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    <title>Trivium</title>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium</link>
    <description>Trivium, nouvelle revue électronique franco-allemande, éditée par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme, se conçoit comme un instrument d’échanges et de coopération entre les communautés de recherche francophone et germanophone. Elle permet de lire en traduction française, respectivement allemande, des articles qui font débat, ou qui ont fait école, articles parus dans les meilleures revues des SHS françaises et allemandes. Les articles traduits paraîtssent trois fois par an, réunis dans des dossiers thématiques. Chaque dossier de traduction d’articles est l’objet d’une introduction par un responsable scientifique, ainsi que de compléments bibliographiques.</description>        
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    <title>Avant-propos</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Avec ce numéro de la revue <em>Trivium</em>, consacré à « État et souveraineté », s’achève un projet pluriannuel conçu à l’origine par Catherine Colliot-Thélène : mettre à la disposition du public francophone un échantillon significatif de l’énorme travail de sémantique historique réalisé en Allemagne entre 1972 et 1997 dans le cadre de l’encyclopédie en sept volumes (suivis de deux volumes d’index) <em>Geschichtliche Grundbegriffe. Historisches Lexikon zur politisch-sozialen Sprache in Deutschland</em>, sous la direction d’Otto Brunner, Werner Conze et surtout Reinhart Koselleck. </p>
      <p class="texte">Au moment où s’achève ce projet d’envergure de notre revue, il nous semble important de renvoyer nos lectrices et lecteurs une nouvelle fois à la « <a href="https://journals.openedition.org/trivium/7699">Présentation générale</a> » des <em>Geschichtliche Grundbegriffe (Concepts fondamentaux historiques) </em>qui précède le premier des quatre articles traduits : « Démocratie » (<em>Trivium</em> n° 33|2021). Cette présentation a été conçue par Catherine Colliot-Thélène et Élisabeth Kauffmann comme une ...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Hinnerk Bruhns</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8444</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8448">
    <title>Vorbemerkung</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte"><span xml:lang="de" lang="de">Mit dieser Ausgabe der Zeitschrift</span><span xml:lang="de" lang="de"> </span><em><span xml:lang="de" lang="de">Trivium</em></span><span xml:lang="de" lang="de">, die dem Begriffsfeld »Staat und Souveränität« gewidmet ist, schließen wir ein mehrjähriges, von Catherine Colliot-Thélène konzipiertes Projekt ab. Es ging darum, dem französischsprachigen Publikum einen kleinen, aber aussagekräftigen Ausschnitt aus der enormen Arbeit zur historischen Semantik zur Verfügung zu stellen, die in Deutschland zwischen 1972 und 1997 im Rahmen der siebenbändigen (gefolgt von zwei Indexbänden) Enzyklopädie</span><span xml:lang="de" lang="de"> </span><em><span xml:lang="de" lang="de">Geschichtliche Grundbegriffe. Historisches Lexikon zur politisch-sozialen Sprache in Deutschland</em></span><span xml:lang="de" lang="de"> </span><span xml:lang="de" lang="de">unter der Leitung von Otto Brunner, Werner Conze und vor allem Reinhart Koselleck geleistet worden ist. </span></p>
      <p class="texte"><span xml:lang="de" lang="de">Zum Zeitpunkt des Abschlusses dieses großen Projekts unserer Zeitschrift möchten wir unsere Leserinnen und Leser noch einmal auf die »</span><a href="https://journals.openedition.org/trivium/7729"><span xml:lang="de" lang="de">Présentation générale</span></a><span xml:lang="de" lang="de">« der</span><span xml:lang="de" lang="de"> </span><em><span xml:lang="de" lang="de">Geschichtlichen Grundbegriffe</span></em><em><span xml:lang="de" lang="de"> </em></span><span xml:lang="de" lang="de">hinweisen, die der Übersetzung des ersten der vier Artikel (»Demokratie«, </span><em><span xml:lang="de" lang="de">Trivium </span></em><span xml:lang="de" lang="de">33|2021) vorangestellt worden ist. Diese all...</span></p>]]></description> 
    <dc:creator>Hinnerk Bruhns</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8448</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8487">
    <title>VIII. Le concept moderne de souveraineté, jusqu’à la fin du XVIIIe siècle</title>
    <description><![CDATA[
      <h1 class="texte">1. La ‘souveraineté’ comme souveraineté princière</h1>
      <h2 class="texte">a) La détermination du concept par Bodin</h2>
      <p class="texte">Jean Bodin a exercé une influence décisive sur le développement des conceptions modernes de la ‘souveraineté’. Dès le début du premier livre de son œuvre majeure, <em>Les six livres de la république</em> (1576), il établit le lien, considéré encore aujourd’hui comme essentiel au moins pour la ‘souveraineté extérieure’, entre le concept d’État et la ‘souveraineté’, en faisant de la « <em>puissance souveraine</em> » la caractéristique la plus importante de l’État. La ‘souveraineté’ est définie plus loin en ces termes : « <em>La souveraineté est la puissance absolue et perpetuelle d’une Republique que les Latins appellent maiestatem</em> ». Le concept de souveraineté de Bodin surmonte les limitations de la domination étatique qui s’exprimaient jusqu’alors dans la terminologie française et latine : « <em>la puissance publique du souverain est absolue, infinie, et par dessus les loix, les Magistrats et les particuliers</em> ».</p>
      <p class="texte">Ce faisan...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Diethelm Klippel</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8487</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8483">
    <title>VII. Le problème du concept de souveraineté avant Bodin</title>
    <description><![CDATA[
      <h1 class="texte">1. L’histoire du mot</h1>
      <p class="texte">Du point de vue étymologique, les termes-clés ont leur racine dans la préposition latine ‘<em>super</em>’ (« en haut », « au-dessus ») et l’adjectif ‘<em>superus</em>’ (« situé au-dessus »). C’est à partir d’eux qu’apparaît, au Moyen Âge, avec le même sens, ‘<em>superanus</em>’, cet adjectif ignoré du latin classique se distinguant encore, dans un premier temps, du superlatif ‘<em>supremus</em>’ (« le plus haut », « le plus élevé »). À partir de ‘<em>superanus</em>’, l’usage linguistique du vieux français forme l’adjectif <em>soverain </em>(<em>sovrain</em>, <em>sofrain</em>, <em>sobrain</em>, etc.) ainsi que le substantif <em>soveraineté</em> (<em>sovrainetez</em>), le sens originel étant de plus en plus recouvert par la signification superlative.</p>
      <p class="texte">Les premières occurrences attestées dans les langues de l’Europe occidentale datent du XII<sup>e</sup> siècle, tandis que ‘<em>Souveränität</em>’ et ‘<em>souverän</em>’ n’apparaissent dans les textes allemands qu’au XVII<sup>e</sup> siècle. Le psautier d’Oxford (1120) désigne par ce substantif la hauteur la plus élevée, le sommet des montagnes : « <em>es sovra...</em></p>]]></description> 
    <dc:creator>Diethelm Klippel</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8483</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8474">
    <title>VI. Introduction : ‘Souveraineté’ jusqu’au XVIIIe siècle</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">‘Souveraineté’ est l’un de ces concepts centraux qui sont tout particulièrement impliqués dans la formation politique, le projet théorique et l’appréhension juridique des États européens des Temps modernes, et qui, de ce fait, sont aussi chargés d’histoire dans l’actualité qui est à chaque fois la leur. Le concept moderne d’État et celui de souveraineté sont si étroitement liés l’un à l’autre que, dans les représentations d’aujourd’hui, il est fréquent que la ‘souveraineté’ apparaisse tout simplement comme le critère en fonction duquel il est aussi jugé du caractère étatique de structures de domination historiques. Ces particularités sont la source de nombreuses difficultés auxquelles se trouve confrontée une histoire conceptuelle de ce maître-mot, difficultés que n’atténue pas, paradoxalement, [99] le fait que l’émergence du concept moderne de souveraineté puisse être personnifiée : au-delà de toutes les controverses qui traversent la littérature – presqu’impossible à embrasser dan...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Diethelm Klippel</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8474</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8492">
    <title>IX. Souveraineté au XIXe et au XXe siècles</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Le concept de ‘souveraineté’ domine aussi au XIX<sup>e</sup> siècle la théorie de l’État et la compréhension de ce dernier. Son emploi rencontre cependant toujours plus de difficultés. La raison en est, d’une part, la mise en place de l’État constitutionnel et les conceptions de la séparation des pouvoirs qui y sont associées. État constitutionnel comme séparation des pouvoirs s’inscrivent dans la tradition du ‘<em>mixed governement</em>’ auquel Jean Bodin et Thomas Hobbes avaient opposé la conception, devenue classique, de la souveraineté. Les difficultés rencontrées sont, d’autre part, inséparables de l’intégration croissante des États dans des organisations fédératives de plus en plus denses et dans un système international régulé par des organisations supranationales – des phénomènes étrangers à la compréhension classique de la souveraineté qui ne connaissait ni États réunis entre eux, ni puissances organisationnelles au-dessus de l’État souverain. Des tentatives faites pour maintenir l’idée de la ...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Hans Boldt</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8492</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8507">
    <title>État et souveraineté. Annexe bibliographique </title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">[Adelung] <br />Johann Christoph Adelung, <em>Versuch eines vollständigen grammatisch-kritischen Wörterbuches der hochdeutschen Mundart</em>, 5 vol., Leipzig, 1774-1786 ; 2<sup>e</sup> éd. en 4 vol. (1793-1801) ; réimpr. de la 2<sup>e</sup> éd. Hildesheim, New York, 1970 ; 1 vol. suppl. Berlin, 1818.</p>
      <p class="texte">[Blum]<br />Robert Blum, <em>Volksthümliches Handbuch der Staatswissenschaften und Politik. Ein Staatslexicon für das Volk</em>, 2 vol., Leipzig, 1848 et 1851 ; rééd. en un vol. 1852. </p>
      <p class="texte">[Bluntschli/Brater] <br />Johann Caspar Bluntschli et Karl Ludwig Theodor Brater, <em>Deutsches Staatswörterbuch</em>, 11 vol., Stuttgart et Leipzig, 1857-1870.</p>
      <p class="texte">[Brockhaus] <br /><em>Conversations-Lexicon oder kurzgefaßtes Handwörterbuch</em>, 6 vol., Amsterdam, 1809 ; 2<sup>e</sup> éd. sous le titre <em>Conversations-Lexicon oder Handwörterbuch für die gebildeten Stände</em>, 10 vol., Leipzig et Altenburg, 1812-1819 ; 5<sup>e</sup> éd. sous le titre <em>Allgemeine deutsche Real-Encyclopädie für die gebildeten Stände</em>, 10 vol., Leipzig, 1819-1820 ; 10<sup>e</sup> éd. en 15 vol., Leipzig, 1851-1855 ; 15<sup>e</sup> éd. sous le titre <em>Der große Bro...</em></p>]]></description>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8507</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8464">
    <title>IV. La théorie allemande du droit public [Staatsrecht] et la politique constitutionnelle allemande</title>
    <description><![CDATA[
      <h1 class="texte">1. Le point de départ</h1>
      <p class="texte">Deux faits dominent l’histoire du concept de ‘<em>Staat</em>’ au XIX<sup>e</sup> : au début du siècle, « l’État moderne » est une réalité reconnue de toute part, même si elle est très diversement valorisée. L’État, le détenteur souverain du monopole de la violence/du pouvoir [<em>Gewaltmonopol</em>], est conceptuellement dissocié du prince.</p>
      <p class="texte">Le prince a une charge [<em>Amt</em>], il ne règne [<em>herrscht</em>] pas en tant que personne privée, mais en tant que détenteur d’une charge ; la domination [<em>Herrschaft</em>] n’est pas sa propriété privée, mais une charge qui lui est conférée. Ce passage d’une souveraineté du prince à la souveraineté de l’État ne peut cependant être considéré que comme un moment dans l’évolution globale du constitutionnalisme ; une telle construction juridique du pouvoir étatique n’est en effet encore en rien une constitution juridique au sens constitutionnaliste du terme.</p>
      <p class="texte">Les réflexions sur ce que doit [<em>soll</em>] être l’État sont déterminées par le projet, fondé sur le droit rationnel, d’un État...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Görg Haverkate</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8464</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8453">
    <title>I. Introduction : État</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">Dans son ouvrage classique <em>Land und Herrschaft</em> (1939-1959) qui constitue un prélude à notre dictionnaire, Otto Brunner est parti de l’exemple du concept d’État [<em>Staat</em>] pour expliquer et justifier la nécessité heuristique d’une histoire des concepts. Il a ainsi permis de prendre conscience à quel point la transposition aux réalités médiévales de concepts propres à la théorie de l’État du XIX<sup>e </sup>et du XX<sup>e</sup> siècle est problématique lorsque la recherche historique, en particulier l’histoire du droit et l’histoire constitutionnelle, traite de l’État au Moyen Âge. En montrant comment remédier à la distorsion de réalités historiques opérée par une compréhension linguistique relevant du présent, ses conseils méthodologiques se sont trouvés pris dans une tension entre, d’une part, une conceptualisation qui s’en tient strictement aux termes employés dans les sources, et d’autre part, l’emploi de concepts analytiques propres aux sciences juridiques et sociales systématiques, cette utilisation éta...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Werner Conze</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8453</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
  </item>
  <item rdf:about="http://journals.openedition.org/trivium/8502">
    <title>X. Perspectives</title>
    <description><![CDATA[
      <p class="texte">La situation actuelle est caractérisée, d’une part, par un processus, commençant au XIX<sup>e</sup> siècle, de dévalorisation et d’élimination du concept de souveraineté et, d’autre part, par des efforts déployés en vue de son maintien. Des évolutions ayant l’État constitutionnel et l’État fédéral pour enjeu, ainsi que des évolutions internationales font que le concept de souveraineté apparaît de plus en plus après la Première Guerre mondiale comme un « épouvantail » faisant obstacle à la théorie de l’État, aucune idée sensée ne semblant plus pouvoir y être associée. Il est déclaré que la ‘souveraineté’ est un « concept historique », son usage apparaissant désormais comme « anachronique ». [153] Ce n’est qu’en apparence que cette tendance est contredite par la généralisation simultanée de cette expression devenue un concept universel susceptible d’être rattaché à toutes les époques, son emploi renvoyant aussi, par exemple, à l’autarcie de la polis grecque. Cette généralisation fait en effet au...</p>]]></description> 
    <dc:creator>Hans Boldt</dc:creator>
    <link>http://journals.openedition.org/trivium/8502</link>
    <dc:date>2024-12-31</dc:date>
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