perduré au fil des siècles. Leurs interviews sont évidemment d’un grand intérêt tant il serait facile, mais dommageable pour le visiteur, de croire que cet évènement de 1725, s’il ne s’est pas suivi des effets escomptés par les invités amérindiens, n’a pas eu non plus de répercussions réelles dans le quotidien des communautés, et ce, jusqu’à nos jours. On se rend compte alors qu’on aurait sans doute apprécié que depuis le début, cette exposition soit ponctuée de ces propos contemporains, qui ravivent le regard que l’on peut porter sur les objets et documents historiques4. Car sans doute, cela aurait permis au visiteur de mieux se rendre compte du véritable choc culturel que représente le voyage de 1725. Des désignations autochtones des objets amérindiens sur les cartels par exemple auraient sans doute permis de percevoir davantage la distance culturelle qui nous sépare encore aujourd’hui, malgré la mondialisation de notre quotidien. Ces échos contemporains auraient probablement aussi permis davantage d’incarner le propos car si on salue l’effort scénographique d’introduire l’échelle humaine grâce aux vitrophanies, aux audios et au portrait quasi-grandeur nature de Louis XV, on a malgré tout du mal à se représenter réellement la scène, faute de dispositifs scénographiques explicites ou de support visuel historique, bien que le Mercure de France en relate les faits presque quotidiennement. Le décalage temporel mais aussi culturel (tant du côté amérindien que français) rend difficile une perception juste de cette confrontation à l’altérité, et de ce qui s’est réellement joué en 1725, au-delà des faits, dans les perceptions sensorielles (outre l’odeur « de crocodile » dont sont qualifiés les citadins parisiens !), et dans les imaginaires, des deux côtés de l’Atlantique.

Epilogue

  • 5 Celle illustrée en page 124 du catalogue appartenant au musée du Louvre, on suppose donc qu’il s’ag (...)
  • 6 Dont témoignent les mocassins conservés au musée franco-américain du château de Blérancourt (inv. 6 (...)
  • 7 Ré-édité cinq fois l’année de sa publication en 1801.

14Certes, Rameau a transmis à la postérité le passage de cette délégation à travers sa « Danse des Sauvages » des Indes galantes, mais qu’est-il advenu de la tabatière d’écaille offerte à Chicagou5 ? Quel accueil fut réservé aux invités de retour dans leurs communautés ? Si le catalogue est plus prolixe sur la vie d’Ignon Ouaconetan (dont on dit qu’elle fut baptisée à Notre-Dame avant de se marier au sergent Dubois et de repartir pour la Louisiane (Musco et al. 116)) et des récits postérieurs de missionnaires ou de Français passés dans ces mêmes tribus (Dumont de Montigny ; Bossu ; Le Petit), l’exposition, faute d’espace sans doute, en parle peu. Idem côté français, car en l’absence de perspective historique, on peine à percevoir la postérité de cette venue nord-amérindienne dans l’imaginaire français. Pourtant, elle participe à une indianophilie préexistante tant dans le domaine de littérature – on pense bien sûr à l’abbé Raynal puis à Rousseau - que du collectionnisme. Et ce, si ce n‘est au château, du moins à quelques mètres de là avec, par exemple, la collection d’americana du Comte d’Artois sise en l’hôtel du marquis de Sérent, rue des Réservoirs, qui abritait notamment un « costume de sauvage », proche des tenues décrites par le Mercure de France en 1725. Que l’on pense aux relations amicales de Lafayette avec des communautés autochtones6, à la déferlante que fut Atala de Chateaubriand7, ravivée par la venue des Osages en 1828 (Notter et al.) puis le passage de la troupe amérindienne de Catlin à Paris (Sand), et c’est tout l’imaginaire français qui s’étoffe de figures amérindiennes, devenues symboles de liberté, qu’affectionneront tant les lecteurs de Gustave Aimard jusqu’à Yakari, les spectateurs des films de Joe Hamman et autres westerns-camemberts, ou des reconstitueurs oisiens de la Vallée des Peaux-Rouges…

Haut de page

Bibliographie

BOSSU, Jean-Bernard. Nouveaux Voyages aux Indes occidentales. Paris : Le Jay, 1768.

DUMONT DE MONTIGNY, Jean-François-Benjamin. Mémoires historiques sur la Louisiane. Paris : Bauche, 1753.

LAFITAU, Joseph-François. Mœurs des sauvages amériquains comparées aux mœurs des premiers temps. Paris : Saugrain l’aîné, 1724.

LA HONTAN, Louis Armand. Dialogues de M. le baron de Lahontan et d'un sauvage, dans l'Amérique : contenant une description exacte des mœurs et des coutumes de ces peuples sauvages. Amsterdam : Boeteman, 1704.

LE CLERCQ, Chrestien. Nouvelle Relation de la Gaspesie : qui contient les mœurs et les religions des sauvages Gaspésiens Porte-Croix, adorateurs du soleil et d'autres peuples de l'Amérique septentrionale, dite le Canada... Paris : Auroy, 1691.

LE PETIT, Mathurin. « Lettre du père Le Petit, 12 juillet 1730, sur les sauvages du Mississippi, et en particulier les Natchez, et relation de leur entreprise sur la colonie française en 1729 ». Lettres édifiantes et curieuses, écrites des Missions étrangères, par quelques missionnaires de la Compagnie de Jésus. Paris : Le Clerc, vol. 20, 1731.

MARDIKIAN, Inès. « Exposition : ‟1725. Des Alliés amérindiens à la cour de Louis XV” », au château de Versailles ». Hypothèses. Master Histoire de l'université de Nanterre, 11 février 2026. DOI : 10.58079/15o2x.

Mercure de France, « Relation de l’arrivée en France de quatre sauvages de Missicipi, de leur séjour, & des audiences qu’ils ont eües du roi, des Princes de sang, de la Compagnie des Indes, avec les compliments qu’ils ont faits, les honneurs & les presens qu’ils ont reçûs & ». Mercure de France, dédié au Roy. Paris : décembre 1725.

MUSCO, Jonas, Paz NUÑEZ-REGUEIRO, Bertrand RONDOT, dir. 1725. Des Alliés amérindiens à la cour de Louis XV. Monteuil-sous-bois : Lienart, Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, 2025.

NOTTER, Annick, Camille FAUCOURT, Agathe CABAU, et Peggy DAVIS. Le Scalp et le calumet : Imaginer et représenter l'Indien en Occident du XVIe siècle à nos jours, La Rochelle : Musée du Nouveau Monde : Somogy, 2017.

ROUX, Benoît. « Entrer dans la danse : Les Sauvages de Rameau ». Kalínago, 7 décembre 2019. DOI : 10.58079/qllb.

SAND, George. « Relation d’un voyage chez les sauvages de Paris ». Le Diable à Paris. Paris : J. Hetzel, 1845-1846.

WIESINGER, Véronique, dir. Sur le Sentier de la découverte : rencontres franco-indiennes du XVIe au XXe siècle. Paris, Réunion des Musées nationaux, Musée national de la coopération franco-américaine, château de Blérancourt, 1992.

Haut de page

Notes

1 Le chef abénaqui Nescambiouit avait rencontré Louis XIV en juin 1706 (Musco et al. 88) et la harangue des Otoe fait justement état d’un précédent voyage, dix ans auparavant, pendant lequel son chef était décédé (Musco et al. 114).

2 On peut citer à titre d’exemple proche la venue d’Hurons et d’Abénaquis en 1678 et 1695 à Chartres, mais aussi à Paris en 1703 (Wiesinger et al. 48).

3 Dans les jardins, LAmérique de Guérin et Emericq, dans le salon d’Apollon, LAmérique dans le décor de plafond de Charles de la Fosse.

4 C’était d’ailleurs une ambition initiale du projet (Mardikian).

5 Celle illustrée en page 124 du catalogue appartenant au musée du Louvre, on suppose donc qu’il s’agit d’un objet similaire.

6 Dont témoignent les mocassins conservés au musée franco-américain du château de Blérancourt (inv. 69C11).

7 Ré-édité cinq fois l’année de sa publication en 1801.

Haut de page

Table des illustrations

Titre Fig. 1. 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition
Crédits © Didier Saulnier
URL http://journals.openedition.org/transatlantica/docannexe/image/29090/img-1.png
Fichier image/png, 703k
Titre Fig. 2. Calumet de la paix, 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition,
Crédits © Didier Saulnier
URL http://journals.openedition.org/transatlantica/docannexe/image/29090/img-2.png
Fichier image/png, 749k
Titre Fig. 3. Troisième salle retraçant les visites de la délégation. 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV : vue d’exposition,
Crédits © Didier Saulnier
URL http://journals.openedition.org/transatlantica/docannexe/image/29090/img-3.png
Fichier image/png, 648k
Titre Fig. 4. D'après Jean-Baptiste Van Loo, Louis XV, roi de France (1710 - 1774), vers 1721
Légende Huile sur toile, 210,5 cm x 154,7 cm. Château de Versailles, MV 2175.
Crédits © Château de Versailles, Dist. RMN © Jean-Marc Manaï
URL http://journals.openedition.org/transatlantica/docannexe/image/29090/img-4.jpg
Fichier image/jpeg, 202k
Haut de page

Pour citer cet article

Référence électronique

Mathilde Schneider, « 1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV, 25 novembre 2025 – 3 mai 2026, Château de Versailles  »Transatlantica [En ligne], 1 | 2026, mis en ligne le 01 juillet 2025, consulté le 16 septembre 2026. URL : http://journals.openedition.org/transatlantica/29090 ; DOI : https://doi.org/10.4000/16juo

Haut de page

Auteur

Mathilde Schneider

Directrice du Musée Beauvoisine, Histoire naturelle et Antiquités, Métropole Rouen Normandie

Haut de page

Droits d’auteur

CC-BY-NC-ND-4.0

Le texte seul est utilisable sous licence CC BY-NC-ND 4.0. Les autres éléments (illustrations, fichiers annexes importés) sont susceptibles d’être soumis à des autorisations d’usage spécifiques.

Haut de page
Search OpenEdition Search

You will be redirected to OpenEdition Search