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    <title>Transbordeur</title>
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    <description>Revue d’histoire de la photographie - History of photography</description>        
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  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3386">
    <title>EM Copperheads</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Les marques d’usure sur la surface bosselée du cuivre laissent à peine deviner le profil d’Abraham Lincoln. Elles nous renvoient à la fonction première de ces <em>pennies</em>, qui est de circuler de main en main et de souffrir la rigueur des années dans l’échange marchand. Moyra Davey raconte avoir eu l’idée de les photographier en lumière rasante lorsque, venant d’emménager à New York, elle se trouvait sans le sou et se mit à réfléchir à l’argent, vecteur et révélateur de névroses, que Freud, le comparant à l’excrément, relie au comportement anal. C’était quelques années à peine après la crise financière de 1987. Se mêlent alors dans son esprit, écrit-elle, toutes sortes d’associations : la psychanalyse, le potlatch, les récits d’avarice et d’avaricieux, qu’elle collecte en lisant des romans du XVIII<sup>e</sup> siècle. La couleur du cuivre et les marques d’usure prennent alors un sens qui nous rapproche plus de l’usage que de la richesse, plus de l’objet matériel que de sa valeur faciale. Cette séri...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Moyra Davey</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3386</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
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    <title>Competing Agendas</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Le 8 juin 2012, 1440 photographies furent transmises par voie numérique au Fotomuseum Winterthur, suivant en cela le programme du dispositif photographique installé par Jules Spinatsch à la Bourse de Francfort. Ce dispositif imaginé par l’artiste consistait en un appareil photographique dont l’obturateur, contrôlé par un ordinateur, s’ouvrait une fois par minute sur une durée de vingt-quatre heures, l’appareil se décalant régulièrement afin d’enregistrer au fur et à mesure l’espace embrassé par l’objectif. Les photos reçues à Winterthur, imprimées sur papier et collées les unes après les autres sur une cimaise d’une largeur de 14,30 m et d’une hauteur de 3,70 m, constituaient une variante de « Competing Agendas », cette œuvre venant s’inscrire dans un ensemble plus large de six travaux intitulé<em> Surveillance Panorama Projects</em> (2003-2012). Loin de chercher à donner une image exhaustive d’un moment précis de l’activité boursière à Francfort – l’un des centres du capitalisme financier m...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Jules Spinatsch</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3370</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
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  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3318">
    <title>Ruins. Postcapitalism section #11</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Dans l’espace graphique dédié à l’inscription de sa valeur, la monnaie porte les symboles du pouvoir qui la produit. Sur chaque pièce, sur chaque billet de banque, on trouve une architecture, un monument ou un paysage qui incarne la puissance active de la nation, toujours actualisée dans l’échange monétaire. Et si les billets de banque européens ne présentent pas de monuments réels, mais des architectures utopiques symbolisant l’Union, ce n’est que par une ironie de l’histoire, qui a vu la Communauté européenne se bâtir sur l’économie avant de s’accorder sur un ensemble de références culturelles partagées.</p>
      <p class="texte">Du terme « postcapitaliste », Frank Perrin propose une définition en images, puisque, depuis le début des années 2000, son travail aborde le rapport entre l’image et l’argent, montrant combien le capitalisme du XXI<sup>e</sup> siècle se nourrit d’imaginaires visuels – les défilés de mode, l’architecture de l’industrie du luxe dans les beaux quartiers de Paris, New York ou Séoul, ou encore les...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Frank Perrin</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3318</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3263">
    <title>Faute d’argent. Deuxième acte : les routes commerciales de l’argent</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Les images reproduites ci-après sont extraites d’une série conçue comme une fiction historique sur Charles Quint. Mes séries sont des ensembles complexes destinés à être montrés dans des espaces d’exposition, accompagnés de nombreuses images supplémentaires et de textes longs et détaillés. Elles sont organisées en séquences que je présente comme des actes et des scènes, en obéissant à une approche théâtrale. J’observe une méthode que je qualifie de « tragicomédie documentaire ». Ces images ont pour sous-texte l’agitation psychique d’une subjectivité qui émerge à l’intersection de forces historiques multiples et conflictuelles.</p>
      <p class="texte">Le dernier volet de ma trilogie consacrée à Charles Quint s’intitule <em>Faute d’argent</em> (2016-2020), une fantaisie inspirée de la relation entre le monarque et les Fugger, grande famille de banquiers allemands établie à Augsbourg. Réalisée à Augsbourg, Séville et Mexico, cette série examine le rôle économique de l’argent dans la colonisation des Amériques et vient ...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Jorge Ribalta</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3263</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3183">
    <title>Ads</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Longtemps, je n’ai pas compris le terme de « performativité ». Ni s’il était vraiment nécessaire. J’avais appris que la photographie avait servi de vecteur de diffusion à la performance, plus généralement à partir des années 1960, même si c’était déjà le cas pour tout le spectacle vivant auparavant. Mais j’avoue que la subtilité du terme m’échappait. Et c’est en collectionnant ces publicités, avant l’avènement des réseaux sociaux, que cette fonction de l’image m’est apparue plus clairement. Le corps du photographe comme modèle cherchait à incarner sa <em>nature</em> de photographe, parfois sans connexion avec un appareil. La photographie en chair et en os. (PL)</p>
      <p class="texte">Depuis bientôt deux siècles, la photographie s’est révélée un remarquable adjuvant à la valorisation symbolique et marchande des œuvres d’art. Son aptitude à mettre en valeur ces objets singuliers a rapidement donné naissance à un genre spécifique, la reproduction d’art, qui paradoxalement a beaucoup contribué à renforcer le prestige d...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Pierre Leguillon</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3183</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3430">
    <title>Cryptologies de Paul Virilio. La genèse de Bunker archéologie</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Œuvre phare des années 1970, <em>Bunker archéologie </em>a propulsé Paul Virilio dans l’écriture. D’artiste, maître verrier et architecte, il est devenu l’écrivain et philosophe qu’on connaît aujourd’hui, critique d’une modernité accélérationniste, analyste des survivances de la guerre dans la culture européenne de la deuxième moitié du XX<sup>e</sup> siècle, inventeur d’une théorie de l’accident comme contre-histoire des technologies. Tous ces thèmes, la vitesse, la guerre, l’accident, étaient en germe dans ce premier essai visuel, puissant tant par ses images que par son écriture nerveuse et ciselée, marquée par sa propre expérience des bombardements alliés, subis à Nantes en 1944 alors qu’il n’a que onze ans. D’abord numéro d’une revue, <em>Architecture principe</em>, puis grande exposition avec son catalogue en 1975, <em>Bunker archéologie</em> a marqué durablement la fin des Trente Glorieuses et l’entrée dans une culture de la crise de la modernité. Or, si le projet est exposé à ce moment de bascule historique – de...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Helena Brockmeier</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3430</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3417">
    <title>La démocratie sur catalogue. Elodie Courter Osborn et la pratique d’exposition étendue du MoMA, 1933‑1945</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Au début des années 1940, le Museum of Modern Art (MoMA) de New York était devenu une institution culturelle établie dont l’influence, loin de se limiter à la diffusion de l’art et du design modernes, lui permettait d’intervenir également en tant qu’acteur dans l’espace public et politique. Dans l’allocution radiophonique qu’il prononça lors de l’inauguration du nouveau bâtiment du MoMA en mai 1939, le président Franklin D. Roosevelt soulignait l’importance de l’institution en matière de politique culturelle, qu’il mettait notamment en lien avec le nouveau potentiel des expositions itinérantes :</p>
      <blockquote>
        <p class="citation">Les critères du goût américain ne manqueront pas d’être rehaussés grâce à la présentation aux communautés éloignées des résultats des dernières et meilleures réalisations dans toutes les disciplines artistiques. Ces expositions itinérantes élargiront la perspective du grand public […] et sensibiliseront davantage notre peuple à l’importance considérable du design industriel et de l’architectu...</p>
      </blockquote>]]></description> 
    <dc:creator>Marian Cramm</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3417</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3412">
    <title>Walter Benjamin, théoricien de la présence photographique</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Sous le nom d’« indicialité », la tradition philosophique liée à la photographie décrit son authenticité comme déterminée par sa technique. D’André Bazin à Roland Barthes en passant par Rosalind Krauss, cette interprétation tire sa force d’une abstraction du processus photographique, réduit à quelques formules élémentaires. La thèse du lien physique de l’onde lumineuse permet d’assimiler l’image à une empreinte – mais aussi de placer l’authenticité photographique à l’abri de toute détermination pratique, historique ou culturelle, puisque cette propriété se déduit du principe même de la réaction photochimique. Dans sa « Petite histoire de la photographie », publiée en 1931, le philosophe Walter Benjamin propose une autre approche de l’authenticité photographique, appuyée sur une théorisation du sentiment de présence. Au-delà de la seule détermination technique, celui-ci apparaît comme une forme de dialogue du spectateur avec l’image, inscrit dans l’histoire et soumis aux évolutions c...</p>]]></description> 
    <dc:creator>André Gunthert</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3412</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3399">
    <title>La chambre noire photographique, les images animées et les premiers médias sur écran</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">En mars 1907, le photographe Albee H. Burton prodiguait les conseils suivants à ses lecteurs débutant dans la photographie :</p>
      <blockquote>
        <p class="citation">Le développement en cuve prive notre activité de la moitié de son agrément. L’apparition, puis la constitution progressive de l’image dans la solution, est un des éléments les plus fascinants de la photographie et je préférerais ne pas avoir recours au développement en cuve à moins d’y être contraint. Je veux éprouver tous les plaisirs de l’art et, parmi les nombreuses joies liées à la fabrication d’images, le développement du négatif en est une des plus vives. <br />Je sais bien que tout cela va à l’encontre des recommandations habituellement formulées, mais sachez que cette méthode me permet d’obtenir des images honorables depuis plusieurs années. Je n’ai certes pas réalisé de photographies primées, je suis bien trop accaparé par mes affaires courantes pour cela, mais j’ai en ma possession des centaines de très belles épreuves, parmi lesquelles de nombreuses pièces...</p>
      </blockquote>]]></description> 
    <dc:creator>Sara Dominici</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3399</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/transbordeur/3367">
    <title>La télévision boursière. Diffuser et visualiser l’information financière à l’aube du numérique</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Une photographie de 1967 montre le parquet de la bourse de Zurich (fig. 1). Les courtiers sont assemblés autour de la corbeille. Certains semblent crier en agitant les mains. D’autres attendent le moment opportun pour s’élancer dans l’arène, pour acheter ou vendre. Ils sont accoudés sur un meuble en bois circulaire sur lequel est fixée une douzaine de moniteurs de télévision. Y apparaissent de précieuses informations : les cours boursiers, actualisés en temps réel.</p>
      <p class="titreillustration">1. Comet Photo AG, vue intérieure de la bourse de Zurich, ring central, <em>circa</em> 1967</p>
      <p class="texte"><img src="docannexe/image/3367/img-1-small200.jpg" alt="Image 1000000000000568000004B73C71AA960652A4C0.jpg" /></p>
      <p class="legendeillustration"><span xml:lang="en" lang="en">Diapositive, 6 x 6 cm. Zurich, ETH Library.</span></p>
      <p class="creditillustration">© ETH Library Zurich, Image Archive/Com_C16‑027‑001 et Com_L20‑0335‑0001‑0002</p>
      <p class="texte">La bourse, avec son « ring » archétypal, est le lieu par excellence de l’argent. Il y transite sous la forme de valeurs abstraites dont il s’agit de déchiffrer les signes. La centralité de l’information dans son fonctionnement fait de la bourse un espace fondamentalement médiatique : les transactions reposent sur toute une s...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Marie Sandoz</dc:creator> 
    <dc:creator>Anne-Katrin Weber</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/transbordeur/3367</link>
    <dc:date>2026-03-05</dc:date>
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